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Full text of "Cours de mécanique appliquée aux machines professé à l'École spéciale du génie civil de Gand par J. Boulvin .."

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MÉCANIQUE APPLIQUÉE AUX MACHINES 



3i,«iz S db, Google 



Conrbeioio . — Imprimerie E. Benerd et G**, 11, ras de le Station 
Bureau: 29, Qui dei GrejHU-Aogotîin*. Parti. 



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COURS 

DR 

MÉCANIQUE APPLIQUÉE AUX MACHINES 

A L'ÉCOLE SPÉCIALE DU GÉNIE CIVIL DE GAND 



J- BOULVIN 

INSBNIEUK HONORAIBB DBS FONTS BT CHAUSSBR9 

ANCIEN ELEVE DB L ÉCOLE d'apPUCATIOH DU C1ÉNIB UA&IT1ME DU FRANCE 

I9GÉNIKUR DBS CONSTRUCTIONS MARITIMES DB L'ETAT BBI.SB 



S" FASCICULE 

APPAREILS DE LEVAGE 

TRANSMISSION DU TRAVAIL A DISTANCE 

avec 200 figures dans le texte 

et un Index alphabétique des matières des 8 fascicules 

formant l'ouvrage complet 



PARIS 

BERNARD ET O, IMPRIMEURS-ÉDITEURS 

29, QUAI DBS GRANDS-AUGUSTINS, 29 
1899 



dbyGoogle 



db,Google 



PREMIERE PARTIE 
TRANSMISSION ET DISTRIBUTION 

DU 

TRAVAIL A DISTANCE 



PRÉLIMINAIRES 

t. — Nature du problème. — Noua supposons que la dislance à 
laquelle le travail doit être communiqué dépasse la portée des transmis- 
sions ordinaires par arbres munis d'engrenages oudecourroies.laquelle 
est nécessairement limitée. De plus, nous n'envisageons que les solu- 
tions mécaniques, bien que l'électricité soit dans certains cas le meilleur 
agent de transport et de distribution du travail à longue distance ; ces 
moyens comprennent les transmissions télédynamiques, l'eau sous pres- 
sion et l'air comprimé ou raréfié; on peul y ajouter, dans une mesure 
restreinte et comme moyens exceptionnels, les canalisations de vapeur ou 
d'eau surchauffée, distribuant l'énergie formée dans une batterie cen- 
trale de générateurs ('). 

Ces divers modes s'adaptenl plus ou moins bien aux opérateurs à 
commander; le. choix que l'on doit en faire est donc influencé par des 
considérations parmi lesquelles le rendement mécanique n'est pas tou- 
jours le facteur prépondérant. 

1. La vapeur et l'eau surchauffée sont employées aux Etats-Unis, mais ne 
paraissent pas s'y répandre; voir pour la distribution de vapeur de New-York 
et celle d'eau surchauffée de Boston, la description donnée par M. G. Richard, 
(Revue technique de l'Exposition de 1SS9, 6- partie, t. Il . p- 38*). 

TKASBM1BJJ. A DISTANCE 1 



DigilizedbvGOOQle 



CHAPITRE PREMIER 



Transmissions télédynamiques. 



2. — Notice historique. — Ferdinand Bim chercha en 1850 à s'af- 
franchir des inconvénients que présentent les transmissions compo- 
sées de longues lignes d'arbres; indépendamment des difficultés de 
pose et du coût de premier établissement, le frottement des coussinets 
multipliés occasionne une perte de rendement- Moll et Reuleaux calcu- 
lent que ces frottements absorbent entièrement le travail moteur lorsque 
la distance de transport atteint deux kilomètres, c'est-à-dire que la 
limite d'emploi du système s'arrête beaucoup en dessous de ce chiffre. 
Hirn employa un ruban sans fin en acier passant sur deux poulies en 
bois de deux mètres de diamètre placées à 80 mètres de distance, pour 
transmettre une puissance de 12 chevaux à un atelier de tissage dans 
une usine, de Logelbach (Alsace). Ce ruban fonctionnait comme une 
courroie, sauf que la tension nécessaire pour empêcher le glissement 
était due au poids du lien plutôt qu'à son élasticité. 

Après un service de 18 mois, le ruban, qui avait l'inconvénient de 
donner prise au vent, fut remplacé par un câble métallique de S milli- 
mètres de diamètre qui resta en usage pendant longtemps. Les difficultés 
les plus grandes provenaient des poulies, dont les gorges s'usaient rapi- 
dement et qui usaient le câble; ce n'est qu'après beaucoup de tâtonne- 
ments qu'on songea à ménager au fond des gorges une rainure en queue 
d'aronde dans laquelle fut tassée une garniture en cuir. 

Les transmissions ainsi disposées se développèrent rapidement ; dans 
une notice publiée en 1862, l'inventeur en cite déjà des centaines d'ap- 
plications, et notamment les suivantes : 

Comimont (Vosges) ... 50 chev&nx transmis » 1150 mètres. 

Oberurael (Francfort) ... 100 » » 966 > 

Emmendingen 60 » > 1200 » 

Kayaereberg (Colmar). . . 60 > > 342 > 

Des transmissions très importantes furent bientôt exécutées à Schaf- 



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TRANSMISSIONS PAR CABLES 



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4 TRANSMISSIONS PAR CABLES 

fouse, Fribourg, BeUegarde, etc., par la maison Rieter, de Winterthur, 
sous la direction de l'ingénieur Ziegler, qui créa des règles presque 
toujours suivies aujourd'hui pour le calcul des câbles, et perfectionna 
de nombreux points de détail ; on lui doit l'idée de comprimer les cables 
au préalable pour éviter l'allongement après la pose, celle de diviser la 
distance en relais avec câbles séparés, les diverses dispositions de pou- 
lies devenues classiques, les garnitures en cuir formées de morceaux en 
forme de trapèze, découpés à l'emporte-pièce dans de vieilles courroies, 
et tassés de champ dans les gorges des poulies. Rieter a employé pour 
la première fois à la transmission de Schaffouse, une travée à deux 
câbles jumeaux avec un moyen ingénieux pour égaliser leurs tensions. 

Le tableau renferme quelques données sur les transmissions les plus 
connues. 

Dans le domaine théorique, il faut surtout citer les travaux de M. H. 
Léauté, qui a étudié les oscillations auxquelles les câbles donnent lieu 
lorsque la puissance ou la résistance varient, et qui a donné d'élégantes 
méthodes de calcul applicables à tous les cas ('). 

Étant donnés les progrès de l'électricité, il n'est pas probable que l'on 
établisse encore à l'avenir des installations complètes pour le transport 
et la distribution par câbles de la force motrice produite dans une usine 
centrale (') ; mais la transmission télédynamique parait être la meilleure 
solution lorsqu'il s'agit de distances modérées (30 a 200 mètres), et de 
forces peu considérables (5 à 100 chevaux), comme c'est souvent le cas 
lorsqu'il faut actionner par un moteur principal un ou plusieurs ateliers 
secondaires d'une usine. 

3. — Nature des câbles. — Les câbles sont composés de six torons 
au moins, formés chacun de fils enroulés autour d'une âme en chanvre ; 
le centre du câble entre les torons est lui-même rempli par une âme en 
chanvre (fig. 1). Le nombre des fils dans chaque toron varie beaucoup, 
sans être inférieur à 6 ; dans ce qui suit, le diamètre d du câble, est 



1. Théorie générale des transmissions par câbles métalliques, par H. Léauté 
(Gauthier- Vil lars, 1881). 

Transmittions par câbles métalliques, par H. Lôautô et A. Bérard (Ency- 
clopédie scientifique des Aide-mémoire). 

2. L'installation importante de BeUegarde était près qu'entièrement transfor- 
mée en I8U7 ; sur le total de 3.100 chevaux développés aux turbines, 600 seule- 
ment étaient encore transmis par câbles, le restant était distribué par cou- 
rants triphasés. Pour la comparaison entre les résultats obtenus, voir Engi- 
neering, 1897-1-636 et 701. 



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TRANSHISSIONS PAR CADLBS 5 

celui du cercle circonscrit aux torons, ! est le diamètre des fils, n le 
nombre de ceux-ci. 

Les âmes en chanvre ont pour objet de donner de la souplesse aux 
câbles, mais dans les premiers temps delà pose, la compression de ces 
âmes résultant de ia tension des brins donne i 

un allongement permanent ; on réduit beau- 
coup cet inconvénient en faisant subir aux 
câbles avant leur pose une sorte de lami- 
nage. Le câble de Fribourg a été réduit 
par ce moyen de 29,5 à 27 millimètres de 
diamètre, en subissant un allongement de 
0,835 pour cent (Àchard). 

La section métallique du câble est : 



et si l'on désigne par p le poids en kilogrammes par mètre courant, on 
a approximativement pour tous les câbles : 



m étant exprimé en millimètres carrés, 

La tension de sécurité admise au point de plus grande fatigue est de 
15 à 18 kilogrammes par millimètre 
carré pour le fil de fer, et de 30 à 
40 kilogrammes pour l'acier fondu; --»- 
c'est, pour les deux i"élaux, environ [ 
le quart de la charge de la rupture. /si,, 

4. — Condition d'adhérence. — Le _4- 
câble portant surla garniture du fond 3+'-*-7' 
de la gorge (fig. 2), il n'y a pas lieu ici " J- ' 
de tenircomptedu coincement comme 
pour les cordes (1" fasc, n° 95), la 
condition d'adhérence sur chacune 
des poulies est la même que pour les 
courroies (1" fasc, n° 97) : 



(1) 



1 = tt 
7 = ï < < t 




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6 TRANSMISSIONS PAR CABLES 

lorsque la vitesse est assez grande pour que la force centrifuge exerce 
un effet appréciable, la condition devient (\" fasc, n° 101) : 

T-ï„- 
9 

On rappelle que dans ces formules, T est la tension du brin conducteur 
au point où il se détache de la poulie, t est celle du brin conduit au point 
où il s'enroule, f est le coefficient de frottement du cable sur la garni- 
ture, d l'angle embrassé mesuré par le rapport de l'arc de contact au 
rayon, v est la vitessedulienenmètresparseconde. On admet d'ordinaire 
/■=0.24; comme l'arc embrassé est très peu inférieur à la demi-circon- 
férence, on a approximativement : 

/■=* 

D'ailleurs, en appelant Q l'effort, à transmettre rapporté a la circonfé- 
rence des poulies, les résistances passives étant négligées, on a : 

T - t = Q 

Pour une même valeur de Q, on établit (\ a fasc, n" 97), que le minimum 
de T est obtenu lorsque [test aussi grand que possible, c'est-à-dire égal 
à % sa limite supérieure. 

5. — Vitesse pour laquelle la puissance transmise est maximum. — 
Lorsque la vitesse augmente, la force centrifuge abaisse le rapport des 
tensions T et t dans la condition d'adhérence (éq. 2) ; la différence de 
ces tensions diminue si l'on conserve à T la même valeur, et par con- 
séquent, il en est de même de l'effort circonférentiel transmis; les deux 
facteurs de la puissance Qv varient donc en sens inverse, et le maximum 
du produit répond à une certaine vitesse v„ donnée par (1 er fasc. n°102) : 



-Vh 



t étant la tension en kilogrammes par millimètre carré qui peut être 
admise au point où la fatigue est la plus grande. En faisant usage de la 
valeur donnée plus haut pour -, il vient : 

r M = 18,4 ^7 



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TRANSMISSIONS PAR CABLES 1 

Si l'on n'avait pas à tenir compte de la fatigue due à l'incurvation du 
câble sur la poulie, la valeur de t serait la tension que l'on peut admettre 
avec sécurité pour le métal des Sis; il en serait ainsi si les poulies étaient 
infiniment grandes relativement au diamètre du fil dont le câble est 
formé. Pour les courroies ou les cordes en matières textiles, la fatigue 
d'incurvation est presque nulle, même sur des poulies de petit dia- 
mètre, à cause de la faible valeur du coefficient d'élasticité, et l'on n'en 
tient pas compte. 

Lorsqu'on enroule un fil de diamètre S sur un tambour de rayon r, 
il subit une flexion uniforme qui détermine dans sa fibre extérieure la 
tension : 

8 E 



E étant le coefficient d'élasticité qui peut être pris égal à 20.000. Au 
point où le brin conducteur du câble est tangent à la poulie, il est 
soumis à la tension générale T, qui détermine la fatigue t par milli- 
mètre carré de section ; la fatigue totale est donc : 

ti = t -\- ii 

C'est la fatigue totale qui est réglée par la résistance du métal. Ainsi, 
2r 
pour — = 2.500, on aurait : 

x t = S kilog. 

et si l'on adopte pour le fil de fer t,= 1S, il vient t= 1, 
d'où l'on tire : 



Pour le fil d'acier où ti = 30 et dans les mêmes conditions de dia- 
mètres, on aurait x = 22, et : 

p u = 86 D ,30 

Dans la réalité, la vitesse n'est jamais aussi grande; elle est d'environ 
20 mètres pour les transmissions citées précédemment, elle atteint 
28 mètres pour un eàble monté en 1887 à Gokak (Inde anglaise) par la 
maison Escher Wyss de Zurich ('). Diverses raisons pratiques limitent 

. 1894) 



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H TRANSMISSIONS PAR GABLES 

les vitesses que l'on peut adopter; les poulies sont ordinairement en 
fonte, et bien que la résistance de ce métal place vers 60 mètres la vi- 
tesse à laquelle elles pourraient encore résister à la force centrifuge si 
elles étaient saines, on se tient en dessous de cette limite pour tenir 
compte des tensions du retrait. Lorsqu'on donne aux câbles de très 
grandes vitesses, les irrégularités des gorges ou du câble et celles de 
l'enduit dont on les garnit pour diminuer l'usure amènent des trépida- 
tions qui nuisent à la bonne marche. 

À la vitesse de 20 mètres par seconde, la force centrifuge sur les brins 
enroulés n'est pas négligeable, et il y a lieu d'en tenir compte dans la 
condition d'adhérence; ainsi, en admettant pour un câble en fer-r =1 
kilogrammes comme ci-dessus, on a : 



et à cause de la relation qui existe entre le poids p et la section <t 
1 T 



en donnant à « et t leurs valeurs numériques, l'équation d'adhérence (2) 
du n" 4 donne : 



tandis que ce rapport pourrait atteindre 2 si l'on ne tient pas compte de 
la force centrifuge. 

6. — Remarques sur la tension d'incurvation. — L'effort circonfé- 
rentiel transmis a pour mesure : 

Q = T-t 

ou, à cause de la relation d'adhérence qui existe entre T et (, et dans 
laquelle on peut faire y. = 2 {n° 4, éq. (2)) : 

Or, à cause des relations établies au numéro précédent : 

3" V ( \ Vf 8E\ 

la.j.,.,..^.,).,,^-,;) 



db,Google 



d'où, pour la valeur de l'effort transmis, et en tenant compte de la 
relation entre a. et p : 



1T Vf SE v* Y| 



Lorsque, pour une valeur de r donnée, ! varie, Q passe par différentes 
valeurs, dont la plus grande est fournie par : 



d'où l'on déduit : 



s (" - ïsb) 



Le dernier terme a peu d'influence sur le résultat, il peut être supprimé, 
et l'on a : 

8 — lit 

r 3E 

Pour le fer, avec t, = 13, on a 

r~ 1000 

Pour l'acier, w ™ 30, et : 

r 500 

Cette condition revient â dire que si le diamètre des poulies est donné 
et égal au maximum admissible pour des raisons de construction, le 
câble qui permet de transmettre le plus grand effort circonférenliel doit 
être composé de fils dont le diamètre est le millième du rayon de la 
poulie, s'il est en fer, et de fils deux fois plus gros s'il est en acier. Si 
ce rapport est observé, la fatigue due à l'incurvation atteint les 2/3 de 
la force élastique totale, la fatigue due à la tension T seule n'est que le 
tiers restant. 

Si l'on prend des fils plus fins que ceux donnés par la condition pré- 
cédente, la tension d'incurvation diminuant, une plus grande portion de 
leur résistance pourra être utilisée pour supporter la traction T, mais 
La réduction de section fait plus que compenser cet effet. Il est vrai 
qu'on peut augmenter le nombre de fils et relever ainsi la valeur 



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10 TRANSMISSIONS PAR CABLES 

de l'effort circonférentiel transmis; les câbles avantageux seraient donc 
composés d'un grand nombre de dis très fins, mais une limite pratique 
est bientôt atteinte dans cette voie, le cordage étant sérieusement dé- 
térioré lorsque l'usure des couches superficielles entame une certaine 
fraction de l'épaisseur des fils ; les câbles à Sis gros peuvent être main- 
tenus plus longtemps en service ; le diamètre des 61s ne doit pas des- 
cendre en dessous de 1,3 millimètre, sauf dans des cas spéciaux. Dans 
les grandes transmissions, les câbles durent généralement deux ans, 
leur renouvellement entraîne une forte dépense. 

11 résulta de ces remarques que la question de maximum ci-dessus 
envisagée, à laquelle certains auteurs attribuent de l'importance, n'a 
pas grand intérêt pratique, étant donné surtout qu'on peut faire varier 
le nombre de fils dans de notables proportions. La seule règle à suivre 
consiste, si l'on se donne le diamètre du fil, à adopter des poulies aussi 
grandes que possible, et si le diamètre des poulies est imposé, à choisir 
des fils aussi minces que le permet la condition d'usure. Ces dimensions 
une fois arrêtées, il est possible de déterminer la fatigue d'incurvation 
et d'en déduire la résistance disponible pour la traction. 

7. — Forme des brins. — Il est suffisamment exact, pour la plupart 
des problèmes qui se présentent, de substituer à la chaînette, qui 
serait la forme d'équilibre d'un câble immobile, de section uniforme et 
parfaitement flexible, une courbe parabolique, qui suppose le poids 
uniformément réparti suivantla projection horizontale. Avec les valeurs 
habituelles de la flèche relative, la corde diffère assez peu de l'arc, et 
l'on peut admettre que le poids par unité de longueur de la projection 
est le poids réel du câble par mètre courant. 



F(g.3 

Supposons qu'un brin soit librement suspendu entre deux points fixes 
A et B (fig. 3), placés au même niveau à la distance 2a. Soient x, y, les 
coordonnées d'un point M quelconque par rapport aux axes passant par 



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TRANSMISSIONS PAR CABLES 11 

Je sommet S, X et Y, les composantes de la tension F en ce point. On 
aura, en exprimant l'équilibre du tronçon S M : 

(1) Y=px 

(2) X-lpf 

Comme la tension doit être tangente à la courbe d'équilibre en chaque 
point, on a : 



ou, à cause des valeurs trouvées : 

relation qui caractérise la parabole et qui donne par l'intégration : 



En exprimant que la courbe passe par le point B, c'est-à-dire que la 
flèche / est donnée, l'équation devient : 



La composante X de la tension est constante, et a pour valeur : 

x ="57 

La tension au point M s'obtient par ses deux composantes, et vaut : 



Au point de suspension, où elle est maximum, la tension devient : 



f .=*£vA 



ta ' 

dernier terme, et l'on voit que la tension au point de suspension varie 
en raison inverse de la flèche. 

On peut toujours déterminer la flèche qui correspond à un état donné 
de fatigue du câble aupoint de suspension, car soient m la section et t la 



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12 TRANSHISSIONS PAH CABLES 

lension par millimètre carré, on aura, si l'on néglige le dernier terme : 
qui, avec le rapport admis entre m et p (n° 3) donne : 

La flèche ainsi trouvée est indépendante de la section du câble, elle 
augmente comme le carré de la portée. Si l'on adopte t = 7, on trouve : 

Pour les portées de . . . 60- 10CT 160 n 200" 

Loa flèches de 0.48 1.72 8.86 C.87 

Pour réaliser une transmission, il faut toujours que le brio conduit 
soit moins tendu que l'autre, et par conséquent que sa flèche soit plus 
grande; pour éviter que le brin inférieur ne traîne sur le sol, on est 
obljgé de surélever les poulies, et cette condition limite à 130 mètres 
environ la portée pratique adoptée, même avec des câbles en acier, qui 
admettent une fatigue plus grande, et par conséquent une valeur de a 
supérieure à flèche égale. 

8. — Longueur des brins — Le développement de l'arc de la parabole 
est donné, lorsqu'on s'arrête au second terme de son développement en 
série, ce qui fournit une approximation suffisante, par l'équation : 

— [>+!©'] 

Lorsque les poulies ne sont sollicitées que par le câble, c'est-à-dire si 
l'on supprime toute action motrice ou résistante, comme au moment de 
la pose, les tensions s'égalisent dans les deux brins, et ceux-ci prennent 
la même flèche, qui ne dépend que de la longueur initiale du câble. Lorsque 
la transmission fonctionne, le brin conducteur se tend et sa flèche di- 
minue, l'inverse a lieu pour le brin conduit; la longueur totale du câble 
ne subit qu'un changement négligeable par suite du nouveau régime 
des tensions. Cette condition permet de déterminer la longueur à donner 
au câble ou la flèche de pose. 

9. — Tension dans le câble en mouvement. — Si l'on suppose que le 
câble, de faible flèche relative, est animé d'un mouvement uniforme, les 
points A et B (fig. 4) devenant les points de contact avec les poulies, la 



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ÏBANSMIS310NS PAR GAULES 13 

force centrifuge s'exerce sur chaque élément suivant une direction nor- 
male à l'arc; entre les points A et B, celui-ci peut-être assimilé à un arc 
de cercle ; aux deux extrémités du brin se développent les tensions 



»\ 




Fig. 4 

supplémentaires nécessaires pour équilibrer la force centrifuge, et si 
l'on désigne par v la vitesse linéaire du cable, par H le rayon de l'arc 
AB, on a : 

ou, puisque 

a = R sîn (3 



La force centrifuge a donc pour effet de développer en chaque point 
du cable, aussi bien dans le brin conduit que dans le brin conducteur, 
une tension uniforme égale à celle qui vient d'être calculée ; cette ten- 
sion ne dépend pas du rayon R, elle se développe donc avec la même 
intensité sur la partie du câble en contact avec les poulies. 

En appelant T la tension au point B qui serait due au poids seul dans 
le câble au repos, on voit que dans le brin en mouvement ayant la même 
Sèche, la tension au point B sera : 

T, = T + € „a 
9 

10. — Formules de M. Léauté.— M. Léauté a donné aux diverses re- 
lations qui régissent les transmissions télédynamiques une forme com- 
mode pour les calculs en partant des flèches des brins. 

Remarquons d'abord que les flèches ainsi que les rayons des poulies 
étant toujours très petits relativement à la portée, nous pouvons consi- 
dérer les points de contact AA' ainsi que BB' (fig. 4) comme se trouvant 



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14 TRANSMISSIONS PAR CABLES 

deux à deux sur le même diamètre vertical passant par le centre de la 
poulie correspondante; pour chacun des brins, la distance AB ouA'B' 
sera prise égale à la distance des centres 00', et nous continuerons à 
désigner celle-ci par 2a. 

Soient : 

f la flèche de brin conducteur lorsque la transmission fonctionne, 
étant la poulie motrice. 

f la flèche du brin conduit. 

A le rapport de ces flèches. 

f a la flèche commune des brins au repos. 

m = ~ la flèche relative des brins au repos. 

La longueur du câble étant invariable, on a, en calculant cette lon- 
gueur par l'expression donnée au n° 8, l'équation de condition : 

d'où l'on tire, en introduisant les rapports A et m définis ci-dessus : 

'-••-t/ïrië 

Les tensions aux points de contact dues au poids seul, lorsque les flè- 
ches relatives, sont faibles ont pour valeur (n" 7) : 



ou, en introduisant dans ces tensions les valeurs des flèches : 

pa /T+Z 
4m V 2 

Pour avoir les tensions totales, il faut ajouter à ces valeurs le terme 



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TRANSMISSIONS PAR CABLES 15 

dû à la force centrifuge (n° 9), on obtient ainsi : 

L'effort circonférentiel Q en fonction de la puissance en chevaux N et 
de la vitesse du brin est : 

11 est égal à T, — t t ou T — (, ce qui donne l'équation : 
SOOmS 1 



"" (-1)^ 



La condition d'adhérence serait ici, entre les tensions totales : 



-?/" 



ou, plus simplement, entre les tensions dues aux poids : 

et l'on sait que cette valeur ne peut descendre en dessous de 2 dans 
les conditions ordinaires. 

En comparant les valeurs des tensions données plus haut en fonction 
des flèches, on a : 

* - f -* 

Ainsi k lui-même ne pourra être inférieur à 2 ; quant au rapport en- 
tre les tensions totales T, et (,, il sera nécessairement plus faible. 

On peut enfin, connaissant le rapport entre la section métallique du 
câble û), et son poids p par mètre courant (rapport qui peut être pris, 
comme nous l'avons vu, égal à 104), trouver la fatigue due à la tension 
totale T, : 

416 m y ï T 104 g 



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16 TRANSMISSIONS PAR CABLES ' 

La fatigue totale du câble au point d'enroulement sur la poulie mo- 
trice s'obtient en ajoutant à cette valeur la tension d'incurvation -n 
("•6): 

(2) „ = , + „ = _ |/-^_+ m +j; 

II résulte de ce qui précède que, pour un câble neuf, il faut prendre 
k inférieur à 2, sinon, comme les flèches augmentent par suite de l'allon- 
gement, la condition du glissement ne serait plus satisfaite, à moins 
que f et /' ne puissent augmenter dans le même rapport ; mais T et t 
diminuant de la même manière, il en serait de même de leur différence 
et l'effort transmis diminuerait aussi. 

L'abaissement de la valeur de k dans le calcul d'établissement équi- 
vaut à donner une réserve de tension ; lorsque le câble s'allonge, la flè- 
che relative au repos m augmente, et pour que la transmission reste pos- 
sible avec le même câble, l'équation (1) montre que k doit augmenter. 
Si l'on admet que m peut augmenter dans le rapport de 1 à 1,3 par suite 
de l'allongement, on trouve que k s'élève dans le rapport de 1,8 à 2. 

Cette théorie s'applique encore avec une approximation suffisante au 
cas où les centres des poulies sont sur une ligne faiblement inclinée. 

11. — Application. — Soient : 

2 a = 180 mètres. t> = 20 mètres. M = 160 chevaux. 
Adoptons 

" ( == 3ô aveo * = *-8 

Il vient, en résolvant l'équation (1) : 

p = l fc ,426 

Les diverses relations données au numéro précédent fournissent : 

fo =2 am z=2r,2& 
f = 2-.2S 
/' = 4™,01 

t,~9*,2+0,4+^ 
Admettons, pour un câble en fil de fer, ?, = 18 kilogrammes, la por- 



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TRANSMISSIONS TIR CABLES 17 

tion de la résistance disponible pour équilibrer la faligue d'incurvation 
sera : 



Si l'on adopte des poulies de 4 m ,5C0 de diamètre, on pourra prendre 
des fils de 1,9 millimètre de diamètre. 
On a d'ailleurs : 

u = 104 p = 148 millimètres carrés. 

Une section de 34 fils répartis en 9 torons de 6 fils chacun conviendra ; 
elle aurait 22 à 23 millimètres de diamètre circonscrit. 

Lorsque, par suite de l'allongement du câble, A atteindra sa valeur 
limite égale à 8, m s'étant lui-même élevé de 20 %, les flèches devien- 
dront : 

/i = 8.90 f=2.iG f=i.& 

et la fatigue sera réduite à 

t ( = 17.2 kilogrammes. 

N.-B . — Dans une transmission importante comme celle qui fait l'ob- 
jet de ce calcul, on n'hésite pas à donner aux poulies le plus grand dia- 
mètre possible, le câble descend alors ordinairement assez bas et coupe 
le passage sur une étendue plus ou moins grande. Lorsqu'il s'agit, au 
contraire, de transmissions secondaires établies dans les usines, il peut 
être désirable de relever suffisamment le brin inférieur pour que le pas- 
sage ne soit pas interrompu ; comme les axes ne peuvent eux-mêmes 
être relevés au-dessus du niveau des transmissions, on est souvent 
obligé de. réduire le diamètre des poulies; dans ce cas, l'emploi de 
l'acier permet d'adopter une tension d'incurvation beaucoup plus 
grande. 

19. — Cas (Tune transmission inclinée. — Considérons le câble sus- 
pendu aux points À et B (fig. 5) à des niveaux différents, et séparés par 
la distance horizontale D. Les tensions aux deux extrémités Ta, Tu, ont 
des composantes horizontales égales et de sens contraire ; les compo- 

TBANBMIB8. A DIBTAHGI 2 



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18 



iMlSïJONB PAR GAULES 



santés verticales de ces tensions sont telles que leur différence est égale 
au poids du brin. Toutefois, à raison de l'inclinaison, on ne pourra plus 
supposer ici que le poids par unité de longueur de la projection hori- 
zontale est égal au poids du câble par mètre courant; on arrivera à un 




résultat beaucoup plus exact en supposant que le poids du tronçon est 
celui de la corde AB, et en le répartissant sur la projection horizontale, 
ce qui donnera par mètre de projection le poids : 



Les tensions Ta et T» prolongées se coupent en I sur la verticale me- 
née au milieu de la portée, et d'après les propriétés de la parabole : 

IN = 2NS 

NS est la flèche / comptée verticalement. 

Si l'on transporte en 1 les deux tensions Ta, T b , on formera le trian- 
gle Iqr, dans lequel le côté rq est vertical et représente le poids du câble ; 



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TRANSMISSIONS PAR CABLES 



la ligne 1C menée parallèlement à la corde AB coupe rq en deux parties 
égales. On tire facilement des deux triangles semblables ANI et \Cq la 
relation : 



et l'on a de même : 

(2) T B = 



yl) IA 
4 coa i f 



4 cos ï f 



Ces deux tensions diminuent lorsque la flèche augmente, mais dans 
une mesure inégale, à cause de la variation de IA et IB. 

Nous pouvons supposer que AB se rapporte au brin conducteur, la 
poulie motrice étant ; en raisonnant de même pour le brin conduit 
A'B', on a pour la tension aux deux extrémités de ce brin : 



(3) 

(4) 



_p\> l'A' 



pD I'B' 

~ 4 cos t j ' 



Des quatre relations ci-dessus, nous tirons ; 

T A IA f 



ib r 

TB* / 



Le rapport -77-; est toujours plus petit que l'unité, l'inverse a lieu gé- 



Les tensions ci-dessus envisagées sont celles qui seraient dues au 
poids seul du câble; pour obtenir les tensions totales, il faut ajouter à 
chaque extrémité des brins la composante due à l'action de la force cen- 
trifuge. 

Dans la condition d'adhérence sur chacune des poulies n'interviennent 
que les tensions partielles dues au poids, comme nous l'avons vu au 



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TRANSMISSIONS PAR CABLES 



n° 10 ; c'est donc sur la poulie inférieure que te glissement est le plus 
à craindre, et l'on devra faire : 



IA 
Si l'on peut considérer le rapport — ; comme peu inférieur à l'unité. 

la condition ci-dessus revient à poser : 

7< % 

Au lieu d'adopter la valeur limite, ce qui obligerait à raccourcir le 
câble peu de temps après la pose, on posera : 

r 

k étant par exemple égal à 1 ,80. 
On a, en suivant la même marche qu'au n" 10 : 



La longueur des brins s'évalue en fonction des flèches mesurées ver- 
ticalement au milieu de la portée ; si f„ est la flèche au repos, on a : 



expression que l'on tire facilement de celle donnée au a" 8. 
L'invariabilité de longueur du câble donne l'équation de condition : 



Si l'on appelle m la flèche relative au repos, on a : 



'-"Vît* '■- D "»V / r4p 



("-W-** 



3i,«iz S db, Google 



TRANSMISSIONS PAR CABLES 



21 



Celle valeur remplace pour la transmission inclinée l'équation (1) du 
n" 10;les longueurs IA, l'A' qui figurent au dénominateur seront d'abord 
déterminées par la connaissance des flèches f et /' ; il sera bon d'ail- 
leurs de dessiner la figure des câbles et de s'assurer si la condition 
d'adhérence est satisfaite avec une marge suffisante et non exagérée. 

13. — Observations diverses. — Pour une distance donnée à franchir, 
le poids p du câble par mètre courant est proportionnel à la flèche rela- 
tive au repos, mais la fatigue due au poids seul varie exactement en 
sens inverse (n" 10, éq. (1) et (2)). On peut cependant réduire les flèches 
en abaissant la valeur de k de manière à ce que la condition d'adhé- 
rence soit surabondamment satisfaite, il suffit dans l'équation (2) rap- 
pelée ici de maintenir la fatigue du câble constante en agissant sur A; 
l'équation (1) du n° 10 donnera alors un poids de câble plus fort. En 
diminuant les flèches, on limite les oscillations ; cette considération est 
importante lorsque l'effort à transmettre varie, mais la tension est alors 
beaucoup plus affectée par les changements de longueur dus aux varia- 
tions de température et à l'humidité, celle-ci agissant sur les âmes en 
chanvre. 

Inversement, si l'on augmente la flèche relative, on augmente le poids 
du câble, mais la fatigue due au poids mort diminue, et on a la faculté 
d'augmenter la tension due à l'incurvation, soit que l'on adopte des 
poulies plus petites ou des fils plus gros. 

Une autre considération peut avoir de l'influence sur le dispositif 
adopté, c'est celle des épissures. Lorsqu'il faut raccourcir le câble, on ne 
peut en retrancher moins de IO ,10 à m ,30 (Léauté et Bérard, pp. 56 à 
12) ; la variation de tension qui résulte du raccourcissement est d'autant 
plus forte que la flèche est plus faible. La jonction par agrafes de Piat 
(fig. 6) résout celte difficulté, mais elle n'est, applicable que jusqu'à 




rig-a 
16 millimètres de diamètre au plus. Les agrafes ne peuvent passer que 
sur de grandes poulies, le câble fatigue à sa sortie des manchons; les 
raccourcissements retranchent heureusement la partie endommagée 



^igilizedby GOOgle 



ZZ TRANSMISSIONS PAR CABLES 

jusqu'au moment où l'allongement ne se produit plus. On conserve après 
cela la ressource d'intercaler une pièce intermédiaire de 0™,SO de lon- 
gueur entre deux agrafes. Ce mode de jonction ne demande pas comme 
les épissures un personnel spécial. 

14. — Disposition des câbles et des poulies. — Pour les transmissions 
d'une seule portée, on peut employer l'une ou l'autre des dispositions 
de la figure 7, qui diffèrent par la position donnée au brin conducteur ; 



Fig. 7 
lorsque celui-ci est en dessous, on peut bénéficier pour la hauteur des 
supports de la moindre flèche qu'il présente. Toutefois, avec de gran- 
des portées, et par suite de l'allongement, le brin supérieur pourraitar- 
river à toucher l'autre lorsqu'on emploie la seconde disposition. 

Lorsque la distance à franchir dépasse la portée d'uue seule travée, une 
première solution consiste à prendre un câble continu avec poulies de 
support sous les deux brins, celles-ci étant espacées de 100 à ISO mètres 
(fig. 8); sous le brin conducteur, les poulies doivent être aussi grandes 



«S3ZWZZ^ZZ^ 



que les poulies motrices, mais elles peuvent être plus petites sous le 
brin conduit, dont la tension est moins grande et qui admet par consé- 
quent une incurvation plus forte sans que la fatigue totale dépasse la 
limite de résistance du métal. 



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TRANSMISSIONS PAR CABLES 23 

Le calcul du câble sera fait ici pour une seule travée. 

Plus souvent aujourd'hui on partage la dislance à franchir en uu cer- 
tain nombre de relais (flg. 9); les poulies intermédiaires sont à double 
gorge, et les câbles des relais successifs sont séparés. En adoptant des 
relais égaux, il est possible de n'avoir qu'un câble de rechange pour 
parer aux accidents. Ce système, employé dans les grandes transmis- 
sions, permet d'emprunter à chacun des arbres une partie de la force mo- 
trice à distribuer ; cette dérivation se fait par arbres et roues coniques 
(rig. 9), ou au moyen de poulies d'angles {fig. 10) ('). 



Fig. 10 ^ 

Les supports sont en maçonnerie ou en charpentes métalliques ; ce 
sont des constructions importantes qui doivent résister, pour les poulies 
extrêmes, à la traction des deux brins ; il en est de même des supports 
intermédiaires dans le cas des câbles discontinus, parce qu'on doit se 
mettre dans l'hypothèse où l'un des câbles viendrait à se rompre ou à 
quitter la gorge. Les paliers doivent être suffisamment ancrés pour ré- 
sister aux efforts horizontaux ('). 

Les poulies sont entièrement en fonte, ou à jante et moyeu en fonte 
avec bras en fer disposés suivant deux cônes ; la raideur transversale 
doit être suffisante pour résister aux oscillations latérales. La figure t 
ante représente la section de la gorge proportionnée d'après Rouleaux, 
la figure li est la section d'une jante à deux gorges d'après le même au- 
teur ; dans ces poulies, la garniture est constituée au moyen de morceaux 
de cuir lassés de champ. Lafigure 12 est la section adoptée par la Société 
« le Phénix » pour de petites transmissions ne dépassant pas 50 mètres 
de portée, la garniture est en liège. 

1. Rouleaux (Conitructeur, S* édition française) a indiqué un dispositif nou- 
veau et ingénieux du cable continu, qui diminue de beaucoup l'importance des 
poulies de support et des piliers de station. 

S. Voir dans le Constructeur, par Reuleaux, la description des piliers métal- 
liques établis à Zurich pour l'une des grandes transmissions les plus récentes. 



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ïi 



TRANSMISSIONS PAR CABLES 



Aux généralités déjà données sur les câbles, nous ajouterons les ren- 
seignements suivants (') : 

Les câbles en fil d'acier fonda supportent 120 à 140 kilogrammes à la 
rupture. Outre l'avantage qu'ils présentent d'admettre un taux de travail 
beaucoup pins élevé, ils prennent un allongement moins grand que les 
câbles en fil de fer; quand la portée est grande, et quels contraction due 




Flg. 11 



Fie. 12 



à l'humidité est à craindre par suite de la faible flèche relative adop- 
tée, MM. Vertongen suppriment le chanvre, le câble est entièrement mé- 
tallique ; ces industriels conseillent l'emploi de torons à âme métallique, 
le fil droit servant d'âme est recuit afin d'être susceptible d'allongement. 
Leurs cordages de transmission répondent aux formules suivantes, dans 
lesquelles les notations d, S, », p et o> représentent comme précédem- 
ment le diamètre du câble, le diamètre et le nombre des fils, le poids 
en kilogrammes par mètre courant, et la section en millimètres 
carrés. 

a. — Câbles de 42 fils formés de 6 torons de 7 fils dont un fil pour l'âme 

1. Ces renseignements nous ont été obligeamment fournis par la maison Ver- 
tongen ; nous avons déjà donné dans le 1" fascicule (n*> 44 et 46) les particula- 
rités relatives aux cabJes de levage et aux cordages en chanvre de cette mai- 



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TRANSMISSIONS PAR CABLES 25 

du toron, tandis que l'âme centrale du câble est en chanvre (fig. 13) : 



r\J a 



m*U t . 

i 



v— <? 



Fig. 13 Fig. 11 

b. — Câbles à torons de deux couches comportant six torons de 
19 fils sur âme centrale en chanvre, l'âme des torons étant formée par 
un fil (fig. 14) : 



_118y 



™ = 92.5 



Les câbles dont l'emploi est le plus usuel sont ceux renseignés sous 
les lettres a et b. 

On fabrique des câbles décomposition appropriée à des cas spéciaux; 
ainsi, lorsque les poulies sont forcément petites, on multiplie le nombre 
des fils en diminuant le diamèlre, qui descend jusqu'à trois quarts de 
millimètre. 

15. — Rendement .des transmissions par câbles. — I.e rendement est 
affecté parles résistances passives, qui comprennent surtout le frotte- 
ment des tourillons, la raideur, et le frottement latéral dû aux oscilla- 
tions. La perte spéciale due à l'allongement élastique, qui joue un cer- 
tain rôle dans les courroies (V. 1 er fasc. n° 105), est ici tout à fait négli- 
geable. 

La résistance à la raideur doit évidemment différer d'après la compo- 
sition du câble. Les expressions qui en ont été données dans le premier 
fascicule (45) conduisent aux moments additionnels suivants (même fas- 
cicule, n* 42) : 



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2t> TRANSMISSIONS PAR CABLES 

Câbles en fil de fer : M = ( 1+ 0.0016 Q) ; 
» en fil d'«cier : M = {175+ C.0016 Q) p 
» lubrifiés : M = (0.96+ 0.00105 Q) p 

Dans ces formules, Q est la tension du brin qui s'enroule, p est le 
poids par mètre courant, M est le moment en kilogramme 1res à appli- 
quer à la poulie pour vaincre la raideur. 

Si Ton suppose qu'il s'agisse d'une seule travée, Q sera remplacé sur 
la poulie motrice par la tension du brin conducteur au point d'enroule- 
ment, y compris l'action de la force centrifuge ; sur la poulie comman- 
dée, Q devra être remplacé par la tension du brin conduit; ces actions 
ont été désignées respectivement par T, et t, au numéro 10. La somme 
des travaux absorbés par seconde par suite de la raideur serait ainsi, 
pour un câble lubrifié : 



p2[l.80+ 0.00105 (T, + (,)] 



r désignant le rayon de la poulie. 

Cette expression peut être comparée au travail transmis dans le même 
temps à la poulie d'origine, ou (T, — t t )v; il vient ainsi pour la perte rela- 
tive due à la raideur seule, U désignant le rendement : 

Tr _ p 1.9Q + 0-00105 (T, +*,1 
1 ~ V -r T^T< 

Si on prend les valeurs de p, T, et ï, dans la tbéorie du n° 10 en fai- 
sant k — "2 et en négligeant l'action assez faible de la force centrifuge 
lorsque la vitesse n'est que d'environ 20 mètres, on obtient l'expres- 
sion : 



1 — U = ~(9. 6 + 1.2* ) 



La perle relative augmente avec la puissance transmise et avec la 
flèche relative, elle diminue avec la portée, avec la vitesse linéaire, et 
avec le rayon des poulies. Cette loi ne mérite évidemment que le degré 
de confiance qu'on peut accorder aux expressions de la raideur, tirées 
pour les câbles métalliques d'expériences encore plus rares que pour 
les cordages en chanvre. 

Pour la transmission calculée au n° 11, elle serait de 0,33 %, fraction 
à peu près négligeable, mais si l'on suppose que plusieurs relais successifs 



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TRANSMISSIONS PAR CABLES 21 

sont établis, la perte ci-dessus se répète à chacun d'eux, elle atteindrait 
donc de 3 à 4 % pour une distance de 1.300 mètres. 

La perte due au frottement des tourillons semble comparable à la pré- 
cédente mais elle est bien difficile à évaluer ; enfin la perte provenant 
deH oscillations latérales du câble et du frottement qui en résulte sur 
les joues des poulies échappe à toute analyse (')■ 

Les expériences faites par M. Ziegler sur la transmission de Ô66 mètres 
d'Oberursel ont accusé une perte de 13,60 chevaux pour 104 chevaux 
transmis au point de départ, soit 13 % environ pour un kilomètre de 
dislance. Reuleaux calcule d'après une formule de Weisbach que la rai- 
deur doit figurer dans ce total pour 5,13 chevaux ce qui donnerait 
8,47 chevaux pour les autres pertes réunies. 

Si l'on considère qu'il s'agit ci-dessus du rendement mécanique total, 
on trouve qu'aucun autre genre de transmission n'atteindrait ce résul- 
tat pour la même distance ou pour des distances inférieures, à cause 
des transformations d'énergie nécessaires aux points de départ et d'arri- 
vée, transformations que les câbles sont seuls à ne pas exiger. 

Malheureusement, les pertes des transmissions par câbles ne dépen- 
dent que des poids morts et des tensions, dont la somme varie peu avec 
le travail transmis; il en est de même des oscillations transversales 
dues auvent, qui affectent aussi bien le câble marchant à vide que le 
câble chargé. Les pertes sont donc constantes d'une manière absolue, elle 
rendement s'abaisse rapidement lorsque la transmission est peu chargée. " 

Cette circonstance peut avoir des conséquences importantes lorsque 
la force motrice est empruntée à une chute d'eau qui subit une diminu- 
tion annuelle de débit. 

Les transmissions lélédynamiques ne se prêtent pas bien à une grande 
division de la force, les transmissions secondaires n'ont pas la souplesse 
des canalisations hydrauliques ou d'air comprimé; enfin, il est difficile 
d'évaluer la force consommée par les abonnés, on ne pourrait y arriver 
que par des dynamomètres de transmission munis de compteurs totali- 
sateurs (1" fasc.) ; ces appareils sont délicats elne sont pas applicables 
à de grandes forces. La fourniture de force motrice doit donc faire l'objet 
de contrats à forfait, les contrôles rigoureux étant à peu près impossibles. 

1. D'après F. Hirn, la perte relative totale serait donnée par la formule : 
0,01 D + U,025 
D étant la distance en kilomètres; elle ne serait donc tout compris que de 
3,5 •,.'» à la distance d'un kilomètre; mais cette formule, indépendante de la 
puissance transmise, de la vitesse, etc., mérite peu de confiance, elle donne 
des résultats trop modérés. 



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Transmission hydraulique. 



16. — Historique. — La presse hydraulique réalisée par Bramah 
(1796), et dont l'idée remonte à Pascal, constitue en principe un mode 
de transmission rudimentaire entre la force molrice et la résistance dans 
laquelle le rapport de multiplication de l'effort est illimité; le tuyaulage 
reliant la pompe foulante à la presse peut être aussi long qu'on le veut, 
une même batterie de pompes peut commander plusieurs presses, etc. 
Toutefois la presse hydraulique doit être regardée comme un simple 
mécanisme multiplicateur de force ('). 

Des machines à colonnes d'eau prenant leur eau motrice à des dis- 
tances parfois fort grandes ont été employées au commencement du 
xix" siècle (2° fasc, n° 85), mais les stations centrales de force motrice 
employant une canalisation hydraulique comme moyen de transmission 
et de distribution d'énergie sont l'œuvre de Lord W. Armstrong qui in- 
venta en 1846 l'organe connu sous le nom d'accumulateur. 

L'accumulateur d'Armstrong n'est autre qu'un régulateur de pression, 
rendu indispensable par l'incompressibilité de l'eau. Le nom de cet ap- 
pareil suggère une fausse idée de la quantité d'énergie qu'il peut tenir 
en réserve; l'un des plus grands accumulateurs qui existent (Liverpool) 
a 881 millimètres de diamètre et 12 m ,l92 de course ; sous la pression de 
50 atmosphères effectives, Une pourrait, en se vidant complètement, ali- 
menter que pendant une heure un moteur de 6 chevaux environ. L'eau 
ne se prête pas d'ailleurs à l'emmagasinage de la force comme les agents 
élastiques tels que l'air comprimé. 

Sans l'accumulateur ou tout autre appareil en tenant lieu, la pression 
ne pourrait être réglée que par une colonne piézométrique ; celle-ci est 
impossible à établir pratiquement, à cause de la grande hauteur néces- 
saire. 

1. Le levage des poutres du pont de Menai a été opéra en 1843 et 1850 au 
moyen de presses hydrauliques, les poutres les plus lourdes pesaient 2.000 ton- 
nes, et la hauteur de levée ëtaitde 30 mètres. Uuehlmarm {Allgemeine Maeehi. 
nenlehre, t. IV. p. 37) décrit cet important travail d'après Clark. (Voir n° 63 
plus loin.) 



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TRANSMISSION HYDRAULIQUE 29 

17. — Les installations hydrauliques de la maison Armstrong furent 
surtout employées au début pour actionner les appareils de manuten- 
tion des marchandises dans les ports, gares et entrepôts, puis elles 
furent étendues à toutes les manœuvres de force généralement quel- 
conques. 

Les applications spéciales se sont bientôt multipliées, parmi lesquelles 
nous citerons : le manœuvrage des convertisseurs, des poches de cou- 
lée et des ungotières dans les aciéries Bessemer, la commande des ma- 
chines-outils de la grosse chaudronnerie telles que riveuses, presses à 
emboutir et à cintrer, les presses à forger, la commande des signaux et 
des bifurcations des chemins de fer, les manutentions des gares (la gare 
Saint-Lazare à Paris en fournit un exemple récent et complet). L'une des 
applications les plus intéressantes des transports hydrauliques est le 
système Brandt pour la perforation des trous de mines en terrains ro- 
cheux; il a été employé pour la première fois en 1877 au tunnel du Son- 
nenstein, et bientôt après à l'un des tunnels d'accès du Saint-Gothard, 
puis au grand tunnel de l'Arlberg. On peutciter aussi la commande à dis- 
tance de pompas servant à relever les eaux d'égout dans les villes où 
la pente fait défaut (Buenos-Ayres, V. Engg., 1895-2-402). 

Il n'entre pas dans notre cadre d'examiner les opérations employées 
dans ces diverses applications spéciales, mais nous avons à étudier les 
conditions générales d'établissement des stations centrales et des cana- 
lisations hydrauliques ; dans la deuxième partie de ce fascicule, nous 
examinerons aussi l'adaptation de la commande hydraulique aux appa- 
reils de levage. 

Des stations centrales avec transmissions hydrauliques pour la distri- 
bution de la force à domicile ont été établies dans plusieurs villes, no- 
tamment celles de l'Hydraulic Power Company à Londres, de Birmin- 
gham, Liverpool, Manchester, Hullet Glasgow; celle de Hull remonte à 
l'année 1875. 

11 y a lieu de faire une distinction entre les distributions ci-dessus, dites 
à haute pression, et celles qui peuvent se greffer sur les distributions d'eau 
ordinaires, à pression beaucoup moins élevée; il est évident qu'on peut 
alimenter divers récepteurs hydrauliques [%* fasc), par un réseau de 
canalisations dépendant d'une usine élévatoire, mais il n'y a guère de 
différence entre ces machines et celles qui sont alimentées par des chu- 
tes naturelles. Parmi les distributions de ce genre, la plus remarquable 
est celle établie par la municipalité de Genève et qui a pour objet d'uti- 



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30 CANALISATION 

liser la force motrice des eaux du Rhône (Voir W. C. Unwin, ouvrage 
cité). 

1 8. — Rendement. — Le système à haute pression comprend les pom- 
pes de l'usine centrale, un réseau de canalisations, et les opérateurs 
alimentés; chacune de ces trois parties fonctionne avec un certain ren- 
dement, qui peut d'ailleurs varier avec le débit d'énergie. Le rendement 
global est le produit des trois rendements partiels. 

Le rendement des pompes de l'usine centrale peut être fort élevé, les 
pompes à pislonne donnant lieu qu'à des pertes par frottements, étran- 
glements ou fuites, pertes que l'on peut toujours abaisser par des dis- 
positions bien choisies. 

En fait, certaines machines d'usines centrales ont donné en eau refou- 
lée à l'origine de la conduite les 82 % du travail indiqué développé sur 
leurs pistons à vapeur, et il n'est pas difficile d'atteindre ce résultat, 
quoiqu'il soit prudent de compter sur un chiffre plus bas dans des cal- 
culs d'établissement. La perte de 18 % est absorbée par les résistances 
passives du moteur et par les imperfections provenant des pompes. Dans 
les cas les plus favorables, le rendement dynamique du moteur à vapeur 
peut atteindre 0,90, le rendement des pompes seules équivaudrait donc 
au quotient des fractions 0,82 et 0,90, soil 0,91. L'écart entre celte der- 
nière fraction et l'unité est dû au frottement des pistons des pompes, 
aux résistances hydrauliques , et aux fuites (7* fasc. n° 108). 

§i 

OÀNALISATTOH 

19. — Rendement de la canalisation. — Considérons une conduite 
droite cylindrique, de longueur L et de diamètre d ; soient p la pression 
effective à l'origine (pression absolue moins celle de l'atmosphère), Q le 
débit, w la vitesse, T le travail en eau refoulée par seconde à l'origine 
de la conduite. On a : 

T = Q P 

A l'extrémité de la conduite, la pression est réduite àp' par suite des 
frottements, et l'on a, d'après l'expression usuelle suffisamment appro- 
chée de la perle de charge : 



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CANALISATION 31 

b étant un coefficient égal à 0,00028 pour les tuyaux lisses, et à 0,00053 
pour les tuyaux incrustés, tandis que n est le poids spécifique de l'eau. 
Le rendement de la canalisation est ainsi : 

p=£=l— nil,*- 
p <* P 

En remplaçant u en fonction du débit Q et de la section du tuyau, et 
en tenant compte de la relation entre Q et T posée d'abord, il vient : 

Le rendement de la canalisation s'approche donc rapidement de l'unité 
lorsque p et d augmentent, ces quantités étant affectées d'exposants 
élevés ('). 

Pratiquement,' c'est en élevant la pression qu'on agit sur le rendement p, 
parce que les frais d'établissement et de pose des canalisations augmen- 
tent rapidement avec le diamètre; les grosses conduites, dont les joints 
sont plus rigides, sont affectées par les tassements, etc. La pression que 
l'on choisit souvent, à l'exemple de la pratique suivie par la maison 
Armstrong, est celle de 50 atmosphères, mais il existe des exemples de 
pressions doubles. 

Pour L=l .000 mètres, T = 7.800 kilogrammètres par seconde (100 che- 
vaux), p =816. 700 kilogrammes par mètre carré (SOatm.), avec d=0°,lfS0, 
on a, en supposant la conduite incrustée : 

p =1 — 0.0195 = 0.9806 

La perte serait donc d'environ %% par kilomètre. Avec ces données, la 
vitesse dans la conduite est de m ,83 par seconde. Pour une même con- 
duite, la perte augmente comme le carré du travail transmis à l'origine 

1 La perte d'une canalisation hydraulique varie, toutes choses égales, en rai- 
son inverse de la cinquième puissance du diamètre. La perte d'une canalisation 
électrique, pour une tension donnée, varie en raison inverse de la section du 
conducteur, c'est-à-dire du carré de son diamètre s'il est circulaire. La loi des 
résistances est donc tout à l'avantage de la transmission hydraulique. Sur cette 
remarque a été b&sé un système mixte employé & Anvers par P. Van Ryssel- 
berghe, et consistant a remplacer leafeedert électriques par des transmissions 
hydrauliques. Appliqué à un problème où il s'agissait surtout de distribuer du 
courant Ole otrt que pour l'éclairage, le système exigeait malheureusement une 
transformation mécanique supplémentaire; les moteurs hydrauliques â très 
haute pression employés comme réceptrices ont d'ailleurs un rendement mé- 
diocre (38). 



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32 CANALISATION 

(ou comme le carré de la vitesse); ainsi, la canalisation de 0™,150 peut 
transmettre 200 chevaux avec une perle d'environ 8 % par kilomètre, 
résultat encore acceptable si la conduite n'est pas très longue. Dans les 
installations de ports, où la puissance maximum n'es t demandée qu'excep- 
tionnellement, on admet même des vitesses plus grandes. 

Pour conserver aux pertes la même valeur relative dans des canalisa- 
tions de longueur égale, mais servant à transmettre des puissances dif- 
férentes, le terme <P doit varier comme T*, c'est-à-dire que le diamètre 
doit varier un peu moins rapidement que la racine carrée de la puissance. 

Les canalisations ne sont jamais entièrement rectilignes, elles com- 
portent des coudes plus ou moins nombreux; ceux-ci ne donnent lieu 
qu'à une perte relative insignifiante pourvu que le rayon de courbure 
de l'axe soit égal à deux fois au moins le diamètre intérieur du tuyau. 

L'élévation de li pression, imposée par une nécessité de rendement, 
présente des avantages subsidiaires qui sont : la diminution du volume 
d'eau nécessaire, le moindre encombrement des pompes et des accumu- 
lateurs. Pour beaucoup d'opérateurs, et notamment pour les appareils 
de levage, la haute pression réduit le diamètre des pistons et permet de 
les loger dans les arbres avec facilité; il arrive par contre, lorsqu'il 
s'agit d'ascenseurs à action directe, que la section calculée d'après l'effort 
à faire conduit à un piston trop peu résistant pour agir comme pièce 
chargée de bout. 

C'est une juste considération entre l'ensemble des conditions à rem- 
plir qui a fixé à 50 atmosphères la pression généralement admise (voir 
le tableau du n' 30). 

20. — Détails pratiques sur les canalisations. — Les tuyaux princi- 
paux sont en fonte; les diamètres les plus forts qui aient été employés 
sont de 190 millimètres intérieurement (7,5 pouces), ils sont exception- 
nels. Les tuyaux Armstrong sont en longueurs de 2 n ,75 environ ; les dia- 
mètres les plus pratiques sont ceux de 127 millimètres (5 pouces); pour 
80 atmosphères, ils ne pèsent que 350 kilogrammes par tronçon et sont 
maniables; ceux de 152 millimètres (6 pouces), pèsent près de 400 kilo- 
grammes. 

D'après Unwin, l'épaisseur des tuyaux en fonte est donnée, en fonction 
du diamètre et de la pression, par la formule : 

e = 0.0026 p'd + 6.5 



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CANALISATION 



33 



e et d sont en millimètres, p' est en atmosphères ('). 

Les joints sont maintenus au moyen de deux boulons dont le diamètre 
mesuré à l'extérieur du filet est approximativement égal au quart de 
celui du tuyau. 

Les figures 1S à 18 donnent le détail du joint d'après Unwin, les cotes 
sont en fonction de l'épaisseur du tuyau prise comme module ; les bou- 
lons sont placés sur le diamètre horizontal, ce qui les rend accessibles 
dans les tranchées ou les caniveaux. Les rondelles de joint sont en 
gutta-percha; les joints ainsi disposés ont une légère flexibilité dans le 
sens vertical. 




Fig. 15 a 18. 

En dessous de 50 millimètres, les tuyaux sont en acier étiré. Par 
exception, on a employé des tuyaux en acier de fort diamètre pour les 
conduites principales (conduites de 300 millimètres en acier Mannesman à 

1. Voici quelques renseignements sur les conduites Ellington de la station 
centrale de Glasgow, fonctionnant à la pression de 76 atmosphères {Engg., 
UM-t-SB). 



Diimèira intérieur 


Epaisseur 

millimètres 


Longueur 


Poids 

ti Ingram m os 


Prix. p. 1000 k. 
en 1893 


Diamètre 


Po*» 


Millimètres 


deux boulons 
millimètre* 






41.3 


2.7*8 


690 


120 


58.9 


6 


162 


38 




641 


122 




6 


127 


31.7 




379 








103 


28.6 




278 


126 




8 


76 


22.2 




161 






2 


51 


15.9 


1.82» 


57 


ISS 


25.4 



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34 CANALISATION 

brides rapportées delà Compagnie Hydro-Électrique, à Anvers). Ces tuyaux 
sont beaucoup plus minces, mais pour cette raison même, ils subissent 
une réduction de résistance beaucoup plus forte par l'oxydation. 

Les conduites Armstrong ont été légèrement modifiées par M. Elling- 
ton dans le réseau de Londres ; les brides sont reportées en arrière de 
l'extrémité, ce qui, parait-il, diminue le nombre des ruptures aux collets, 
les boulons sont donc allongés (Engg. t 1895-2-361). 



21. — Précautions contre la congélation. — Pour les installations en 
plein air, les canalisations doivent être logées dans des caniveaux ou 
dans des tranchées à 1"',20 en dessous du sol; (à Anvers, la conduite 
principale du quai de l'Escaut est logée dans un caniveau ménagé dans 
la retraite supérieure du grand mur de quai). Les endroits qui restent 
exposés sont les prises qui émergent au-dessus du sol, la tuyauterie 
des grues, et même les cylindres, qu'il faut avoir soin de vider la nuit 
par les fortes gelées. 

Divers moyens peuvent encore être employés concurremment : 

1° Entretenir dans la conduite générale un certain débit pendant la 
nuit, en faisant fonctionner les machines de l'usine centrale à allure 
ralentie, et en ouvrant des robinets aux extrémités ; 

3° Faire usage d'eau légèrement échauffée; les pompes de pression 
aspirent l'eau d'un réservoir placé au-dessus des chaudières, où elle est 
d'abord élevée par une pompe nourricière actionnée par la machine 
même. Cette disposition a encore l'avantage de précipiter les dépôts et 
les matières sableuses qui ne peuvent être introduits dans la canalisa- 
tion, parce qu'ils usent les soupapes, et do fournir l'eau en charge aux 
pompes principales, ce qui prévient l'introduction de l'air par les bour- 
rages. 

On préconise aussi l'emploi des eaux de décharge du condenseur de 
la machine motrice. 

3° On éviterait la congélation par l'emploi d'un mélange de glycérine 
et d'eau. D'après Robinson, l'addition d'une partie de glycérine pour 
4 parties d'eau retarde la congélation jusqu'à 25 degrés centigrades en 
dessous de zéro; la proportion pourrait descendre àl de glycérine pour 
300 d'eau, lorsque le froid n'est pas rigoureux. 

Ce système n'est possible qu'avec une canalisation de retour qui com- 
plète le circuit et qui permet d'employer indéfiniment le même liquide. 



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USINES CENTRALES 38 

Le prix des conduites eut donc à peu près doublé, et le système ne parait 
applicable qu'à des circuits peu étendus. 

La glycérine a été employée aux appareils de manœuvre du ponton 
d'accostage de Seacombe Ferry, en Angleterre, et dans les installations 
de manœuvre des écluses du canal de la Baltique {Engg., 189S-2-23S) ; on 
en fait usage aussi dans des réseaux partiels aux ports de Brème et 
d'Amsterdam {'). 

4° On peut enfin pour des installations peu étendues, entourer la 
canalisation principale d'une gaine en tôle rectangulaire parcourue par 
une tuyauterie de vapeur de faible diamètre ; ce moyen est d'une effica- 
cité absolue, il est surtout applicable au cas où les canalisations sont au- 
dessus du sol et doivent longer des estacades, franchir des ponts, etc. 

Les accidents dus à la congélation sont assez rares. Pendant l'hiver 
rigoureux de 1894, quatre pistons de levage et un cylindre d'orientation 
ont été brisés au port d'Anvers, sur un nombre total de 87 grues. Dans 
le même hiver, M. Ellington rapporte que le sol a été gelé à Londres 
sur une profondeur de m ,90, et qu'il y a eu en tout 5 ou 6 cas de rup- 
tures dans le réseau très étendu de l'Hydraulic Power Company; sur 
les quais de la Tamise, les ruptures semblent avoir été produites par 
une contraction de la conduite due à l'abaissement de la température. 
Ce réseau est alimenté par de l'eau légèrement échauffée, la circulation 
y est maintenue en cas de gelée, lorsque la consommation s'arrête. 

Usines centrales 

23. — Pompes. — La maison Armstrong a créé pour cet usage spé- 
cial les pompes différentielles (7™ rase., n° 17) avec piston plein et 
plongeur combinés. Ce type de pompes présente l'avantage d'être à 
double effet, bien qu'il ne nécessite que deux soupapes. Le piston pré- 
sente une garniture en cuir embouti, le corps de pompe est revêtu d'un 
fourreau en bronze de même que le plongeur. Des robinets pour le 
départ de l'air sont placés au-dessus du corps de pompe et à ses deux 

1. Pour les appareils de manœuvre des vannes et portes d'écluse à Bougivai, 
on emploie aussi la glycérine. On préconise dans le même but le chlorure de 
magnésium à raison de 6 a 8 kilogrammes par mètre cube d'eau, mais bien 
gue cette matière soit & très bas prix, tandis que la glycérine coûte 1 fr.25 le 
kilogramme, cette dernière est préférée parce qu'elle n'encrasse pas les sou- 
papes et qu'elle exerce un effet lubrifiant sur les pistons (Portefeuille de» M., 
188», pi. 18 à 50). 



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36 



USINES CENTRALES 



extrémités (fig. 19 et 20); l'air emprisonné diminue le rendement volu- 
métrique des pompes, parce qu'il se détend et se comprime alternative- 
ment comme dans un compresseur. À ce point de vue il est utile, comme 
nous l'avons vu au numéro précédent (2°), de donner l'eau en charge aux 
pompes de pression. 

La pompe Armstrong est souvent employée, mais lorsque la place ne 
fait pas défau t on peut prendre la pompe à deux plongeurs de diamètres 
différents (pompe B — b, T" fasc, n° 13), qui présente l'avantage de 
n'avoir que des garnitures visibles, à travers lesquelles les fuites s'ac- 
cusent. 

Bien que les deux soupapes a et r soient rigoureusement suffisantes 
pour le fonctionnement, il est indispensable de placer entre les pompes 
et l'accumulateur une soupape de retenue S, pour pouvoir visiter le 
piston et les soupapes sans vider l'accumulateur. Cette soupape est encore 






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0SINES CENTRALES 




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38 USINES CENTRALES 

nécessaire dans le cas le plus ordinaire où deux pompes étant conjuguées, 
on veut pouvoir en arrêter une sans interrompre le fonctionnement. 
Dans ce but, les pompes doivent aussi pouvoir être isolées du coté de 
l'aspiration. 

33. — Commande des pompes. — Dans les petites jus lallations d'ate- 
liers, les pompes peuvent dépendre d'une transmission; dans ce cas, 
l'accumulateur arrivé au sommet de sa course agit sur une fourche qui 
fait passer la courroie sur une poulie folle; lorsqu'il commence à redes- 
cendre, le mouvement inverse remet les pompes en train. 

Le cas le plus ordinaire est celui où les pompes sont actionnées direc- 
tement par machines à vapeur. Les nécessités de la remise en train 
automatique imposent l'emploi de deux cylindres au moins, soit sim- 
plement conjugués, soit fonctionnant en compound, avec les artifices 
de distribution qui seront indiqués plus loin. Les machines verticales, 
qui sont peu encombrantes, sont en faveur dans les grandes stations 
centrales anglaises ; les figures 21 et 22 représentent l'un des groupes 
de 200 chevaux de l'usine de Glasgow ; ces machines sont à triple expan- 
sion avec coudes à 120 degrés; les tiges de piston actionnent directe- 
ment trois pompes à pistons plongeurs à simple effet, ayant la même 
course que les pistons à vapeur (610 millimètres); les bielles sont à fourche, 
de manière à éviter les corps de pompes ; ces machines sont dans de 
bonnes conditions de marche à 60 révolutions par minute {Engg., 1894-2- 
33). Elles sont à condensation par surface et peuvent aussi échapper à 
l'air libre ; l'installation doit comprendre 8 groupes semblables disposés 
en deux rangées; les groupes refoulent dans les mêmes conduites, 
mais ils peuvent être isolés. 

On a construit aussi un grand nombre de machines similaires à trois 
cylindres, mais à double expansion, comprenant un cylindre à haute 
pression placé entre deux cylindres détendeurs. 

Les machines horizontales peuvent être du système compound à 
cylindres placés côte à côte, le volant étant entre les bâtis; il existe 
aussi des machines comprenant deux groupes de cylindres tandem con- 
jugués. Le type le plus usuel comprend des pompes placées derrière les 
cylindres et actionnées par les prolongements des tiges : les pompes 
sont alors entreloisées avec les cylindres (fig. 19-20), les manchons 
d'assemblage des tiges sont guidés sur ces entretoises el actionnent 



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USINES CENTRALES 39 

les pompes à air et de circulation dans le cas où l'on condense par 
surface ('). 

La Compagnie Hydro-Électrique d'Anvers a installé des pompes à 
soupapes commandées de Riedler actionnées par des machines com- 
pound du système Sulzer, chaque groupe peut développer 500 chevaux 
environ à l'allure de 80 tours par minute; cette puissance est exception- 
nelle pour les installations de l'espèce. 

24. — Dispositifs de réglage et de remise en train des moteurs. — La 
capacité limitée des accumula- 
teurs oblige â régler l'allure des 
machines d'après la consom- 
mation ; celle-ci peut être nulle 
ou insignifiante à certains mo- 
ments et atteindre un maximum 
quelques minutes après, lorsque 
les opérateurs desservis ne sont 
pas très nombreux ; dans le 
cas contraire, les variations ne 
sont pas aussi brusques, à cause 
de la compensation qui s'établit 
forcément dans les besoins d'un 
très grand nombre de consom- 
mateurs ; néanmoins, l'allure 
des machines doit toujours être 
réglée automatiquement. 

Le moyen généralement em- 
ployé que nous allons décrire 
convient aux moteurs de tous 
systèmes. L'accumulateur A en 
arrivant au sommet desacourse, 
étrangle la prise de vapeur T Fig. 23 

1 Voir diverses machines et les renseignements sur leur fonctionnement dans 
la publication Engineering, et notamment : 1834-9-99 (London H. P. C°), 86-1-170 
Millwall docks], 94-1-544 (petite pompeusoa WoolvicU), 95-1-784 et 818 (maciiines 
du canal de la Baltique par Hoppo), 9M-69] (compound Worthington des éléva- 
teurs du tunnel de Glasgow) 96-S-SBl et 40ï (article très documenté par H. Elling- 
ton sifr les grandes stations centrales anglaises). 

Voir aussi les machines compound actionnant des pompes a double plongeur 
ordinaires établies à la gare Saint-Lazare (Portefeuille de» M., 1893, pi. 5 a8). 
Les pompes sont détaillées dans le môme recueil, 1891, pi. 33 et S*. 




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40 USINES CBMTKALES 

(fig. 28}, au moyen d'un modérateur à papillon v, ou de tout autre 
système équilibré ; les renvois se font par chaîne maintenue en tension 
par le contrepoids p ; l'action du poids P est toujours prépondérante, il 
maintient donc le modérateur ouvert jusqu'au moment où le butoir 
placé sur la caisse de l'accumulateur vient le soulever. 

Lorsque la consommation est plus faible que le débit, et que par ce 
fait l'accumulateur monte, le système ralentit la marche des machines 
jusqu'au moment où le débit est égal à la consommation; un nouveau 
régime s'établit ainsi jusqu'au moment où la demande d'eau varie dans 
un sens ou dans l'autre. Si la consommation cesse complètement, le 
système prend la position représentée en pointillé et les machines s'ar- 
rêtent. 

Lorsque la consommation reprend, le modérateur s'ouvre à nouveau, 
et moyennant certaines précautions, la remise en train est automatique. 

L'arrêt total présente des inconvénients lorsqu'il se prolonge, à 
cause des condensations qui peuvent amener des coups d'eau au dé- 
part. 11 est plus pratique de laisser tourner les machines très lente- 
ment, même si la consommation s'annule ; il suffit à cette fin de créer 
une légère fuite lorsque l'accumulateur est au sommet de sa course ; 
le même butoir soulève par des renvois une soupape de décharge S 
placée sur la conduite de pression e e et maintenue fermée par un 
contrepoids; la fuite cesse lorsque la consommation devient supé- 
rieure à celle des machines à allure très ralentie ('). 

11 est d'ailleurs toujours nécessaire d'établir un dispositif analogue 
par mesure de sécurité, car la commande du modérateur peut se trou- 
ver en défaut par suite de fuites ou d'autres dérangements, l'accumu- 
lateur continuerait à monter si l'on ne donnait pas une issue à l'eau 
refoulée (27). 

On peut aussi régler la longueur de la chaîne c de manière à réaliser 
l'arrêt des machines au sommet de la course ; le dispositif de sûreté 
n'entre alors en jeu que si le modérateur est en défaut, mais comme 
nous l'avons dit plus haut, à part les difficultés qui peuvent provenir 
des condensations dans les tuyaux, les chapelles et les cylindres, le mo- 
teur doit se remettre en train automatiquement. 

Avec les dispositifs qui viennent d'être décrits, il est nécessaire que le 

1. Voir Ad. Ernst. Die Hebeseage, 3° édition, p. 660, où diverses soupapes de 
sûreté sont décrites. 

Voir aussi les liaisons établies entre les accumulateurs et les machines à 
l'installation de la gai e Saint-Lazare {Portefeuille de» M., 1892, p], 3 et 4). 



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USINES CENTRALES 41 

moteur se remette de lui-même en marche quelle que soit la position 
dans laquelle il se trouve arrêté; le moteur à deux cylindres indé- 
pendants conjugés sur des manivelles à angle droit satisfait à cette 
condition, pourvu que la fraction d'admission soit prolongée aux deux 
cylindres au delà de 0,50. Ce mode de fonctionnement serait toutefois 
peu économique en marche normale, on a donc recours à divers artifices 
pour bénéficier de la détente. 

Premier moyen. — Dans le cas où l'on fait usage de la distribution 
Meyer (S* fasc. n° 84), les tasseaux de détente sont percés d'un petit 
orifice qui suffit à prolonger l'admission jusqu'à la limite que lui 
donne le tiroir principal; la pression qui s'établit ainsi dans le cylindre 
est la même que celle de la conduite de vapeur lorsque la machine 
eat à l'arrêt, et qu'elle est sur le point de démarrer ; lorsque la pleine 
marche est rétablie, ces ouvertures des tasseaux n'ont d'autre effet 
que de créer une admission directe à pression très réduite qui relève 
la courbe de détente. Ce moyen est d'une application très simple, il 
n'exige aucun mécanisme supplémentaire. 

Dans les usines hydrauliques du canal de la Baltique, la maison 
Iloppe a employé le système qui vient d'être décrit, mais avec une glis- 
sière recouvrant les orifices percés dans les tasseaux, qui ont 3 milli- 
mètres de diamètre seulement. Lorsque les machines se ralentissent en 
dessous de la vitesse de 17 tours par minute, un régulateur spécial 
ouvre la glissière et vice versa; au-dessus de 17 tours la glissière est 
fermée, et le régulateur fonctionne à la manière ordinaire .en limitant 
la vitesse maximum. l 

Deuxième moyen. — Ce moyen, employé à Brème par la maison 
Luther ('), consiste à relier aux mouvements de l'acccumulateur la 
tige filetée qui commande les tasseaux de la distribution Meyer. A 
cette fin, l'accumulateur lorsqu'il arrive vers le haut de sa course, 
commande par renvois un petit arbre disposé sur la machine ; celui-ci 
actionne à la fois le papillon modérateur au moyen d'une vis tangente 
et d'un secteur denté, en même temps qu'il est lié par une paire d'en- 
grenages coniques avec la tige filetée des tasseaux. 11 en résulte que 
l'accumulateur en montant au delà d'une certaine position étrangle 
le modérateur et rapproche les tasseaux de manière à augmenter l'in- 
troduction jusqu'à son extrême limite. Lorsque la dépense d'eau 

i. Voir Ad. Emit, ouvrage cité, p. 651, 



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42 USINES CBMTHALES 

reprend, l'accumulateur descend, le papillon s'ouvre légèrement, la 
machine démarre, puisque le mécanisme de détente est virtuellement 
supprimé; l'accumulateur continuant à descendre, l'introduction se 
réduit pour la marche normale. 

Troisième moyen. — L'accumulateur n'agit pas sur la distribution 
proprement dite, mais il étrangle la prise de vapeur à la manière ordi- 
naire; la machine se ralentissant, un régulateur centrifuge commande 
par un relais hydraulique la tige filetée des tasseaux de la distribution 
Meyer; il ouvre à cet effet une petite valve qui admet la pression d'eau 
sur un plongeur toujours chargé. Ce système est employé aux machines 
des docks de Millwall à Londres (Engg., 1886-1-470). 

Quatrième moyen. — Pour les machines compound, les systèmes pré- 
cédemment décrits sont insuffisants ; le démarrage se produisant tou- 
jours en pleine charge, tes conditions sont à peu près les mêmes que 
dans les locomotives. Il se fait donc une admission de vapeur directe 
au receiver lorsque l'accumulateur arrive au sommet de sa course ; elle 
reste inopérante tant que le modérateur est fermé. Aussitôt que l'accu- 
mulateur descend, le modérateur s'ouvre et alimente à la fois le cylin- 
dre à haute pression et le réservoir intermédiaire 

Cinquième moyen. — Lorsque les machines sont à condensation, ce 
qui est généralement le cas pour les puissances assez importantes, on 
peut faciliter le démarrage en maintenant le vide au condenseur pen- 
dant l'arrêt au moyen d'une pompe à air indépendante. D'ailleurs le 
condenseur à injection, lorsque la pompe à air dépend de la machine 
principale, serait sujet à s'engorger, c'est pourquoi on emploie souvent 
la condensation par surface, abstraction faite de toute autre raison ; 
dans ce dernier cas les pompes à air et de circulation peuvent être 
mues par la machine, mais en cas d'arrêt prolongé le vide ne se main- 
tient pas et ne peut aider au démarrage. H existe de nombreux exemples 
de condenseur à surface avec pompes actionnées par un moteur indé- 
pendant maintenu constamment en marche (usine sud du port d'Anvers, 
canal de la Baltique). On a aussi quelquefois adopté une solution 
mixte, en maintenant la circulation constamment en activité, tandis 
que la pompe à air dépend de la machine; le vide s'entretient ainsi 
pendant assez longtemps, et il se rétablit très vite après l'arrêt parce 
que le condenseur est toujours froid. 

Les machines motrices sont souvent munies d'un régulateur dont la 



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0SINES CENTRALES 43 

fonction est de limiter la vitesse en cas d'une rupture de conduite 
entre les pompes et l'accumulateur (voir également plus haut, 2" et 3* 
moyens); mais le régulateur peut aussi être employé d'une manière 
systématique pour réaliser une vitesse variable d'après la position de 
l'accumulateur; ce régulateur d'un genre spécial agit constamment sur 
la distribution, .mais la liaison entre son manchon et le système de ré- 
glage proprement dit est modifiée par l'accumulateur. Tel est le sys- 
tème R. Dinglinger ('), dans lequel un piston hydraulique agit sur l'ar- 
ticulation du bras dépendant du manchon du régulateur. La machine 
tourne à 60 révolutions tant que l'accumulateur est dans la moitié in- 
férieure de sa course ; cette vitesse est réduite à iS tours dans la moi- 
tié supérieure. Ce système est évidemment préférable à celui de la 
marche intermittente ordinaire, mais il entraine une assez grande 
complication. 

25. — Commande des pompes par moteur à gaz. — Quelques sta- 
tions hydrauliques importantes sont actionnées par moteurs à gaz 
(Stuttgard, Birmingham, etc.). Les difficultés de démarrage spéciales à 
ces moteurs ainsi que leur vitesse de régime généralement voisine de 
200 tours exigent qu'une transmission par courroie soit interposée 
entre le moteur et la pompe. 

Le réglage peut se faire de deux manières, mais le moteur est main- 
tenu constamment en marche. Le premier moyen consiste à faire passer 
la courroie sur une poulie follelorsquei'accumulateur arrive vers le haut 
de sa course ('), et à la faire revenir sur la poulie âxe lorsqu'il descend. 

Le second moyen est d'une application plus facile ; les pompes elles- 
mêmes sont toujours en marche à vitesse constante, mais l'accumu- 
lateur en montant arrête leur débit, soit en agissant sur la soupape 
d'aspiration qu'il maintient soulevée, soit en établissant une communi- 
cation entre les deux corps de pompe lorsqu'on fait usage du système 
à deux plongeurs de même diamètre. Ce dernier moyen est d'ailleurs 
fréquemment employé dans les pompes ordinaires mues par moteurs à 
vapeur pour la facilité du démarrage ; un tuyau muni d'une valve établit 
la communication entre les deux corps ; en ouvrant la valve on sup- 
prime le refoulement dans la conduite, et aussitôt que le démarrage est 
opéré on referme la valve lentement. 

t. Voirai. Emet, ouvrage cité, p. 651. 

2. Dinglinger a employé une sorte de servo-moteur hydraulique pour action- 
ner la courroie; voir Ermi ouvrage cité, page 655. 



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44 USINES CENTRALES 

Dans le cas qui nous occupe, c'est l'accumulateur qui, par un renvoi de 
tringles, agit sur la valve ; il peut le faire plus ou moins brusquement, 
et si la mise en action ne correspond pas exactement à l'un des points 
morts, il peut en résulter un coup de bélier (7° fasc). Ce système de 
mise en train est néanmoins appliqué avec succès à Birmingham 
(Engg., 1892-1-196), ou trois moteurs à gaz actionnent autant de groupes 
de pompes foulant dans les mêmes conduites; lorsque l'accumulateur 
en montant arrive à 1*,80 environ du sommet de sa course, il renverse 
au moyen d'une came un levier à contrepoids assez semblable aux 
leviers d'aiguillage des chemins de fer; le mouvement de ce levier est 
renvoyé par une cordelette métallique à la soupape à commander. Si 
l'accumulateur continue à monter, il rencontre à 0'\45 plus haut un 
système analogue, qui supprime l'action du second groupe de pompes, 
et finalement, à o, ,43 plus haut encore, le dernier groupe est rendu 
inactif et tout refoulement cesse, bien que les machines et les pistons 
continuent à fonctionner. Lorsque l'accumulateur descend, il remet 
successivement en action les trois groupes. 

26. — Réglage par plusieurs accumulateurs. — Les accumulateurs 
ont des dimensions limitées ; dans les stations importantes on en em- 
ploie deux montés sur la même conduite, et dont les capacités s'ajou- 
tent; s'ils étaient chargés de la même manière et s'ils donnaient lieu 
aux mêmes frottements, leurs mouvements seraient identiques, mais on 
ne peut compter sur cette identité absolue. On prend donc le parti de 
charger les pistons inégalement; à Birmingham, la différence est 
de 2.500 kilogrammes pour des plongeurs ayant. 437 millimètres de dia- 
mètre ; l'accumulateur le moins chargé se lève d'abord jusqu'au sommet 
de sa course, où il est arrêté contre ses butoirs, puis, l'accumulateur 
le moins chargé se lève à son tour et règle la machine par l'un des 
moyens examinés aux numéros 24 et 25. II résulte de cet état de choses 
que l'accumulateur le moins chargé est presque toujours rempli, les 
variations ordinaires entre le refoulement et la dépense étant prises 
par l'autre ; ce n'est que lorsque la demande devient très grande que 
l'accumulateur le moins chargé quitte ses butoirs. 

M. Westphal, ingénieur de la maison Hoppe, a résolu le problème 
d'une manière différente aux usines du canal de la Baltique. La diffé- 
rence de poids des accumulateurs est calculée de manière à ce que le 
plus lourd commence à se lever avant que l'autre n'atteigne sa limite 



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USINES CENTRALES 48 

de course. C'est encore le piston le plus chargé qui règle les machines, 
et qui les modère au moyen d'une tringle agissant sur la distribution, 
mais lorsqu'il descend, cette tringle est soutenue par une cataracte et 
descend plus lentement que l'accumulateur, dont la course est ainsi 
augmentée suffisamment pour que le piston le moins chargé puisse 
descendre à son tour. 

37. — Accumulateurs. — Lesdimensions des accumulateurs résultent 
de l'étude que l'on peut faire a priori des variations les plus grandes 
qui se produisent dans la dépense d'eau : mais ces variations ne sont 
pas toujours faciles à prévoir, et l'on devra souvent procéder par com- 
paraison avec des usines existantes plus ou moins analogues. On n'a 
pas dépassé à notre connaissance 0°',60 pour le diamètre du plongeur 
(Hambourg), et la course de 12 mètres environ (40 pieds), réalisée à 
Liverppol est tout à fait exceptionnelle. On peut considérer comme 
pratiques pour les grands accumulateurs le diamètre, de 0'",50 environ 
et la course de 6 à 7 mètres. 

Les figures 24 à 27 représentent sommairement l'installation des deux 
accumulateurs jumelés de l'usine de Birmingham, qui peuvent être 
considérés comme des types normaux ('). 

Le cylindre est en fonte coulé d'une pièce, de même que le plongeur; 
celui-ci étant en compression, peut avoir moins d'épaisseur. Le piston 
est coiffé d'un chapeau en fonte auquel est suspendue, au moyen de 
huit boulons terminés par des pattes d'attache, la caisse en tôle 
contenant un contrepoids formé de gueuses de fonte ou d'autres 
matières pondéreuses. Un lit en charpente placé sur la fondation est 
destiné à supporter cette caisse lorsque l'accumulateur est vide. 

H importe d'assurer le guidage vertical et d'établir des arrêts limitant 
la course. L'accumulateur est monté dans une tour en maçonnerie 
armée de deux pièces verticales en bois ancrées dans les murs et dis- 
posées de manière à ne pouvoir se soulever (ftg. 25). Ces pièces sont 
entretoisées au sommet par un massif en bois composé pour résister à 
la flexion et qui sert d'arrêt au piston de l'accumulateur. Les guides sont 
formés par des fers d'angle entre lesquels sont engagés des patins rivés 
sur l'enveloppe de la caisse (fig. 26). Dans l'appareil représenté, tout 
soulèvement excessif est encore prévenu par divers dispositifs de sûreté; 

1. Voir aussi les accumulateurs de' la Station centrale de Glascow, Engg., 
ISH-2-33, et ceux de la gare Saint-Lazare, dont le contrepoids est formé de 
disques eu fonte (Portefeuille des M., 1S89, pi. 1 et 2). 



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USINES CENTRALES 47 

ainsi, le chapeau en fonte du piston porte quatre tiges pendantes dont 
la longueur est réglée par des écrous, et qui passent dans des oreilles 
renforcées du collet terminant le cylindre. Dans la marche normale, ce 
sont ces tiges qui limitent la course du plongeur le moins chargé, avant 
que les dispositifs' de sûreté dont il va être question ne puissent fonc- 
tionner. 

Outre la soupape actionnée par l'accumulateur dont il a été question 
au n° 24, on peut encore placer une soupape de sûreté automatique, et 
enfin, on prévoit le cas où tous ces moyens viendraient à faire défaut 
en creusant des cannelures longitudinales à la base du plongeur (flg. 26); 
lorsque le plongeur est à l'extrême limite de sa course, l'eau trouve 
une issue par ces canaux et la levée est arrêtée. 

Il est évident que lorsqu'on emploie deux accumulateurs, c'est le plus 
chargé seulement qui doit déterminer la mise en action des moyens de 
sûreté indiqués ici comme précaution extrême. 

Le bourrage du cylindre se fait au moyen de tresses de chanvre 
graissées ; le cuir embouti n'est employé que pour les petits accumu- 
lateurs spéciaux à pression très élevée. Il faut pouvoir assurer le départ 
de l'air lors du premier remplissage ; on place à cette fin à la partie supé- 
rieure de la chambre entourant le plongeur, le robinet a (n'y. 26). 

Les connexions doivent être disposées de manière à assurer le service 
avec l'un quelconque des accumulateurs seulement; dans les distri- 
butions publiques, la conduite de pression est dédoublée et forme un 
ou plusieurs circuits; il est possible ainsi de continuer à desservir le 
réseau en cas d'accident sur un point. La figure 24 représente la dispo- 
sition appliquée à Birmingham avec deux conduites, et qui satisfait aux 
multiples conditions suivantes : 

Les deux conduites fonctionnent avec les deux accumulateurs ou avec 
l'un quelconque de ceux-ci. L'une des conduites fonctionne avec les deux 
accumulateurs ou avec l'un quelconque de ceux-ci. 

Les connexions des pompes avec les conduites permettent aussi de 
diriger le refoulement dans les deux à la fois ou dans l'une d'elles seu- 
lement. 

Dans le cas d'une seule conduite avec un seul accumulateur, le 
tuyautage est simplifié, mais on doit avoir soin d'établir aussi des valves 
d'arrêt qui permettent de vider la conduite, l'accumulateur restant plein, 
ou vice versa; on doit aussi pouvoir isoler les pompes sans vider l'ac- 
cumulateur et la canalisation. 



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48 USINES CENTRALES 

28. — Accumulateurs pour pressions très élevées. — Pour les ri- 
veuses hydrauliques, Tweddell emploie 
l'accumulateur à pistou différentiel (fig. 
38) ; le piston est fixe et forme en même 
temps le guide sur lequel se meut le cy- 
lindre chargé de son contrepoids; il 
traverse le cylindre de part en part, 
mais présente des diamètres différents 
aux deux extrémités, de sorte qu'il équi- 
vaut à un piston unique ayant la section 
annulaire correspondant a la différence 
des deux plongeurs. La capacité de l'ac- 
cumulateur est évidemment très réduite. 
On a fait usage également pour les 
pressions ordinaires, d'accumulateurs à 
cylindre renversé, qui diffèrent de l'ap- 
pareil Tweddell en ce que le cylindre est 
fermé à sa partie supérieure ; le contre- 
poids est alors guidé à la manière ordi- 
naire, le plongeur est fixe, et un canal se 
trouve ménagé dans toute sa longueur 
pour l'arrivée et le départ de l'eau. Ce 
type est toutefois peu répandu. 

29. — Accumulateurs à contrepoids de 
vapeur ou d'air comprimé. — Le contre- 
poids est encombrant, et son emploi n'est 
pas toujours possible, notamment abord 
des navires, où il exigerait en outre un 
guidage important. M. Andrew Betts Browna imaginé pour les applications 
à la marine un accumulateur dans lequel le contrepoids est remplacé par 
un piston de grand diamètre sur lequel agit la pression de la vapeur ('). 
Cet appareil est employé en Amérique par Reynolds dans les installa- 
tions d'ascenseurs; il est représenté par la figure 29. La vapeur vient 
des chaudières par la conduite a, qui se prolonge vers les machines 
jumelles attaquant les pompes par le branchement b ; elle agit donc 
constamment sur le piston P, qui est lié directement au plongeur hy- 

I. Htjdraulic Machinera on Ship-board, Engg.,\%U-\-'S3,l. 



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USINES CENTRALES 




draulique. La face inférieure du piston P est en communication per- 
manente avec le condenseur de la 
pompeuse. 

Le réglage se fait ici d'une manière s 
très simple : le piston P en arrivant 
au sommet de sa course ferme l'en- 
trée de la vapeur dans le tuyau b, et 
arrête les pompes ; c'est cette position 
d'arrêt qui est dessinée dans la figure. 
L'appareil peut aussi être disposé 
horizontalement, puisque la gravité 
n'y exerce qu'un effet presque nul. 

Le bon ionctionnement dépend beau- 
coup de la garniture du piston à va- 
peur qui, dans les accumulateurs Rey- 
nolds, est faite au moyen d'un anneau 
en asbesle serré entre deux bagues 
de cuivre rouge. 

Le défaut de l'accumulateur à con- 
trepoids de vapeur réside dans les 
condensations importantes auxquelles 
il doit donner lieu, et dans les fuites 
de piston. Le contrepoids à air com- 
primé de Proelt et Seelhoff (') n'a pas 
ces inconvénients. Il présente une 
certaine analogie avec le précédent, 
mais la vapeur est remplacée par de 
l'air comprimé contenu dans le com- Fi ** 39 

parliment supérieur du cylindre renversé; pour éviter que la pres- 
sion n'augmente dans une trop forte mesure lorsque le piston est 
au sommet de sa course, la capacité réservée à l'air comprimé est 
agrandie au moyen d'un réservoir en tôle suspendu dans le plongeur 
hydraulique, et au moyen d'un second réservoir extérieur. La garniture 
du piston à air est constamment noyée sous une couche de glycérine ou 
d'huile. La pression de l'air peut être réglée comme on veut, il n'est 




1. Ernât ouvrage cité, page 647. Cet accumulateur est construit par Breuer, 
Schumacher et Cie & Kalk, près Cologne. 



ÏRASSM1B*. i 



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50 USINES CENTRALES 

donc pas nécessaire de donner au piston à air u 
supérieur à celui du plongeur. 

Théoriquement, l'accumulateur à contrepoi< 
simple réservoir d'air placé sur la conduite d'eau 
aux cloches d'air des pompes; mais on sait ç 
l'eau sous l'influence des fortes pressions (7" 1 
nécessité de séparer les deux fluides au moyen 

L'accumulateur à pression d'air est assez r> 
sements métallurgiques d'Allemagne pour acl 
outils telles que cisailles, riveuses, etc., il est & 
une pression de 75 atmosphères. Pour les app 
réservoir d'air peut être constitué par des U 
diamètre. 

30. — Données sur quelques stations centrait 
extraites en grande partie d'un mémoire prést 



Canal. 



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USINES CENTRALES 



:;i 



génieurs -Mécaniciens de Londres par M. Ellington, qui possède une 
compétence spéciale en la matière {Engg., 1895-3-362). (') 

Les stations centrales d'environ 1.200 chevaux paraissent les plus 
économiques au point de vue des frais d'exploitation par mètre cube 
d'eau foulée. La figure 30 représente le plan général de l'usine de Man- 
chester, prévue pour 6 groupes de machines verticales de 200 chevaux 
chacun, analogues â celles des figures 21 et 22; quatre groupes seu- 
lement étaient établis à la fin de l'année 1893. 




Fig. M 



Les figures 31 et 32 donnent les canalisations de Glasgow et de Man- 
chester; ces réseaux comprennent quatre conduites de départ disposées 
en circuits; des valves d'arrêt sont placées à 400 mètres de distance 
environ (figures 33 et 34) ; des soupapes de choc chargées au moyen de 
ressorts sont placées de pari et d'autre des valves d'arrêt. La disposi- 

1. Voir aussi W. C. l'ntein, ouvrage cité au u" 5. 



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Usines Centrales 



lion des circuits permet d'isoler tout tronçon dans lequel une réfection 
ou rétablissement d'une nouvelle prise d'eau serait nécessaire sans ih- 




Fig. 33 et 31 

terruplion du service sur les autres points. M. Ellington résume dans le 
tableau ci-annexé les principales stations publiques existantes en 1895. 

L'une des questions les moins bien résolues est le contrôle de la 
quantité d'eau dépensée par chaque abonné. Deux systèmes sont en 
usage : on peut mesurer le débit sur la prise d'eau à haute pression ou 
sur la décharge ; le premier système est le moins pratique, parce que 
les compteurs doivent résister à la pression maximum, ils doivent donc 
être solides, et en cas de dérangement ils mettent le récepteur momen- 
tanément hors de service; on a donc plutôt pris le$arti de mesurer 
l'eau de décharge. Dans la distribution de Londres, M. Ellington em- 
ploie le compteur Parkinson, qui présente la plus grande analogie avec 
les compteurs à gaz; on emploie aussi le compteur Kent à capsulisme, 
mais on lui reproche de ne pas enregistrer les débits très faibles. 

Pour éviter les pertes d'eau, il faut surveiller avec grand soin les 
débits totalisés des compteurs, et le volume pompé à la station centrale 
obtenu par les compteurs de tours des machines ; c'est par ce moyen 
qu'on peut se rendre compte des fuites ou des irrégularités. Le rapport 
entre le débit mesuré chez les consommateurs et la quantité refoulée est 
toujours nécessairement inférieur à l'unité, mais il a atteint la va- 
leur 0,92 à Londres pour une moyenne de 10 années; à Liverpool, il a 
atteint 0,93 pour une moyenne portant sur 5 années. Les pertes corn- 
prennent l'eau refoulée pendant les nuits de forte gelée pour entretenir 
le mouvement et retarder la congélation. 



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USINES CENTRALES 



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USINES CENTRALES 



Le partage de la puissance en unités d'environ 200 chevaux se justifie 
par les grandes variations du débit horaire ; la figure 35 donne les fluc- 
tuations de la consommation à Londres, le 8 novembre 1894; on y constate 
que le maximum du débit n'est maintenu que pendant deux heures par 
jour, et qu'à nul moment de la journée ou de la nuit la demande ne 
cesse tout à fait. 



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Midi 

Fig. 35 



En totalisant le volume refoulé pendant toute l'année et en le com- 
parant au débit maximum dont les machines sont capables, on obtient 
un coefficient ou facteur de charge, qui s'est élevé à Londres, dans ces 
dernières années, à 33 %. 

Le prix de revient de l'eau sous pression, comprenant le charbon, 
l'eau, les salaires payés à la station centrale et l'entretien des machines, 
est de 12 centimes en moyenne par mètre cube refoulé à 51 atmo- 
sphères; ce prix s'est abaissé à 9,3 centimes pour la station de Wapping, 
où il a été le plus bas. 

M. Ellington donne comme point de comparaison les prix de revient 
de la Compagnie Hydro-Electrique d'Anvers, qui sont de 7,25 centimes 
en janvier, et de 8,25 centimes en avril, mais ne comprennent pas les 
frais de direction, l'enlèvement des cendres, l'eau, ni l'entretien des 
machines. 

A Anvers, pendant l'année 1889, les deux usines hydrauliques du port 
ont refoulé 652.520 mètres cubes d'eau, dont le prix de revient a été de 
12 centimes par mètre cube; le combustible et le graissage figurent dans 
ce total pour 8 centimes. 

Dans les petites installations, les dépenses s'élèvent par suite de 



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MACHINES RECEPTRICES 



causes diverses ; une aciérie de Leeds évalue à 39 centimes par mètre 
cube le prix de revient de l'eau portée à 47 atmosphères ('). 



§ 111 



MACHINES RECEPTRICES 



31. — Divers genres de machines réceptrices. — Les dispositions des 
machines réceptrices sont motivées par la nature des opérateurs à com- 
mander. Lorsqu'il s'agit de machines-outils et d'appareils de levage, 
l'eau agît directement sur un, piston, dont la course est au besoin multi- 
pliée par des combinaisons de poulies; cette forme de récepteur est 
donc très simple, nous en verrons des exemples dans l'étude des ap- 
pareils de levage. 

Lorsqu'il s'agit d'obtenir un mouvement de rotation, on emploie gé- 
néralement les moteurs à pistons (2 U fasc chap. 111, et en particulier 
n" 108), dont Armstrong a créé plusieurs modèles, devenus classiques 
pour actionner des cabestans, des ponts tournants, etc. 

Ces moteurs ne sont applicables qu'à des vitesses assez lentes, parce 
que la haute pression exclut l'emploi des réservoirs d'air, et qu'il faut 
néanmoins éviter les coups de bélier. Pour une marche rapide, il y 
aurait d'ailleurs de fortes pertes de charge dans les orifices de distri- 
bution. 

Les machines à piston, lorsqu'elles fonctionnent à charge variable, 
ont le défaut de consommer la même quantité d'eau qu'à pleine charge ; 
le réglage ne peut se faire que par étranglement de la prise d'eau, c'est- 
à-dire en réduisant la pression. Les correctifs imaginés par Hastie, 
Rigg, etc. (2* fasc, n° 110), outre qu'ils ne remplissent qu'imparfaite- 
ment le but, ne sont pas applicables à tous les cas. 

On peut dire qu'il n'existe pas de récepteur à rotation satisfaisant pour 
l'utilisation de l'eau sous pression très élevée, aussi cet agent de distri- 
bution n'est pas employé pour mouvoir des usines et reste confiné à 
certains opérateurs spéciaux. 

1. L'eau bous pression est vendue a Londres d'après un tarif qui décroît 
depuis 2 fr. 11 jusqu'à fr. 78 par mètre cube lorsque la consommation trimes- 
trielle s'élève de 18 a 1 360 mètres cubes {Portefeuille des M., 1692, col. 'J. r >). 



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56 MACHINES RÉCEPTRICES 

Les turbines ont été appliquées avec succès à des chutes naturelles 
très élevées, mais qui sont encore loin d'atteindre les hauteurs d'environ 
SOO mètres des distributions à haute pression. 

Jusqu'ici, la seule application importante des turbines à l'utilisation 
d'une pression de 50 atmosphères a été faite par la Compagnie Hydro- 
Electrique d'Anvers (voir la note du n" 19). 

M. Ellington rapporte que l'on a essayé en Angleterre la roue Pelton 
avec un certain succès; d'après une expérience qu'il cite, une roue 
de 457 millimètres de diamètre, alimentée par un ajutage distributeur 
de 4,5 millimètres, et tournant à 1.600 révolutions par minute, a déve- 
loppé une puissance de 6,88 chevaux avec 0,675 de rendement ; ce chiffre 
s'entend du rapport entre le travail évalué sur l'arbre et le travail absolu 
de l'eau avant son entrée au moteur; la pression était de 49 atmosphères. 

32, — Turbines. — Les turbines employées à Anvers pour actionner 
principalement des dynamos sont du système Girard à arbre horizontal; 
la roue est formée d'un disque dont le bord est entaillé à la fraise, de 
manière à laisser en relief les cloisons qui constituent les aubes, puis 
un anneau est rapporté à l'extérieur ; la roue appartient donc au système 
axial. L'appareil injecteur est formé d'ajutages en nombre réduit placés 
sous un angle convenable. 

Le moteur ainsi obtenu ne se distingue des turbines ordinaires que 
par les dimensions très réduites de ses canaux et de ses aubes, il est 
d'une grande simplicité, et sa vitesse le rend très peu encombrant. Cette 
vitesse convient d'ailleurs pour l'attaque des dynamos par couplage direct 
avec l'arbre de la turbine. 

Nous avons fait en 1892, sur deux de ces turbines, une série d'expé- 
riences dans lesquelles l'eau a été mesurée de deux manières : par ori- 
fices en mince paroi calibrés, et par jaugeage direct. Le dispositif du 
frein, composé de deux sangles symétriques, était combiné de manière à 
annuler toute réaction sur l'arbre. Les nombres de tours ont été relevés 
au moyen d'un compteur et d'un chronomètre en même temps que les 
charges du frein. Les turbines en essai étaient montées à quelques 
mètres seulement d'un accumulateur toujours chargé, la pression de 
l'eau était de 47 atmosphères (usine des quais à Anvers-Sud). 

Les turbines avaient été construites sur les indications de F. Van Rys- 
selberghe, fondateur de la Compagnie Hydro-Electrique, les aubes étaient 
conformes aux indications de la théorie, c'est-à-dire que t'axe du jet 



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UkC m ES RÉCEPTRICIS 87 

moteur était dirigé suivant la bissectrice de l'angle d'entrée. Voici quel- 
ques extraits des résultats obtenus : 

Diamètre de la roue sur l'axe dna canaux. . . . 680 millimètres. 

Diamètre des jets au nombre de deux 4 > 

Tours par minute .' . 1.168 

Pression de l'en à l'entrée 47 ntm. 

Puissance mesurée an frein 7.36 cheranx. 

> absolue de l'enù 11.32 > 

Rendement mécanique de la turbine 0.66 

Une deuxième expérience dans des conditions semblables, mais avec 
la vitesse de 1.209 tours, légèrement supérieure à la précédente, a 
donné un rendement de 0,67. 

Un troisième essai a été fait sur le même appareil au moyen d e jets de 
diamètres décroissants pour déterminer la dépense d'eau à vide; nous 
avons trouvé qu'un seul ajutage n'ayant qu'un millimètre d'ouverture 
était encore un peu trop fort pour maintenir la vitesse de régime des 
expériences en charge, c'est-à-dire que nous avons dû agir légèrement 
sur une des sangles du frein . La vitesse de 1.242 tours par minute obtenue 
dans ces conditions a entraîné une dépense d'eau correspondant à 
i°M5, évaluée en puissance absolue; la dépense était de 0,178 litre par 
seconde. 

Avec deux ajutages d'un millimètre, la puissance au frein a été de 
l e M8 pour 1.098 tours par minute; le rendement mécanique a été de 
0,511 

Plusieurs essais ont encore été faits au moyen de deux ajutages de 
3 millimètres; à la vitesse de 1.103 tours, la puissance au freina été de 
3*19, et le rendement de 0.551. 

Il est à remarquer que par suite de la disposition axiale, la réaction 
(2* tasc, n° 39), amenait sur l'épaulement de l'arbre une pression que 
l'on peut calculer et qui avait les valeurs suivantes : 

Essai à ride, un orifice de 1 millimètre 3 k S5 

— deux orifices de 1 millimètre .... 6.70 

— deux orifices de i millimètres .... 33.00 

On aurait pu, en employant des dispositions mécaniques convenables, 
réduire le frottement dû à celte réaction. La roue Pelton, dont les aubes 
sont symétriques par rapport à l'arête d'entrée, ne donne lieu à aucune 
réaction suivant l'axe. 



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58 MACHINES RÉCEPTRICES 

Une autre turbine du même type, mais de tracé un peu différent, a été 
accouplée à une dynamo; elle était munie d'un régulateur à boules à 
axe horizontal avec ressort antagoniste ; les mouvements du manchon 
déterminaient l'embrayage avec deux cônes de friction commandant un 
petit registre agissant sur la section du jet; les orifices entièrement 
ouverts avaient une section rectangulaire de 4x5 millimètres. Ces expé- 
riences avaient surtout pour but de déterminer dans quelle mesure les 
variations de la charge pouvaient affecter le rendement; les résultats 
trouvés ont confirmé ceux des expériences au frein. 

Pour la pression utilisée, la vitesse théorique de la veine injectée 
était de 97 m ,50, et la vitesse circonférentielle de la roue aurait dû être 
de 53 n ,60 pour réaliser le maximum d'effet, la vitesse de rotation cor- 
respondante est de i .500 tours ; mais ce calcul ne suppose aucune réduc- 
tion de vitesse de la veine par suite des frottements, il est donc probable 
que la vitesse de 1.200 tours ne s'écartait pas beaucoup de celle donnant 
le maximum de rendement ('). 

Il résulte de ces essais qu'on peut atteindre pratiquement un rende- 
ment de 65 % dans l'emploi de l'eau à 50 atmosphères actionnant des 
turbines. Ce rendement, insuffisant peut-être pour motiver une généra- 
lisation de l'eau comme agent de transmission lorsque le but principal 
est de fournir l'énergie électrique, parait au contraire satisfaisant pour 
les applications isolées. Disons cependant que d'assez grandes difficultés 
ont été éprouvées pour éviter une usure rapide des ajutages et des aubes 
dans une marche continue et industrielle. 

1. M. Râteau {Reçue de mécanique, août 1898 page 159) montre que la courbe 
des rendements à allure variable sur une même liauteur de chute est une para- 
bole; les vitesses de nos expériences correspondent it une ordonnée qui ne dif- 
fère que.de S °' du rendement maximum. 



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Transmission par l'air comprimé. 



33. — Notice historique (')■ — On fait remonter à Papin l'idée de l'em- 
ploi de l'air comprimé comme agent de transport de l'énergie ; ce n'est 
qu'en 1810, puis en 1827, que Medhurst fit des tentatives pour l'applica- 
tion de l'air au transport, sans toutefois aboutir à rien de pratique. 
Clegg et Samuda réalisèrent en 1838 l'idée de Medhurst, et établirent, le 
célèbre chemin de fer atmosphérique de Saint-Germain depuis long- 
temps démonté. L'idée du transport pneumatique a été reprise avec suc- 
cès par Galy-Cazalat et a été appliquée pour la transmission des dépè- 
ches successivement à Londres en 1888, à Berlin en 1863, à PaiÏ3enl866, 
mais il ne s'agit là que d'une application très spéciale ('). 

Andraud et Tessié du Motay inventent en 1838 la locomotion à air 
comprimé (*), qui ne s'est toutefois développée que beaucoup plus tard ; 
la ligne de Courbevoie à l'Etoile date de 1 875-76, les tramways de Nantes 
de 1879. 

L'idée de se servir de l'air comprimé comme fluide transmetteur du 
travail ne se trouve pas à proprement parier dans la locomotion, où l'on 
utilise avant tout l'accumulation d'énergie due àlacompressibililé.mais 
elle remonte plutôt à l'emploi qui en a été fait lors du percement du 
Uont-Cenis pour actionnera distance des machines perforatrices. Lors- 
que les travaux de ce tunnel étaient déjà entamés, Maus avait eu l'idée 
de recueillir la force motrice des chutes d'eau disponibles aux têtes et 
de la transmettre par cables télédynamiques jusqu'aux fronts d'attaque; 

1. RacMmann, ouvrage cité, t. III p. lies et t. IV p. 59g et 763. 

S. Latimer Clark avait établi en 1853-54, entre Kuslou et le General l'ost 
Office de Londres, un tube de l",37 dediametre pour la transmission de paquets 
postaux au moyen de petits wagons munis d'un piston; les postes pneuma- 
tiques modernes n'ont que des réseaux de diamètre beaucoup plus petit. 

î. La Traction mécanique, par A. Barbet, Reçue de mécanique, novembre 
1897. 



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60 AIR COMPRIMÉ 

l'établissement de ces câbles eut été impossible, mais l'air comprimé 
fournit la véritable solution pratique du problème, il parait établi que 
Colladon, de Genève, avait présenté à l'État Sarde, en 1852, un ensem- 
ble de dispositions relatives à l'emploi de l'air comprimé, comprenant la 
description de pompes de compression avec refroidissement par injec- 
tion. En 1853, Sommeiller Grantis et Gratoni font breveter un bélier 
compresseur actionné directement par colonne d'eau ; plusieurs appa- 
reils de ce système, installés à Modane et à Bardonnèche, devaient four- 
nir l'air comprimé aux deux têtes du tunnel ; ils ont été démontés sans 
avoir pu rendre aucun service ('); ils ont été remplacés par le compres- 
seur à colonnes liquides de Sommeiller, breveté en 1860. Cet appareil, 
sorti en réalité de la collaboration prêtée à l'inventeur par la Société 
Cockerill et en particulier par U. Kraft, a rendu les plus grands services 
pour l'achèvement du premier tunnel percé sous les Alpes ('). 




Fig. 3G 

1. Cet appareil agissait comme le bélier hydraulique ordinaire (7* rasa., n« 
H6), sauf que la soupape généralement automatique de celui-ci était manœu- 
vrée par une petite machine à colonne d'eau. Le retrait de la colonne apiès 
le coup de bélier déterminait l'aspiration de l'air, et la force vive de la colonne 
au coup suivant était employée a effectuer le travail de compression et le refou- 
lement dans la canalisation. 

Cette idée a été reprise plus récemment par Pearsal [Vnvia. ouvrage cité, 
p. 183); enfin', un autre mode de compression directe imaginé par Tayior est 
signalé comme ayant reçu deux applications au Canada (Engg., 1S98-1-563). 

2. Ce premier compresseur est décrit dans le Portefeuille det machines, 1862, 
pi. 1 à, 4, il était actionné par des roues hydrauliques. 



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C01IPRESSKUH3 



61 



L'importance des colonnes liquides condamnaient le compresseur 
Sommeiller à une marcbe lente qui le rendait encombrant et peu propre 
à être commandé par turbines ou par machines à vapeur; il est resté 
assez longtemps eu usage sous la forme de la figure 36 ; l'air est aspiré 
par les soupapes latérales a, et refoulé par celles établies en r au som- 
met des colonnes C et C\ 

L'emploi de l'eau comme intermédiaire entre le piston et l'air se jus- 
tifie par plusieurs raisons : le refroidissement nécessaire pour rappro- 
cher la courbe de compression de la loi isothermique, la suppression de 
l'espace nuisible, et enfin la réduction des fuites de piston. Pour attein- 
dre le but, une petite quantité d'eau doit être admise pour faire le plein; 
elle est distribuée par une canalisation spéciale aux deux auges qui en- 
tourent les soupapes d'aspiration. L'excès d'eau est refoulé dans la con- 
duite et est extrait par des purgeurs placés au bas des réservoirs. Ces 
premiers compresseurs ont servi de point de départ à de nombreuses 
modifications. 



COMPRESSEURS 



34. — Théorie des compresseurs ■ — Envisageons d'abord un cylindre 
sans espace nuisible, et supposons que les soupapes d'aspiration et de 
refoulement ne donnent lieu à aucune perle de charge ; supposons de plus 
que le volume du réservoir soit infini. L'aspiration se fait à la pression 
atmosphérique suivant la ligne Ail du diagramme (fig. 37), la loi de 
compression BC est influencée 
par la quantité de chaleur enle- 
vée pendant l'opération. Comme 
les moyens réfrigérants se résu- 
ment à l'emploi de l'eau à la tem- 
pérature ambiante, et que, d'au- 
tre part, la suppression de tout 
refroidissement extérieur laisse 
subsister l'action des parois, la "•• 37 

.ligne de compression BC est comprise entre l'isothermique BC a) et l'adia- 




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62 » COMPRESSEURS 

batiqaeBC,. Dans le premier cas, la température serait constante et 
égale à celle de l'air aspiré ; dans le second cas, elle augmenterait avec 
le taux de la compression suivant une loi connue. Nous rappelons ici 
les résultats trouvés dans le troisième fascicule (n** 14 et 15} l'air ou le 
gaz étant supposés secs. 

Désignons par p t v t et t, la pression, le volume etla température au com- 
mencement de la compression; par p.w, la pression et le volume à la fin 
de la compression isotliermique ; par p et v la pression et le volume 
pour un point intermédiaire quelconque ; on a pour l'équation de la loi 
de compression : 

pr=p l vi=p 1 r, 

pour la chaleur à enlever : 

q = ( a +t,)(C- c)i„£* 
Pi 

pour le travail à dépenser," représenté sur le diagramme par 6BC c„ ou 
par ABC D : 

ou, en désignant par n le taux delà compression, c'est-à-dire le rapport 
de la pression finale p, à la pression initiale jp, : 
Tli = P* v, U n 

Pour la compression adiabatique BC„ on a pour l'équation de la 

courbe : 

„ J - -, „ ? 
pv — p, V, 

i étant le rapport des chaleurs spécifiques à pression constante et à 
volume constant, qui peut être pris égal à 1,41. 

La température t,h la fin de la compression est ici donnée en fonction 
du volume v', ou de la pression p, par les relations : 

« + <■ \o'J \PlJ 

Le travail ABG.D esl donné par : 

ï<* =:r=Tï (F. "'.-J>i»i> 



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COMPRESSEES 



Comme l'air reprend la température ambiante après son refoulement 
dans les réservoirs, l'effet obtenu est indépendant de la loi de compres- 
sion ; il y a intérêt, pour dépenser le moins de travail possible, à réali- 
ser la compression isothermique . Le rapport entre les travaux T„ d et T„ 
est donc intéressant à considérer, il a pour valeur : 



- 1 



T„ T — 1 U » 

Pratiquement, laloi décompression est toujours donnée par une équa- 
tion de la forme : 

p p* = Pl Pl * 

k ayant une valeur comprise entre 1 et y ; et le travail dépensé pour 
l'aspiration, la compression et le refoulement est alors donné par l'ex- 
pression : 



•=^*„(.^-0 



On peut chercher la valeur du rapport de T à T,, pour différentes va- 
leurs de n, en donnant à k des valeurs comprises entre 1 (compression 
isothermique) et ? (compression adiabatique). On obtient ainsi le tableau 
suivant : 







1 










1 


U 


T„ rf 




fc = 1.2 




k — 1.8 


IV» 


2 


1.065 




1.085 


1 11 


4 


1.120 




1.170 


1.28 


6 


1.160 




1.230 


1.80 


8 


1.188 




1.280 


1.88 


10 


1.210 




1.810 


1.42 



Le travail de la compression isothermique ABC„I) représente le mini- 
mum de la dépense possible, c'est le travail utilement employé pour la 



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64 



COMPRESSEURS 



compression ; le travail de la compression adiabatique ABC,D est au con- 
traire un maximum qui n'est jamais atteint en supposant négligées tou- 
tes les autres causes de perte ; le rapport de ce travail à celui de la corn- 
pression isothermique s'élève avec le taux de compression, c'est-à-dire 
que l'emploi des moyens réfrigérants s'impose d'autant plus que la com- 
pression est plus élevée. 



35. — Influence de l'espace nuisible. — Supposons qu'un volume v„ 
non parcouru par le piston, soit ajouté au cylindre (fig. 38) ; à la fin du 
refoulement, ce volume reste rempli. d'air à la pression maximum, qui 
se détend pendant la course d'aspiration du piston. L'aspiration ne com- 
mence en réalité qu'au point A, lorsque la pression de l'air détendu 
n'est plus supérieure à la pression atmosphérique. L'effet de l'espace 
nuisible est donc de diminuer la capacité d'aspiration du compresseur. 
Si l'on suppose que l'exposant est le même pour la loi de détente DA 
et pour la compression BC, il est facile de démontrer que le travail dé- 
pensé ABCD est le même que 
pour un compresseur sans es- 
pace nuisible qui comprimerait 
à la même pression, et dont le 
diagramme serait ooCD; les abs- 
cisses comprises entre les cour- 
bes BC et bC seraient égales à 
celles comprises entre AD et 
àD ; le volume aspiré ab serait 
égal à AB. Théoriquement, l'es- 
pace nuisible ne diminue pas le 
rendement mécanique du com- 
presseur; cependant, comme 
Fig, 3g les résistances passives augmen- 

tent nécessairement avec le volume du cylindre, on doit autant que pos- 
sible chercher à le réduire. 

L'espace nuisible limite la pression maximum qui peut être réalisée ; 
car prolongeons la ligne de compression BC jusqu'au point E, et suppo- 
sons que la pression d'emmagasinage dans le réservoir soit celle cor- 
respondante à ce point. Dans ce cas, il n'y aura plus d'aspiration, puis- 
que la loi de délente pendant la course directe du piston est EB et que 
la pression atmosphérique ne sera atteinte qu'à l'extrémité de la course. 




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03 

Soit y ia pression atteinte au point E ; on aura, si k est l'exposant de 
la courbe de compression, et si on continue à désigner par », le volume 
parcouru par le piston pendant toute sa course : 

3/» t *=p,(r l + r e )* 

En désignant par m le rapport de l'espace nuisible v« au volume v, 
engendré par le piston, on a : 






Pour un même espace nuisible, la pression qu'il est possible d'attein- 
dre avec un compresseur s'élève avec l'exposant k delà loi de compres- 
sion. Pour la même valeur de l'exposant k, la pression limite s'élève 
lorsque l'espace nuisible diminue. 

Pour la compression isothermique, k = 1, et l'on a : 






La pression effective à la fin de la compression est l'excès de y sur la 
pression p,, dans le cas de la compression iso thermique, elle est donnée 
par : 

Si on suppose que p t est la pression. atmosphérique, et que y — p est 
exprimé en atmosphères, on voit que la pression effective qui peut être 
atteinte à la fin de la compression est donnée par l'inverse du rapport 
m, c'est-à-dire qu'on ne pourra réaliser par la compresssion isother- 
mique une pression effective supérieure à 8, 9, 10 atmosphères, avec 

111 
un espace nuisible atteignant j=, ^, -r? duvolume engendré par le piston. 

Indépendamment de son influence sur le volume du cylindre com- 
presseur et sur les résistances passives, l'espace nuisible limite donc le 
taux de la compression qu'il est possible d'atteindre, et il y a tout avan- 
tage à le réduire. Son volume se compose du jeu nécessaire à fond de 
course entre le piston et les couvercles, ainsi que des creux qu'il n'est 
pas toujours possible d'éviter dans la disposition des soupapes. 

ta compression par l'intermédiaire d'une colonne d'eau semble, au 
premier abord, supprimer l'espace nuisible, puisque l'eau peut se mou- 

TU.KSMISB. A r 



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coui'iibssbdbe' 67 

met de leur donner une section convenable. On a été conduit ainsi au 
compresseur réalisé par la Société Humboldt en 1866 et aux formes plus 
ou moins analogues des appareils employés au percement du tunnel de 
PAriberg sers 1880 {Engg., 1881-1-114 el 188B-1-368). Les figures 39à42, 




f\%. il et 42 

empruntées à Engineering, donnent le détail de ces derniers compres- 
seurs, construits sur les plans de H. Stanek par Breitfeld, Danek et C" a 
Prague. La commande se faisait par turbines ; plus tard, des com- 
presseurs du même système ayant 720 millimètres de diamètre de pis- 
ton et 1 mètre de course furent employés, ils étaient actionnés par des 
machines a colonne d'eau de Mayer (2* fasc. n" 113); à la vitesse de 
15 tours par minute (0"\50 de vitesse de piston par seconde) et pour une 
pression effective de 7 atmosphères, l'exposant de la courbe de com- 
pression était del,3 environ; la vitesse pouvait atteindre 27 révolutions. 

M. Hanarle a aussi préconisé depuis longtemps une forme très éva- 
sée des colonnes, concurremment avec d'autres dispositions destinées 
à multiplier les surfaces de contact entre l'eau et l'air ('). 

Les résultats que l'on peut obtenir par ces moyens échappent à tout 
calcul a priori ; la chaleur due au travail de compression se développe 

t. IIcbuc Universelle tiet Mine», 8* série, t. XVI, 1891, p. 113. 



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W- I 



la 
du 



3i,«iz S db, Google 




agiiizsdt, Google 



70 UOMl'HEsSEL'IlS 

par la Société Cockerill sur les données de Dubois et François pour la 
Station de Saint-Fargeau de la Compagnie Popp à Paris ('). 

La disposition générale de la figure 43 était 
conservée, mais avec des colonnes de volume très 
réduit et un espace nuisible limité; les soupa- 



.-t.. ~ uFi|.49 

pes d'aspiration étaient encore solidaires, mais leurs liges entraient 
lélescopiquemenl l'une dans l'autre et étaient sollicitées par un ressort 
à se rapprocher. Les pistons de ces compresseurs avaient 600 millimè- 
tres de diamètre et l in ,200 de course ; ils étaient actionnés à 45 tours par 
minute, soit à une vitesse moyenne de piston de 1™,80 par seconde. 
Riedler donne le diagramme {fig. 49) relevé à 40 tours sur ces compres- 
seurs; la pression effective dans les réservoirs était de 6 atmosphères, 
S, représente le volume d'air effectivement aspiré. La surface de ce dia- 
gramme doit donc être comparée au diagramme théorique de la com- 
pression isolhermique d'un volume d'air égal, soit à abed. Sur la figure 
se trouve aussi tracée la ligne de compression adiabatique du volume 
ad sur lequel la compression est supposée porter; il esta remarquer 
toutefois que celle interprétation n'est pas tout à fait exacte, car il fau- 
drait encore ajouter à ce volume celui de l'espace nuisible vrai ou dis- 
simulé dans l'eau à cause de son pouvoir dissolvant pour l'air. 

Les colonnes ont été supprimées d'une manière plus radicale encore 
dans la plupart des compresseurs, par exemple dans celui de Sautter, 
Lemonnier etC lB (fig. 80 et 51), (d'après M. Dechamps). Le refroidisse- 

1. D'après un important mémoire de M. Dechamps, auquel il sera fait encore 
plusieurs emprunts dans ce qui suit, et qui a été publie dans la Reçue Uni- 
eerselle de» Minet de Liège, t. VIII, 3* série, 1839. 



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COMPRESSEURS 71 

ment se fait ici par une enveloppe d'eau et par trois injecteurs d'eau 




Fig. 61 



pulvérisée sur chacun des fonds ; la figure 52 représente les pulvérisa- 
tours. L'espace nuisible est réduit au minimum par des soins de tracé et 
de construction, les creux réservés vers l'intérieur du cylindre pour le 
fonctionnement des soupapes étant aussi réduits que possible; les 



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COMPRESSEURS 



figures 53 el 54 représentent les soupapes d'asj 
ment ('). 



-JIeeîs; 




Fig. 62 

Enfin, il existe une classe particulière de comp 
le refroidissement se fait uniquement par une c 
l'enveloppe du cylindre, circulation qui est quelq 




Fig. 53 

et au couvercle. Ces appareils sont appelés compresseurs secs ; l'injec- 
tion d'eau dans le cylindre n'est pas possible pour certains gaz, tel est. 



1. Voir les dispositions ingénieuses adoptées par R. Meyet- pour diminuer 
les chocs des soupapes au moyen d'un das'i-pot a air dans les compresseurs 
a grande vitesse, Haeder, Dampfmascklnen 4* édition, p. 501, 



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COMPRESSEURS 13 

pr,r exemple, l'acide sulfureux employé dans les machines frigorifiques 
(3 e fasc); pour les petits compresseurs d'air à grande vitesse, l'injection 
d'eau ne serait pas non plus sans Inconvénients, à cause des chocs aux- 
quels elle pourrait donner lieu dans le passage des points morts, et on 
la supprime le plus souvent. Enfin, certaines applications demandent 
que l'air soit aussi sec que possible, et lorsque la compression se fait en 
présence de l'eau, il est forcément saturé. 

Les compresseurs secs demandent des soins particuliers de graissage 
(Voir n* 40 plus loin). 

37. — Phénomènes accompagnant la compression de l'air humide. — 
L'eau pulvérisée n'est pas introduite d'un coup dans l'air à comprimer, 
l'injection se prolonge pendant la compression même, il serait donc 
assez difficile d'étudier théoriquement la loi de compression réelle ; il est 
néanmoins instructif de résoudre le problème d'une manière approxima- 
tive, en le ramenant à des hypothèses simples. Nous admettons dans ce 
qui suit que l'eau injectée par course double sur une face du piston est 
répartie uniformément au sein de la masse gazeuse au moment où la 
compression commence ; nous supposerons aussi que l'eau prend ins- 
tantanément ta température de l'air. La transformation à étudier est 
donc celle d'un mélange gazeux en présence d'un poids d'eau constant 
partiellement vaporisé, et dont le titre en vapeur est variable. Ce pro- 
blème a été traité ailleurs (3* fasc. n° 56) ('). Nous rappellerons seule- 
ment ici que la loi de Dalton est applicable à la vapeur qui salure l'air, 
c'est-à-dire qu'aux températures croissantes de la compression, la ten- 
sion p de la vapeur s'élève suivant la loi de Regnault. La pression p" de 
l'air est liée a son volume tt et à la température absolue T par l'équation 
fondamentale des gaz : 

p' v = R T 

La pression totale p+p' est celle qu'accuse le diagramme d'indica- 
teur. Pour des pressions croissantes, l'eau en suspension dans (amasse 
d'air est plus ou moins vaporisée, son entropie change ainsi que celle 
de l'air, mais si l'on suppose que les parois sont imperméables à la 
chaleur, l'entropie totale reste constante, ce qui suffit à déterminer le 
problème. 

I. Nous, en avons donné une solution graphique parle diagramme entropique 
[Reçue de Mécanique, avril 1897, p. 330), reproduite dans un tirage à part sous 
le titre : Le Diagramme Entropique, etc., Dunod, 1807, p. 36. 



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74 COMITtESSEUttS 

Après le refoulemcnl, l'air et la vapeur qui le salure ainsi que l'eau 
non vaporisée sont envoyés dans un réservoir pratiquement infini, et 
dont la température est celle de l'atmosphère; le refroidissement 
s'opère donc sous pression constante. Si on considère enfin l'air refroidi, 
il est saturé de vapeur à la même température, donc à la même pression 
qu'au commencement de la compression ; mais son volume étant réduit, 
cet air ne conserve à l'état de vapeur qu'une partie de l'eau qui le satu- 
rait à la pression atmosphérique, le restant est condensé. Ainsi, l'air 
saturé de vapeur d'eau à la pression atmosphérique donne lieu à une 
condensation lorsqu'on le ramène a la température ambiante après la 
compression ; de même, l'air non saturé peut être amené au point de sa- 
turation après qu'il a été comprimé. 

Pour certaines applications, et notamment la poste pneumatique, la 
condensation pourrait former des poches d'eau dans les tuyaux, on a 
soin d'assurer la précipitation de l'eau dans un réfrigérant tubulaire à 
la sortie des compresseurs. 

Application numérique. — On suppose que le kilogramme d'air ren- 
ferme en suspension k ,i25 d'eau à 20 degrés centigrades sous la pres- 
sion atmosphérique normale, soit 10.334 kilogrammes par mèlre carré. 

La tension de la vapeur d'eau à celte température est de : 236 kil. 

La tension de l'air est donc 10.334 — 236, ou : 10.098 » 

Le kilogramme d'air sous cette pression et à 30 degrés a pour volume 
O^^SO; le volume de l'eau est donc ^-r-r de celui de l'air (proportion 
employée dans les compresseurs Sautter, Lemonnier et G*). Pour éva- 
luer le volume de l'air pendant la compression, l'espace occupé par 
l'eau peut être négligé. 

Cela posé, et en admettant les hypothèses faites au commencement 
du n* 37, on trouve que la loi des tensions de la vapeur est donnée par 
lu courbe ab (ilg. 53), tandis que AB figure la loi de compression du 
mélange telle qu'elle serait fournie par un diagramme d'indicateur. 
Tour toute ordonnée telle que mq, mn est la tension de la vapeur, ng 
est la tension propre de l'air. 

L'équation de la ligne AB est donnée avec une grande approximation 

par : 

ppi.n— Constante. 

La loi de l'élévation de la température en fonction de la pression est 
donnée par la courbe tracée à droite du diagramme ; pour une compres- 



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coui'BESSEuns 75 

sion à 13,5 atmosphères absolues (12,5 effectives), l'élévation de tempé- 




rature n'est que de 70 degrés, tandis qu'elle serait de plus de 350 de- 
grés pour la compression adiabatique. 



^igilizedby GOOgle 



76 compresseurs 

Aux diverses pressions, le poids de vapeur qui salure l'air est une 
partie croissante du poids total du fluide aqueux injecté; le diagramme 
dessiné à gauche de la figure indique les poids relatifs de vapeur et 
d'eau. 

Enfin, nous avons tracé les lignes de compression isothermique et 
adiabalique pour le même poids d'air sec qui serait à la pression atmo- 
sphérique normale à l'état initial, et dont le volume serait, par consé- 
quent, un peu plus petit ; ces courbes partent du point A'. 

Lors du refoulement au réservoir, la température initiale étant réta- 
blie, le poids d'eau conservé dans l'air à l'état de vapeur redevient très 
minime (une fraction du poids initial de vapeur égale au rapport du vo- 
lume final au volume aspiré), c'est-à-dire que l'eau injectée se retrouve 
presqu'entièrement précipitée au réservoir. 

On ne devra pas perdre de vue que les résultats donnés ci-dessus 
supposent toutes choses au mieux en admettant que l'eau pulvérisée 
dans la masse prend toujours la température de l'air; d'autre part, ils 
négligent le refroidissement superficiel dû au contact des parois et qui, 
dans certains appareils, est activé par une enveloppe d'eau. 

On conçoit que les conditions du refroidissement étant influencées par 
diverses circonstances, il n'est pas possible de donner des règles abso- 
lues quant à l'exposant de la loi de compression; comme première 
approximation, on pourra cependant admettre l'exposant 1,2 lorsque le 
refroidissement a lieu par une injection d'eau pulvérisée et par une en- 
veloppe ; cet exposan l s'élève pour les compressions rapides ; on pourra 
compter sur la valeur 1,3 dans les compresseurs à colonne d'eau sans 
injection ('). Le rapport du travail à dépenser dans les deux caa au tra- 
vail de la compression isothermique serait donc donné pur les deux pre- 
mières colonnes du tableau du n" 34, mais les rendements pratiques 
s'abaissent par suite d'une nouvelle cause que nous allons examiner. 

38. — Pertes dues aux soupapes. — Les étranglements dus aux sou- 
papes d'aspiration et de refoulement ont pour effet d'abaisser la pression 
d'aspiration en dessous de la pression atmosphérique, et de relever la 
pression de refoulement au-dessus de celle du réservoir ; le diagramme 

1. D'après les expériences de M. Burdy, ingénieur au Creusot, l'exposant 
serait 1.25 pour les compresseurs à injection pulvérisée, et 1.S9 lorsque l'eau 
est introduite en jets {Revue de Mécanique, février 1898, p. Ml). Voir aussi sur ce 
sujet les études de M. Mallard, Bulletin do la Société de l'induttrie Minérale, 
t. XII p. «W (cité par M. Sauvage). 



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COMPRESSEURS 



11 




relevé sur le cylindre à air affecte donc plus ou moins la forme en Irait 
plein de la figure 56; les étrangle- 
ments sont ordinairement moins sen- 
sibles vers les extrémités de la course, 
où la vitesse de piston est plus faible. 
Le relèvement de la pression au com- 
mencement de la période de refou- 
lement sera expliqué à la fin de ce 
numéro. F ' M 

Le travail résistant de l'air sur le pistou compresseur est donné par 
la surface du diagramme, tandis que le volume réellement aspiré ramené 
à la pression atmosphérique est ab. Pour obtenir le rendement de la 
compression, abstraction faite de tout frottement des organes, il faut 
donc prendre le rapport entre le travail à dépenser pour aspirer le vo- 
lume ab à la pression atmosphérique, et le porter suivant la loi isother- 
mique jusqu'à la pression du réservoir ; ceci suppose encore toutefois 
que l'air n'est pas échauffé pendant l'aspiration par le contact des parois. 

L'effet de l'étranglement des soupapes est donné approximativement 
par les surfaces couvertes de hachures ; le retard dans l'ouverture des 
soupapes produit un effet analogue, tandis que le retard dans leur fer- 
meture diminue la capacité du compresseur sans affecter autant le ren- 
dement. Cette remarque s'applique aussi bien aux soupapes d'aspira- 
tion qu'à celles de refoulement. 

A. vitesse égale dans les sections étranglées, les pertes de pression, 
proportionnelles au poids spécifique du fluide, sont beaucoup plus mar- 
quées au refoulement qu'à l'aspiration; mais pour des compressions 
assez élevées, le refoulement ne se produit que pendant une petite frac- 
tion de la course, lorsque la vitesse de piston est déjà ralentie. De plus, 
comme le travail des résistances à l'aspiration se fait sentir pendant 
toute la course, et que la compression à l'entrée diminue la capacité du 
compresseur en reculant le point b vers la gauche, on attache plus de 
prix à avoir des vitesses modérées à l'aspiration qu'au refoulement. Les 
soupapes d'aspiration sont souvent doublées, comme dans le compres- 
seur Sautter (flg. 51 ante). 

D'après M. Dechamps (mémoire cité) il ressort de l'élude desdiagram. 
mes de divers compresseurs que les vitesses moyennes de 30 mètres 
à l'aspiration, et de 55 mètres au refoulement donnent des pertes de 
charge très sensibles; cet ingénieur cite comme particulièrement modé- 



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pes 
ya 



de 
ïils 



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017 cl 1897-1-133) présente aussi des soupapes annuitaires d'aspiration a, 
mais elles sont disposées sur le piston même, qui forme une chambre 
dans laquelle l'air pénètre librement par une fausse lige creuse T. Los 
soupapes de refoulement r sont multiples et placées sur le couvercle. 
Bien que les soupapes d'aspiration ne soient pas commandées, leur 
inertie joue, par suite du mouvement varié du piston, un rôle favorable 
à leur fonctionnement. 



11 convient de signaler ici que la surpression qui s'accuse aux dia- 
grammes au moment de l'ouvertnro des soupapes de refoulement et 
qui va ensuite en décroissant, est due pour une bonne part à l'inertie 
de la colonne refoulée comprise entre le compresseur et le réservoir. On 
améliore cet état de choses en ménageant aussi près que possible du 
cylindre une capacité plus ou inoins grande, qui diminue l'accélération 
de la colonne d'air. 

On accélère assez souvent la chute des soupapes de refoulement au 
moyen de ressorts (flg. 33, 54 et 57 ante), et même au moyen de petits 
pistons à air comprimé (fig. 46 et 48); cette disposition est surtout fa- 
vorable au rendement volumétrique et, dans une mesure moindre et in- 



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80 ( 

directe, au rendement mécanique (voir le compresseur des mines de 
Lens par les usines de Fives-Lille, {Portefeuille des Machines, 1887, 
pi. 23-24). 

39. — Soupapes commandées. — Des considérations analogues à 
celles qui onl été développées à propos des pompes (7* fasc, n' 98) ont 
conduit à substituer aux soupapes automatiques des soupapes à com- 
mande desmodromique, sauf que la question des coups de bélier n'entre 
pas ici en ligne de compte. C'est donc surtout pour éviter le retard à 
l'ouverture et à la fermeture, c'est-à-dire pour augmenter la capacité, 
que l'on a recours à ces soupapes. La commande peut s'appliquer aux 
obturateurs d'entrée seulement, commo dans les compresseurs Riedin- 
ger, où les valves sont du genre Corliss et portent les soupapes de re- 
foulement; d'autres fois, comme l'a fait Riedler aux grands compres- 
seurs de la Compagnie Parisienne, les soupapes s'ouvrent automati- 
quement, mais elles sont fermées au point mort au moyen d'un levier qui 




Pig.S9 

les appuie sur leur siège, et qui est commandé par une came. Dans ces 
compresseurs, les soupapes d'aspiration sont en bronze et s'ouvrent 
vers l'intérieur du cylindre; celles de refoulement sont formées par un 
clapet en caoutchouc comprenant 7 feuilles de toile (fig. 59), dont une 
arête est pincée de manière à co qu'il ait une tendance à s'ouvrir (Zeits- 
chrift V. D. /., 1892, pp. 862 a 864). 

40. — Compresseurs à tiroirs. — Pour les petits compresseurs à 
grande vitesse, on a imaginé de supprimer les soupapes d'aspiration en 
les remplaçant par un tiroir; le même organe pourrait, jusqu'à un cer- 
tain point, tenir lieu de soupapes de refoulement. Le compresseur 
serait assez semblable dans son action à une machine à vapeur fonc- 
tionnant à contre-vapeur (5 8 fasc, n° 65). Toutefois, une modification 
s'impose de prime abord ; le compresseur ainsi disposé aspirerait par 



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82 COMPRESSEURS 

société « le Phénix • pour la poste pneumatique de Bruxelles. Pour 
éviter les fuites qui seraient possibles si les pleins du tiroir avaient 
exactement la largeur des lumières, l'angle de calage porté en arrière 
de la manivelle est un peu plus grand que l'angle droit, les recouvre- 
ments intérieurs sont nuls, el il y a de faibles recouvrements extérieurs ; 
l'ouverture el la fermeture des orifices d'aspiration se font donc avec un 
léger retard (o el f, fig. 60), tandis que le canal de sortie s'ouvre en o' et 
ne se ferme qu'au point mort après refoulement complet. La position o' 
est d'ailleurs à peu près indifférente, puisque c'est la soupape placée 
sur le dos du tiroir qui règle le commencement du refoulement. L'épure 
(flg. 60) est tracée pour la face de gauche du piston. 



Le compresseur Burckhardt et Weiss présente un perfectionnement 
fort ingénieux ayant pour objet de diminuer l'influence de l'espace nui- 
sible, toujours volumineux dans les compresseurs à tiroir. 

Le cylindre et la distribution de cet appareil sont représentés par les 
figures 61 et 62 (d'après le mémoire cité de M. Deehamps) ; le tiroir est 
disposé en principe ainsi qu'il vient d'être expliqué, c'est-à-dire que 
l'aspiration se fait par les arêtes intérieures, et que le refoulement 
s'opère par les canaux extérieurs en franchissant la soupape dorsale P, 
appuyée par un ressort en hélice maintenu par la tige G; la levée de 



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COMPRESSEURS 



la soupape est, de plus, limitée par un butoir élastique formé par une ron- 
delle que presse le ressort intérieur, visible sur la flgure. La particula- 
rité que présente le tiroir consiste en un canal qui fait communiquer 
les deux lumières lorsqu'il est au milieu de sa course et qui s'ouvre un 



tif. «a 
peu avant que cette position soit atteinte, pour se fermer un peu après; 
l'introduction par les arêtes intérieures s'ouvre avec un certain retard 
et se ferme au point mort, il en est de même du refoulement par les 
arêtes extérieures ; las recouvrements extérieurs et intérieurs sont donc 
égaux. 

En appelant c la largeur du petit canal de communication, et t l'angle 
de calage porté en arrière de la manivelle, on voit facilement que la 
distribution obéit à l'épure (fig. 63), et que si l'on suit la face arrière du 
piston, c'est-à-dire celle tournée vers le couvercle plein, on aura les 
phases suivantes à partir du point mort M» : 

M„ 1, Détente très courte de l'air comprimé ae trouvant dans l'espace nuisible. 

1, 2, Communication entre les deux faces, et par conséquent décharge de l'air 

encore comprimé dans l'espace nuisible, sur l'autre face du piston qui a 
commencé la compression au point mort. 

2, 3, Détente, sur la face arrière, de l'air qui reste emprisonné dans le cylindre et 

la lumière à partir de la fermeture du canal de communication . 
3 H, Aspiration 



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COMPRESSEURS 

Commencement de la compression. 

Communication entre tes deux faces, et par conséquent afflux de l'a 

provenant de la décharge de l'espace nuisible de la face avant. 
Compression et refoulement. 




Fig. ( 



at du petit canal de communication est donc de transvaser, au 
ncement de la course aspirante, l'air comprimé de l'espace nui- 
tt de le diriger sur la face comprimante -sans que son travail de 
: soit tout à fait perdu. 11 est à remarquer en effet que s'il s'agis- 
nplement de vider l'espace nuisible, on y arriverait tout aussi 
i diminuant le recouvrement intérieur (voir l'épure et comparer 
Sjure 60). Un autre effet est encore obtenu comparativement au 
isseur à tiroir sans canal qui serait réglé de la même manière, 
.ie le poids d'air sur lequel porte la compression est plus grand 
poids aspiré, et que, par ce fait, le compresseur se comporte au 
.e vue du volume refoulé et de la pression qui peut être atteinte, 
; un cylindre qui aurait le même espace nuisible en valeur abso- 
ais dans lequel le volume initial serait plus grand, ce qui, tout 



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îent l'espace nuisible en valeur 

me hypothétique de la marche 
i. Les phases de la distribution 
en réalité ; la courbe d'indica- 
t un relèvement sensible de la 



Burckhardt et Weiss peut être 
nies ('). 
grande 
e grais- 
aé dans 
Une né- 
narche ; 
iar une 
plement 
i bulles 
le de la 
lite ex- 
la pres- 

*ïg.65 

ême manière (fig. étante), un 
; alternativement par le jeu du 

3 se termine aux deux extrémités 
piston, la communication existe 
ingle parcouru par la manivelle 
fmasehinen, !■ «dit. p. 199). Voir 
i, et une pompe à vide du môme, 
atum, Eng., 1898-1-299. Voir aussi 
, t. 81, 189î, p. 383. 



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COMPRESSEURS 



liroir en communication avec la pression d'aspiration et de refou- 
lement. 

On peut aussi obtenir un bon graissage, à la fois [régulier et écono- 
mique, au moyen des pompes à huile du genre Mollerupt comme celles 
que l'on emploie pour les machines à vapeur. 

Voici, à titre de renseignement, les dimensions et les vitesses des 
compresseurs à tiroirs Burckhardt elWeissjles dimensions se rap- 
portent au piston à air : 





DIAMÈTRE 


COORSE 


TOURS 




milliinèlre» 


millimitrei 


ptr minute 


Type à arbre coudé avec bâti commun 
pour le cylindre à vapeur et le cylindre 
à air, et volant en porte a faux. 


160 

220 
800 
400 


200 
800 
360 
450 


180 
160 
140 
120 


Type à deux bâtis séparés avec volant 
intermédiaire. 


220 

300 
400 
600 
600 


800 
850 
460 
(W0 
700 


160 
140 
120 
100 
80 


Type avec cylindre a air en tandem 

derrière le cylindre a vapeur. 


400 

i 500 

1 600 

700 


400 
500 
600 
700 


180 
110 

100 
80 



e aussi un type actionné par courroie. 



41 . — Remarques pratiques et résultats obtenus. — L'injection d'eau 
dans les compresseurs nuit à la conservation des surfaces frottantes ; il 
ne faut employer à cet usage que de l'eau filtrée, qui peut néanmoins 
encore donner lieu à des dépôts calcaires. Les pistons demandent une 
garniture spéciale. Dubois et François emploient pour leur compresseur 
à injection des cercles en bronze (') qu'ils lubrifient en mélangeant de 
l'eau savonnée à l'eau injectée (Dechamps, mémoire cité). 

La garniture Giffard, du compresseur Sautler, est formée de cercles 
en caoutchouc dont la surface extérieure est vulcanisée, ces bagues 
sont logées dans les rainures du piston; de petits trous font communi- 

1. Les cercles en bronze phosphoreux donnent aussi de bons résultats avec 
des cylindres eu fonte dure dans les compresseurs & injection de la nouvelle 
usine du quai de la Gare, à Paris. 



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COMPRESSEURS 87 

quer chaque rainure avec l'intérieur du cylindre à travers le plateau 
du piston, l'air de la face comprimante exerce sa pression à l'intérieur 
du cercle, et contribue à l'appliquer sur le cylindre ; celle garniture ne 
demande aucun graissage, l'eau d'injection suffit; on la retrouve dans 
le compresseur sec de Burckhardt et Weiss, maïs avec le graissage que 
nous avons décrit. 

Dans les compresseurs secs, l'air peut prendre au refoulement une 
température élevée ; on cite quelques cas d'explosions spontanées de 
ces appareils dus à la formation d'un mélange détonant par les vapeurs 
de l'huile minérale, mélange qui peut s'allumer par la compression. 
Après démontage, on a trouvé dans les chapelles des résidus gras en 
ignition ; d'autres fois, la visite d'une chapelle au moyen d'une lampe 
allumée a produit une détonation ('). 

Il est recommandable, pour cette raison, de nettoyer par intervalles 
les tiroirs des compresseurs à marche rapide. 

D'après les remarques faites précédemment, le travail utile d'un com- 
presseur est le travail de compression isothermique de l'air réellement 
refoulé, depuis la pression atmosphérique jusqu'à la pression du réser- 
voir. Le travail absorbé est celui qui est communiqué à la tige du piston 
à air; il est supérieur au travail utile à cause des frottements orga- 
niques, des perles de charge à l'aspiration et au refoulement, de 
réchauffement de l'air pendant la compression, et des fuites. 

11 est assez difficile, sinon impossible, de mesurer directement le tra- 
vail communiqué au piston à air, tandis qu'il est facile d'évaluer le 
travail indiqué sur les pistons des machines motrices ; ce travail com- 
prend alors les frottements organiques et les autres résistances passives 
du moteur. 

Déplus, on ne peut déduire des diagrammes relevés sur le compres- 
seur à air le poids d'air réellement aspiré ou refoulé, car l'air s'échauffe 
pendant l'aspiration, et le volume s'applique ainsi à un fluide dont le 
poids spécifique n'est pas connu avec précision. D'ailleurs, les fuites 
pendant la compression et le refoulement ne sont pas accusées par l'in- 
dicateur. 

11 ne faut donc accepter que sous réserve les résultats dans lesquels 
le rendement volumétrique n'a pas été déterminé par expérience di- 
recte. 

D'après M. Dechamps, le rapport du travail théorique de compres- 
1. UInduttrie, 5 décembre 1897. 



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gion isuthermique au diagramme relevé sur le compresseur pour le 
même poids d'air est donné, pour quelques systèmes, par le tableau 
suivant: 



NATURE DU COMPRESSEUR 


PRESSION 

offectiis 


RAPPORT 




& atra. 

4.9 

4 

6 

3.21 


0.81 
0.90 
0.84 











MM. Riedler et Gulermulh, à la suite d'expériences faites sur les 
compresseurs de l'usine de Saint-Fargeau t ont déterminé le volume 
d'air comprimé pour une dépense de travail équivalente à un cheval- 
vapeur pendant une heure sur les pistons des machines motrices, l'air 
étant pris à la pression atmosphérique et refoulé à 6 atmosphères de 
pression effective au réservoir, ils ont obtenu 7 M ,5 en moyenne pour 
les compresseurs Sturgeon ou BlanchodL, et 8 ra ',5 pour les compres- 
seurs Dubois et François de la Société Cockerill , ces volumes étant me- 
surés à la pression atmosphérique. Il résulte de ces chiffres que le 
rapport entre le travail utile de la compression isotbermique et le travail 
indiqué de la vapeur était respectivement, dans les deux cas, égal 
à 0,57 et 0,65. Dans les compresseurs Sturgeon, le refroidissement était 
imparfait, et les étranglements aux soupapes étaient très prononcés. Le 
coefficient 0,65 s'appliquerait en marche industrielle à des compresseurs 
et à des machines motrices bien établis. 

42. — Compression étagée, — La compression à deux étages a été 
employée aux chantiers de l'entreprise du Sainl-Gothard pour charger 
à 14 atmosphères les réservoirs des locomotives à air servant au trans- 
port des déblais. Un petit compresseur spécial aspirait l'air à 7 atmo- 
sphères sur le réservoir des compresseurs principaux, et doublait sa 
pression. 

C'est surtout pour les besoins de la locomotion et pour quelques 
autres usages où les pressions d'emmagasinage sont très élevées que 
l'on a eu recours àla compression étagée en deux ou trois phases (com- 
presseurs Mékarski, Brotherhood, etc.). 



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COMPRESSEURS 



M. Riedler a cependant trouvé avantage, pour les grands appareils de 
la Compagnie Parisienne de rair comprimé, à effectuer la compression 
en deux temps, bien que la pression finale ne doive jamais dépasser 8 at- 



Pour atteindre des pressions très élevées, la nécessité de la compres- 
sion étagée résulte de l'influence de l'espace nuisible (35). Pour les 
compressions modérées au contraire, c'est plutôt l'économie de travail 
moteur que Ton poursuit par l'application de ce système. Ajoutons d'ail- 
leurs que lorsqu'il s'agit d'appareils à grande production, oùle fraction- 
nement du cylindre à air s'impose de toutes façons, la compression 
compound n'entraîne aucune complication mécanique, et ne conduit 
pas à des machines plus grandes que la compression ordinaire dans 
deux ou trois cylindres indépendants. 

43. — Théorie des compresseurs étages. — Supposons d'abord que 
l'espace nuisible soit nul, et que toute perle de charge de l'air soit né- 



CpC* — £-?--, 5 




gligée ; la compression dans un seul cylindre de volume DA (fig. 66), 
donnerait le diagramme DADC; DA serait le volume aspiré à chaque 



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W COMPRESSEURS 

course ; AB serait la courbe de compression, toujours comprise entre 
l'isothermique et l'adiabatique, malgré l'emploi des moyens de refroi- 
dissement les plus efficaces. 

Imaginons que la compression s'opère en deux temps par les deux 
cylindres successifs M et N, le cylindre M ayant le même volume que 
celui du compresseur monocylindrique, et aspirant ainsi à chaque 
course le même volume d'air; le cylindre M refoule dans un réservoir Q 
où l'air est refroidi par circulation d'eau ou autrement jusqu'à la tem- 
pérature d'aspiration („; le cylindre N aspire dans ee réservoir et com- 
prime l'air à la pression définitive. 

Traçons par A la courbe isolbennique AB», etportons en FE le volume 
du cylindre N; l'ordonnée de celte ligne représentera la pression abso- 
lue dans le réservoir intermédiaire Q, attendu que lorsque le régime 
est établi, le cylindre N doit aspirer par course un poids d'air égal à 
celui qui est aspiré par M, et que tous les points de la courbe AB se 
rapportent à ce même poids. 

Dans ce fonctionnement compound, les diagrammes des deux opéra- 
tions successives sont DAGF et FEHC. La contraction EG est dueau re- 
froidissement produit dans le réservoir intermédiaire. La somme des 
travaux exercés par les deux pistons est donc plus petite que dans la 
compression par un seul piston pour le même poids d'air et pour la 
même élévation de pression; le bénéfice obtenu est représenté par le 
travail EGBH, qui prend des valeurs variables suivant les lois particu- 
lières auxquelles obéissent les compressions AG, EH, et le volume choisi 
pour le cylindre N. 

On établit facilement que lorsque la compression est adiabalique dans 
chacun des compresseurs, ou lorsqu'elle obéit à la loi pu* = C", A étant 
quelconque, le travail dépensé est minimum lorsqu'il existe entre les 
pressions p , p' et p t , la relation : 



et l'on trouve alors que l'élévation de température est la même dans 
les deux cylindres; on trouve aussi que les travaux effectués par les 
pistons sont égaux. 

Comme la question pratique se complique de divers éléments, on con- 
çoit que cette condition ne doit pas être prise trop rigoureusement; 
elle serait néanmoins approximativement réalisée dans les compresseurs 



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COMPRESSEURS 



91 



compouod de la station centrale de Paris, s'ils fonctionnaient à leur pres- 
sion maximum de 8 atmosphères effectives ; elle l'est aussi dans le com- 
presseur d'essai établi d'abord à l'usine de Saint-Fargeau (') dont 
M. RiecUer donne le diagramme (fi g. 67). La relation ci-dessus s'étend à 




Fig. 67 

la compression à plusieurs étages; on établit que si N est le taux de la 
compression totale, et n, celui de la compression dans chaque cylindre, 
on doit avoir dans le cas de 3 cylindres : 

et ainsi de suite. 

Considérons maintenant l'effet de l'espace nuisible dans le compres- 
seur étage; portons en V, (fig. 68), l'espace nuisible du grand cylindre; 




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92 COMPRESSEURS 

nous obtiendrons pour le diagramme de ce cylindre la figure AGFK, et 
le volume réellement aspiré a la pression atmosphérique, toutes pertes 
de charge étant négligées, sera représenté par KA, alors qu'il serait 
donné par K'A seulement si la compression totale était effectuée par ce 
cylindre seul. Après refroidissement au réservoir intermédiaire, le petit 
cylindre doit aspirer le volume FE, et comme il faut tenir compte de son 
espace nuisible v t , le petit piston devra engendrer un volume égal à FE 
augmenté du volume de délente de v, jusqu'à la pression du réservoir 
intermédiaire; son diagramme sera EHLF. 

Ainsi, le rendement volumétrique du grand cylindre est augmenté; 
mais celui du petit cylindre est également amélioré pour une double 
raison, attendu que le rapport de compression est inférieur au rapport 
total, et que, d'autre part, son espace nuisible est nécessairement 
moindre que celui du cylindre unique du compresseur ordinaire. 

Ces considérations expliquent pourquoi la compression étagée per- 
met d'atteindre des pressions très élevées. En fait, il est aussi facile de 
comprimer à 36 atmosphères au moyen du compresseur compound que 
de comprimera 6 atmosphères par le système ordinaire. 

On comprend, sans qu'il soit nécessaire d'insister, que les raisons dé- 
veloppées plus haut s'appliquent avec plus de force encore à la com- 
pression dans trois cylindres successifs. 

Les deux effets mentionnés, c'est-à-dire le bénéfice dû au refroidisse- 
ment dans le réservoir intermédiaire, et l'augmentation de capacité, 
sont favorables au rendement mécanique, matsparcontre les résistances 
au passage de l'air entre les deux cy- 
lindres exercent une influence dé- 
favorable sur ce rendement. La pres- 
sion au refoulement du grand cylin- 
dre doit être supérieure à la pression 
d'aspiration au cylindre suivant, et 
les deux diagrammes se recouvrent 
partiellement. Cette circonstance n'est 
Fig. ea — - p as accus £ e a ans j a gg Ure 67^ d nl 

les pressions sont à échelle réduite, mais en réalité les courbes d'indi- 
cateur rankinisêes se présentent plus ou moins comme dans la figure 69, 
où la partie couverte de hachures représente une perte de travail spé- 
ciale au compresseur compound. 
Enfin, signalons à l'avantage de la compression étagée les variations 




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COMPRESSEURS 93 

moins grandes du couple résistant qu'ils opposent aux machines mo- 
trices et la diminution des fuites aux pistons et aux soupapes provenant 
de ce que ces organes sont soumis à un régime de pressions plus avan- 
tageux. Ces bénéfices sont du même ordra que ceux que l'on peut 
faire valoir en faveur de la détente multiple dans tes machines motrices. 

44. — Les figures 70 et 71 donnent, d'après M. Riedler, les dispo- 
sitions générales du compresseur compound d'essai appliqué à l'arrière 
d'un moteur à vapeur de la Société Cockerill; les deux cylindres B et II 



Cyt « |* v . 



r^ 



WW//////////M. 




Fig. 71 

ont i m ,090 et 0" , ,670 de diamètre respectivement, la course est de l m ,200; 
les soupapes sont commandées par la distribution. Le cylindre à basse 
pression évacue dans le réservoir Q, refroidi par injection; le cylindre H 
refoule par le raccordement r dans la conduite. La figure 67 donnée 
précédemment représente le diagramme combiné des deux cylindres à 



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COMPRESSEURS 



l'allure de 43 lours. M. Riedler annonce qu'à l'aide de ce compresseur, 
un cheval indiqué sur les pistons à vapeur comprime 10"",4 d'air à une 




pression de 6 atmosphères effectives, ce qui élève le rapport entre le 



^igilizedbv GOOgle 



COMPRESSE DBS 



98 



travail utile de la compression isothermique et le travail indiqué à 0,77 
(comparer aux chiffres donnés au n° 41). 

M. Riedler donne les vues d'ensemble (fig. 72 et 73) de l'un des 
groupes de 2.000 chevaux de l'usine du Quai de la Gare à Paris ('). D'après 
ces figures, on voit que les moteurs à vapeur sont verticaux à triple 
expansion, à trois cylindres h, m, b, et que les compresseurs sont 
montés en tandem au-dessus des cylindres à vapeur, sur lesquels ils 
reposent par des socles en fonte. La distribution aux trois cylindres 
moteurs est commandée par l'arbre a, qui actionne aussi les valves des 
compresseurs au moyen de cames; la figure 59 ante représente un cla- 
pet de refoulement; ceux-ci sont au nombre de deux pour chaque cou- 
vercle; les soupapes d'aspiration, également au nombre de deux pour 
chaque fond, s'ouvrent verticalement. 

Les trois cylindres à air sont disposés de manière à accomplir la 
compression en deux étages; il y a deux cylindres à basse pression à, b„ 
dont les pistons ont l m ,100 de diamètre, et un seul cylindre à haute 
pression A,, de 780 millimètres de diamètre; la course commune est de 
l n ,400. Les dimensions des cylindres à vapeur sont 900, 1.400, 2.000, la 
course étant aussi de i-,400. 

La puissance indiquée développée à 60 tours par minute est de 
2.000 chevaux pour une pression effec- 
tive de 11 kilogr. aux chaudières. 





Fig. 74 



Fig. 75 



1. Voir pour description complote : le Génie civil, t. SI, 1892; Engineering, 
1891-1-298 et 513, 1891-2-313, 1898.2.378. ce dernier article renferma les vues 
d'ensemble des machines; Zeitêckrift des V, D. 1. 1892, p. 821 et 861, articles 
très complets par M, Riedler, comprenant le détail & grande échelle des com- 
presseurs et de leurs soupapes. 

Les compresseurs compound de la Station centrale établie a Offenbach, près 
de Francfort, sont du système Riedinger; ils ont été décrits dans le môme 
recueil, 1892, p. 1449, par M, Gutermuth; cet article relate les résultats détaillés 
faits par M. Schroeter à. différentes allures et différentes pressions. 

M, Riedler donne aussi (1893, p. 1067} une monographie très complète des 
compresseurs américains, accompagnée de bons dessins. 



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Dans la compression à " atmosphères effectives avec une marche à 
60 tours, on a relevé au réservoir intermédiaire la pression de 2,22 at- 
mosphères, les températures étaient de 4°,82 C. à l'aspiration des grands 
cylindres, et de 20",6 G. à la sortie du cylindre à haute pression. L'air 
froid est aspiré à l'extérieur au niveau de la toiture par les piliers creux 
en tûle qui supportent la charpente. 

M. Riedler donne les diagrammes (fig. 74 et 75) obtenus sur ces com- 
presseurs pour la marche à 45 et à 62 tours respectivement, avec des 
compressions à 5,3 et 6 atmosphères effectives, le cheval-heure indiqué 
donnant 12™*,41 d'air comprimé dans le premier cas, et 11 D1, ,54 dans le 
second cas. A Offenbach, les essais de M. Schroeter ont donné par cheval- 
heure indiqué 9"",67, S-'.OS et S"3,78 d'air comprimé à 6.12, 7.62 et 6.10 
atmosphères effectives. 

Comme exemple de compresseur à trois étages, on peut citer celui des 
chemins de fer nogentais, construit en 1897 par le Creusot ('), qui porte 
l'air à la pression de 50 atmosphères ; sa vitesse normale est de 72 tours 
par minute, les cylindres à air à basse et à moyenne pression sont 
montés en tandem derrière les cylindres à vapeur d'une machine hori- 
zontale compound Corliss, tandis que le cylindre à air à haute pression 
est monté en pilon et actionné par un coude placé au milieu de l'arbre; 
le volant est dédoublé. Les dispositions prises pour le refroidissement 
sont très complètes; il y a une injection dans les cylindres à basse et 
moyenne pression par une pompe spéciale ; en outre, les trois cylin- 
dres sont entourés d'enveloppes à circulation continue alimentées 
par un réservoir placé à 10 mètres de hauteur; dans son trajet entre 
deux cylindres conséculifsj l'air passe dans des réfrigérants tubulaires 
qui sont donc au nombre de deux, l'eau de refroidissement est celle qui 
passe d'une enveloppe à l'autre. La garniture du piston de basse pres- 
sion se compose de deux cercles en bronze analogues à ceux des pistons 
suédois; pour les deux autres pistons, il y a trois cercles en ébonite (*). 



1. M. Barbet donne une description détaillée de cet appareil (Revue de Méca- 
nique, février et juin 1898). L'auteur annonce qu'on a obtenu dans ce compres- 
seur 6' ,617 d'air comprimé à 50 atmosphères pour un kilogramme de charbon 
brûlé aux chaudières; comme ce chiffre englobe les rendements des chau- 
dières et du moteur à vapeur, il est impossible d'en déduire aucun résultat 
pour le compresseur. 

2. Voir, dans le même article de M. Barbet, la description du compresseur 
Mékarski, où l'opération se fait en trois fois, mais est partagée entre quatre 
cylindres. M. Dechamps (mémoire cité), donne des détails sur les compresseur? 
compound Mékarski et Ingernoll-Serge&nt. 



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COMPRESSEURS 91 

45. — Remarques sur les pompes à vide. — Les pompes à vide sont 
des appareils qui aspirent à une pression plus ou moins réduite, plus 
faible que la pression atmosphérique, et qui compriment le gaz extrait 
pour le rejeter dans l'atmosphère. Il n'y a donc d'autre différence entre 
une pompe à vide et un compresseur que la valeur absolue des pres- 
sions d'aspiration et de refoulement; le taux de la compression peut y 
être fort élevé, et les mêmes nécessités s'imposent alors de refroidir le 
gaz pendant l'opération et de réduire l'espace nuisible. 

L'ancienne solution imaginée par Babinel pour les pompes pneuma- 
tiques des cabinets de physique, consistait à employer deux cylindres 
égaux fonctionnant ensemble; lorsque la pression était assez réduite 
pour empêcher la levée des soupapes d'aspiration par la détente de l'air 
de l'espace nuisible, l'un des cylindres était employé à vider l'air à la 
pression atmosphérique conSné dans l'espace nuisible de l'autre. Les 
communications multiples rendues nécessaires par les deux modes de 
fonctionnement étaient établies au moyen d'un robinet spécial, dit robi- 
net à double épuisement. 

Une pompe à vide compound permet d'arriver au même résultat en 
fonctionnement continu; supposons, par exemple, que pour chacun des 
cylindres, l'espace nuisible soit le dixième du volume engendré par le 
piston, l'air pourra être raréfié par le jeu des deux cylindres jusqu'à ( tt ) 

ou —d'atmosphère (38) ; pour trois cylindres, la pression pourrait s'abais- 

/ 1 V 1 
ser jusqu'à f—J ou r^rr d'atmosphère, etc.; ceci suppose que dans 

chaque cylindre la compression est isothermique ; en réalité, réchauffe- 
ment abaisserait encore la limite de la dépression qu'il est possible d'at- 
teindre. 

Lorsqu'une pompe à vide commence à fonctionner sur un espace 
rempli d'air à la pression atmosphérique, elle n'effectue qu'un travail 
insignifiant; il en est de même lorsqu'elle arrive à la limite d'extraction 
que lui assigne son espace nuisible. M. Dechamps fait observer que le 
travail maximum est produit pour une pression dans le réservoir égale 
à 0,37 atmosphère, et que les dimensions du cylindre moteur doivent 
être calculées en conséquence. 

46. — Liaison du compresseur avec le moteur. — L'attelage le plus 
simple consiste à monter le compresseur en tandem derrière ou devant 

IBANKM1BB. A DI8TANCB 7 



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M» COMPRESSEURS 

le cylindre à vapeur, en réunissant les deux tiges par un manchon. En 
superposant les diagrammes des travaux moteur et résistant, on remarque 
que ce système exige un lourd volant, surtout s'il doit pouvoir fonction- 
ner à marche ralentie. Cet état de choses s'améliore si la compression 
se fait en deux phases. 

L'espace nuisible du compresseur exerce une influence spéciale sur 
l'état de sollicitation des tiges de piston, delà bielle, des tourillons et 
de l'arbre; en effet, la pression de détente de l'air au commencement 
de la course s'ajoute à l'effort sur le piston à vapeur, maximum pour 
cette position. Lorsque le compresseur est à l'arrière du cylindre à 
vapeur, le renforcement de tous les organes compris entre le piston a 
vapeur et le volant s'impose; lorsque le point d'attaque des bielles est 
placé entre les deux cylindres, la circonstance que nous venons de 
signaler n'exerce son effet que depuis le tourillon du pied des bielles 
jusqu'à l'arbre. 




Flg. 76 et 17 

Le montage en tandem est de règle lorsque le moteur à vapeur com- 
prend deux manivelles calées à angle droit; les figures 76 et 77 repré- 
sentent les dispositions générales d'une machine de compression d'en- 
viron 400 chevaux, de la Société Cockerill. 



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CANALISATIONS 99 

Pour les petits compresseurs, le système le plus usité consiste à 
monter le compresseur parallèlement au moteur, avec lequel il est lié 
par l'arbre ; l'ensemble rappelle ainsi la disposition d'un moteur à vapeur 
à deux cylindres conjugués, mais l'angle de calage des manivelles 
demande un examen spécial si l'on veut réduire le volant au minimum 
pour une régularité donnée. On tracera les diagrammes des efforts tan- 
gentiels sur les boutons de chacune des manivelles (1" fasc, n° 113), et 
on les fera glisser l'un par rapport à l'autre, de manière à obtenir la 
superposition la plus avantageuse possible ; l'écart angulaire entre les 
points morts fournira la solution, qui dépend du taux de la compression, 
de la pression motrice, et du degré de détente. L'angle de calage que 
l'on trouve ainsi est différent de l'angle droit. 

Nous signalerons encore ici la disposition quelquefois employée des 
compresseurs verticaux à simple effet du type pilon actionnés par un 
moteur horizontal. Les cylindres compresseurs sont renversés ; les sou- 
papes d'aspiration sont dans le piston, qui peut être recouvert d'un 
bain d'eau; celles de refroidissement disposées sur le couvercle sont 
également noyées. 

Les compresseurs de Delavergne, de New-York, employés dans les 
machines frigorifiques à ammoniaque, appartiennent à ce système ; le 
piston et les soupapes y sont noyés sous un bain d'huile ('). 



§11 



CANALISATIONS 



47. — Pertes de charge dans tes conduites dair. — D'après les expé- 
riences anciennes de d'Aubuisson, la perte de charge exprimée en mètres 



1. Le compresseur de Delavergne est décrit et abondamment illustré dans 
Engineering, 1888-1-589. Les compresseurs constituent une partie essentielle de 
la plupart des machines frigorifiques & air ou & vapeur liquéfiable; on trou- 
vera beaucoup de détails intéressants sur ces machines dans l'ouvrage de 
M. G. Richard intitulé : Les Machines frigorifique* à l'Exposition de 1S89 
(E. Bernard). Les machines à ammoniaque surtout (3* rase ) ont nécessité des 
dispositions ingénieuses pour éviter des fuites d'autant plus a craindre que les 
pressions sont plus élevées. 



DptzcdCyGcXÎgle 



CANALISATIONS 



d'air à la densité du fluide qui s'écoule serait la même que pour l'eau, 
et répondrait, pour un tuyau circulaire, à la formule : 



d est le diamètre du tuyau en mètres, u la vitesse en mètres parseconde, 
b un coefficient égal à 0,0003 environ, i\ la perte de charge par mètre de 
longueur. 

La perte de pression en kilogrammes par mètre carré s'obtient en 
multipliant ij par le poids spécifique du fluide qui s'écoule ; si 3 est ce 
poids sous la pression atmosphérique, et si p est la pression absolue en 
kilogrammes par mètre carré pour le tronçon considéré, la perte de 
pression est : 

d 10334 

La valeur à choisir pour S dépend de la température. 

M. Stockalper a admis un point de départ analogue, mais en prenant 
la formule de Darcy, dans laquelle S est une expression binôme dépen- 
dant du diamètre : 

» = 0.0002581 + <hMfM 

pour d= 0.10 on obtient fi = 0.00082 

0.20 - 0.00029 

0.30 — 0.00027 

0.40 — 0.00027 

0.60 — 0.00027 

Ces valeurs montrent que si la formule de Darcy est applicable, il n'y 
aurait aucun inconvénient à accepter, pour les tuyaux d'un diamètre 
supérieur à m ,10, l'expression monôme de d'Aubuisson, qui donne seu- 
lement des pertes de charge un peu plus fortes. 

Les expériences faites par M. Stockalper au Saint-Gothard ont montré 
que la perte de charge ainsi calculée est trop forte, les résultats trouvés 
conduisent aux valeurs suivantes de b : 

ponrrf = 0.150 fi = 0.00023 
d = 0.200 fi = 0.00019 

Toutefois, ces expériences sont trop peu nombreuses pour qu'on puisse 
en déduire des coefficients. 
M. Devillei a fait quelques recherches sur des canalisations établies 



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CANALISATIONS 101 

dans des houillères. Plus récemment, des constatations beaucoup plus 
exactes ont été faites par MM. Gutermuth et Kiedler sur le réseau de 
Paris, et par M. Lorenz sur celui d'Offenbacb. 

M. Lorenz (') établît que la perte de pression est donnée en fonction 
de la pression moyenne absolue par la formule : 

T 
A P = P P» fp L «» 



Dans ces formules, les pressions sont en kilogrammes par centimètre 
carré, L est la longueur de la conduite en kilomètres, D son diamètre en 
millimètres, T est la température absolue de l'air de la conduite, T„ la 
température absolue du zéro centigrade; « a la même signification que 
dans la formule de d'Aubuisson • L'auteur a montré que la concordance 
entre les résultats calculés au moyen de cette formule et ceux des expé- 
riences connues, y compris celles de Riedler et Gutermuth, est presque 
parfaite. Si on en groupe les termes autrement, on voit que la formule 
de M. Lorenz revient à celle de d'Aubuisson dans laquelle le coefficient b 
augmenterait dans le rapport inverse d'une puissance du diamètre 
donnée par l'exposant 0,30933. 

L'expression ci-dessus de la résistance de la conduite est celle qui 
donne les résultats les plus approchés, et dont il convient de se servir 
pour des calculs exacts (*). 

1. Zeittchrift de* V. D. /., 1892, p. 835. 

2. Les expériences les plus importantes sur ce sujet oui été faites à Paris par 
MM. Riedler et Gutermuth: elles avaient aussi pour objet de déterminer les 
fuites sur toute la canalisation principale qui existait h Paris avant l'établisse- 
ment de l'usine du Quai de la Gare. Les constatations ont été nombreuses, et 
l'analyse en est assez complexe; pour en tirer la résistance proprement dite 
comme nous l'entendons ici, il faut défalquer les résistances spéciales dues 
aux appareils de purge placés sur la conduite et aux valves. M. Unwin 
(ouvrage cité), en analysant ces résistances, a trouvé que le coefficient b à 
déduire des expériences qui nous occupent a la valeur 0,000148; il s'agit de 
conduites ayant 0*,30 de diamètre, dans lesquelles la vitesse a varié de t-,20 a 
S mètres par seconde. Ce coefficient ne dépasse guère la moitié de celui qui 
serait donné par la formule de Darcy. M. Unwin propose une nouvelle formule 
qui, réduite en mesures métriques et conformément aux unités que nous 
adoptons, serait ; 



= 0.0001377 



('♦ ,J T) 



Appliquée au tuyau du 0*,30, elle donne b — 0,00018, chiffre encore supérieur 
a celui qui résulte des expériences de Riedler; on peut toutefois la substituer 
avec avantage aux formules de d'Aubuisson et de Darcy. 



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102 CANALISATIONS 

48. — Calcul de la perte de pression dans une conduite cylindrique. — 
Admettons que la perte de charge par mètre de longueur soit donnée 
par la forme monôme simple de d'AubnissoD, c'est-à-dire par : 



sauf à donner an coefficient b la valeur qui convient à chaque diamètre. 
Pour l'air qui s'écoule dans la conduite AB, figure 78, la pression diminue 



Pi». 78 
au fur et à mesure qu'on s'éloigne de l'origine; la température peut être 
considérée comme constante à cause de la grande surface du tuyau, et 
parce que la conveclion intérieure est favorisée par le mouvement du 
fluide; ainsi, le volume spécifique de l'air, et par eonséquentla vitesse u 
augmentent en raison de la pression. 

Soient : p a la pression absolue à l'origine en kilogrammes par centimètre 
carré; 

p la pression à la distance l; 

3 le poids spécifique de l'air à la pression atmosphérique et à la tem- 
pérature de la conduite; 

u et u les vitesses à l'origine et à la distance l. On a pour la perte de 
charge le long de l'élément : 



et pour la perte de pression correspondante ; 

dp =- i dWm bu,dl 

Or, 



d'où : 

p d lussa p 
qui donne, par l'intégration : 

mai*" S 



P = Pa ^i~i 

^igilizedby GOOgle 



CANALISATIONS 



103 



La pression décroît donc suivant une loi parabolique. 

On calcule souvent la pression p en supposant que la perte de charge 
par mètre de longueur est constante et égale à ce qu'elle est à l'origine, 
c'est-à-dire pour la vitesse u ; on a alors : 



(2) 



/, 4Bi ,i\ 



Cette expression diffère très peu de la précédente chaque fois que le 
terme négatif est faible en comparaison de l'unité, elle revient à substi- 
tuer à la loi parabolique de la formule (1), une ligne droite qui lui est tan- 
gente au point d'origine de la conduite. 

La perle de pression approchée est donnée par : 

10834 W 

Dans les mêmes circonstances de vitesse et pour la même canalisa- 
tion, la perte de pression est proportionnelle à la pression absolue à 
l'origine, c'est-à-dire que la perte relative est la même; si au contraire, 
la chute de pression est rapportée à la pression effective, on constate 
que le rapport diminue pour des pressions de plus en plus élevées. 

Application numérique. — Pour une conduite de m ,20 de diamètre, 
l'air étant à 5 atmosphères effectives (ou 6 a tin. abs.) à l'origine, la vitesse 
u„ étant de 8 mètres par seconde, et la température uniforme de l'air 
étant de 10 degrés centigrades, on a : 

3 =s 1.247 b = 0.0002 (S- 47, note 2). 

La perte calculée par les formules (1) et (2} est : 





PERTE 


EN ATMOSPHÈRES 




Formols (1) 


Formata (8) 




0.1884 
0.3830 

2.2920 


0.1864 
0.8708 
1.8540 



Le' dernier cas est choisi à dessein en dehors de la limite pratique qui ■ 
conviendrait à la canalisation envisagée; on voit que l'écart entre les 
deux formules n'est sensible que pour les grandes distances. 



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104 "CANALISATIONS 

La formule (1), appliquée à une conduite de m ,30 de diamètre et de 
16 kilomètres de longueur, dans laquelle l'air possède au point de départ 
la vitesse de 8 mètres par seconde, donne une perte de B**»,82 pour 
une pression à l'origine de 7" in ,78, le coefficient b étant choisi au moyen 
de la formule de Unwin. M. Riedler, dans l'une de ses expériences, n'a 
constaté que 2» tco ,42 de perte pour une longueur de 16 kn, ,5 ; la pression à 
l'origine étant celle choisie ci-dessus, et la vitesse de l'air étant de 8"',34 
par seconde. La valeur de b qui satisfait à cette expérience est d'environ 
0,000148 (n° 47, note 8}. 

Ces résultats font ressortir en tout cas combien la perte de pression 
est faible dans les conduites d'air, et combien elle peut être réduite sans 
qu'il soit nécessaire d'adopter des diamètres exagérés. 

49. — Influence du diamètre. — En admettant même que 6 soit in- 
dépendant du diamètre, la formule (2) indique que la perte de pression 
rapportée à la pression initiale conserve la même valeur lorsquela vitesse 

u est la même et que le rapport , est constant ; comme le volume d'air 

refoulé augmente ainsi proportionnellement à d a , il en résulte qu'on 
pourrait transmettre à une distance double une puissance quatre fois 
plus considérable sans augmenter la perle de pression, en doublant sim- 
plement le diamètre des tuyaux. La décroissance de b pour les forts 
diamètres indique que des résultats encore plus favorables seraient obte- 
nus en réalité. 

Si on veut transmettre la même puissance avec la même perte de pres- 
sion à des distances croissantes, le volume refoulé Q doit être le même, 
et comme on a : ' 

. , l _ 16 b l Q' 

**• d — ië d» 

on voit que la perle sera la même si d 9 varie comme bl ; en admettant 
encore pour la simplicité du calcul que b soit constant, on trouve que si 
/ et d se rapportent à une distribution existante, i" et d' à une distribu- 
tion à établir, on aura : 



pour 



fin réalité, la dislance augmente par rapport au diamètre plus rapide- 
ment encore que ne l'indiquent ces chiffres. 



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CANALISATIONS 



105 



50. —Influence de {"altitude. — Les dénivellations à la surface du sol 
ont ordinairement peu d'influence sur le régime des pressions dans 
les réseaux ordinaires. Pour les travaux souterrains des mines, la diffé- 
rence de niveau entre le fond et la surface peut exercer un effet assez 
prononcé pour qu'il y ait lieu d'en tenir compte. 

Cherchons d'abord la pression statique en un point quelconque d'une 
colonne verticale; soient p„ la pression au sommet, p, la pression à la 
profondeur H, pa la pression atmosphérique, S Je poids spé- 
cifique de l'air à la pression atmosphérique et à la tempé- 
rature ambiante. 

On a, pour l'accroissement de pression sur la hauteur 
élémentaire dh, figure 79 : 



d P = 



-dh 



d'où, en séparant les variables, et en intégrant entre les 
limites zéro et A: 



-fT 



M 



Fl|, 79 



Pour p =:S atmosphères absolues, H=500 mètres, 3=1,247 (air à 
i0° C.)t On trouve p t = 5 ,tm ,81. 

Le rapport de p, à p„ augmente avec la profondeur suivant une loi 
exponentielle, qui arrive rapidement à supplanter l'effet du frottement 
si l'on suppose que l'air est en mouvement ('). On pourrait chercher par 
le calcul la loi exacte des pressions qui s'établit dans la conduite verti- 
cale lorsque l'air y circule, mais il sera en général suffisamment exact 
de superposer les effets dus à l'altitude et aux pertes décharge, celles-ci 
étant calculées comme si la conduite était horizontale. 

La même observation s'applique à une canalisation inclinée. 

5 1 - — Influence des pertes de charge de la canalisation sur le rende- 
ment global. — Plaçons-nous dans le cas idéal où la station centrale 
effectuerait la compression isothermique suivant le diagramme ABCD, 

1. Il ne résulte pas nécessairement de ce fait que le travail d'un récepteur 
placé au fond soit plus grand que celui qu'il développerait a la surface pour la 
même dépense d'air prélevée sur la conduite. On verrait facilement, au con- 
traire, que la contre-pression d'échappement augmentant dans le même rapport 
que la pression absolue motrice, le récepteur à détente complète engendre le 
même travail au fond qu'à la surface. 



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106 CANALISATIONS 

figure 80, et où ies récepteurs fonctionneraient à détente isothermique 
complète. Soient p t la pression absolue de refoulement égale à celle mesu- 
rée à l'origine de la canalisation, et p t la pression absolue à laquelle l'air 
est admis au récepteur. La chute de pression dans la conduite est p t — p t> 
le volume admis au récepteur est donc le volume refoulé détendu dans 
le rapport de p, à p t , c'est-à-dire EF, et le diagramme du travail déve- 
loppé sur le piston du récepteur est EF A D. 

La perte due à la canalisation peut s'évaluer par le rapport du travail . 
perdu GBEF au travail de compression A BCD, qui serait entièrement 
utilisé si le récepteur était placé à côté 
du compresseur. L'expression de cette 
perte relative est ainsi : 




\ 



Eig. 80 

ou, en désignant par — la chute de pression dans la conduite rapportée 
à la pression initiale, et par n le taux de la compression : 



1 i 

Soit — = — t et donnons à n différentes valeurs, correspondant aux 

pressions de 4, 6, 10 atmosphères absolues, il vient : 

w = 4 6 10 

[i = 0.075 058 0.045 

On voit d'après ces résultats que l'augmentation de la pression est 
favorable au rendement, alors même que le diamètre de la conduite est 
calculé pour donner lieu à la même perte de pression rapportée à la pres- 
sion initiale, résultat qui sera obtenu si l'on maintient constant le pro- 
duit ~, Pour le même débit en poids, on verrait facilement par l'examen 
des formules du n° 48, que celte condition revient à supposer constant le 
produit p* cf. Il y aurait du reste lieu de remarquer que les transmissions 
dans lesquelles le même poids d'air est refoulé à des pressions croissantes 
seraient de plus en plus puissantes. On voit' que si l'on se proposait de 



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CANALISATIONS 107 

trouver, pour une puissance donnée à distribuer, des canalisations qui 
affectent le rendement global de la même manière alors que la pression 
initiale est de plus un plus élevée, il faudrait tenir compte à la fois de ce 
que le poids d'air refoulé par seconde diminue avec la pression, et de ce 
que la perte relative de pression affecte moins le rendement aux pres- 
sions élevées. 

Cet aperçu théorique serait modifié si l'on suppose que le récepteur 
fonctionne à détente incomplète. 

58. — Etablissement des canalisations. — Différents points sont à 
prendre en considération. Une opinion généralement admise est que les 
conduites d'air sont plus affectées que les canalisations d'eau par les 
variations de température. Il faut donc que les joints soient étanches 
tout en permettant la dilatation ; à Birmingham, on a employé des joints 
au plomb qui n'ont pas répondu à l'attente, et qui ont donné lieu à des 
fuites très importantes. Les conduites principales de Paris ont m ,60 de 
diamètre intérieur, elles sont en tôle d'acier rivée, et portent aux extré- 
mités une courte virole soudée pour permettre l'établissement du joint; 
les joints sont espacés de 6 mètres et sont formés comme l'indique la 
figure 81 ; le manchon et les bagues de serrage sont en fonte, deux an- 




neaux épais en caoutchouc comprimés par les bagues donnent l'élan- 
chéité au joint, qui reste néanmoins flexible. Le même système de jonc- 
lion est employé pour les diamètres plus faibles ('). 
A Offenbach, les canalisations les plus fortes ont n ,30 de diamètre, 

1. M. Solignac donne les prix d'établissement des tuyaux de 0,04 à 0,30 de 
diamètre, à Paris, d'où on peut conclure que les canalisations coûtent un peu 
plus de 1 franc par centimètre de diamètre et par mètre de longueur, tran- 
chée et pose comprises {Reçue technique de l'Exposition rie 1889, T partie, 
t. I, p. 879). 



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108 CANALISATIONS 

elles sont en fonte avec joints en caoutchouc. L'ensemble du réseau a 
été soumis à un essai d'étanchéilé qui a permis de constater que les fui- 
tes ne s'élevaient qu'à O^OSS par kilomètre et par heure. 

Pour les grosses conduites, M. Riedler pense qu'il y aurait de grands 
avantages à substituer des tubes soudés aux tuyaux en tôle qui com- 
portent des rivures longitudinales et transversales exerçant une mau- 
vaise influence sur les pertes de charge ('). 

53. — Purgeurs, etc. — Il est nécessaire d'établir des purgeurs sur 
les conduites pour évacuer l'eau provenant de l'injection dans les com- 
presseurs et qu'il n'est pas possible de séparer complètement dans les 
réservoirs de l'usine centrale, ainsi que celle provenant de l'humidité de 
l'air (37). Ces purgeurs doivent être placés partout où ta conduite 
présente un siphon dans lequel l'eau pourrait se rassembler et donner 
lieu à des coups de bélier. 
Le purgeur Popp, figure 82, (d'après, Dechamps), est en principe un 
purgeur automatique à flotteur, dans lequel 
l'air passe suivant le trajet BHC; M est une 
cloison en feutre, et D une loile métallique, 
au-dessus de laquelle se trouve un regard 
pour le nettoyage ; le flotteur E soulève par la 
lige F une broche conique G qui est la soupape 
d'évacuation. II a été constaté à Paris que 
chacun de ces purgeurs occasionne une résis- 
tance à peu près égale à l km ,5 de conduite. 

il est nécessaire aussi d'établir de distance 
en distance des soupapes d'arrêt, de préfé- 
rence à fonctionnement automatique, pour 
le cas où une forte fuite vient à se déclarer 
par la rupture d'un tuyau; ces soupapes sont 
du même genre, aux dimensions près, que 
celles des conduites d'eau sous pression (') . 

Il reste enfin à mesurer l'air distribué à 

chaque abonné au moyen de compteurs . 

Comme pour l'eau, ces appareils peuvent être 

à turbine actionnée par le courant, ou être basés 

. .„. „.. sur les capsulismes desdivers genres. Les comp- 

1. Cet ingénieur signale que l'industrie produit des tubes soudés ayant jus- 
qu'a 610 millimètres de diamètre, en longueurs de 6 à flmt'trea. 

2. Voir les autoclaves Sturgeon et Hanssen, Proell et Ruminer, décrits par 
M. Richard (Bi-vuu de l'Exposition de ISS'J, G» partie, t. Il, p. 351). 



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CANALISATIONS 



109 



leurs à turbine sont les plus simples, et paraissent donner une 
exactitude suffisante; ils ont été perfectionnés par M. Abrahams par 
l'adjonction d'une résistance qui croit avec la vitesse. La vitesse de 
rotation de la turbine ne reste pas proportionnelle à celle de l'air, 
attendu qu'on peut imaginer un courant assez lent pour que la force 
motrice qui en résulte soit incapable de vaincre les frottements de la 
roue et du mécanisme compteur de tours; les compteurs n'enre- 
gistrent donc pas les débits très faibles, et ils exagèrent au contraire 
les fortes dépenses. Le perfectionnement de M. Abrahams consiste en 
un régulateur de Watt dont les bras s'ouvrent par la force centrifuge ; 
les boules y sont remplacées par des hémisphères creux qui augmentent 
la résistance de l'air par l'accroissement du rayon de leur trajectoire. Ce 
compteur serait exact à 1 % près ('). 



MACHINES RECEPTRICES. 

54. — Théorie des aéro-moteurs. — L'air est supposé admis, à la tem- 
pérature ambiante dans le cylindre du récepteur, que nous pouvons, à 
la condition de régler la compression en conséquence, supposer sans 
espace nuisible. La loi de détente est influencée par la chaleur fournie 
pendant l'opération, chaleur qui n'est jamais nulle; la courbe de détente 
BC, figure 83, est toujours située, comme 
pour les compresseurs, entre l'adiaba- 
tique et l'isothermique, les moyens de 
réchauffage dont on dispose étant d'une 
activité limitée. Dans tous les cas où la 
chaleur est fournie par une source se 
trouvant à la température ambiante, 
c'est-à-dire sans dépense de combustible, Fi B* m 

l'isothermique est la limite dont peut s'approcher la loi de délente; on 
doit donc considérer le travail ABG'D comme le maximum de ce qui 
peut être obtenu d'un aéro-moteur sans l'intervention d'un foyer. 

11 est évident d'ailleurs que si la compression à l'usine centrale est 
également iso thermique, la perte de pression due à la canalisation em- 
pêchera seule que le rendement atteigne l'unité (51). 

1. Unwin (ouvrage cité), p. 195. 




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110 ÀEHO- MOTEUR S 

Pratiquement, la détente s'opère toujours avec un abaissement de tem- 
pérature très prononcé ; la vapeur qui peut saturer l'air admis se liquéfie 
partiellement et se congèle sous forme de givre en obstruant les canaux 
de distribution lorsque la marche est prolongée. Certaines dispositions 
ont été imaginées pour remédier à cet inconvénient ('). 

55.— Injection d'eau pendant la détente, etc.— L'injection d'eau pulvé- 
risée a été employée par M. Cornet aux houillères du Levant-du-Flénu. 
Dans le même ordre d'idées, M. Naissant, aux mines de Lens, aemployé 
un moyen ingénieux pour charger l'air d'une certaine quantité d'eau 
préalablement à son entrée dans le cylindre. Ces moyens ont réussi 
pour des installations où la pression et par conséquent la détente sont 
modérées; ils ne seraient pas exempts de danger pour des moteurs ra-: 
pides à marche continue, où l'introduction de l'eau demanderait un 
réglage délicat 

Le problème de la détente de l'air mélangé d'une certaine quantité 
d'eau est identique à celui de la compression dans les mêmes conditions. 
Le diagramme donné au n° 37 montre que si de l'air à 60" C. et à la 
pression de 5 atmosphères absolues est mélangé avec environ les 0,4 de 
son poids d'eau à la même température, l'abaissement de température 
pendant la détente jusqu'à la pression atmosphérique n'est que 
de 40" ; la chaleur fournie à l'air dans l'opération provient du refroidis- 
sement du liquide et de la liquéfaction partielle de la vapeur. It est évi- 
dent qu'en pratique les effets de l'injection d'eau ne sont pas aussi pro- 
noncés, et qu'en outre la température initiale de 60° supposerait déjà 
un chauffage préalable ; mais, d'autre part, la masse de fonte du cylindre 
en contact avec l'atmosphère communique à l'air une certaine quantité 
de chaleur, aussi l'injection d'eau à la température ambiante est efficace 
pour les pressions modérées en marche continue, et même pour des 
pressions assez élevées si la marche est intermittente. 

La détente étagée entre deux cylindres avec réchauffage par injection 
d'eau au réservoir intermédiaire a été aussi employée avec succès. 

56. — Fonctionnement par chauffage initial de Pair. — Ce moyen 
fournit une solution radicale de la détente complète, très différente en 
principe de la précédente, mais il fait intervenir dans le problème une 
source de chaleur entraînant une certaine dépense ; pour analyser ses 

1. Aéro-moteur François, avec conduits et obturateurs séparés pour l'admis- 
sion et l'échappement {Dechampg, mémoire cité, pi. 12, tig. 37 et 38). 



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AERO-HOTEUBS 



111 




"^JNt 



effets, nous ferons abslraclion de la canalisation, dont l'influence est 
étrangère au problème, et nous prendrons le cas théorique d'une com- 
pression adiabalique à l'usine centrale, et d'une détente de même na- 
ture dans le récepteur; celui-ci sera 
supposé placé dans le voisinage im- 
médiat du compresseur. 

Le diagramme du compresseur est 
ABC!) (fig. 84), la température ab- 
solue s'élève de T a à T, pendant la 
compression ; après le refoulement 

au réservoir, le volume DC se re- ' -- 

froidit à pression constante elreprend F '8- M 

la température ambiante T„ ; son volume est alors représenté par DE, il 
est disponible pour remplir un volume d'admission égal dans le cylin- 
dre du récepteur. 

La détente adiabalique EF qui s'opère dans l'aéro-moteur abaisse la 
température de T„ à T„ et le volume FA d'air refroidi est expulsé à la 
pression atmosphérique. 

Le travail restitué est moindre que le travail dépensé, il en diffère de 
la surface BGEF. Nous pouvons faire apparaître cette perte d'une autre 
manière en imaginant une machine thermique fermée comprenant deux 
cylindres (le compresseur et le récepteur) fonctionnant de manière à ce 
qu'elle donne lien au cycle BCEF, parcouru dans le sens des flèches. Le 
fonctionnement de cette machine Active donnerait lieu aux opérations 
suivantes : 

BC, compression adiabatique ; 

CE, soustraction de chaleur à pression cons- 
tante ; 

EF, délente adiabatique; 

FB, communication de chaleur à pression 
constante. ' 




Et l'excès de la quantité. de chaleur rendue " i 
pendant l'opération CE sur celle absorbée par Fig. 85 

l'air pendant la transformation FB est équivalent 
au travail du cycle, en vertu du principe de l'équivalence. 

Le cycle envisagé ici est représenté dans la figure 85 en coordonnées 



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112 ÀËHO-H0TEDRS 



i 



entropies-températures (');on voit que la chaleur équivalente au travail 
UCEF, c'est-à-dire à la perle que nous voulons évaluer, est donnée par 
la surface beef. 

Celte perte s'évanouirait nécessairement si les opérations BC, EF, ten- 
daient vers la même isothermique ;les deux lignes bc, ef, s'inclineraient 
alors sur l'horizontale commune eb. 

Supposons maintenant qu'après les opérations BC, CE, on réchauffe 
l'air à pression constante au-dessus de la température ambiante T , ce 
qui n'est possible qu'au moyen d'une dépense de chaleur, et qu'on achève 
le cycle comme précédemment. Le volume d'admission devient DE', la 
ligne de détente est ET', elle abaisse la température absolue de T à T". 
La perte de travail est réduite, mais il y a une dépense de chaleur. 

Dans le diagramme entropique, on voit que la quantité de chaleur dé- 
pensée est représentée par la surface he e'k\ et que la chaleur équiva- 
lente au travail récupéré par l'intervention du chauffage préalable est 
ce' /"/*. En d'autres termes, le système fonctionne comme si on avait jux- 
taposé à celui que nous considérions d'abord une machine à air dilaté 
dont le rendement thermique serait le rapport : 

11 est facile de voir, d'après les propriétés des lignes ec. fb, rappelées 
en note, que ce rendement est : 

_ T„— T. = l T, _ - 1 

n étant le rapport entre la pression d'admission au récepteur et la 
pression atmosphérique. 

Pourn = 2 4 6 10 

On a p = 0.182 0.S33 0.405 0.49 

Ce résultat indique que la chaleur additionnelle dépensée pour le 
chauffage préalable est d'autant mieux utilisée que la pression initiale 
est plus forte; pour les pressions usuelles de marche, l'utilisation 
est déjà bien au-dessus du rendement thermique des machines à vapeur 

1. Les propriétés des lignes de pression constante fb, ec, ont été étudiées 
dans le troisième fascicule, (n» 11) ; on sait que les ordonnées des deux courbes 

correspondant, â la même abscisse sont dans un rapport constant. 



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AERO- MOTEURS 



113 



les plus parfaites. En effet, les machines de la station centrale (à pres- 
sion initiale élevée, à triple expansion, etc.) transforment au maximum 
en travail 18 % de la chaleur communiquée utilement à l'eau des chau- 
dières, et cette fraction doit encore être affectée des pertes organiques 
inhérentes à ces machines, aux compresseurs et à la canalisation. 

Ainsi s'explique le bénéfice du réchauffage préalable, qui n'a pas seu- 
lemeni pour but, en relevant la température finale de la détente, d'évi- 
ter la formation de givre et de rendre possible la marche à détente à peu 
près complète. 

Le réchauffage pourrait être poussé à une température de plus en plus 
élevée, E' F' tombant à droite de CB dans la figure 84. On voit ici qu'il y 
a identité entre l'aéro -moteur ainsi complété et les machines à air 
dilaté de Brown (3 e fasc, n° 9î), la seule différence dans le cas qui 
nous occupe provient de ce que la pompe de compression est à l'usine 
centrale où elle est actionnée par un moteur spécial, tandis que dans la 
machine à air chaud, la pompe emprunte son travail au moteur même. 

En usant dans une plus large mesure du réchauffage préalable, on 
augmente l'importance de la chaleur engagée dans le cycle thermique 
supplémentaire qui s'ajoute à l'utilisation directe de l'air comprimé ; 
celle-ci est d'ailleurs déjà améliorée par le fait que la détente peut être 
poussée plus loin sans qu'il y ait formation de glace. On n'est limité 
dans cette voie que par la difficulté de chauffer l'air, et par celle qu'en- 
trainerait pour le graissage des pistons une température trop élevée. 

Si l'on s'impose la condition que la température finale de détente doit 
être de 0° C, et si l'on suppose le fonctionnement adiabalique, 
la température initiale s'élève avec la pression absolue. 

Poor n = 2 4 6 10 

La température est 61* 137° 187° 260° 

La température de 260° est voisine du point d'inflammation des huiles 
de graissage dites valvolines. 

Il résulte d'expériences diverses faites â Paris, que la consommation 
d'air a pu être considérablement abaissée par le chauffage préalable de 
l'air à 160 ou 170°. Les aéro-moteurs diffèrent si peu des machines à va- 
peur au point de vue organique, que l'on emploie le plus souvent, pour 
utiliser la pression de l'air, des machines livrées par le commerce 
comme moteurs a vapeur ; c'est sur un moteur Davey-Paxnian à détente 

TBAN8MIBB. A DISTANCE 8 



^igilizedby GOOgle 



AERO-tiOTEURS 



1 



que M. Kennedy a poursuivi 



4 1/2 atmosphères 

9.9 cher m* 



25.2 mètres cabes 



variable par le régulateur (5" fasc, n* 83] 
les expériences dont voici les résultats : 

Pression effective initiale de l'air • • 

Puissance indiquée sans réchauffage. 

Consommation d'air ramené à la pression 
atmosphérique, par cheval et par heure 

Consommation d'air, réchauffé à 160°, la 
température initiale étant de 29°, par che- 
val et par heure • . 18.3 mètres cubes 

En même temps, le fonctionnement à chaud a élevé le rendement or- 
ganique de la machine de 0,67 à 0,81 ; il en est donc résulté un béné- 
fice indirect que nous n'avons pas à considérer dans ces vues théori- 
ques. La consommation de coke employé au réchauffage était de 0M8 
par cheval indiqué ; pour la même quantité d'air empruntée à ta con- 
duite que dans le fonctionnement à air froid, on aurait obtenu 1,38 che- 
val indiqué au lieu de 1 cheval, mais la consommation de coke eut 
été de 0*,25 ; on peut en conclure que le supplément de puissance de 
eh. 38 a été obtenu pendant une heure moyennant une dépense 
de coke de 0*,2u, ce qui équivaut à la production d'un cheval pour 
650 grammes de coke, résultat extrêmement avantageux, surtout si l'on 
considère que l'opération du chauffage proprement dite est accompagnée 
d'une perte probablement importante. 
Le réchauffeur employé dans les ex- 
périences rapportées ci-dessus était 
le poêle en fonte représenté figure 86 ; 
le foyer à coke est contenu dans la 
colonne centrale; celle-ci est entourée 
d'un manteau dans lequel l'air com- 
primé circule, et d'où il ne peut 
s'échapper qu'après avoir fait un tour 
complet en serpentant à travers les 
chicanes verticales qui allongent son 
parcours. Les produits de la combus- 
tion redescendent à l'intérieur du 
manteau, ce qui permet une meil- 
leure utilisation de la chaleur. 

Fig. 8li 
57. — Chauffage par la vapeur. — D'autres systèmes de réchauffage 




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A ÉltO -VOTE 11 II S 115 

peuvent être employés; l'un d'eus consiste à saturer l'air de vapeur d'eau 
en même temps qu'on J'échauffe à la température de celte vapeur. Ce 
cas se ramène à celui du n° 55, tout au moins en ce qui concerne la loi 
de détente, qui est celle d'un mélange d'air, de vapeur el d'eau. 

C'est sur ce mode de réchauffage et les moyens employés pour le 
mettre en œuvre que repose principalement le 
système de locomotion Mékarski. L'air est 
emmagasiné sous forte pression(environ50 at- 
mosphères) dans des réservoirs, il alimente la 
machine motrice en passant au préalable par 
barbotage à travers une certaine quantité d'eau 
chaude enfermée dans un récipient, où il se 
sature et s'échauffe jillraverse ensuite un dé- 
tendeur destiné à régler la pression sous la- 
quelle il est dépensé, pression qui est néces- 
sairement beaucoup plus faible que celle 
d'emmagasinage. La figure 87 représente la 
bouillotte Mékarski ; le détendeur établi au- 
dessus du réservoir ne diffère pas en prin- 
cipe des appareils similaires, mais le ressort 
dont la tension est destinée à équilibrer la 
pression du fluide détendu est formé d'un 
bourrelet d'air emprisonné a, que l'on peut 
comprimer par un plongeur à tige filetée 
sur laquelle on agit à la main. En tournant 
plus ou moins le volant V, on obtient une Fi!- 87 

pression plus ou moins forte de l'air détendu, mais constante pour chaque 
position du volant. D'autres formes de détendeurs peuvent être em- 
ployées sans modifier le principe du système. 

Eludions d'abord le procédé de saturation de l'air dans le réservoir, 
abstraction faite du détendeur. 

Soient : p„ et t la pression et la température de l'air au point A, c'est- 
à-dire à l'entrée dans le réservoir, t' la température de l'eau.p' la pres- 
sion correspondante delà vapeur saturée. 

Supposons que la température £' soit maintenue constante par une 
source extérieure de chaleur, au lieu qu'en réalité, et à défaut de cette 
source, la température V s'abaisse progressivement. Supposons encore 



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116 AÉRO-MOTEURS 

que le régime soit établi, c'est-à-dire que le poids d'air entrant dans 
l'appareil soit égal à celui qui en sort, humidité non comprise. 

Le réservoir étant en équilibre de pression avec la conduite d'air qui 
y pénètre, la tension propre de l'air dans la chambre de vapeur de la 
bouillotte sera p a — p\ et le volume v' du kilogramme d'air échauffé 
obéira à l'équation fondamentale des gaz : 

d'où l'on tire: 

„,_ R(q + i') 

Po — p" 

K étant la constante de l'air atmosphérique (3 e fasc, n"ll). 

Le poids de vapeur qui sature le kilogramme d'air est celui qui occupe 
le volume v' à la température (' ; soit a' le volume spécifique de la va- 
peur saturée à (', le poids cherché sera : 

v' R (a ± f) 

7 iï (p-p') 

Le poids d'air m salure par le kilogramme de vapeur sera le rapport 
inverse, c'est-à-dire que l'on aura : 

~ K (a + 1') 

m augmente au fur et à mesure que (' s'abaisse, puisque p' diminue en 
même temps et que u* augmente. La proportion d'eau contenue dans te 
mélange qui sort de l'appareil va donc en diminuant de plus en plus. 

Si l'on fait abstraction du détendeur, et que l'on suppose l'eau main- 
tenue à température constante, il est possible de trouver la loi de détente 
dans la machine réceptrice, puisque la composition du mélange est con- 
nue ; nous rentrons ainsi dans le cas déjà examiné (58). La loi de dé- 
croissance de la température el du poids de l'eau chaude, celle de la 
pression de l'air emmagasiné et de la composition du mélange saturé 
soulèvent une série de questions que nous n'aborderons pas. 

58. — Effet du détendeur. - Nous avons vu (3 e fasc, n° 73), que les 
échanges de chaleur entre le fluide qui s'écoule et les parois du déten- 
deur étant négligeables, l'écoulement à travers cet appareil peut être 
considéré comme une opération pratiquement adiabatique. Lorsque le 
fluide est un gaz parfait et à l'état sec, sa température baisse dans la 



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AÉRO-MOTEURS 117 

section rélrécie pour se relever lorsque la vitesse est amortie ; les tem- 
pératures à l'amont et à l'aval sont les mêmes lorsqu'on a soin de les 
prendre à une certaine distance de l'étranglement; les pressions et les 
volumes dans ces sections sont donc liés par la loi de Mario t te. 

II n'en est plus de même lorsque l'air est saturé de vapeur, et que 
le mélange comprend une certaine quantité de liquide. 

Dans le système Mékarski, l'eau ne pourrait se trouverdans l'air que 
si elle était soulevée par entraînement; une tôle en forme de capuchon 
est destinée à empêcher ce soulèvement, mais il suffit d'une quantité 
d'eau très faible pour modifier la manière dont le mélange se comporte 
à travers le détendeur et pour empêcher, par exemple, que la vapeur 
soit surchauffée après ce passage. Il y a donc deux cas à considérer, 
mais on ne sait pas a priori s'il faut se placer' dans l'une ou dans l'autre 
de ces deux hypothèses, et on ne pourra être fixé qu'après tâtonne- 
ments. 

L'équation à poser dans les deux cas consiste à exprimer que la 
somme algébrique des travaux exercés par les pressions d'amont et d'aval 
sur un certain poids de fluide qui s'écoule est égale augain de chaleur 
interne de ce même poids, considéré depuis sa condition d'amont jusqu'à 
sa condition d'aval ; mais l'expression des termes entrant dans cette 
équation est différente suivant qu'il y a surchauffe ou que la saturation 
persiste. 

Supposons que le mélange composé de m kilogrammes d'air saturés 
par un kilogramme de vapeur entraîne en outre n kilogrammes d'eau, 
les pressions et la température se trouvant dans les conditions exami- 
nées au n° 87. 

Soient t" la température à l'aval du détendeur, p" la tension corres- 
pondante de la vapeur, p, la pression d'aval donnée ; soient enfin x et 
y les poids de vapeur et d'eau mélangés au kilogramme d'air après le 
passage au détendeur. La tension de l'air sera/i, — p". 

En négligeant la partie liquide, le volume du mélange à l'amont 
comme à l'aval sera le volume de vapeur calculé d'après son poids et sa 
température; pour évaluer le travail des pressions, on observera que 
c'est la pression totale qui doit entrer en ligne de compte. Le calcul de 
la chaleur interne ne présente aucune difficulté, et nous pouvons écrire 
immédiatement l'équation suivante : 

A ( Po «' -p,Wx) = mc ((" _*-) + (* + y) q "-(\ + «) q > + K f - p - 



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ou, en remarquant que x -f- y est égal àl+n: 

(1) A ( P o «' - Pl »" s) = me ((" - f) + (1 + *) {g" - î') + x ?" - p' 

Le» inconnues sont t" et x -, il faut donc une deuxième condition, que 
nous trouverons en exprimant que l'air détendu à la tension propre 
p A — p", et se trouvant à la température (", occupe le volume de x kilo- 
grammes de vapeur saturée à la même température : 

(i) (p, - y") «" a = B (a + (") 

Les équations (1) et (2) font connaître l'état du mélange après qu'il 
a subi l'effet du détendeur; elles seront résolues par tâtonnements;* on 
se donnera par exemple, la température (", l'équation (2) fera connaître 
te, et ces valeurs devront vérifier la première équation. Si on trouve par 
cette résolution que x est supérieur au poids de tout le fluide aqueux 
qui se trouvait à l'amont du détendeur, c'est-à-dire 1 + m, on en con- 
clura que la vapeur est surchauffée à l'aval, et le problème devra être 
résolu au moyen d'autres équations. 

On sait que malheureusement les données de la vapeur surchauffée 
sont plus ou moins incertaines ; on pourra se servir de l'expression de la 
chaleur interne trouvée par Zeuner (3* fasc, n" 62). En appliquant la 
méthode indiquée ci-dessus, on aura ainsi pour remplacer l'équation (1) 
en appelant u, le volume spécifique de la vapeur surchauffée, t, la tem- 
pérature d'aval, p" la tension de la vapeur et p, la tension totale, et en 
supposant que n est nul, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'eau entraînée : 

(8) A (p a »' — p, u.) = me (t, — t') — (g' + p'j + 476.11 + 8 Ap" u, 

Les inconnues sont u„ t s etp". 

Mais on a pour l'air, qui obéit à l'équation fondamentale des gaz, et 
dont le volume est celui de la vapeur : 

(4) (. P ,-p")v,=mR(a + t,) 

Tandis qu'on a pour la vapeur surchauffée, soit une équation analo- 
gue, si on admet qu'elle se comporte comme un gaz, soit l'équation pro- 
posée par Zeuner pour ce fluide (3 e fasc, n" 62, éq. (36)). 

(5) p" u, = 50.933 (a -f- (,) — 192.50 p" ' 

Les équations (3), (4) et (5) permettent de résoudre le problème. Les 



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AERO-MOTEURS lltr 

calculs se simplifient lorsqu'on prend au lieu de l'équation (5), l'équation 
des gaz : 

p"w,= R'<a + /,) 

avec R' — 47.061 (3' fasc.*, n" 57). 

Un calcul numérique appliqué à de l'air saturé à l'amont du détendeur, 
mais n'entrainant pas d'eau, montre que la vapeur se trouve à l'état 
surchauffé après le passage dans cet appareil. Pendant la détente au cy- 
lindre, la surchauffe disparaît et le mélange rentre dans les conditions 
ordinaires. 

59. — Observations sur l'effet économique du système. — L'échauffe- 
ment et la saturation de l'air par la vapeur absorbent une certaine 
quantité de chaleur que l'on peut calculer ai l'on connaît la température 
de l'eau et la pression de l'air qui y pénètre ; il faudrait en effet, pour 
conserver les choses dans le même état, produire 1 kilogramme de va- 
peur saturée pour m kilogrammes d'air (S7), et maintenir constante la 
température de l'eau de la bouillotte, constamment refroidie parlepas- 
sage de l'air, 11 importerait de voir comment cette chaleur supplémen- 
taire est employée à améliorer le cycle, et le problème est intéressant à 
considérer, toutefois nous ne l'aborderons pas ici. 

La question se complique d'ailleurs pour le système Mékarski par la 
présence du détendeur; lorsqu'il s'agit d'air sec, cet organe agit comme 
* les résistances de la conduite, puisqu'il abaisse la pression sans élever 
la température, et son influence sur le rendement est facile à trouver, 
d'après les conditions de marche des récepteurs, qui peuvent être à dé- 
tente plus ou moins complète (31) se rapprochant de l'isothermique 
ou de l'adiabatique . Lorsqu'on tient compte de la vapeur, le 
problème n'est plus aussi simple, nous nous bornons à le signaler; 
mais dans ce cas également le détendeur exerce une influence défavo- 
rable sur le rendement, on l'accepte comme un mal nécessaire chaque 
fois que l'air dont on utilise le travail de compression doit être emma- 
gasiné. 

La Compagnie Parisienne de l'air comprimé emploie le détendeur 
dans le but de régulariser la pression à laquelle l'air est distribué à ses 
abonnés, à la condition pour ceux-ci de maintenir celte pression unpeu 
en dessous de celle de la canalisation aux heures où elle est la 
plus basse. Ce régulateur-détendeur (fig. 88) fonctionne comme tous les 



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.\BHO-HOTEtmS 



appareils de l'espèce (') ; il ne comporte qu'une soupape obturatrice 6, 
mais la différence de pression entre ses deux faces est équilibrée par 



Flg. 88 

une différence égale sur les deux faces du piston c ; l'air arrive par a et 
sort par e; d est le piston moteur, influencé par la pression d'aval; le 
levier à contrepoids f équilibre l'action du piston d, 

60. — Coup d'œil sur les récepteurs employés et les rendements ob- 
tenus. — Les réceptrices employées depuis les débuts de l'air comprimé 



1, Voir le détendeur llelleville, troisième fascicule, n> 78 avec lequel celui-ci 
présente «ne certaine analogie. 



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.\ÉRl>- MOTEURS Ml 

pour actionaef des treuils, des appareils de levage, etc., ne diffèrent 
pas des machines à vapeur. 

La Compagnie Parisienne fait usage pour tes petites forces (de 6 kilo- 
gramme très par seconde jusqu'à deux chevaux), du moteur rotatif repré- 
senté par les figures 89 à 91, que nous reproduisons d'après H. De- 
champs. L'enveloppe cylindrique A du capsulisme est fixe ; l'air y est 
admis par la tubulure 6 et s'échappe par 6'. Le tambour fixe est cloi- 
sonné par un piston formé de deux parties emboîtées C, qui peuvent 
glisser l'une par rapport à l'autre de 4 

manière à s'appuyer par leurs arêtes 
extérieures contrôles génératrices de 
l'enveloppe. Ces cloisons, en tournant 
autour de l'arbre excentré qu'elles 
entraînent par une' traverse portant 
les deux galets a" a', déterminent 
dans l'enveloppé deux capacités varia- 
bles, dont l'une, celle qui reçoit l'air 
sous pression, augmente de volume, 
tandis que l'autre communique avec 
l'échappement Le point mort de la 
machine correspond à la position de 
la figure 89, pour laquelle le moment 
moteur est nul, tandis que la position 
de la figure 90 est celle du maximum 
d'action. La distribution est opérée 
par l'arête extérieure des cloisons qui, 
en franchissant les lumières, met les 
deux capacités en relation avec l'ad- 
mission ou l'échappement. Fig. 91 

La figure 91 montre l'ensemble du moteur, qui comprend un réser- 
voir H, une tubulure de prise, d'air non représentée, le tuyau de dé- 
charge J et un régulateur centrifuge agissant par étranglement. Le 
graissage se fait par E, l'huile est recueillie à la sortie par la boîte F. 
L'arbre actionne un compteur de tours G. 

L'air agit sans détente dans les moteurs rotatifs de force inférieure à 
un demi-cheval, leur fonctionnement peu économique les rend inappli- 
cables aux grandes puissances. L'effet utile augmente aux grandes vi- 
tesses, qui diminuent l'importance relative des fuites. D'après Riedler, 



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122 ai 

le moteur de 1 cheval fonctionnant sans détente, à air non réchauffé, 
consomme 84 mètres cubes d'air à 90 tours par minute, et 55 mètres 
cubes seulement à 187 tours. Dans les deux cas la pression était de 
4 atmosphères effectives; les volumes dépensés s'entendent toujours 
de l'air ramené à la pression atmosphérique. 

Ces moteurs ont été perfectionnés au point de vue des fuites, et on 
leur a appliqué un mécanisme de détente. On a obtenu ainsi des con- 
sommations beaucoup moindres (36,4 mètres cubes sans réchauffage, 
et 27,2 mètres cubes avec réchauffage préalable à 70", d'après Riedler 
et Gutermuth). Pour le mécanisme de détente appliqué aux moteurs de 
force supérieure à un demi-cheval, voir le Portefeuille des M.,iS9$, 

Pour les puissances plus considérables, les machines à cylindre ordi- 
naire donnent des résultats plus ou moins favorables, suivant la per- 
fection de leur construction, la détente qu'on y réalise, et l'intensité du 
chauffage préalable de l'air ('). Riedler et Gutermuth citent des chiffres 
de consommation particulièrement remarquables obtenus sur un moteur 
monocylindrique Corliss-Farcot qui était en réalité une ancienne ma- 
chine à vapeur. A l'allure de 54 tours, ce moteur, alimenté avec de l'air 
chauffé à 160 degrés, développait 72 chevaux fndiqués en ne consommant 
que 13,6 mètres cubes d'air par cheval au frein, et 12,02 mètres cubes 
par cheval indiqué. La consommation de coke n'était que de U ,09 par 
heure par cheval indiqué; la pression initiale de l'air n'est pas donnée, 
mats elle n'était probablement pas supérieure à 5 atmosphères effectives. 

Si on admet que les machines de l'usine centrale compriment, par 
cheval indiqué, 11 mètres cubes d'air à 6 atmosphères effectives, on 
voit que, malgré les pertes du compresseur, de la canalisation et de 
l'aéro-moteur, il est possible d'obtenir, pour un cheval indiqué à l'usine 
centrale, au delà de 0,9"de cheval indiqué à la réceptrice, moyennant 
une dépense de coke à peu près insignifiante. 

Ces chiffres font apparaître le mode de transmission par l'air com- 
primé sous un jour extrêmement favorable, et renversent les idées qui 
étaient généralement reçues avant l'application du réchauffage. 11 était 
reconnu que la canalisation proprement dite ne donnait lieu qu'à des 
pertes de charge très faibles, mais que l'effet utile assez médiocre des 
compresseurs d'une part, le très faible rendement des aéro-moteurs 
d'autre part, rendaient la double transformation peu avantageuse. 

1 . Voir le moteur compound de Proall et Kummer, ainsi que celui de Schmid 
et BrckfeUI, décrits par M. Richard (Revue technique de l'Exposition de 1889, 
6* part., t. II, p. 360). 



1 



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AÉRO-MOTEURS 133 

11 est vrai que les transmissions à air comprimé avaient dû leur suc- 
cès à ce qu'elles s'adaptaient particulièrement bien à la commande de 
certains opérateurs employés dans les travaux souterrains des mines, et 
que les qualités précieuses qu'elles présentent pour celle application 
avait fait reléguer au second plan le côté économique du problème. On 
peut considérer comme un fait acquis que le mode de transmission qui 
fait l'objet de ce chapitre est susceptible de donner un effet utile global 
élevé, pourvu que chacun de ses éléments soit traité avec les soins 
voulus. Lorsqu'il s'agit de grandes puissances, il est sans doute toujours 
plus économique de placer le moteur à vapeur au point où l'opérateur 
doit être commandé; la canalisation et la double transformation peuvent 
cependant encore avoir leur raison d'être dans ce cas par Buite des dif- 
ficultés qui s'opposent à l'établissement des chaudières dans les villes, 
des avantages qui résultent de la centralisation et de l'association, etc. 

61. — Air raréfié. — On peut concevoir une distribution de force 
qui soit pour ainsi dire la contre-partie de celle à l'air comprimé; elle 
comprendrait une usine centrale servant à maintenir un vide déterminé 
dans un réseau de conduites ; la pression atmosphérique serait alors 
l'action motrice «'exerçant sur les pistons des aéro-moteurs, dont l'échap- 
pement se ferait dans les canalisations, et serait dirigé vers l'usine cen- 
trale. Dans ce nouveau mode de transmission, la circulation de l'air se- 
rait donc renversée, mais il n'y aurait pas de différence essentielle de 
principe entre ses parties constitutives et celles des installations d'air 
comprimé (45). 

Cependant, et pour les raisons qu'il serait facile de tirer de l'étude 
qui a été faite des pertes de charge dans la canalisation (§ 11), on peut 
établir que le système à l'air raréfié n'est applicable qu'à des dislances 
relativement réduites. 

Une transmission importante à l'air raréfié a fonctionné avec succès 
à Paris dans la rue Beaubourg, où elle desservait des immeubles indus- 
triels ('); elle a été absorbée dans un secteur électrique. 

1. MM. Petit et Boudenoot étaient les promoteurs de cette entreprise, dont 
les installations ont été souvent décrites. Voir notamment les Mémoire» de la 
Société des Ingénieurs civils, mars 1885 et janvier 1889, la Revue technique île 
l'Exposition de 1889, 6- partie, t. II, p. 37S, la Revue universelle <lcs Mines, 
t. VIII, 3" série, où M. Dechamps reprend l'étude théorique du système. 
II. Hanarte avait examiné cette question dans le même recueil, 2« série, t. XX. 
Le moteur a air raréfié employé par MM. Petit et Boudenoot était remarqua- 
blement étudié et pourra servir de modèle pour les cas analogues. 

Les installations de la Société du distribution de force motrice à domicile 
par fair raréjlé desservaient IM moteurs de un demi-cheval à un cheval et demi. 



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DEUXIEME PARTIE 



APPAREILS DE LEVAGE. 



PRELIMINAIRES 

68. — Des procédés de levage ont été employés dans l'antiquité pour 
la construction des temples et des pyramides ; ils dérivaient probable- 
ment des machines simples (planineliné, treuil, poulies), comme semblent 
le démontrer certaines inscriptions hiéroglyphiques. On suppléait à la 
faible multiplication de force de ces engins en employant pour les 
manœuvrer de véritables armées. D'après quelques auteurs, on aurait 
aussi, dans certains cas, utilisé la poussée de l'eau par des différences 
arlificieUes de niveau pour soulever et dresser des obélisques de grande 
masse. 

Parmi les opérations isolées les plus remarquables par leur impor- 
tance effectuées dans les temps modernes, on peut citer le transport et 
l'érection de l'obélisque du Vatican, par Fontana, en 1685. Ce mono- 
lithe pèse environ 600 tonnes, il a été entouré de piles en charpente 
qui ont servi d'appui pour le saisir au-dessus de son centre de gravité, 
en même temps que sa base était déplacée horizontalement. Pour effec- 
tuer ces manoeuvres on s'est servi de quarante cabestans desservis par 
huit cents hommes et cent-quarante chevaux. 

Le déplacement et l'érection de l'obélisque de Luxor (en 1830 et 
1836), ont été opérés au moyen d'un dispositif des plus intéressants ima- 
giné par l'ingénieur de la marine Mimerel, et représenté en schéma par 
les figuras 92 et 93. Pour l'abatage, la force de retenue maximum à 
exercer sur les bielles BB au moyen des huit palans p s'élevait à 
111 tonnes ; le poids de l'obélisque est de 231 tonnes. Les palans étaient 
à six brins, il suffisait donc d'exercer sur chacun des huit brins libres 
une résistance de 2 .310 kilogrammes environ, valeur dont il faut déduire 



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126 • 

l'effet 1res considérable des frottemenls. Les brins libres étaient en- 
roulés sur deux mâts fixes couchés horizontalement, et faisaient un 
tour sur chacun d'eux, ce qui réduisait la résistance à une valeur insi- 
gnifiante. L'opération du couchage de l'obélisque a pu s'effectuer avec 
la plus grande régularité en vingt-cinq minutes ('). Le même appareil a 
servi à l'érection, mais les frottements s'a joutant cette fois à l'effort 
théorique, les brins libres des huit palans s'enroulaient sur des ca- 
bestans. 




Fi|. 92 et 93 

L'aiguille de Cléopâtre a été dressée sur les quais de la Tamise à 
Londres, en 1878, par un procédé tout différent ; après avoir été entourée 
d'un blindage, elle a été soulevée horizontalement entre deux piles en 
charpente; des tourillons ont été fixés à l'enveloppe un peu au-dessus 
du centre de gravité de la masse, puis des paliers ont été montés sur 
les piles de support de manière à emboîter les tourillons ; il a suffi de 
dégager l'obélisque de ses liens pour l'amener automatiquement' dans 
la position verticale. L'aiguille de Cléopâtre amenée a Londres pèse un 
peu moins de 200 tonnes; l'érection a été faite par M. Dixon. One se- 
conde aiguille, transportée d'Alexandrie à New-York en 1881, pèse en- 
viron 220 tonne?, elle a été dressée par le même procédé. 

Les dispositions prises pour le manœuvrage de l'obélisque de Luxor 
se distinguent des opérations plus anciennes par une application intel- 
ligente de la Mécanique, grâce à laquelle on a pu éviter la construction 
d'échafaudages très importants et la très grande multiplication du 
nombre des palans. Cette multiplication est nécessaire lorsqu'on veut 
agir par soulèvement direct; elle entraine un grand, inconvénient, par 

1 . Des dispositions ingénieuses avaient été prises pour égaliser les tension a 
dans les différents cordages. Voir Raehlmann A. M. £., t. IV, p, 32 et Publi- 
cation Induêtriell» d'Armengaud, I» série, t. XVIII, p. 192. 



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OPERATIONS DE LEVAGE 127 

la difficulté qu'il y a de les faire tirer en même temps. La presse hy- 
draulique est affranchie de ce défaut, parce qu'on peut au moyen d'une 
seule presse exercer un effort aussi grand qu'on le veut. 

63. — Levage du Pont de Menai. — La presse hydraulique a servi à 
mettre en place les tronçons des poutres tabulaires du pont de Menai, 
en 1849-1850. Chacun d'eux pesait 2.000 tonnes et a été soulevé d'envi- 
ron 30 mètres au moyen de deux presses, dont une placée à chaque 
extrémité. 

Les pistons des presses avaient 20 pouces de diamètre (508 milli- 
mètres), et 6 pieds (l m ,829) de course. Les cylindres fixes étaient mon- 
tés dans l'axe de la poutre sur des sommiers en fonte disposés au-dessus 
de l'emplacement définitif; les pistons étaient surmontés d'une crossette 
agissant sur les chaînes pendantes qui servaient au levage. Ces chaînes 
étaient au nombre de deux pour chaque extrémité; chacune d'elles était 
formée de maillons plats articulés disposés par groupes comprenant al- 
ternativement huit et neuf éléments. Le pas de ces chaînes était exac- 
tement de 6 pieds et correspondait ainsi à la levée des pistons. 

L'attelage des chaînes à la crossette de la presse était formé au 
moyen de mâchoires s'engageant sous les têtes élargies des maillons; 
des mâchoires semblables, mais supportées par les poutres fixes ser- 
vant d'appui à la presse, étaient employées pour soutenir la charge 
pendant la descente du piston. Le levage était donc intermittent et se 
composait de courses successives égales en hauteur au pas des chaînes 
ou à la course du piston; la durée de -chacune de ces courses partielles 
était de 30 à 40 minutes ('). 

64. — Les opérations du genre de celles qui viennent d'être décrites 
sont caractérisées par le fait qu'elles ne doivent pas se reproduire sou- 
vent dans les mêmes circonstances, et qu'ainsi la question de temps 
n'intervient que d'une manière tout à fait accessoire dans le choix des 
moyens. De plus, pour des levages isolés si importants, on ne recule 
pas devant la dépense nécessaire pour assurer la bonne marche et la 
sécurité; c'est ainsi que pour la mise en place du pont de Menai, tous 
les appareils, y compris les quatre chaînes, ont dû être spécialement 
construits et n'ont servi que pour -quelques opérations. Les machines de 
levage proprement dites sont celles qui conviennent pour effectuer des 

1. Ruektntann À. M. L. t, IV. p. as. 



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138 OPÉRATIONS DE LEVAGE 

opérations fréquemment répétées dans des conditions semblables ; il y 
a alors grand intérêt à les disposer de manière à abréger les ma- 
nœuvres. 

A cette classe de machines appartiennent les grues de transborde- 
ment des gares et des ports, les grues et les ponts roulants d'ateliers, 
les ascenseurs et élévateurs de toute nature, etc. 

Certaines machines élévatoires, affectées à des opérations spé- 
ciales, doivent satisfaire à un programme plus ou moins compliqué, 
et ne rentrent pas dans les opérateurs de la mécanique géné- 
rale; leur élude se rattache ordinairement à la technologie de l'indus- 
trie qui les emploie; c'est ainsi que les machines d'extraction sont 
plutôt du ressort de l'exploitation des mines, que les dragues, les exca- 
vateurs, les transporteurs de déblais sont classés parmi les procédés 
d'exécution des travaux du génie civil, etc. 

Parmi les appareils de levage et de manutention qui rentrent dans 
noire programme, quelques-uns, comme le vérin, le treuil, les diverses 
variétés de palans et la presse hydraulique sont propres à effectuer cer- 
taines opérations élémentaires, et on les rencontre soit comme machines 
isolées, soit comme parties intégrantes de machines plus complètes et 
plus spéciales. 

Le mode d'application de la force motrice, c'est-à-dire la nature de 
l'agent moteur (vapeur, air comprimé, pression hydraulique), exercent 
une grande influence sur la constitution des appareils; d'autre part, 
les opérations à faire se présentent dans des conditions très variées ; 
ainsi, une classe particulière de machines est adaptée au déplacement 
et à l'élévation des matières pulvérulentes, nous aurions donc 
à envisager les élévateurs à grains, les basculeurs de wagons 
charbonniers, etc. On conçoit par ces motifs qu'il serait difficile d'éta- 
blir une classification rationnelle des appareils de levage. 



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CHAPITRE PREMIER 



Machines serrant aux opérations élémentaires 
-51- 

CRICS ET VÉRINS 

65. — Cric à crémaillère. — Cet appareil 1res connu est représenté 
par la figure 94 (') ; le retour de la charge est empêché par une roue à 
rochets. Les éléments du mécanisme sont pour la figure : 

Rayon de la manivelle 200 millimètres 

» primitif du pignon « 14 B 

» > de la roue b 70 » 

» * du pignon c 18 > 

L'effet multiplicateur, abstraction faite des frottements, est de 55 8 ■ si 
l'on admet (2* fasc, n" 6) que l'effort moyen exercé par l'homme sur la 
manivelle dans une direction tangentielle à la trajectoire est de 7 kilo- 
grammes, on voit que le cric permet de vaincre des résistances de 300 
à 400 kilogrammes lorsqu'il présente deux arbres de renvoi . Les pignons 
toujours très petits sont taillés dans les arbres, la roue b est engagée 
sur une portée carrée ; les pignons n'ont que quatre ou cinq dents, cir- 
constance qui aggrave les résistances passives (1" fasc. n" 67). On ne 
pourrait remédier à cet état de choses qu'en agrandissant tous les rayons, 
y compris le rayon de la manivelle, qui pourrait à la rigueur aller jus- 
qu'à 0"°,35, mais on rendrait l'appareil peu portatif. La caisse du cric est 
en bois, elle est garnie de joues en tôle J pour fournir des points d'ap- 
pui aux tourillons, et de deux guides en fer M et N pour la crémaillère. 

Il existe des crics à trois arbres d'un effet multiplicateur plus considé- 
rable, qui peuvent faire un effort de 1.500 kilogrammes environ (voir un 
cric de 6.000 kilogrammes construit par la Société alsacienne, décrit par 
Ernst, ouvr. cité, p. 566). 

1. D'après Péchai, Leitfaden des Matckinenbauet (1898). 

TBANBMIHB. A D 



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130 



CRICS ET VERINS 



La roue à rochets n'évite pas complètement les accidents, notamment 
si l'homme abandonne la manivelle pendant la descente d'une charge, 
parce que, pour cette manœuvre, le cliquet doit être renversé et est 
inopérant. On a imaginé divers dis- 
positifs de sûreté, qui sont d'ail- 
leurs applicables à tous les treuils, 
notamment la manivelle Faceroule, 
le frein Dubois, etc. ('). 




Fîg. 94 f'ig. Ufi 

On peut rendre le cric non réversible (ou à peine réversible) en inter- 
posant une vis tangente dans la commande (fig. 93, d'après les esquisses 
deRiedler); on peut même réaliser ainsi une multiplication plus forte, 
et l'on évite les pignons trop petits, toujours peu constructifs ; malheu- 
reusement, si l'on veut conserver à la vis ses qualités de non réversibi- 
lité, elle doit être de pas assez faible par rapport à son diamètre, et son 
rendement s'abaisse (1" fasc, n° 73). (Voir aussi le cric Dickertmann, 
Revue de mécanique, citée en note). 

68. — Cric à ois. — La crémaillère du cric ordinaire est ici rempla - 
cée par une vis (fig. 96, d'après Riedler), que son talon empêche de 

1. V. Revue de Mrcanirjite, février 1897, noie sur les appareils de levage, par 
G. Richard. Le frein Dubois est une forme simplifiée du frein a lames, ijue 
nous rencontrerons ailleurs. Voir aussi Portefeuille det M., 189*. 



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CRICS ET VÉRINS 131 

tourner ; on agit sur l'écrou par une vis tangente. On peut ainsi obtenir 
une très grande multiplication d'effort; l'appareil présente toute sécu- 
rité parce que la vis principale tout au moins n'est pas réversible. Mais 
le rendement est fortement abaissé par les frottements; il est essentiel 
de donner beaucoup de mobilité à l'écrou, en l'appuyant sur une bague 
en bronze dur bien graissée. Le grand frottement auquel donnent lieu les 
vis est le point faible de cet appareil, on a cherché à y porter remède 
par diverses dispositions ingénieuses, et notamment par l'écrou à galets 
Maude. On fait aussi usage d'écrous portés sur billes, comme dans le 
cric Meter {'). 



n%. 96 fi(. 97 

Dans le cric Robinson et Norton (6g. 97), (d'après Engy., 1893-1-91}, 
la vis tourne au lieu d'être immobile, et elle monte en entraînant le cha- 
peau C, et par conséquent le fourreau F, qui télescope sur le pied cylin- 
drique fixe de l'appareil; un roulement sur billes est interposé entre le 
chapeau C et l'embase mobile, dont il reçoit la poussée. La manivelle est 
remplacée par un levier dont le cliquet à deux bras s'engage dans une 
1 . Revue rfe Mécanique, article cité. 



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132 CRICS ET VÉRINS 

roue à encoches calée sur l'arbre du premier pignon ; suivant que 
l'une ou l'autre des branches est en prise, le même mouvement d'oscil- 
lation du levier détermine la levée ou la descente. On remarque aussi 
dans ce cric la forme particulière du filet de la vis, qui réunit les avan- 
tages du filet carré au point de vue du moindre frottement, et ceux du 
filet triangulaire au point de vue de la solidité. On peut,avec cet appa- 
reil, exercer des efforts de 15 tonnes et au-dessus ('). 

Le vérin ordinaire comporte simplement une vis de levage qui tourne 
dans un écrou fixe porté par un socle en tôle ou en acier coulé déforme 
conique. La vis est actionnée par un tourne à gauche à cliquet analogue 
à celui de la figure 97, mais à mouvement horizontal ; elle est coiffée 
d'un chapeau qui tourne follement et qui forme le sabot appliqué sous 
la charge. 



i 



Fig. 9S 

Cet appareil peut être complété par un dispositif qui permet le dépla- 
cement latéral ; on obtient alors le vérin à chariot et vis d'avancement 
(fig. 98) d'après les esquisses de Riedler), fort usité comme cric de se- 
cours dans l'exploitation des chemins de fer. 

I, Voir encore le cric différentiel Robel, dans lequel la vis et l'ecrou sont 
commandés à deux vitesses différentes et de même sens, avec faculté toutefois 
d'immobiliser l'ecrou pour la descente ou la levée rapides (Revue de M4c> 
article cité, et Pechan, ouv. cité, pi. 8.) 



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CHICS ET VERINS 



CO 



67. — Vérins hydrauliques. — Ces appareils remontent à 1854, ils 
ont été répandus par Adamson, Tangye et par d'autres constructeurs 
anglais ; ils comprennent une presse hydraulique et sa pompe de pres- 
sion, le tout condensé sous un faible volume et un poids réduit. La 
figure 99 représente l'une des formes du vérin hydraulique de Tangye; 
la colonne qui transmet l'effort est le piston C, garni à sa base d'un cuir 
embouti. Le cylindre est muni d'une bâche 
latérale coulée avec lui, et qui renferme la 
provision d'huile ou d'eau en même temps 
que la pompe de pression, dont le plon- 
geur P est manœuvré par le levier exté- 
rieur L. La soupape d'aspiration a, et la 
soupape de refoulement renversée r sont 
appuyées par des ressorts; un conduit p, 
commandé par l'obturateur à vis» permet 
le retour du liquide vers la bâche pour la 
descente. 

Le vérin ci-dessus n'est propre qu'à 
exercer des efforts de compression ; on lui 
a donné' d'autres formes qui, sous le 
nom de crochets hydrauliques, permettent 
d'exercer des efforts de traction. Le cylindre 
est alors renversé et porte sur le fond un 
anneau de suspension ; le piston est muni ?■!- 99 

d'une tige traversant le couvercle du bas, lige qui se termine par la 
bâche de la pompe et qui porle le second anneau; le liquide est 
refoulé par un canal central foré dans la tige, canal qui vient déboucher 
sous le piston de levage. L'ingéniosité de l'appareil réside dans la dis- 
position simple et élégante de la pompe et de ses conduits ('). 

Il est clair que la transmission hydraulique permet telle multiplica- 
tion que l'on veut, tout en évitant les frottements, qui sont le défaut 
des mécanismes à vis, les seuls qui permettent de réaliser des vérins 
de grande puissance. Par conlre, la moindre fuile compromet le fonc- 
tionnement. 



I. Voir VHydraulic pulling Jack dt 
hydrauliques Robertson, la presse â si 
de Mécanique, article cité). 



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PALANS (') 

68. — Palan ordinaire, câbles. — Le palan a été très employé en tous 
temps dant* le gréement et les manœuvres courantes des navires ; les 
poulies sont le plus souvent en bois de galac, on évite le contact des 
cordages arec les parties en fer des armatures, qui sont garnies de joues 
en bois. On a introduit récemment l'usage de poulies en fonte malléable 
zinguées. L'œil des poulies est garni d'une buselure ou d'une boite à 
galets qui substitue le roulement sur pivot au frottement ordinaire, en 
supprimant la nécessité du graissage. Pour les manœuvres à terre, où 




Hg. 100 
la rouille n'est pas tant à craindre, le palan universellement employé 
est représenté par la figure 100 ; il est entièrement métallique ; on peut 
s'en servir indifféremment avec des cordes en chanvre ou avec des 
câbles flexibles en acier ('). 

1. Pour l'étude théorique, voir 1* fascicule, n« 90 à 94 

2. Voir ce qui a été dit de la tension d'incurvation au n° 6 de ce fascicule. 
On trouvera de nombreuses données sur les câbles de charge métalliques .et 
autres dans l'ouvrage de Ernst (Dii' Hebezeage) déjà cité. 



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PALANS 135 

Pour les câbles métalliques employés dans les opérations de levage, 
la question d'usure des fils n'est pas aussi importante que pour les 
transmissions, on fabrique donc des cordages éminemment flexibles, 
composés de fils très fins (depuis 0™"»4 environ). Les câbles en fil gal- 
vanisé sont généralement employés ; le galvanisage abaisse la résistance 
d'environ 15 %. On admet que, même pour les câbles extra-flexibles, le 
diamètre des poulies ne doit pas être inférieur à 500 fois le diamètre des 
fils dont le cordage est formé. Ce diamètre doit être beaucoup plus 
grand lorsque les câbles circulent à grande vitesse, comme dans cer- 
tains ascenseurs, les machines d'extraction, etc. 

Divers perfectionnements ont été apportés au palan ordinaire dans le 
but de l'alléger; on peut citer dans cet ordre d'idées celui de Higgin- 
son, construit entièrement en tôles minces embouties à la presse (') . 11 
existe aussi des palans dans lesquels un frein automatique appuie sur 
la corde lorsqu'on cesse de tirer le brin moteur ('). 

69. t- Palans à chaînes. — On peut ranger dans cette catégorie les 
palans différentiels de Weston et autres, ainsi que ceux dans lesquels 
la .chaîne est entraînée par une roue à noix. Ils sont beaucoup plus 
légers et plus portatifs que les moufles ordinaires, qui deviennent d'ail- 
leurs peu pratiques au delà de trois poulies ou de six brins ; ils deman- 
dent une longueur déchaîne beaucoup moins grande pour la même levée ; 
enfin, on peut les rendre non réversibles, ou les munir de freins très 
efficaces. Les appareils de cette catégorie sont nombreux, et au lieu de 
Les suspendre à un point fixe, on les rattache souvent à un chariot rou- 
lant porté lui-même par une poutre ou pont transbordeur. On obtient 
ainsi, pour des forces modérées, un pont roulant simple et pratique 
dont le mouvement de levage est actionné du niveau du sol, ce qui dis- 
pense d'employer un manœuvre spécial, comme dans les ponts à treuils 
mus à bras d'hommes. 

Dans cette classe de palans, la chaîne est rendue nécessaire parla 
condition que les poulies sur lesquelles elle passe fonctionnent comme 
des treuils, et ne sont pas de simples poulies de renvoi. Les poulies à 
empreintes sont toujours d'assez grand diamètre relativement aux 

1. Appareils de levage par G. Richard (Revue de Mécanique, avril 1897). 

2. Erntt (ouvrage cité), décrit le palan à frein de Hetcitt et Gçff, construit par 
la maison Tangye, et celui de Creroer; voir dans le morne ordre d'idées le 
moufle Létang {Rev. de Mac. article cité). 



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136 PALAN» 

dimensions des maillons. Les roues à noix sont de petit diamètre 
(fig. 101) (d'après les esquisses de Riedler} ; pour empêcher la chaine de 
s'échapper par suite des oscillations accidentelles, elles sont toujours 
entourées d'une gafne fixe qui maintient les maillons en prise. 



n*. 



-°ÇT 



i. 



Fig. 101 Fig. 102 

La poulie de Weston, ou palan différentiel simple (1™ fasc, n" 93), très 
employée dans les montages, n'est pas réversible lorsque le rapport des 
diamètres d et D (fig. 102) atteint 0,9; en comptant sur celte 
valeur, et en admettant que l'bomme tirant de haut en bas exerce nor- 
malement un effort de 25 kilogrammes, on trouve que la poulie de Wes- 
ton exerce un effet multiplicateur de 30 et convient pour soulever des 
charges de 400 kilogrammes environ en tenant compte des frottements- 
La poulie différentielle donne lieu à des dispositions variées consis- 
tant dans la commande du tambour par une couronne dentée intérieure 
actionnée par un pignon avec roue à chaine pendante, ou par une roue 
à vis tangente manœuvrée de la même manière, comme dans les figures 
103 et 104 qui se rapportent cependant à un autre appareil ('). 

On peut, par l'emploi des trains épicycloïdaux et de leurs dérivés, 
réaliser des mouvements très ralentis soit sur une roue à noix unique, 

i. Les nouveaux palans à engrenages Weêtoa som munis d'un frein spécial 
dit à lames imaginé par cet inventeur et dont l'action est automatique pour 
empêcher le retour de la charge; lorsqu'on veut descendre, le frein se desserre 
automatiquement par l'action exercée sur la chaîne pour amener la. descente. 
Certains de ces appareils sont différentiels, d'autres ne le sont pas; M.Richard 
en décrit deux \Hevue de Mécanique, art. cité), ainsi que les palans ù vis de 
Holub et de Ludert, le palan a engrenages de Caldwcll, l'appareil automatique 
Evrard et Cornevin pour les sauvetages en cas d'incendie, etc. 



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PALANS 137 

soit sur doux poulies à empreintes, et obtenir sans grande complication 
d'engrenages des palans ayant une grande force de levage. Les palans 
de Eade, de Moore et de Pickering sont basés sur ce principe (')• 

70. — Palans à (reins, — Les appareils comportant une roue à noix 
avec multiplication de force par vis tangente sont assez nombreux; on 
peut les rendre non réversibles en adoptant une vis de faible pas qui 
abaisse malheureusement l'effet utile (t w fuse, n° 73). On a remédié à ce 




Flg. 103 el 101 

défaut dans les palans Lûders et Decker, qui diffèrent assez peu l'un de l'au- 
tre ; ta vis est à deux entrées et à pas trop grand pour arrêter la charge, 

l. L'appareil Moore surtout est particulièrement ingénieux. Voir l'article 
cité de G. Richard, ainsi que Emit, ouvrage cite, p. 6*7 et suiv., et Pechan 
(ouvrage cité), pi. S. 



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138 TREUILS 

mais un frein ingénieux est monté sur la vis et mis en action par la 
pression axiale qui s'exerce sur elle. Nous ne décrirons que l'appareil 
Becker {fig. 103 et 104) (d'après les esquisses de Riedler). La vis se ter- 
mine par un cône C de rayon agrandi, qui appuie à frottement dans un 
cône creux C terminé par un pi vol qui porte contre une butée. La pous- 
sée transmise à la vis aussi bien à la montée qu'à la descente applique 
les deux cônes et les reod solidaires par frottement aussi longtemps 
qu'on n'immobilise pas C; le mouvement de C ne peut se produire que 
pour la montée ; il est arrêté pour la descente par un rochet. 11 résulte 
de cette disposition que les cônes sont sans action pendant le levage, 
que le frottement qui nait au contact de leur surface est suffisant pour 
maintenir la charge suspendue lorsqu'on abandonne la chaîne, et enfin 
qu'on peut produire le mouvement de descente en exerçant sur la chaîne 
une traction qui s'ajoute à l'effet du poids ('). 



§ III 

TREUILS, 

71. — Treuils ordinaires. — Les treuils sont employés aux opéra- 
tions de levage directes, ou en combinaison avec un moufle ; ils sont à 
multiplication simple, double, triple, etc. Les figures 10S et 106 (d'après 
les esquisses de Riedler), représentent le treuil à simple multiplication; 
on lui donne souvent deux manivelles. L'arbre moteur À porte le pignon 
et une roue à rochels qui permet de tenir la charge suspendue. Un 
frein à bande est monté sur une poulie que porte l'arbre du tambour 
(disposition a), ou venue de fonte avec le tambour (disposition b). Le 
frein est utile pour laisser descendre des charges sans exercer aucune 
force de retenue sur les manivelles; pour cet usage, le pignon est 
désembrayé par glissement de l'arbre A, une manette m sert à le 
maintenir dans l'une ou l'autre position. Ce treuil permet d'exercer un 
effort de 350 kilogrammes lorsqu'il est actionné par deux hommes. 

On peut se servir du treuil soit en dévidant la corde sur le tambour, 
soit en lui faisant faire un nombre de tours limité et en exerçant une 

1. Le palan Kokn est muni d'un frein aussi simple qu'ingénieux dans lequel 
la force qui produit le frottement est lo poids de la charge elle-même {Porte- 
feuille de* M„ 18J6). 



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«3 



3i,«iz S db, Google 



140 TREUILS 

tension sur le brin libre, auquel cas l'entrainement se produit par 
adhérence; on' peut laisser descendre la charge en modérant la tension 
sor le brin libre. Cette manœuvre ne se fait qu'avec des cordes en 
chanvre ou des cordages métalliques. 

Les figures 107 à 109 représentent un treuil à multiplication double 
de Becker ( l ), pouvant aussi fonctionner à simple force par glissement 
de l'arbre des manivelles. Dans les figures, l'arbre A occupe la position 
qui correspond à la simple puissance ; le pignon P, engrène avec la 
roue R, ; l'arbre B porte un pignon P, toujours en prise, ainsi que la 
roue à rochets P, dont le cliquet est articulé dans la poulie du frein 
différentiel à bande (1" fasc. n" 96). 

Cette disposition est nouvelle, et constitue un heureux perfectionne- 
ment, le cliquet restant toujours enclenché, et son point d'attache étant 
soustrait au choc qui peut résulter d'un retour brusque par suite de 
l'abandon des manivelles {*}. Pour descendre la charge, l'arbre A est 
désembrayé, et est soustrait à la rotation rapide qui rendrait [son ap- 
proche dangereuse. 

Le diamètre des tambours est égal à 6 à 8 fois celui du cordage en 
chanvre qui doit s'y enrouler; la grosseur du cordage est elle-même 
déterminée par l'effort qu'il doit supporter. 

72. — Chaînes. — Les tambours destinés à recevoir des chaînes 
peuvent être disposés de deux manières (fig. 110 et 111); ils sont 




creusés d'une rainure ou d'une gorge en hélice ; la seconde disposition 
permet de gagner un peu de longueur. 

1. Ce treuil est étudié pour soulever des cl larges de 1.000 kilogrammes 
lorsqu'il fonctionne à double puissance {Erntt, ouvrage cité, p. 220 en donne 
le calcul complet). 

!. D'autres freins plus ou moins analogues en principe, et dans lesquels la 
roue a rochets est remplacée par divers embrayages à friction, : 
trent souvent dans les treuils allemands. 



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TREUILS 141 

Les chaînes sont à maillons longs ou à maillons courts (fig. 112 et 
113); ces dernières, dites chaînes anglaises, subissent des effets de 
flexion moindres en passant sur les poulies ou les tambours, et doivent 
élue préférées pour cette raison. Le diamètre du cylindre d'enroule- 
ment mesuré sur l'axe de la chaîne ne doit pas être inférieur à 20 fois 
le diamètre du fer des maillons. Les chaînes qui s'enroulent sur tam- 
bours ne doivent pas nécessairement être calibrées comme celles qui 
passent sur des roues à noix. 




Fig. 112 et 113 

Les chaînes sont fabriquées en fer extra-nerveux ; on détermine leurs 
dimensions comme si les maillons étaient* soumis à l'extension simple,' 
en admettant le taux de travail de 6 kilogrammes par millimètre carré 
de la double section, lorsqu'elles doivent fonctionner sur des appareils 
mus à bras d'homme ; ce chiffre est réduit à 4 kilogrammes lorsque les 
treuils sont actionnés à plus grande vitesse par différents moteurs. 

73. — Diverses modifications du treuil Q). — Le treuil en tant qu'ap- 
pareil de levage complet se présente sous des formes variées. Ainsi, le 
tambour admet de nombreuses modifications ; on peut lui donner du 

1. Voir une étude sur I» construction des treuils dans Uhland (P. M. K), 1886, 
p. îfiS. On trouvera de nombreux renseignements sur les treuils à. bras et 
à vapeur et sur tous les appareils de levage en tcénéral dans le manuel 
d'Appleby {HoUUng Machinera, Londres, Spon, 1891) qui est a proprement 
parler un catalogue. 



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142 TREUILS 

creux vers le milieu de sa longueur lorsqu'on s'en sert pour des 
. manœuvres diverses exécutées au moyen de cordages qui ne sont pas 
emmagasinés, et qui n'occupent que quelques spires du tambour; la 
gorge ramène les spires vers ie milieu par un glissement latéral 
continu; ces tambours sont souvent en bois. (Voir les esquisses de 
Riedler). Avec ce mode de manœuvre, il est très avantageux de pouvoir 
engager ou dégager le cordage en un point quelconque de sa longueur ; 
on y arrive en plaçant les tambours en porte-à-faux à l'extérieur des 
flasques du bâti, on les appelle alors poupées ou poires. Les treuils 
ainsi disposés sont extrêmement utiles pour les manœuvres qui s'exé- 
cutent à bord des navires, ou pour desservir les derricks (84); des 
poupées sont aussi placées sur les arbres intermédiaires, on dispose 
ainsi de vitesses plus ou moins grandes. 

Le tambour peut être remplacé par une roue à noix, qui est beaucoup 
moins encombrante, et permet le levage sur une hauteur illimitée. 
Dans ce cas le bâti lui-même est simplifié, les deux flasques, en se rap- 
prochant, se réduisent à un simple cadre qui peut s'attacher latérale- 
ment à une charpente, ou être fixé par colliers autour d'une colonne. 

74. — Treuil Mégy. — La figure 114 (d'après les esquisses de Riedler) 



Fig. iu 

représente le treuil Mégy, très connu eo France, avec la forme primitive 

du frein spécial imaginé vers 1870, et que le même constructeur a 

depuis lors modifié et simplifié. 

Ce frein, particulièrement ingénieux, n'est autre chose qu'un 



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TREUILS 143 

embrayage à friction interposa entre la manivelle et le pignon qu'elle 
fait mouvoir. Il est combine de telle manière que l'embrayage soit serré 
énergiquement pendant le levage; l'arrêt maintient la charge sus- 
pendue sans que la manivelle ait d'autre fonction que de serrer l'em- 
brayage pendant cette suspension. Le desserrage de la manivelle permet 
à la charge de descendre avec une vitesse limitée, grâce à un frein de 
sûreté qui entre en action par la force centrifuge du mouvement de 
rotation créé par la descente. 

L'embrayage (voir aussi Qg. HiS, tirée des esquisses de Riedler), est 
basé sur l'action d'un ressort à lame circulaire l, garni de cuir, engagé 
à l'intérieur du tambour n qui porte le pignon p; l'une des extrémités 
de ce ressort est engagée par un talon dans le cylindre intérieur G qui 




fit. us 
est fou sur l'arbre a de la manivelle; sur ce dernier arbre est calé un 
bras c qui peut entraîner le cylindre C par une butée intérieure lors- 
qu'il tourne pour le levage dans le sens de la flèche ; ce bras est encore 
lié au ressort par une chaînette qui agit sur la lame en passant sur le 
galet g dont le pivot est porté par le cylindre C ('). Le cylindre C est 
prolongé autour de l'arbre par des buselures dont l'une porte la roue à 
roche ts r, dans laquelle est engagé un cliquet articulé à un point fixe ; 
ce cylindre C ne peut donc tourner que dans un sens, celui qui produit 
le levage. 

1. Cette liaison a été simplifiée dans les appareils plus récents. Voir un 
pont roulant de 40 tonnes système Mégy, ou il a été fait une large application 
de cet embrayage (Portefeuille des M. 1895, pi. il et 22 avec figures détaillées). 
Le frein Bourgougnun (Portefeuille des M. 1882 pi. 34) rappelle l'appareil Mégy 
avec des dipositionsplus simples; il est également applicable & toutes les formes 
du treuil. 

On trouvera une monographie assez complète des appareils Mégy dans la no- 
tice intitulée: Le» appareils de levage à l'Exposition de 1889, par Mëgyet Igert. 
(Paris, E. Bernard et C"). 



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144 TREUILS 

Lorsqu'on tourne la manivelle dans le sens de la flèche, le bras c 
bute contre le cylindre creux C, en même temps qu'il soulage la chai- 
nette et laisse porter la tète du ressort ; dans ces conditions, celui-ci 
actionné du reste par le talon, entraine le tambour, et par conséquent 
le pignon de levage. Lorsque la manivelle est arrêtée, le cylindre 
creux C est immobilisé par la roue à rochets r, l'embrayage reste néan- 
moins serré aussi longtemps que la chaînette reste détendue et que 
l'action du ressort n'est pas supprimée par un déplacement angulaire 
de la manivelle en sens contraire. La pression sur la manivelle dans le 
sens opposé à la flèche peut être réglée; si elle est modérée, l'em- 
brayage n'exerce plus qu'un frottement limité, et la charge peut des- 
cendre en entraînant le pignon p et le tambour n ; ai la pression est 
assez forte pour soulager complètement le ressort, la descente est 
rapide, elle reste 'toujours néanmoins sous le contrôle de la pression 
que l'on peut exercer sur la manivelle, le ressort faisant alors office de 
frein. 

C'est pour la descente rapide que le frein automatique à force centri- 
fuge, ou frein de sûreté, peut être utile. Ce frein est composé d'un tam- 
bour «', lié au tambour n et participant à sa rotation ; il entraîne en 
tournant des masses en plomb m qui s'y trouvent logées, et sont réu- 
nies avec lui par des bras articulés ; ces masses actionnées par la force 
centrifuge pressent contre la couronne creuse que porte le cylindre C, 
couronne qui est fixe pendant la descente de la charge ('). 

On emploie différents systèmes pour régler automatiquement la 
vitesse de descente dans les treuils, et notamment la résistance de l'air 
s'exerçant sur les ailes d'un moulinet (voir les systèmes utilisés par 
MM. Mignon et Rouart, Portef. des M., 1882, p. 133, et dans le même 
volume la description de deux ponts roulants dans lesquels on a appli- 
qué le régulateur à moulinet (pi. 35-36)). 

75. — Frein Weslon. — Parmi les dispositifs de sûreté, le frein à 
disques de Weslon doit être mentionné spécialement, à cause des appli- 
cations nombreuses qu'il a reçues. La figure 116 (d'après les esquisses 

1. Il est bon de remarquer que le ressort dea appareils Môgy est construit 
de manière à exercer sur le tambour une pression uniforme lorsqu'il n'est pas 
sollicité. La force tangentielle qui doit lui être appliquée pour le faire glisaer est 
différente suivant qu'elle agit par poussée & une extrémité ou par traction à 
l'autre bout de l'arc; elle est beaucoup plus forte dans le premier cas, et sa 
valeur est donnée en fonction de l'angle embrassé par une expression du même 
genre que celle qui règle les tensions d'une courroie (l« fasc. n° 95). 



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TREUIL! 148 

de Riedler) montre le tambour du treuil, lequel esl fou sur l'arbre A ; 
la roue à rochets r est seule calée sur cet arbre, une série de dis- 
ques, représentés en noir, sont passés sur un carré de l'arbre et sont 
par conséquent entraînés avec lui ; une deuxième série de disques, 
tournant avec le tambour, s'intercale entre ceux qui tournent avec 
l'arbre. Ces deux séries peuvent être rendues solidaires par frottement 
lorsqu'on les appuie l'une sur l'autre par une pression axiale ; la roue à 
chaîne pendante est disposée de manière à produire cette pression, et à 
cet effet, son moyeu est engagé par un filetage sur le bout de l'arbre. 




Fit. "e 
Lorsqu'on agit sur la roue en vue de produire le levage, elle se visse 
sur l'arbre et exerce une pression croissante sur les disques, jusqu'au 
moment où le frottement étant suffisant, le fonctionnement a lieu comme 
si les rondelles étaient solidaires. A la descente, l'embrayage à disques 
agit comme un frein dont on peut modérer le serrage par une action 
convenable sur la chaîne pendante ; il convient de remarquer que cette 
action esl très légère, attendu que son moment doit avoir pour effet 
d'exercer une pression sur les disques, et non de retenir directement la 
charge. Enfin, le frein reste serré lorsqu'on abandonne la chaîne, parce 
que le moyeu fileté esl en contact avec une rondelle fixe, et qu'il ne 
saurait ainsi être desserré par entraînement. 

76. — Treuils à chaîne Galle. — Le promoteur de l'emploi de cette 
chaîne, qui a d'abord été employée en France, est M. Neustadt ; les 
figures 117 et 118 se rapportent à une chaîne supportant en service 
courant une charge de 7.500 kilogrammes ; les maillons en tôle de fer 
sont ordinairement sollicités à 7 kilogrammes par millimètre carré dans 

TKAN8MI8S. A DISTANCE 10 



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146 TBEOILS 

leur section la plus faible. Le tracé des roues est très simple, le pas de 
la denture est égal à la distance des tourillons de centre en centre ; les 
dents ont un profil en arc de cercle décrit du centre du tourillon sui- 
va n l - 'L „ __ j ■ 




Fîg. 117 «t 118 



\ 



Les chaînes de Galle donnent lieu par leur enroulement à un frotte- 
ment provenant de la rotation relative des maillons sur les tourillons ; 
l'effet de ce frottement est le même que pour les chaînes ordinaires 
(i" fasc. n° 94). Le nombre des dents est de 8 à 10 depuis les plus peti- 
tes charges jusqu'aux plus grandes ; le rayon du cercle primitif de la 
roue, pour un nombre de dents constant, serait proportionnel au pas de 
la chaîne; il augmente donc un peu plus vite que ce pas en passant des 
petites aux grandes charges. Les tourillons de la chaîne doivent être 
proportionnés de manière à ce qu'ils présentent dans leur sollicitation 
par flexion la même résistance que les maillons, mais comme plusieurs 
tourillons sont en prise à la fois, le calcul présente certaines difficultés. 
Pour les cas de grande fatigue et de travail continu, les tourillons sont 
rivés sur rondelles (*) 

1 . Voir les proportions des chaînes de Galle de laCompagnie des forges d'Audin- 
court,8Paris(Mi(B«!;(/ormui(:*deCl. deLaharpe), ainsi que celles des établisse- 
ments Otto Koetter, à Barroen {Ernti ouv. cité, 2" édit. p. 27). Ces séries s'é- 
tendent jusqu'à 30.U00 kilogrammes de charge utile. 



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Cabestans 14? 

Les chaînes de Galle ont l'avantage de s'enrouler régulièrement et 
sans chocs sur les roues motrices; elles ne peuvent se nouer ni donner 
lieu à des coques, leurs maillons ne fatiguent pas par flexion comme 
ceux des chaînes ordinaires dans leur passage sur les tambours ; enfin, 
comme ils sont toujours formés de plusieurs éléments, on leur attribue 
une sécurité plus grande contre la rupture. 11 est bon de remarquer 
aussi que l'absence de flexion permet de réduire le diamètre des roues 
d'entraînement, et de simplifier les multiplications par engrenages, 
condition qui a une certaine importance pour les treuils de grande 
puissance. 



§ IV 



CABESTANS, GHJNDEAUX, ETC. 

77. — Le cabestan est caractérisé par une cloche verticale montée 
sur un pivot qu'elle recouvre entièrement; dans le cabestan simple, 
cette cloche est surmontée d'un chapeau dans lequel peuvent s'engager 
des barres rayonnantes, sur lesquelles agissent plusieurs hommes. L'ap- 
pareil ainsi disposé peut donc être manœuvré par un très grand nombre 
de bras ; il est facile en outre d'engager sur la cloche en porte-à-faux 
n'importe quel point de la longueur du cordage ; le dégagement ne 
présente pas plus de difficultés. Une autre propriété du cabestan est de 
pouvoir agir sur toutes les directions contenues dans un plan horizon- 
tal, ce qui le rend particulièrement propre aux opérations de déhalage 
des navires. 

Les cabestans conviennent aussi pour la manœuvre des ancres ; ils 
portent alors une couronne à empreintes sur laquelle on peut engager 
une chaîne. 

La manœuvre des chaînes d'ancre s'effectue cependant le plus sou- 
vent au moyen des appareils nommés guindeaux ou vireveaux, qui peu- 
vent être actionnés à bras d'hommes ou par moteurs à vapeur ; ils 
sont à arbre horizontal, et portent deux couronnes à empreintes ren- 
dues solidaires de l'arbre par des embrayages à lames ou des cônes de 
friction, qui peuvent être affolés indépendamment l'un de l'autre; on 



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peut ainsi, soit donner de la chaîne, soit lever une ancre en laissant 
l'autre mouillée (')■ 

78. — Cabestans hydrauliques. - La maison Armslrong a créé, pour 
l'outillage des ports et des gares, un type spécial de cabestan hydrauli- 
que dans lequel une machine motrice, généralement à trois cylindres, 
actionne directement l'arbre de la cloche -, cette machine est montée 
sous la plaque d'assise du cabestan, qui lui sert de bâti. La plaqué se 
trouvant au niveau des quais, est elle-même montée sur un encuve- 
ment en fonte dans lequel est logé le moteur avec sa distribution et sa 
tuyauterie. La plaque qui porte le cabestan peut basculer autour de 
deux tourillons, et se retourner sens dessus dessous, de manière à faire 
apparaître le mécanisme, qui est ainsi très accessible. Les conduits d'ar- 
rivée et de départ de l'eau passent par les tourillons creux delà plaque, 
ce qui résout la difficulté du raccordement de la partie mobile avec les 
conduites fixes. 

Ces cabestans ont été souvent imités avec des modifications plus ou 
moins importantes ("). 

l.Les cabestans, gui nd eaux, etc., sont des appareils spéciaux au navire, pour 
lesquels nous devrons nous borner aux quelques indications bibliographiques 
suivantes: 

(J. Busley, SchifTsmaschine. 

Hauser, Cours de construction navale (Bernard, 1986). 

Piedler, Skizzen zu den V.jrlesungen iiber I.asthebemaechinen. 

Erntt, ouv. cité, 2» édition, 656, et pi. 46. 

G. Richard, (Revue de Mécanique, avril 1897}. Cabestans Grant et Kelly, 
de la maison Napier; Tai/lor, Brown, installation des cabestans du croiseur 
anglais Terrible. 

Engineering 1 1895- 1-820), cabestans hydrauliques du canal de la Baltique, par 
la maison Hoppede Berlin. — (1884-1-357), cabestan et vire veau hydrauliques, par 
Brown et C 1 ' d'Edimbourg.— (1898 -S -155 et 679), eabeitan électrique a quadruple 
action du chemin de Ter du Nord français, de 400 et de 1 000 kilogrammes. 

2. Pour les cabestans hydrauliques de ce genre, on général retournables, voir 
Erntt (ouv. cité s* edit. I, cabestan avec moteur a trois cylindres Brotherhood, 
idem avec tiroir tournant des établissements Gruson, idem, de R. Dinglinger 
p. p. 557 à 562 et pi. 43 et 44. 

Revue générale de* chemins de fer, 1881, 1* sem. 

Praktiêchc Matchinen Kotittrukteur, 1892-93, pi. 15. - 

Engineering, 1883-2-68, cabestan Williams, 1888-1-61, idem Rigg. 

Portefeuille des Machines, 1890, pt. 28-19, cabestan système Caillard. Même 
année, pi. 48-41, cabestans à deux forces, de la gare S' -Lazare.— 189*. cabestans 
a deux forces (800 et 100 kilogrammes) du port de Marseille; pour la traction de 
400 kilogrammes, la vitease à la circonférence de la cloche est de 1 D ,30 par 
seconde. Ces cabestans servent à déplacer des grues roulantes. 

Pour les opérations dehalage, on emploie des cabestans plus forts; ainsi.au 
port d'Anvers, il y a des cabestans de 5 tonnes pour accélérer le passage des 
navires dans les passes des ponts, et des cabestans de il tonnes. 



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CABESTANS 149 

La figure 119 représente un spécimen de cabestan à double force 
employé pour les manœuvres de wagons à la gare Saint-Lazare; les 
trois cylindres sont fixes et disposés à 120 degrés autour de l'arbre, dont 
ils attaquent le coude au moyen de bielles superposées, a, b, c; les pis- 
tons sont à simple effet et à fourreau. La distribution est opérée pour 
chaque cylindre par un tiroir à coquille équilibré. L'eau sous pression 
est amenée aux boites à tiroirs par la conduite circulaire A, tandis que 




Fig. 110 

l'échappement est recueilli par le collecteur E ; la lumière centrale 
est mise en communication avec le cylindre correspondant. Les con- 
duits A, E sont en relation avec les conduites d'arrivée et de retour par 
les tourillons autour desquels bascule la plaque portant tout le méca- 
nisme. Ces cabestans sont proportionnés pour donner une traction de 
265 kilogrammes lorsqu'on enroule le câble sur le grand diamètre de la 
cloche, qui est de 600 millimètres, et un effort de 400 kilogrammes lors- 
qu'on se sert de la petite poupée dont le diamètre est de 400 millimè- 
tres seulement. 

La conduite de pression est à 52 atmosphères, on a compté sur un 
rendement mécanique de 60 pour cent entre le travail effectif à la cou- 
ronne du tambour et le travail théorique qui serait développé sur les 
pistons sans perte de charge. 

L'effort de 400 kilogrammes suffit pour démarrer, et déplacer à la vi- 
tesse de 1 mètre par seconde, une rame de 4 wagons moyennement char- 



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gés. Les cabestans très nombreux de la gare d'Anvers-Bassins sont 
également de 400 kilogrammes, et ont une vitesse de 1 mètre par 
seconde à la circonférence de la cloche. ^ 

La maison Taunett WalkeretC, deLeeds, construit un typede cabes- 
tan hydraulique dont la machine motrice est composée de 4 cylindres 
disposés en deux groupes à simple effet sur deux coudes à angle droit ; 
l'un des groupes actionne la distribution de l'autre, l'arbre est placé 
entre les deux groupes de cylindres. 



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CHAPITRE II 



Grues, Bigues et Ponts roulants. 



79. — Les grues sont formées d'une charpente qui peut prendre di- 
vers mouvements d'orientation, de translation, etc., et de l'un des mé- 
canismes de Levage examinés dans le chapitre précédent. On obtient par 
exemple ainsi des grues tournantes, qui' comprennent diverses catégo- 
ries, suivant le mode de retenue de l'axe ; les grues tournantes peuvent 
être à portée fixe ou variable à volonté ; elles peuvent aussi être mon- 
tées sur un chariot roulant, ce qui les rend transportables et étend leur 
champ d'action. 

Les bigues sont destinées à effectuer le levage et le transbordement 
des lourdes charges et de pièces spéciales de grande hauteur; leurs 
dimensions excluent la mobilité par rotation. Elles peuvent être mon- 
tées sur des pontons flottants, et opérer ainsi des transports horizon- 
taux. 

Les ponts roulants ou ponts transbordeurs permettent de desservir 
de grandes surfaces sans encombrer les ateliers ; Us roulent sur une 
voie longitudinale surélevée, et constituent eux-mêmes une voie trans- 
versale parcourue par un treuil. Les ponts transbordeurs peuvent repo- 
ser à la façon d'un portique sur deux files de rails au niveau du sol; ils 
permettent alors de desservir des espaces libres et non couverts. 

Enfin, on a imaginé récemment des appareils volants qui, sous le 
nom de transporteurs, permettent de manœuvrer des charges en leur 
imprimant les mouvements de levage de translation et de descente néces- 
saires, et qui constituent une classe nouvelle de machines appelée à 
rendre des services pour l'embarquement et le débarquement dans des 
conditions spéciales, comme le transbordement en rade, l'embarque- 
ment du charbon dans les soutes, etc. ('). 

1. Voir le Génie Civil, 18B6-97,l"sem. p. 13, où se trouve décrit le transporteur 
Temperley, ainsi que le Portefeuille de» M„ 1896, pi. 32-33. 



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152 CD DES 

§ 1 



GRUES 

80. — Grues d point de retenue supérieur. — Des formes rudimen- 
taires de ces grues, applicables aux magasins, entrepôts, etc., sont re- 
I 



présentées par les figures 120 et 131. L'appareil de levage peut être un 



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chues 153 

treuil ordinaire, un treuil appliqué contre mur ou colonne, ou un appa- 
reil hydraulique. 

Les grues tournantes à point de retenue supérieur sont employées 
dans les fonderies, les ateliers de montage, les forges, etc. ; mais elles 
permettent de rapprocher ou d'écarter la charge de l'axe de rotation, 
de manière à desservir une zone circulaire d'une certaine étendue. A 
cette An, elles comprennent un bras horizontal relié à l'axe et soutenu 
en un point intermédiaire (fig. 122, d'après les esquisses de Riedler). Le 



Pi B - 122 

chariot portant le crochet roule sur le bras, son mouvement est com- 
mande par un mécanisme spécial, dont la manivelle est en II, tandis 
que la manivelle du treuil de levage est en I. Le passage du moufle exige 
que la charpente soit formée de deux plans séparés par une distance 
suffisante, et qui ne peuvent être entretoisés qu'aux extrémités; chacun 
de ces plans doit donc avoir une grande rigidité transversale. 

Le mouvement de circulation du chariot C exige un effort qui se com- 



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1S4 GRUES 

pose de la résistance au roulement (l° r fasc, n° 84), d'autant plus forte 
que les galets sont plus petits, et de la résistance occasionnée parle 
mouvement du câble ou de la chaîne de levage sur les poulies p, p, p t . 
De plus, les deux brins a et b n'étant pas toujours en ligne droite, la 
translation de C est accompagnée d'un léger mouvement de levage 
lorsqu'elle se fait vers la gauche, et vice versa. 11 est nécessaire d'ana- 
lyser ces résistances pour déterminer les éléments du mécanisme qui 
commande le chariot. 

La charpente peut être construite en bois et admettre d'autres formes 
suivant la portée plus ou moins grande à réaliser (fig. 133.) On fait aussi 



Fig. 128 

usage de systèmes mixtes en bois et en fer (fig. 124, d'après les esquisses 
de Riedler) ; cette dernière combinaison a l'avantage de supprimer les 
pièces obliques qui empêchent d'approcher la charge de l'arbre, mais 
elle exige de la hauteur. 

Enfin, pour les grandes forces, la charpente des grues en fer, au lieu 
d'être composée de fers profilés assemblés, est formée avec avantage 
au moyen de tôles et cornières; la figure 125 (d'après les esquisses de 



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156 GBtIES 

Biedler), se rapporte à une grue à vapeur et à bras, de Kitson (')■ 

Dans les fortes grues, le mouvement d'orientation est produit par un 
mécanisme formé d'une couronne dentée fixe établie sur la plaque de 
fondation du pivot inférieur; un pignon monté sur un arbre vertical 
porté par la charpente de la grue engrène avec cette couronne. 

Le mouvement de rotation exige un effort capable de surmonter les 
frottements dus aux réactions sur les pivots ; de plus, il faut vaincre 
l'inertie de la mise en marche, inertie qui dépend de l'accélération, et 
par conséquent du temps pendant lequel la manœuvre doit se faire. 

Lorsque les grues sont manœuvrées à la vapeur, elles peuvent porter 
leur chaudière, qui dans ce cas est montée sur une plateforme adossée 
à l'arbre, à l'opposé de la Sèche, de manière à équilibrer partiellement 
le poids mort et à soulager les réactions horizontales s'exerçant sur les 
pivots. 

Dans les ateliers tels que forges, fonderies, etc., plusieurs grues peu- 
vent être desservies par une conduite de vapeur fixe alimentant les 
moteurs de chacun des appareils; la prise se fait alors par le pivot, qui 
doit être creux et muni d'un bourrage. La grue de la figure 125 est ainsi 
disposée, le moteur vertical à deux cylindres est monté entre les flasques 
en tôle de l'axe ; il actionne l'arbre horizontal A à double coude, qui peut 
commander, au moyen d'embrayages, chacun des trois mouvements. Le 
levage peut aussi se faire à bras d'hommes. 

81. — Grues à arbre tournant. — Les deux points fixes nécessaires 
pour déterminer la direction de l'axe sont pris dans une fondation sou- 
terraine; ces grues n'empruntent donc aucun point d'appui supérieur, 
ni à des murs, ni à des charpentes. L'arbre étant surtout fatigué par 
flexion, est généralement en tôle et de seclion tabulaire : le plan de 
flexion s'oriente comme la grue elle-même, c'est-à-dire qu'il est fixe 
par rapport à l'arbre. Celui-ci admet donc les formes à grand moment 
d'inertie que l'on donne aux pièces fléchies. Au-dessus du sol, la char- 
pente de ces grues peut être composée d'un système triangulé, mais on 
emploie de préférence aujourd'hui une poutre simple arquée, dont le 
calcul ne présente d'ailleurs aucune difficulté (*). 

1. Grue du même genre a chaîne Galle par Neustadt do la force do 22 tonnes 
P. 1. d'Armengaud, 1» série, t. XVI, pi. 33; Idem de 60 tonnes, h vapeur, pour 
aciérie (E/ifffl. 1818, ï5 janvier). 

2. Riedler (Sktesen, eto.) en donne trois exemples pour les forces de B, 20 et SO 
tonnes. On trouvera une grue & bras de ce système, de la foire de SO tonnes, 
dans la P. /. d'Armengaud, 1" série, t. XIX, pi. 19. 



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Ce mode de construction est dû à Fairbaim; la figure 126 en 
représente un beau spécimen, de la maison Cowan, Sbeldon et C, 



étudié pour lever des charges de 50 tonnes (d'après Engg., 1891-1-671) ; 
la portée et la hauteur sous crochet cotées sur le dessin sont exception- 



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158 ORCES 

nelles et ont nécessité la section très forte donnée à la poutre. Le levage 
et l'orientation sont commandés par deux moteurs à vapeur indépen- 
dants ; la grue peut fonctionner à deux puissances par déplacement des 
pignons que porte l'arbre du moteur ; le levage de la charge de SO tonnes 
se fait à la vitesse de l n ',83 (6 pieds) par minute, celui des charges de 
*7,5 tonnes ou en dessous, à la vitesse de 12™, 20 (40 pieds) par minute. 
La grue peut faire une révolution entière en 6 minutes, la charge maxi- 
mum étant suspendue au crochet. 

Dans ces grues, l'arbre repose sur un pivot fixe ordinaire établi sur 
fondation, résistante, et tourne au niveau du sol dans un collier de galets 
roulant à son tour sur une nervure horizontale. Ce collier est interposé 
entre le plateau mobile garnissant l'arbre de la grue et une couronne 
fixe en fonte maintenue par des boulons d'ancrage verticaux traversant 
le massif; dans l'exemple représenté, la couronne forme la pièce supé- 
rieure d'un cuvelage en fonte qui garnit entièrement le puits. 

L'accès au pivot doit toujours être assuré par un puits latéral, ou, 
plus simplement, par l'intérieur de l'arbre lorsque ses dimensions le 
permettent; il faut pouvoir maintenir à sec l'intérieur du puits, ce qui 
se fait quelquefois au moyen d'une petite pompe à vapeur montée sur 
l'arbre. 




Fig. 126 M» 

La figure 126 bis (d'après les esquisses de Biedler) représente une 
grue de grosse forge, construite par le Creuset, dans laquelle la charge 



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peul se rapprocher ou s'écarter de l'axe et reeevoiren outre, par l'inter- 
médiaire du mécanisme, un mouvement de rotation autour d'un axe 
horizontal. 

83. — Grues sur pivot fixe.— Ces grues s'établissent dans les mêmes 
circonstances et servent aux mêmes usages que celles du numéro pré- 
cédent; commet pour celles-ci, le massif de fondation doit résister au 
moment de renversement du poids mort et de la charge, mais la pièce 
centrale fixe qui porte le pivot est implantée dans le massif sans qu'il soit 
nécessaire de ménager un puits. 




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GRUES lft.l 

La figure 127 (d'après les esquisses de Biedler), ainsi que les détails 
y annexés, représentent une disposition classique de ces grues, souvent 
employée dans les gares de marchandises. La partie tournante est 
constituée par un triangle formé de deux flasques enlréloisées, placées 
de part et d'autre du pivot, d'une flèche disposée pour résister à la com- 
pression, et de tirants en fer rond ou méplat. 

La pièce centrale fixe porte le pivot à sa partie supérieure, et un 
anneau tourné qui reçoit la réaction horizontale inférieure par l'inter- 
médiaire de galets à axe vertical. 

La charpente est d'ailleurs susceptible de nombreuses modifications, 
et elle peut se réduire à une pièce courbe tubulaire en télé comme dans 
la grue Fairbairn (*). 

L'un des appareils les plus importants construits jusqu'à ce jour dans 
le système à pivot fixe est la grue de 133 tonnes (130 tonnes anglaises) 
du port de Glasgow ('), représentée par les figures 128 et 139, extraites 
de dessins plus détaillés donnés par Engg. (1893-1-819). 11 n'y a pas ici 
de pivot à proprement parler, en ce sens que le système triangulé qui 
forme la grue fait corps avec une plateforme circulaire reposant sur un 
rail courbe au moyen d'un cercle composé de 75 galets en acier, cercle 
qui est centré autour d'un collier engagé sur une cheville fixe portée 
parla fondation. 

Cette grue est à vapeur, la chaudière est sur l'arrière de la plate- 
forme, qui porte en outre une caisse P chargée de 101 tonnes de con- 
tre-poids. Sur la plateforme sont montées trois paires de machines 
conjuguées actionnant respectivement le treuil de levage principal, un 
treuil auxiliaire avec palan spécial pour les petites charges, et le mou- 
vement d'orientation. Le rail fixe porte une denture verlicale extérieure 
dans laquelle engrènent deux pignons dépendant du même moteur. 

Il y a deux vitesses pour les charges lourdes de 132 et 60 tonnes 
respectivement, ainsi que pour les charges de 20 et 8 tonnes, qui sont 
levées par le moteur auxiliaire. On a adopté des câbles métalliques, 
de préférence aux chaînes, comme dans là grue Fairbain de 80 tonnes, 

1. M. Ripdler (S/ciaca etc.) en donne plusieurs exemples pour une force de 
10 tounes. Voir aussi Engg., 1890-2-282 (grue de 40 tonnes pour laquelle les vi- 
tesses sont données). 

S. La maison Armstrong a installé a Malte une grue tournante de 160 tonnes 
portant sa force motrice a vapeur; les plus fortes charges sont soulevées par 
un cylindre hydraulique suspendu a la flèche (Génie Civil, 1894-95, !•>■ sera., 
p. IS2, pi. 10). Une grue tournante de même force parTannett Walttcr et O» a 
été établie a Chatham (Erej?.. 189I-I-2G2). 

I. A DISTANCE 11 



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162 GRUES 

décrite au numéro précédent. Le tambour du treuil principal à l m ,575 
de diamètre et est creusé d'upe gorge hélicoïdale. Le palan principal 
est à huit brins, le câble en acier a 84 millimètres de diamètre ; le 
palan auxiliaire n'a que deux brins de 31 3/4 millimètres. 




Les tensions de travail admises, en fonction de la charge de rupture, 
sont respectivement de 1/6 pour la charpente, 1/8 pour les câbles et 



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CBDES 103 

1/12 pour les six boulons de fondation qui ont 127 millimètres de diamè- 
tre. La grue a été essayée sous une charge de 1)12.000 kilogrammes : 

Les vitesses prescrites au programme ainsi que celles réalisées sont 
données dans le tableau suivant : 





Vitesses spéciales 


Vitesses réalisée» 




Lctago 


Rotation 


u,.,. 


RotatlOD 


183.000 kilogrammes. . 
60.»» » . . 
20.800 » . . 
8.120 > . . . 


0°\61 p. min. 

i-sa; » 

3-,66 > 
9-,H » 


lrév.en6m. 
» 8<A» 


1-22 p. min. 
2-.70 » 
8-,58 » 
18» f 28 > 


1 rév. en 5 m. 

> eu 2 Vu" 



Ce puissant engin a été construit par la: maison Cowan, Sheldon et C 1 "; 
il a été surtout étudié pour l'embarquement des chaudières et des ma- 
chines marines, opération qui se fait plus ordinairement au moyen de 
Digues. 

La fondation des grues puissantes demande une attention spéciale ; 
nous renvoyons à < Engineering > pour la description détaillée du 
massif sur lequel est établie ia grue de Glasgow. 

Un autre exemple de grue du même système, spécialement construite 
par A.-F. Craig et C pour l'embarquement des charbons, est repré- 
sentée par la figure 130 (on en trouvera le détail complet avec épure 
des tensions dans Engg., 1886-1-321). Il y a encore un moteur M, pour 
le levage, et un moteur M* pour l'orientation ; quant au moteur M*, il 
est destiné à agir sur un treuil spécial qui produit le déversement du 
wagon engagé sur le berceau suspendu au crochet principal (']. 

83. — Grues sur pivot fixe roulantes. — La grue sur pivot fixe est le 
seul des systèmes examinés qui puisse être monté sur un truck roulant ; 
le support central est alors claveté dans une plateforme portée sur 

1. Ces grues soulèvent et déversent des wagons ayant une charge nette de 
10 tonnes ; elles permettent d'embarquer 200 tonnes de charbon a l'heure dans 
une écou tille. Le berceau sur lequel le wagon est porté est descendu dans une 
rosse de manière à ce que ses rails soient dans le prolongement de la voie. Ce 
mode d'embarquement des enarhons est assez répandu dans les ports anglais. 



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1C4 grues 

roues, ce qui fournil le type de la figure 131 (d'après les esquisses de 
Kiedler), fréquemment employé dans la pose des appareils spéciaux des 
chemins de fer. Le moment qui résiste au déversement est augmenté 
par un contrepoids g, qui peut être écarté de l'axe d'après la charge à 
soulever. La translation est obtenue en actionnant l'un des essieux. 
Pour le transport, la flèche peut èlro rabattue sur un wagon plat attelé 
à la suite de la grue. 



Fig. 131 

Pour des charges assez fortes, on augmente le moment qui résiste au 
déversement au moyen de pinces spéciales qui s'accrochent aux bour- 
relets des rails, ou au moyen de vérins qui augmentent à la fois la lon- 
gueur et la largeur de l'assiette, comme dans ia grue à vapeur repré- 
sentée par les figures 132 et 133 (d'après Engg., 1891-1-743). 

Cette grue à vapeur, construite par Thomas Smith, à Rodley, est un 
bon spécimen du genre ; un seul moteur à deux cylindres commande à 
la fois le levage, la rotation et la translation, par l'intermédiaire d'em- 
brayages. Pour la rotation, l'embrayage consiste en deux cônes de fric- 
tion, il peut donc être mis en prise sans arrêt du moteur, et produire 



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l'o ri en la Lion à droite ou à gauche, à volonté, eu même I 
soulève la charge ('). 




I. Pour lesgruea roulantes sur rails mues à bras ou à vapeur, voir Engg., 
1873- 1-439 ;l 873- Î-Î84 et 32i; 1879-1-123; 1879-2-149; 1880-1-63 et 491 ; 1886-2-291; 1888. 
!-a et628; 1891-1-367; 1S93-S-Ï70; 1896-2-103, Ml, 337; 1897-î-H et 4b8. 

Voir aussi Appleby, ouvrage cité. 



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agiiizsdt, Google 



La figure 134 (d'après Engg. 1881-2-456) représente une grue sur 
pivot fixe à chariot se mouvant sur une flèche horizontale, et montée de 
manière à pouvoir se déplacer par translation. Cet engin, construit par 
Stothert and Pitt est étudié spécialement pour l'immersion des blocs en 
béton dans la construction des jetées ; le moteur à vapeur commande, 
par des embrayages, la rotation de la grue, le levage et la translation de 
la charge, et enfin la translation de la grue entière. 

Les vitesses réalisées sous la charge de 19 tonnes ont été de 4 m ,90 
par minute pour le levage et 14 mètres pour la translation du chariot ; 
la grue effectue une révolution entière en 4 minutes ('). 

84. — Derricks. — On donne ce nom à un genre de grues, le plus 
souvent portatives, mais quelquefois établies à demeure, disposées 
comme l'indique la figure 135. Le derrick est très employé aux Etats- 
Unis pour des manœuvrages de toute espèce ;' on le rencontre aussi en 
Angleterre, mais plutôt comme appareil fixe d'assez grande puissance ; 
il est peu répandu sur le continent. 




Fit. 135 

La charpente de la grue se réduit à l'arbre A, ol à une flèche F arti- 
culée au pied de A ; le troisième côté du triangle, toujours sollicité à 
l'extension, est formé par le lien c, qui s'enroule sur un treuil spécial ( 

1. Grues destinées au même usage allant jusqu'à 60 tonnes, Engg., 1881-4-456; 
18S4-2-Î7G; lBSfi-2 S7H ; 1B87-Î-310; 1897-1-64B. Le catalogua a'Apuleby renferme une 
collection' de grues Titan, pour lever jusqu'à 100 tonnes, et généralement for- 
mées d'un véritable tablier de pont tournant supporte par un portique roo. 
lant. 



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\ 68 CHUES 

On peul altérer la longueur de c, et rapprocher ou écarter de l'arbre A 
la verticale du crochet. Le levage est opéré par le treuil T, qui agit sur 
le câble p. 

La fixité de l'arbre est assurée par deux points d'appui, rattachés à 
la charpente fixe ; celle-ci comprend les pièces B et C, à angle droit 
dans un plan horizontal, et les pièces rigides D et E, qui portent à leur 
sommet les ferrures nécessaires pour saisir le pivot de l'arbre A. 

On voit que le système équivaut aux grues à point de retenue supé- 
rieur (n° 80), mais avec certaines différences provenant de la mobilité 
de la flèche dans un plan vertical. Lorsque la grue est orientée dans un 
plan compris entre les directions prolongées des pièces B et C, les pièces 
obliques D et E résistent à l'extension et fonctionnent comme tirants; en 
dehors de cet angle l'une ou l'autre des pièces est sollicitée à la compres- 
sion, et résiste comme arc-boutanl. Les pièces D et E doivent donc 
être rigides (•). 

Le derrick employé en Amérique est ordinairement réduit aux seules 
pièces rigides A et F ; le sommet de A tourne dans un collier maintenu 
dans, le sens horizontal par des câbles dirigés dans tous les sens, dont 
deux au moins sont toujours en tension. Tout l'appareil se compose 
alors de deux mâts aussi longs et aussi forts que le comportent les 
charges à soulever; ces mâts sont garnis de ferrures spéciales (pivots 
et poulies de renvoi), et la traction est ordinairement opérée au moyen 
de treuils à vapeur à poupées en porle-â-faux (73) ('). 

Les figures 136-137 (d'après les esquisses de Kiedler), représentent un 
derrick construit par Woehlert à Berlin '('). 11 est caractérisé par la liai- 
son facultative que l'on peut établir entre les deux treuils T et (, liaison 
qui s'établit par les roues r et r'. La roue r peut toutefois glisser sur son 
arbre de manière à ne plus engrener avec r', et les deux treuils sont 
alors indépendants. 

Pour le levage, le treuil T opère seul, mais lorsqu'il s'agit de rappro- 
cher la charge, si l'on maintient T immobile et qu'on agisse par enrou- 
lement sur t y le système vient dans la position pointillée, et la charge 
continue à monter ; pour déplacer le crochet dans un plan horizontal il 

1. Streêtesin tltc ordlaary Derrick Cranc, par A. C. Elliott. (Enpg. 1891-2-50). 

2. La Mécanique générale américaine à l'Exposition de Chicago, par G. Ri- 
chard. (Bulletin île la Société d'encouragement, 1884). — Porte/, rie* A/., 13S7, 

pi. 16-17. 

S. Une ôtude complète de cet appareil est faite par Ernat [ovtorage cité), 
p. 476. 



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faudrait donc dérouler T en même temps qu'on enroule t, elvice »ersa; 
si les deux treuils étaient liés de manière à tourner en sens contraire, 
il n'y aurait alors d'autre travail à vaincre que celui des frottements. 



,;.r^7 





Fig. 136 cl 137 

Toutefois, pour que le crochet se déplace horizontalement, il faut à 
chaque instant un rapport déterminé entre les vitesses circonférenlielles 
des deux câbles ; il est possible de déterminer le profil du tambour t 
pour qu'il en soit ainsi (')• 

Le mouvement de derrick peut être donné à la flèche des grues ordi- 
naires sur pivot fixe; les tirants qui maintiennent la tète de la flèche 
sont alors interrompus et saisis par le pivot d'une poulie mobile dont la 

1. Denick à vapeur de 30 tonnes, Engg., 18S2-2-Î79; idem & vapeur de 60 ton- 
nes à Port Glasgow, 1885-3-56*. idem à vapeur de ICO tonnes à Belfast, appareil 
gigantesque remarquable, vitesse de levage réalisée, i",9ô par minute, 1890- 



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chaîne passe sur un treuil spécial ; on obtient ainsi des grues à flèche 
variable dont le type est fort répandu ('). 



85. — La bigue la plus simple est tonnée de deux mâts assujettis au 
sommet par une liure, et supportant un palan ; cette charpente en 
forme d'A est maintenue par des haubans, elle peut tourner autour de 
l'axe horizontal .passant par les points d'appui dès deux jambages, et 
se prèle ainsi au déplacement de la charge. On effectue souvent des 
manœuvrages 1res importants au moyen de cet appareil volant ou de 
fortune (*). 

La plupart des bigues mécaniques dérivent de ce principe ; les jamba- 
ges sont alors articulés sur des sabots, et ils sont réunis au sommet 
par un fort tourillon sur lequel s'articule une bielle qui peut être ma- 
nœuvrée de manière à donner à la tèle de l'engin un surplomb plus ou' 
moins grand. 

La figure 138 donne les dispositions essentielles de la bigue de 120 
tonnes établie par les chantiers Thomson, à Clydebank, près Glasgow; 
les trois jambages en tèle d'acier ont une forme tabulaire renflée au 
milieu; la bielle d'arrière est saisie par une crossetle assujettie par un 
banc de guidage à se mouvoir horizontalement ; dans cette crossette est 
engagée une vis sans fin manceuvrée par un moteur à vapeur spécial, 
et qui donne à la tête de la bigue le mouvement de surplomb ou de 
rappel. 

Le levage se fait généralement dans ces grands appareils â l'aide de 
palans sur lesquels passent des chaines ou des câbles métalliques ; on 
suspend également au sommet un palan destiné au levage de charges 
modérées à plus grande vitesse. La charge maximum de 120 tonnes «. 
est ici levée à raison de û in ,90 par minute; la translation du pied de la 

1. Engg., 189M-ÏB et catalogue d'Apple));. Voir le Génie Civil, 1807, 2* sein., 
une grue û vapeur île 25 tonnes sur portique roulant. 

2. La bigue peut aussi consister en un trépied fixe qui ne sert qu'au levage; 
sous cette forme, elle est applicable au cas où la charge elle-même est mobile, 
comme lorsqu'elle repose sur chariot ou wagon, cas ijui se présente dans les 
filtres de chemin do fer (Voir limiter, skiaen, etc.). 



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bielle est de 9, mètres par minute. Les deux moteurs étant indépendants, 
les deux mouvements peuvent être simultanés ('). 




La figure 139 représente une bigue de 80 tonnes de système un peu 
différent, amateurs hydrauliques, établie par George RussellàWestHarlle- 
pool{*). La vis se trouve dans le prolongement de la bielle, dont elle peut 
toujours prendre l'inclinaison; elle tourne dans un support articulé à un 
point fixe, où elle est commandée par roues d'angles ; on réduit par ce 
système la longueur de la vis, mais elle est soumise à tout l'effort de 

1. Les détails de construction de celle bigue sont donnés dons Engg., 1888-2- 
CÎ9; la vis horizontale servant a produire le surplomb est à-filet carré, elle a 
248 millimètres de diamètre extérieur, ïlfi millimètres de noyau et 23" ,18 de 
longueur totale: elle est nécessairement d'une pièce. 

Une bigue analogue, de la force de 130 tonnes, établie aux chantiers de 
Fairfield, est décrite d'une manière très détaillée dans le môme recueil ilsuo-2- 
337). Voir aussi, la bigue de 100 tonnes par Day Rummcrs, a Chaîna m, (187Î-2- 
129). Rîedler {Sktzzen, clc , donne le détail d'une bigue de 80 tonnes dû môme 
système établie à l'Arsanal de folu. 

t. Engg., I89Î-1-378, bigue hcmblalilo de <H) tonnes i bord de I7n ; /K-(1W»L- 

1-581). 



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traction ou de compression de la bielle, tandis que dans le cas de la 
figure 138, elle ne doit porter qu'une composante de cette force. 




Fi K . 139 

Nous ferons remarquer en passant la disposition du palan principal 
de cette bigue; les poulies y sont superposées et de diamètres diffé- 
rents, au lieu d'être montées pour chacune des tètes sur le même axe ; 
les brins sont ainsi contenus dans un plan qui correspond toujouisau plan 
moyen des poulies; les diamètres successifs sont choisis de manière à 
ce que les brins successifs ne frottent pas l*un sur l'autre. Dans les 



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BIOUES ' 173 

palans ordinaires la tension croissante des brins a pour effet d'amener 
une sollicitation oblique, mais on économise de la hauteur. 11 est vrai 
de dire que, pour les grandes bigues, la hauteur est plutôt imposée par 
la nécessité d'obtenir une course horizontale suffisante. 







Fi|. 140 



Un autre avantage de la disposition à vis inclinée est de concentrer 
tout l'effort provenant de la bielle sur une fondation peu étendue, au 
lieu qu'avec une vis horizontale cet effort se déplace sur une grande 
longueur. Dans le dispositif plus ancien projeté par Andrew Clarté pour 
l'amirauté anglaise, la vis est inclinée et montée sur un bâti fixe qui 
fournit les guides pour la crosselte (fig. 140); une disposition semblable, 



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174 DIGUES 

mais avec deux vis, a été adoptée par la Société Cockerill pour la bigue 
de 1 20 tonnes du port d'Anvers. On peut, en adoptant une inclinaison 
convenable pour la vis, changer l'état de sollicitation des guides, mais 
celui de la fondation reste sensiblement le même. 




La figure 141 représente une bigue de 80 tonnes construite pour le 
port d'Amsterdam par la maison Stuckenholz {'), et dans laquelle lavis 
inclinée est disposée comme dans la figure 139, mais où le pied de la 
bielle est guidé par des galets sur un bâti à trajectoire courbe tracé de 

1. Engg., 1881-1-191, avec détail complot du mécanisme 



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moues 175 

manière à ce que la vis soit toujours en ligne droite avec la bielle. Le 
détail du palan est donné dans la figure 143, il est disposé d'une façon 
spéciale ; la chaîne n'a pas à proprement parler de point fixe, elle passe 




sur les sept poulies de la tèle supérieure, y compris les deux renvois p 
et p% et sur les six poulies de la tête inférieure ; les deux brins qui se 
détachent des poulies p et p' s'enroulent sur deux treuils distincts de 
diamètre égal, actionnés simultanément. L'effet de multiplication 
ainsi obtenu est le même que si l'on employait deux palans séparés 



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176 bigi:ë5 

ayant chacun une multiplication égale à 6; la poulie du milieu à la tète 
ne sert qu'à égaliser les tensions el ne tourne que dans la mesure né- 
cessaire pour parer à une légère différence dans les tambours des 
treuils. Ce palan double a l'avantage de se lever bien verticalement 
parce que les tensions sont symétriques de part et d'autre du plan médian. 

Dans cette bigue, les treuils sont à deux vitesses, les charges de 80 
et de 30 tonnes sont soulevées à raison de 0-.30 et de O'^SO par minute, 
respectivement. Les vitesses du pied de la bielle sont pour les deux 
cas de 0"',B0 et l m ,30 par minute. 

Dans quelques grues et Ligues très puissantes, notamment à la fon- 
derie de canons d'Elswick et aux docks de Malte, la maison Armstrong 
a remplacé les treuils et moufles par un cylindre hydraulique fixe sus- 
pendu par le fond, et dont la lige de piston porte directement le cro- 
chet ('). Celte transmission direcle élève le rendement de l'appareil et 
donne plus de sécurité aux manœuvres ; elle permet aussi une levée 
plus rapide et sans chocs. 

La Compagnie de Fives-Lille a construit, en 1887, pour leport de Mar- 
seille, une bigue de 120 tonnes à trépied dans laquelle ce principe a été 
appliqué avec quelques perfectionnements destinés à diminuer la fatigue 
des joints boulonnés du cylindre, et à maintenir la charge suspendue en 
cas de fortes fuites venant à se déclarer. La bielle, qui donne le mouve- 
ment transversal, au lieu d'être actionnée par une vis sans fin, est 
commandée aussi par*un cylindre hydraulique couché sur un bâti in- 
cliné. La vitesse du levage atteint m ,05 par seconde. 

Pour réaliser des puissances croissantes en proportionnant la dépense 
d'eau à la charge, on fait varier la pression dans le cylindre de levage 
aumoyend'unappareildilmultiplicateurfonné de deux plongeursdedia- 
mètre différent reliés l'un à l'autre. L'eau motrice est toujours fournie 
par l'accumulateur à la pression de 50 atmosphères, elle agit directe- 
ment pour lever la charge moyenne de 73 tonnes, mais pour lever des 
charges plus grandes ou en dessous de 25 tonnes, la pression est 
d'abord multipliée ou réduite (les appareils de levage à ^Exposition 
de 4889, par Mégy et Igert, avec planche, Paris, E. Bernard el C 1 *). 

On a construit des appareils de transbordement et de mitage conçus 
d'après d'autres principes, l'un des plus remarquables est -celui du 
bassin Castigneau au port de Toulon (>), dont les figures 143 et 144 

1. Voir la note du n° 82. 

2. P.J. d'Armengaud, 1™ série, t. XIII, pi. 14 à 1T. 



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DIGUES 177 

représentent les dispositions principales. Il consiste en un pont horizon- 
tal de 23 mètres de portée, soutenu sur deux chevalets inclinés à une 
hauteur d'environ 41 mètres au-dessus du quai ; ces chevalets sont 
maintenus en position par des haubans formés de chaînons plats ancrés 
dans des massifs en maçonnerie. Le pont est parcouru par un chariot 
qui permet la translation de la charge normalement à la direction du 
quai; les mouvemenlsde levage et de translation s'effectuent au moyen 
de treuils à chaîne Galle dépendant d'un moteur établi sur le chevalet 
d'arrière. 




Fig lit 

La vapeur est fournie par un générateur fixe placé à terre. Les con- 
ditions générales du programme en cequi concerne les vitesses étaient les 
suivantes : 

TRASBM1SB. A DIKT1NCB 12 



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178 PONTS ROULANTS 

Vitesse de levage pour les charges de 25 à 60 tonnes • . 0"\40 par minute. 

Idem » inférieures à 25 tonnes 0",80 » 

Vitesse de translation » de 25 à 50 tonnes. . O m ,46 » 

Idem i> inférieures à25tonnes ra ,92 » 

Lorsqu'on le compare aux bigues plus récentes, cet appareil semble 
bien compliqué, encombrant et coûteux d'établissement] sa partie 
métallique pèse 380 tonnes, alors que la grue de 132 tonnes décrite pré- 
cédemment (fig. 428 et 129 ante), ne pèse que 376 tonnes y compris 101 
tonnes de lest; pour un surplomb plus grand, le derrick à vapeur de 
100 tonnes de Belfast ne pèse que 223 tonnes. 

Les bigues et même les grues tournantes peuvent être montées sur 
pontons flottants fi. 



PONTS ROULANTS 

86. — Les ponts peuvent rouler sur une voie surélevée lorsqu'il s'agit 
de desservir des halles de montage, des ateliers couverts, etc.; dans ce 
cas, les charpentes comportent des piliers en fonte ou en Idle qui servent 
d'appui aux longerons sur lesquels sont établis les rails de roulement. 
Ces piliers sont le plus souvent les montants qui soutiennent les fermes 
de la toiture, ils sont renforcés jusque sous les longerons; les fermes 
doivent être disposées néanmoins de manière 
à maintenir l'écartement des deux rails. 

87. — Appareils muspar chaînes pendantes. 
— Pour des portées modérées, le pont se ré- 
duit à une simple poutre laminée à section 
double té (fig. 145); le chariot est formé de 
deux flasques en tôle suspendues aux axes 
des quatres galets de roulement et fortement 
entretoisées. On suspend à la traverse T 
ff B- 1<0 une poulie de Weslon ou l'un des palans 

1. Mâture flottante de 50 tonnes pour le port do La Ciotat, montée sur le pe- 
tit coté d'un ponlon rectangulaire de 25" X 13". le crochet ayant un surplomb 
de 6 mètres (Portef. det M. 1881, pi. 16 A 18). — Grue tournante de 15 tonnes 
montée sur ponton, par Birch, (Bngg., 1887-1-300). Derrick flottant de 100 ton- 
nes du port de New- York, (Engg., 1873-1-371). 



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PONTS BOULANTS 



179 



décrits au numéro 70; une chaîne pendante posée sur la roue R 
actionne au moyen de pignons et de couronnes dentées, les deux 
galets établis d'un même côté de la poutrelle; celle-ci est elle-même 
assemblée à ses extrémités à deux traverses s'appuyant sur galets, aux- 
quels on peut donner le mouvement par une chaine pendante; deux de 
ces galets se trouvant aux extrémités opposées de la poutre doivent 
avoir des mouvements rendus solidaires au moyen d'un arbre soutenu 
en un ou plusieurs points intermédiaires; ces supports ne devant pas 
gêner le mouvement du chariot, doivent être établis sur le bourrelet 
supérieur de la poutre. Cette disposition très simple convient pour des 
forces de 1 à S tonnes. 




I «*n 



ï ► 



Fig. 147 

Pour des charges plus grandes, le pont est formé de deux poutres, ce 
qui permet d'ailleurs d'écarter les galets de roulement, et d'employer 
uq chariot plus substantiel; les figures 146 et 147 représentent un trans- 



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180 PONTS ROULANTS 

bordeur avec palan Lùders de 5.000 kilogrammes, mais le système esl 
applicable jusqu'à 12.500 kilogrammes ; pour les forces de 10 tonnes et 
au-dessus, les palans sont à chaîne de Galle (')■ 

On emploie aussi, dans les mêmes circonstances, des appareils à treuils 
ordinaires, dans lesquels la chaîne ou le câble s'emmagasine sur un 
tambour, el où l'on peut user avec avantage des dispositifs de sûreté 
Weston, Mégy, etc., déjà rencontrés précédemment. 



FIg, 148 

La figure 148 représente en plan un treuil très ingénieux construit 
par le chantier naval de la Campine à Hérenthals. Le bâti comprend 
comme d'habitude deux flasques reposant par les galets g sur les rails 
du pont, et il supporte deux treuils T et (, de rayon différent, pour l'en- 
roulement d'un câble continu en acier, passant sur la poulie mobile P 
qui soulève le crochet; les deux tambours sont reliés par une chaîne 
Galle et tournent dans le même sens à la même vitesse lorsque l'em- 
brayage E est serré par la chaîne pendante passant sur la roue r; dans 

l. Voir le catalogua de la maisen Schuchardt et Sehuette, 



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PONTS BOULANTS 181 

ce cas, le treuil est différentiel et fonctionne pour la grande puissance 
qui est de S tonnes. LesrouesàrochetsCet c, dans lesquelles s'engagent 
des cliquets à contrepoids, s'opposent au déroulement; lorsque le treuil 
est différentiel, le cliquet du polit tambour doit donc être dégagé par 
une chaînette. 

Lorsque l'embrayage E est desserré, on peut à volonté ou commander 
le petit treuil parla roue H, ce qui produit un effort de 200 kilogrammes 
au crochet, ou commander le gros tambour par la roue R„ auquel cas les 
engrenages multiplient la force, et dans ce cas deux hommes soulèvent 
une charge de 1.000 kilogrammes. On peut passer d'un système à 
l'autre sans effectuer aucune manœuvre. Pour la descente rapide, on se. 
sert des freins f ou F suivant les cas. Enfin, la roue R, commande le 
mouvement de translation. 

88. — Ponts manœuvres d'en haut avec mouvements à bras. — Les 
figures 149 à 151 représentent un pont avec treuil à chaîne Galle de la 
force de 40 tonnes, par Neusladt ('). Le mouvement longitudinal est 
produit par un treuil monté latéralement sur consoles au milieu de la 
portée; les manivelles m actionnent par roues d'angle un arbre paral- 
lèle au pont, qui commande par pignons deux roues opposées, de ma- 
nière à assurer un déplacement bien parallèle. 

Le chariot du treuil est muni des arbres servant à produire le mouve- 
ment transversal (1, H et III, fig. 151) et des arbres 1 à 4, actionnant le 
levage. Le treuil est à deux vitesses, l'arbre 1 porte à cet effet deux 
pignons de diamètres différents engrenant avec deux roues de l'arbre % 
et peut glisser parallèlement à son axe de manière à mettre l'un ou 
l'autre des pignons en prise avec là roue correspondante; à partir de 
l'arbre. 2, les pignons et les roues sont dédoublés; la noix de la chaîne 
GajGTSst Tenue de forge avec l'arbre 4 et se trouve dans l'axe du pont à 
égale ^istance entre les flasques du chariot. La chaîne sortant du treuil 
est déviée par une gaine, d'où elle descend en formant une boucle. 
L'arbre 2 porte un frein différentiel et une roue à rochets. Les données 
du treuil sont les suivantes : 

| Diamètre primitif du pignon Galle .... 0",32i 

} > de la circonférence des manivelles M. 0^,900 

„ t » du pignon de petite vitesse. . ■. . 0",097 

| _ » de la roue qui reçoit son action . . 0",470 

1. Voir P. 1. d'Armengaud, 1" série, t. XVI, pi. î. L'ensemble (flg. 149) est 
reproduit d'après le* esquisses de Riedler. 



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m 



3i,«iz S db, Google 



PONTS MOULANTS 183 

, , ,5 I Diamètre des pignons de l'arbre 2 0",120 

I » des rooes intérieures de l'arbre S . . 0",784 

Arbre S-4 S * des pignona de l'arbre 8 0",212 

( » dea ronea de l'arbre 4 l m ,000 

Pour la grande vitesse, le diamètre du pignon de l'arbre 1 est de 
0,1657, el il engrène avec une roue de O^Ml sur l'arbre 2, de sorte que 
le rapport est double de celui de la petite vitesse. 

Si l'on tient compte de ce que la poulie est moufiee, le rapport entre 
la vitesse de la charge et celle de la puissance appliquée aux manivelles 
est de 0,0012 pour la petite vitesse; en admettant que les hommes action- 
nent les manivelles à la vitesse de 1 mètre par seconde, on voit que la 
vitesse de levage est de 72 millimètres par minute. La grue est manœu- 
vrée par 6 hommes, et en tenant compte du rendement du treuil, on 
trouve que chacun d'eus doit faire un effort tangenliel de 10 kilogrammes, 
valeur acceptable lorsqu'il s'agit d'un travail intermittent. Le poids total 
de l'appareil est de 36.000 kilogrammes. 

On peut constituer le pont au moyen de poutres treillissées à grandes 
mailles, et accepter les formes longitudinales usitées pour la construc- 
tion des grandes poutres; ainsi, le roulement du chariot peut se faire 
sur les semelles inférieures, qui sont alors rectilignes, tandis que les 
semelles supérieures sont arquées. On ne peut en général enlretoiser 
les deux poutres, le chemin devant rester libre pour le passage des 
chaînes, il faut donc leur donner une grande rigidité transversale pour 
éviter le flambage. Cette considération est particulièrement importante 
pour les ponts manœuvres mécaniquement, où le déplacement brusque 
sous charge fait naître une force d'inertie horizontale. Pour les portées 
de 16 mètres et au-dessus, les poutres sont fréquemment à âmes 
doubles. 

89. — Ponts commandés par transmissions. — On fait généralement 
dépendre les mouvements des ponts roulants des transmissions fixes 
des ateliers; différents systèmes sont ainsi en présence : 

1° Un arbre fixe de section carrée règne sur toute la longueur de la 
halle a desservir, et passe dans un manchon porté par le pont, manchon 
auquel il communique sa rotation, et qui actionne un arbre auquel sont 
empruntés les trois mouvements de translation longitudinale et trans- 
versale, el de levage; chacun de ces mouvements doit pouvoir s'effec- 
tuer dans deux sens. Une première difficulté consiste à soutenir l'arbre 



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184 PONTS BOULANTS 

carré sans empêcher le passage du manchon porté par le pont, et qui 
doit pouvoir glisser sur toute la longueur du trajet sans cesser d'être 
en relation avec la transmission. Les paliers dans lesquels l'arbre tourne 
par des collets arrondis doivent donc pouvoir s'effacer au passage du 
manchon, ils sont ramenés dans leur position par un contrepoids 
(fig. 152 à 154, d'après les esquisses de Riedler) ; on emploie aussi dans 





Fîg. 162 i. 151 

le même but le dispositif représenté dans la figure 161 plus loin, dans 
lequel le passage de toute partie faisant saillie sur l'arbre a pour effet de 
rabattre le support qui se trouve devant l'obstacle, et d'en relever un 
autre derrière lui, ces supports étant d'ailleurs montés aux extrémités 
des branches en équerre que l'on voit sur la figure ('). 

Une autre difficulté provient de ce que l'arbre de commande possède 
un mouvement continu, tandis que les trois déplacements à produire 
sont intermittents, les masses ne peuvent prendre instantanément une 
vitesse finie sans faire nailre des réactions théoriquement infinies. Les 
transmissions ne doivent donc pas être absolument rigides, mais se 
faire par l'intermédiaire d'embrayages à friction, de courroies, etc. 

Les arbres longitudinaux de grande longueur entraînent certaines 
sujétions, on les emploie de moins en moins, et l'on a plutôt recours à 
la transmission par cordes en chanvre, et surtout par cordes en coton, 
imaginée par Ramsbottom et appliquée par lui vers 1860 aux ateliers de 
Crewe. 

"1° Une corde sans fin circule parallèlement à l'un des longs côtés de la 

1. Voir aussi le système de commande Davy au moyen d'un long- pignon dé- 
pendant de roues régulièrement espacées sur l'arbre et restant toujours en 
priBe avec l'une d'elles {Engg., i88!>-2-3S5), et plusieurs systèmes de paliers bas- 
culants (Ernst, ouvrage cité, p. *91 et suiv.). 



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PONTS ROULANTS 



halle à desservir (flg. 155), elle est actionnée à l'extrémité M par la 
transmission, et est maintenue dans un état de tension convenable par 
la poulie T que sollicite un contrepoids. Les deux brins sont soutenus 
par les galets g, qui préviennent en même temps les oscillations laté- 




fig. 166 

raies. La corde s'infléchit sur les trois poulies P' P P" montées sur un 
bâti à l'extrémité du pont; P' et P" sont folles et ne servent qu'à aug- 
menter l'arc embrassé sur P, qui est calée sur un arbre et devient la 
poulie motrice des trois mouvements à produire. Dans les grues Rams- 
bottom, la corde se déplaçait à la vitesse de 25 mètres par seconde 
environ, mais la vitesse de 12 à 13 mètres doit plutôt être considérée 
comme usuelle. 

L'arbre de la poulie P commande trois arbres parallèles ; chacune de 
ces transmissions comprend une courroie ouverte et une courroie croi- 
sée; par un même déplacement des fourches d'embrayage, on peut donc 
laisser l'arbre commandé au repos (position neutre), ou l'actionner dans 
on sens ou dans l'autre. 

Le premier des trois arbres ainsi commandés, transmet le mouvement 
aux galets du pont. Le second actionne le chariot quelle que soit sa 
position; il porte à cette fin une rainure dans toute sa longueur, et 
passe dans un manchon maintenu entre deux supports du chariot; ce 
manchon actionne par renvois et roues d'angle l'un des essieux suppor- 
tant le treuil. Enfin, le troisième arbre commande le mouvement de 
levage par des dispositions analogues. 

L'homme préposé à la manœuvre se tient sur une plateforme suspen- 
due en contre-bas à l'une des extrémités, les trois leviers dirigeant les 
transmissions sont à sa portée. 

Dans ce système, le treuil peut être à tambour ou se réduire à une 
roue à noix pour chaîne ordinaire calibrée ou pour chaîne de Galle; il 
circule d'un bout à l'autre du pont, il serait donc difficile d'installer un 



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TOSTS ROULANTS 




N(. 156 



^igilizedbv GOOgle 



PONTS ROULANTS 



187 



frein sur l'appareil de levage, on tourne cette difficulté en commandant 
le treuil par une vis tangente non réversible; il n'est pas impossible 
cependant de monter le frein sur l'arbre à l'une de ses extrémités, à 
côté de l'équipage de poulies, mais il ne présente alors qu'une sécurité 
relative, les nombreux organes situés entre le frein et le tambour pou- 
vant faire défaut. 

Les figures 1B6 el 157 représentent une disposition adoptée par la 
maison Stuckenholz, dans laquelle le treuil est fixe à l'une des extrémi- 
tés; le chariot qui porte le crochet est commandé par une chaîne sans 
Sn dépendant de la roue N, (Qg. 157). Les poulies sur lesquelles circule 
la corde sont dans un plan horizontal en dessous du pont; m est la pou- 
lie motrice, qui commande par le pignon p et la roue p' un arbre ver- 
tical a a. Sur cet arbre sont montés trois embrayages à double cône qui 
peuvent donner le mouvement dans un sens ou dans l'autre à trois 
arbres horizontaux, ou les laisser immobiles. L'embrayage inférieur est 
seul représenté dans la figure 157, qui se rapporte du reste à un appa- 
reil un peu différent de celui qui fait l'objet de la figure d'ensemble. 
Les trois volants commandant les embrayages sont figurés en V, Y, et Y,. 

L'arbre horizontal 1 commande, par les arbres 2, 3 et 4, la roue à 
noix N, qui produit le levage. Un frein à lame actionné par un levier à 
pédale est monté sur l'arbre 2. 




Fi*. 168 «1 159 

L'arbre horizontal du haut commande la roue >" a qui produit la transla- 
tion du chariot, tandis que l'arbre intermédiaire actionne par une paire 
de roues d'angle un arbre parallèle au pont, qui produit la translation 
générale au moyen de pignons calés à ses extrémités. Les trois mouve- 



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188 PONTS ROULANTS 

ments peuvent être simultanés. L'appareil ci-dessus décrit est construit 
pour 25 tonnes ('). 

Nous signalerons à propos des ponts actionnés par cordes le dispositif 
de G. Russell et C'% représenté par les figures 158-139, dans lequel il 
n'est fait usage que de deux poulies M, et H,, M, étant la poulie motrice 
montée sur l'arbre horizontal moteur. Les poulies M et M, sont dans des 
plans verticaux différents dont la distance est rachetée par l'inclinaison 
en sens contraire donnée aux renvois R et R,. [Engg.y 1888-2-579.) (') 

90. — Ponts roulants automobiles. — La maison Booth de Leeds a 
répandu un système de ponts roulants applicables surtout aux fonde- 
ries, système dans lequel le bâti qui supporte le treuil est prolongé laté- 
ralement par deux consoles sur lesquelles est établie une chaudière 
(fig. 160-161, d'après Engg., 1891-2-274). Le bâti du treuil est formé de 
deux flasques transversales au pont, et deux cylindres à vapeur hori- 
zontaux y sont appliqués. Ces cylindres sont conjugués sur un arbre 
auquel sont empruntés tous les mouvements, à commencer par celui du 
treuil, qui n'a rien de particulier, si ce n'est qu'il est à deux vitesses 
pour l'appareil de 25 tonnes représenté, et que les pignons du premier 
arbre peuvent être désembrayés pour permettre la descente au moyen 
du frein; celui-ci est monté sur le second arbre à droite de la figure 161, 
il consiste en une poulie étranglée par un collier garni de taquets en 
bois, dont le serrage se fait au moyen d'une vis à pas droite et gauche; 
le collier est composé de deux parties réunies par une charnière dont le 
pivot est fixe dans le bâti. Ce frein est assez puissant pour maintenir la 
charge suspendue avec sécurité pendant qu'on se sert du moteur pour 
les mouvements de translation, lesquels peuvent être produits ensemble 
ou séparément. Ces mouvements dépendent de deux embrayages avec 
cônes de friction doubles et roues coniques, ils permettent donc le repos 
ou la marche dans les deux sens. 

La translation du chariot s'obtient sans aucune complication ; celle du 
pont dépend d'un arbre carré parallèle aux poutres (fig. 160, à droite), 
arbre que commande un manchon participant à la translation du treuil. 
L'arbre carré est supporté par des paliers basculants déplacés au fur et 

1. Voir un pont de 15 tonnes du même système, mais avec poulies dans un 
plan vertical {Riedler, Skissen, etc.). 

2. Fieiding et Platt ont imaginé une disposition ingénieuse qui permet de 
n'employer que deux courroies au lieu de six pour actionner les trois mouve- 
ments (Enga-, 1881-1-MÏ). 



^igilizedby GOOgle 



PONTS BOULANTS 



à mesure par une came que porte le chariot ; cette came se montre d 
face dans la figure 161. 




Fig. 160 

La plateforme qui supporte la chaudière est surbaissée, pour réduire 
la hauteur nécessaire sous les fermes ,- du côté opposé est suspendu un 
réservoir qui sert de caisse à eau et fait en même temps office de contre- 
poids. 

Dans les fonderies, où la commande par cordes présente du reste 
des inconvénients, la grue automobile à vapeur est très rationnelle et se 
comporte admirablement; elle échappe au reproche de mise en train 
brusque de la charge que l'on peut faire aux autres systèmes ; en fait, 
le moteur à vapeur donne toujours à la charge l'accélération et la vitesse 
compatibles avec sa puissance ; lorsqu'on enlève des pièces encore par- 
tiellement enterrées dans les moules, il refusera par, exemple, de 



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190 



PONTS BOULANTS 



démarrer, maïs sans qu'il en résulte aucun dommage pour l'appareil; 
de même, lorsqu'on soulève des charges qui sont de beaucoup inférieures 
à la puissance maximum, le moteur prend de lui-même une grande 




Fi«. 161 



vitesse, tandis que les ponts qui dépendent de transmissions n'ont au 
maximum que deux vitesses qu'il est impossible d'accélérer, même si 
on lève le crochet à vide. 

Le service des ponts roulants de ce système exige un réservoir de 
prise d'eau placé à hauteur convenable ('). 

91. — Ponts roulants sur chevalets. — Us sont applicables surtout 
aux manœuvres en plein air des cours aux marchandises, des parcs 
d'artillerie, des carrières; ils peuvent rendre des services dans les 

1. Un pont roulant automobile muni de trois moteurs séparés pour les trois 
mouvements est décrit dans Engg. (138Û-1-299) sous le nom de transbordeur 

Newton. 



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PONTS BOULANTS 191 

montages de ponts, dans les ateliers de locomotives, etc. Us ne diffèrent 
pas essentiellement des ponts roulants, mais comme ils ne sont pas 
situés à portée de transmissions, ils sont généralement manœuvres à 
bras d'hommes ou sont automobiles ('). 

1. Voir Riedler (Skizzen, etc.); P- I d'Armengaud, 1" série, t. XVI, appareils 
de 20 et de 30 tonnes & chaîne Galle par Neustadt (pi. 15), grues roulantes à 
vapeur pour gares etquais, par Quillacq (pi. 23 et 21); Portefeuille des Machi- 
nât, 1880, grue roulante à vapeur sur chevalets de 15 tonnes du chemin de fer 
du Nord (pi. 85-36); en Angleterre, ce genre de grues est désigné sous les noms 
de ■ Goliath » et de • Gantry >, on en trouve plusieurs exemples dans Engg., 
et notamment : 1886-Mi»; 1887-2-473 ; 1888-1 -SZ (dotai lié); 1890-1-612 (transbordeur 
de 80 tonnes du polygone du Hoc); 1891-1-89 {hydraulique); 1896-MGt! (de G5 
tonnes): 1897-MOî (transbordeur américain de 61 mètres déportée & moteur 
électrique, vitesses: 1 mètre par seconde pour la translation générale, 2 mètres 
par seconde pour le mouvement transversal, levage avec la pleine charge 
de 10 tonnes 0-,10 par seconde) ; 1897-2-791 (de 100 tonnes, pour les aciéries 
Vickers); 1898-1-111: (hydraulique, de 30 mètres de hauteur libre, pour chantier 
naval). 



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Appareils dépendant d'nne station Centrale. 



CONSIDERATIONS GENERALES 

98. — Caractère* de la commande hydraulique. — Nous avons fait 
ressortir dans la première partie de ce fascicule les qualités que pré- 
sente la transmission hydraulique à haute pression au point de vue du 
rendement de la canalisation ; ce fluide se prête particulièrement bien 
en outre à la commande des appareils de levage, dont toutes les opéra- 
tions s'effectuent lentement et sans mettre sensiblement en jeu l'inertie 
des colonnes liquides. 

L'eau, à cause de son incompressibilité, donne aux manoeuvres une 
précision et une sécurité qui ne peuvent être réalisées par aucun autre 
agent. En effet, grâce à la pression élevée adoptée dans ce genre de 
transmissions, les opérations de levage ou d'orientation peuvent être 
effectuées par de simples pistons plongeurs, les treuils sont ainsi sup- 
primés, avec tous leurs arbres intermédiaires et leurs niasses en mou- 
vement; il en résulte que lorsque l'admission cesse dans le cylindre, 
non seulement la force motrice cesse d'agir, mais la vitesse acquise par 
les masses est pratiquement négligeable et la charge s'arrête instanta- 
nément. 

Le crochet ne peut descendre que lorsque l'échappement du cylindre 
est ouvert, et avec une vitesse réglée par cette ouverture : ainsi on 
peut, sans roues à rochets ni freins d'aucune espèce, maintenir le far- 
deau suspendu à hauteur constante, ou le laisser descendre aussi lente- 
ment qu'on veut. 

Ces caractères de précision et de sécurité motivent suffisamment 
pour certaines opérations l'emploi du système hydraulique, tels sont 



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COMMANDE A DISTANCE 193 

par exemple les manœuvrages exigés dans la fabrication de l'acier Bes- 
semer. Dans certains cas ces considérations sont assez importantes pour 
qu'on n'hésite pas à installer des pompes et un accumulateur pour com- 
mander un appareil isolé, par exemple une bigue puissante, un pont 
mobile, etc. 

Lorsqu'il s'agit d'appareils de levage multiples installés sur un cer- 
tain espace, comme c'est le cas dans les gares, les ports, les arsenaux, 
la centralisation de la force motrice vient ajouter ses avantages aux 
qualités que nons venons de faire ressortir. 

Il faut remarquer en effet que lorsque chaque appareil (grue, éleva; 
valeur ou autre engin) porte sa chaudière et sa machine motrice, le 
maintien de la pression entraîne une dépense inutile lorsque le travail 
est très intermittent ; les petites chaudières ont d'ailleurs un rende- 
ment médiocre, elles s'usent rapidement, il faut un certain temps pour 
leur mise en pression. On conçoit donc qu'il est avantageux de faire 
dépendre la commande de tous les engins d'une usine centrale. 

Plusieurs systèmes sont en présence, et Ton 'peut recourir notamment 
à l'air comprimé ou à l'électricité. 11 existe en effet des installations ba- 
sées sur l'emploi de ces agents. 

Toutefois les qualités de précision et de sécurité des manœuvres sont 
réunies au plus haut degré dans la commande hydraulique. 

93. — Considérations sur le rendement; puissance des grues. — 11 y 
a cependant à considérer que par la constitution même des appareils 
hydrauliques, le levage des charges inférieures au maximum qu'elles 
peuvent soulever entraine la même consommation d'eau quelque soil le 
poids, et par conséquent la même dépense de force motrice. C'est un 
inconvénient qui n'existe pas au même degré pour les autres agents ; 
ainsi, lorsqu'il s'agit de moteurs à vapeur ou à air comprimé, on dimi- 
nue le volume ou le poids de âuide admis. 

11 existe des correctifs à ce défaut, et l'on peut faire des grues hydrau- 
liques à double ou à triple force, mais ils ne constituent pas un remède 
radical ; on ne pourrait le trouver que dans une modification des liai- 
sons ou des multiplications établies entre le piston de levage et la charge, 
modification qui devrait varier dans chaque cas. 

Il est donc important, dans le programme des installations hydrauli- 
ques de levage, de choisir judicieusement la puissance des engins, et 
de ne pas l'exagérer. Ainsi, dans les ports, les grues qui servent au dé- 

THANHM1SB. A DISTANCE 13 



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194 COMMANDE A DISTANCE 

chargement courant sont nombreuses et de force modérée (1006 à 1500 
kilos) les appareils plus puissants sont en nombre limité ('}. 

L'inconvénient signalé de la diminution du rendement lorsque les 
grues ne fonctionnent pas à leur puissance maximun est relatif; pour 
l'apprécier à sa juste valeur, il serait nécessaire de comparer le coût de 
l'installation hydraulique à celui des autres systèmes en tenant compte 
du prix d'établissement, de l'entretien et de la main d'œuvre, et ce 
dans des conditions semblables ; cette comparaison n'a jamais été faite 
d'une manière complète. 

94. — Commande par Pair comprimé. — Il n'existe que quelques 
installations importantes de grues manœuvrées à l'air comprimé. Celle 
des ateliers de la Société Cockerill date de 18S4 (*), elle comprend 12 
grues tournantes de 12 tonnes, 2 de 15 tonnes, S de 4 tonnes et 2 ponts 
roulants de 40 tonnes ; ceux-ci portent un réservoir dans lequel l'air 
est emmagasiné à 6 atmosphères pour être dépensé à 3 atmosphères au 
moyen d'un réducteur de pression ; une conduite permet de remplir le 
réservoir au moyen d'un raccord. L'air comprimé est en outre utilisé 
pour actionner les pompes d'une presse hydraulique à caler les roues 
sur les essieux. 

L'installation à air comprimé la plus complète est celle de l'extension 
de l'arsenal de Portsmouth (*), où il existe aussi dans la partie ancienne 
une transmission hydraulique. Il paraîtrait que, pour la manœuvre des 
cabestans, les dépenses occasionnées par les deux systèmes seraient 
dans le rapport de 11 pour l'air, à 13 (pour l'eau). Ces chiffres, fort rap- 

1. Au port du Havre, les grues hydrauliques sont à double force et de deux 
types ayant des forces de levage de 750 & 1250 kilogrammes et 1500 a 3000 kilo- 
grammes respectivement. 

A Marseille, on a établi surtout des grues de 1250 kilogrammes; pour chaque 
groupe de 3 grues il y en a une a double puissance (1 et 3 tonnes), lss grues de 
3 tonnes sont affrétées au déchargement des minerai». 

Les grues mobiles du port de Brème, ainsi que les grues fixes d'entrepôts et 
les élévateurs ont une force de levage maximum de 1500 kilogrammes. 

Au port d'Anvers, les grues des bassins, ainsi que celles a portiques des 
quais de l'Escaut, sont & double force (700 et 1500 kilogrammes). La gare aux 
marchandises d'Anvers-Bassins est outillée surtout au moyen de grues de 1000 
et de 1500 kilogrammes 

A Dunkerque, il y a surtout des grues a deux puissances (de 750 a 1500 kilo- 
grammes), et un nombre plus réduit de grues de 3 tonnes. Cet outillage date 
de 1896-97. 

2. Voir une note de M, Kraft (On compreued-Air Machinery), Minutes of 
P. C. F., vol. 7.', 1884-85, part. 1. 

3. Minutes o/P. C. E, 1880-81, et Engg., 1892-2-275. 



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COMMANDE A DISTANCE 195 

proches du reste, ne peuvent servir à établir la valeur comparative des 
deux agents ; la préférence que l'on a donnée à l'air résulte plutôt d'un 
ensemble de conditions dans lesquelles l'économie n'a rien à voirf). 

95. — Commande par tèleclricité. — Pour l'électricité, la comparai- 
son n'est pas moins difficile, les données que l'on possède résultent 
d'expériences isolées et non de l'examen d'installations semblables en 
importance. Les grues électriques dépendent d'une station où le cou- 
rant peut être produit à la fois pour l'éclairage et la force motrice ; par 
l'adjonction d'une batterie d'accumulateurs de capacité suffisante, les 
machines motrices peuvent fonctionner en marche continue et écono- 
mique. Les stations centrales hydrauliques ne se trouvent pas dans 
d'aussi bonnes conditions, à cause du fonctionnement intermittent des 
machines et des nécessités de la remise en train automatique, qui ex- 
cluent l'emploi des systèmes de distribution perfectionnés. Le courant 
électrique peut donc être produit à raison de 8 à 10 kilogrammes de 
vapeur par cheval mesuré au tableau de distribution, tandis qu'il faut 
en marche industrielle environ 15 kilogrammes de vapeur pour pro- 
duire un cheval à la sortie de l'accumulateur hydraulique. Pour le reste 
(canalisation et grue), les deux rendements paraissent tout à fait com- 
parables. 

A Hambourg, on a constaté que la consommation de vapeur à la sta- 
tion centrale électrique n'était que les 40 % de la consommation de va- 
peur d'une grue portant sa chaudière et sa machine, le travail étant le 
même dans les deux cas ; ce résultat s'explique par l'imperfection des 
petits moteurs à vapeur, et on pouvait s'y attendre ('). 

t . L'air peut s'emmagasiner, il est toujours possible do Taire des manœuvres 
de nuit sans mettre l'usine centrale en marche; on se sert de l'air comprimé 
a bord des bâtiments en réparation ou en armement pour actionner les appa- 
reils de servitude sans qu'il soit nécessaire de se servir des chaudières du 
bord, etc. 

S. Electric Dock Cranet {Engg. 1896-1-603). On a établi au port de Rotterdam, 
6 grues électriques de la force de 1500 kilogrammes (la vitesse de levage est 
de 1",S0 par seconde) et 7 grues de i tonnas dépendant de la môme station 
centrale que l'éclairage- Des grues semblables ont été établies à Mannheim, 
Dusseldorf et Copenhague (10 grues). 

La Chambre de Commerce du port du Havro a fait installer en 1891 quelques 
grues tournantes électriques de 1500 kilogrammes pour faire le même service 
que les grues à vapeur; ou a trouvé qu'elles se comportent aussi bien, et 
qu'elles donnent des facilités plus grandes dans l'exploitation. On s'est livré 
sur ces appareils a des essais de consommation {Génie civil, 1897, 2* sem. p. 321). 

Une commission présidée par M. Maurice Lôvy avait admis l'emploi facultatif 



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196 GRUES HYDRAULIQUES 

L'électricité paraît l'agent le plus avantageux, sinon pour les installa- 
tions de port où son emploi peut être discuté, au moins pour comman- 
der les manœuvres des ateliers, fonderies, halles de coulée, etc. ; elle 
acquiert rapidement pour ces applications une importance considéra- 
ble ; elle se prête d'ailleurs mieux que les autres systèmes à la com- 
mande des ponts roulants, parce que la prise de courant est très facile 
à établir par un simple frotteur ou trolley, et qu'elle supprime toutes 
les transmissions par cordes el par arbres ; il y a lieu de considérer 
aussi que le courant électrique peut èlre utilisé avantageusement dans 
les ateliers pour commander des machines-outils spéciales sans avoir 
aucun égard à leur position ('). 

de l'électricité ou de l'eau sous pression pour le port de Dunkerque, c'est l'ou- 
tillage hydraulique quia été adopté [Génie civil, 1896-97, 1" sera. p. 100). 

A Glasgow, en 1896, une fourniture de grues destinée a l'extension de l'outil- 
lage des bassins a donné Heu & 12 propositions basées sur la force hydraulique, 
et a 80 projets employant l'électricité ; le coût de premier établissement était 
beaucoup plus élevé pour ces derniers, on a établi des grues hydrauliques. 

i. L'application de la commande électrique aux treuils, grues et ponts rou- 
lants ne modifie pas profondément les caractères de ces appareils. Un moteur 
unique peut être employé & actionner tous les mouvements au moyen d'em- 
brayages, mais on sépare le plus souvent les moteurs. Outre l'étudo méca- 
nique, qui n'a rien de spécial, l'établissement des grues électriques soulève 
diverses questions Importantes qui n'entrent pas dans le programme d'un cours 
de machines et qui forment le problème électnque proprement dit, pour lequel 
nous renvoyons aux ouvrages spéciaux et aux Revues d'Electricité. Les publi- 
cations de mécanique renferment des exemples assez nombreux d'appareils 
électriques; voici quelques indications a ce sujet : 

Ernst (Hebezeuge). — Ascenseurs et treuils électriques Otis et autres (p. S2fi 
a 838) ; grue de fonderie par siuckenholz (p. 445i ; pont roulant de fonderie par 
Becker(p. 526}; idem p. 529; idem avec trois électro- moteurs (p. 533); idem par 
Riedinge£(p. 534). 

portefeuille des Machine». — 1885, pi. 35-36, grue tournante de 20 tonnes des 
établissements Karcot. — 1895, pi. 21-22, pont roulant de 40 tonnes. 

Génie cieil. — Ponts roulants actionnés par courants polyphasés et par cou- 
rants continus (1895, 2* sem., p. 383, 1897, 3» sem., p. 56). — Grues électriques 
au chantier des chemins de fer de l'Est, aRomilly-sur-Seine (1894, 2 e sem-, p. 97). 

Mégy et Igert. — Lût appareil» de levage à l'Exposition de 1889. — Treuil 
roulant do Guyenet; grue électrique pour petits colis; ascenseur Chrétien; 
pont roulant de 10 tonnes Mégy, Echeverria et Bazan. 

Engineering. — Pont roulant Sellera (1893-2-780); pont roulant de 150 tonnes 
du Creusot (1893-2-108) ; pont roulant de là tonnes (189M-55); cabestan électrique 
(1894-1-473) ; grue électrique du port de Hambourg (1S95-1-605) ; pont américain 
de 30 tonnes avec frein à lames genre Weston (1895-1-641); élévateur Sprat ue 
(1896-2-të); pont roulant américain de 300 pieds de portée (1897-1-102); pont rou- 
lant de 150 tonnes du Creusot, avec chariot glissant par patins sur voie graissée 
(1898-1-815). 



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CUBES HYDRAULIQUES 



S». 



OH G E> HYDRAULIQUES 



97- — Mode d'application de la pression hydraulique. — Dans la 
première application faite aux élévateurs des docks Albert à Liverpool 
en 1848, Armstrong s'est servi de cylindres à action directe ; pour don- 
ner an crochet la course suffisante, le dé- 
placement du piston était multiplié par un 
système que l'on peut comparer à un palan 
renversé, dont le crochet serait tiré par le 
piston, tandis que la charge serait suspen- 
due au brin libre. Ce système à toujours 
été usité depuis lors, il permet d'em- 
ployer des cylindres de longueur réduite 
relativement à la levée à produire, le piston 
ayant naturellement sa section multipliée 
dans le même rapport. 

La figure 162 représente un système em- 
ployé autrefois dans les grues tournantes, e l 
où la course est ainsi multipliée succès, 
sivement par deux poulies mobiles, ce qui 
équivaut à une multiplication par 4; on 
arrive au même résultat avec un montage et 
un fonctionnement plus satisfaisants au 
moyen du palan ordinaire à poulies multi- Fi 16 




98. — Type de grue hydraulique. — Les figures 163 à 168 (d'après 
les esquisses de Riedler), se rapportent à un type de grue ancienne éta- 
blie par la maison Armstrong (voir aussi le Portefeuille des Machines, 
1866, pi. 3-4). Le mécanisme moteur se compose d'un cylindre de levage 
incliné a, avec mouflage à 4 brins, dont le dernier est renvoyé au cro- 
chet en passant par l'intérieur de l'arbre de la grue, qui est en tôle à 
section carrée, et de deux cylindres ce horizontaux servant au mou- 
vement d'orientation, cylindres pour lesquels la chaîne est continue et 
passe sur la roue à empreintes b, à laquelle elle peut communiquer un 



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!y8 CRUES HYDRAULIQUES 

tour entier. Pour le cylindre de levage, la course est multipliée par 4, 




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S HYDRAULIQUES 



tandis qu'elle est simplement doublée pour les cylindres d'orientation. 

L'appareil de distribution du mouvement de levée est représenté par 

Les figures 165 et 166 ; il se compose d'un tiroir sur lequel agit toujours 



Fig. 165 «t 166 

la pression de la conduite par le branchement p ; deux lumières a et « 
sont percées dans la glace, l'une pour l'admission, l'autre pour l'échap- 
pement ; le tiroir est représenté dans la position d'arrêt. Lorsqu'on des- 
cend une charge, et que le tiroir est mis brusquement à i'arrèt, la vi- 
tesse acquise produit dans le cylindre un excès de pression que Ton 
évite en établissant une soupape de sûreté S, chargée de manière à se 
soulever à une pression supérieure à celle de la conduite ; le choc sou- 
lève cette soupape, et l'eau retourne dans la canalisation jusqu'au mo- 
ment où la force yive est éteinte. 

Les figures 167 et 168 représentent l'appareil de distribution commun 
aux deux cylindres d'orientation; c, et c, communiquent avec ces deux 
cylindres, le branchement de la canalisation aboutit en p. Pour la position 
dessinée, la pression est admise sur les deux pistons, et la rotation est 
arrêtée. Il n'est pas nécessaire, avec cette disposition, d'employer une 
soupape de choc, mais comme la grue ne peut faire qu'un tour, l'un des 
pistons d'orientation en arrivant à l'une ou l'autre extrémité de son tra- 



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200 QRUBS HYDRAULIQUES 

jet déplace automatiquement le levier de distribution par un curseur et 



des renvois de tringles, et le ramène à sa position moyenne, ces liai- 
sons sont sommairement dessinées en trait fort dans la figure 163. 

99. — Grue à deux puissances à piston différentiel. — Le cylindre de 
levage est dans ce cas muni d'un piston différentiel ; la tige qui traverse 
le bourrage présente une section égale à la moitié de celle du cylindre, 
si la petite force est moitié de la force maximum. Pour la double force, 
la grande face du piston, qui est la face inférieure, est mise en rela- 
tion avec la pression lorsqu'il s'agit du levage et avec l'échappement 
quand il faut descendre le crochet; la face annulaire opposée commu- 
nique alors d'une manière permanente avec l'échappement. 

Pour fonctionner à demi-force, il faut laisser la face annulaire en com- 
munication avec la pression pendant le levage, l'admission se faisant 
sur la grande face ; pour la descente, les deux faces du piston commu- 
niquent, et la moitié du volume précédemment admis sur la grande face 
est transvasée sur la face annulaire, l'autre moitié passant à l'échappe- 
ment. Dans ce mode de fonctionnement, la face annulaire agit comme 
une pompe à simple effet pour refouler dans la conduite de pression la 
moitié du volume dépensé sur la grande face. 



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CRUES HYDBA0L1Q0ES 201 

Cette distribution complexe est réalisée par un ensemble de soupapes 
(fig. 169). La tubulure P est toujours en relation avec la conduite de 
pression, E communique toujours avec l'échappement. Le fonctionne- 
ment est le suivant : 

Pour la grande force et pour le levage, q est fermée, p est soulevée, 
la pression s'établit sur la grande face par la tubulure F ; en même 
temps, s est soulevée, etla petite face f communique avec l'échappement. 
A. la descente, p est fermée, q est soulevée, s est maintenue ouverte ; 



Fig. 169 

c'est à la fin de la descente que la soupape de choc r peut fonctionner 
par suite de la fermeture brusque de q. Pour la demi-force et à la levée, 
t est fermée, p et q sont ouvertes ; à la descente, q est maintenue ou- 
verte, p est fermée, s est ouverte. 

En résumé, pour la grande force, s est toujours ouverte, et les soupa- 
pes p et q ont des mouvements inverses ; tandis que pour la petite 
force, q est toujours ouverte et les soupapes pet * ont des mouvements 
inverses. 

Ces manœuvres sont effectuées au moyen d'un arbre portant des ca- 
mes en forme de bras, arbre qui est actionné par un seul levier pou- 
vant occuper quatre positions différentes (Portefeuille des Machines, 
1866); on arrive assez facilement à réaliser cette combinaison en remar- 
quant que la quantité dont se lèvent les soupapes est facultative, et 
qu'ainsi une soupape peut être maintenue ouverte par deux positions 
différentes du levier de manœuvre. 



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2 02 GRUES HYDRAULIQUES 

Pour le mouvement d'orientation de la grue, la disposition décrite au 
numéro 98 reste applicable ('). 

iOO. — Grue à deux plongeurs concentriques. — On préfère en gé- 
néral aujourd'hui les pistons plongeurs aux pistons ordinaires à garni- 
tures, dont les fuites ne peuvent se traduire à l'extérieur d'une manière 
visible; la double force est alors obtenue au moyen de deux plongeurs 
concentriques. Le plongeur central porte les poulies; il est entouré 
d'un second plongeur qui peut agir avec lui ou être immobilisé par des 
griffes dépendant d'un levier ; il y a donc deux presse-étoupes superpo- 
sés. Lorsqu'on soulève une charge, si le plongeur central ne suffit pas, 
on rend libre le plongeur extérieur qui ajoute son effort à celui du pre- 
mier (Voir fig. 171-112, plus loin). 

101. — Modifications diverses. — Dans les appareils hydrauliques à 
haute pression, les distributeurs à tiroirs plans non équilibrés sont avan- 
tageusement remplacés par les distributeurs cylindriques, ou les soupa- 
pes ; la figure 170 (d'après les esquisses de 
Riedler) représente la distribution pour un 
cylindre de levage ; l'orifice central commu- 
nique avec le cylindre, les orifices supérieur 
et inférieur avec la conduite de pression et 
l'échappement respectivement Le distributeur 
se réduit à une broche traversant la botte de 
part en part, et présentant une double gorge. 
Les garnitures sont en rondelles de cuir graissé 
maintenues en position et en pression par des 
manchons évidés. 

On simplifie considérablement l'installation 

des grues en .disposant le cylindre de levagi 

verticalement dans l'arbre, lequel est formé 

d'une caisse en tôle simplement treillissée sur 

E| f- 17 ° ses faces d'avant et d'arrière, tandis que les 

flasques latérales servent au guidage de la tète du piston (ou des deux 

têtes dans le cas de grues à double force). 

t. Voir les grues plus modernes a deux forces <3 et 5 tonnes) de la gare 
Saint-Lazare, qui sont a cylindre de levage vertical mais basées sur les mêmes 
principes. Portefeuille des M. 1891, pi, 6 à F, et Le* appareil* de levage a l'Ex- 
position de 1S8B par Mégy et lgert (Paris, E. Bernard et O). 



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CHUES HYDRAULIQUES 203 

Les figures 171 et 172 (d'après Engg., 1896-1-437), se rapportent à une 
grue fixe de 3 tonnes par W. Hindson et C ,s ; le bâti est formé par un 
soubassement conique en tôle fixé sur la fondation; l'arbre tourne dans 
un pivot fixe au niveau du sol, ce pivot est creux et laisse passer le rac- 
cord de la tuyauterie; au sommet, l'arbre est calé dans un collier cir- 



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204 GRUES HYDRAULIQUES 

culaire qui roule sur un cercle de galets verticaux. Les cylindres d'orien- 




fflffi 



talion sont montés latéralement contre l'arbre et sont entraînés dans 
son mouvement de rotation ; la chaine, continue d'un piston à l'autre, 



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GRUES HYDRAULIQUES 



205 



passe donc sur une couronne fixe établie sur la fondation concentrique- 
ment au pivot. 

Cette grue est à deux forces (1.250 et 3.000 kilogrammes) et à deux 
plongeurs concentriques, d'après le système décrit au numéro précédent, 
la course du piston de le'vage est de 2 mètres environ, elle est multipliée 
six fois au crochet. 

Les grues employées dans les ports sont mobiles ; on peut employer 
le même type que celui qui vient d'être décrit, mais dans lequel le bâti, 
au lieu d'être fixe, est porté sur deux essieux et roule sur une voie 
élargie. Pendant le travail, le bâti est immobilisé par des vérins qui s'ap- 
puient sur les rails et empêchent les roues de porter. Ces grues roulan- 
tes sont en relation avec la canalisation hydraulique, qui porto à cette 
fin des soupapes avec raccords de prise d'eau espacés régulièrement. 




Kg. 175 

La jonction est opérée par un tuyau à joint télescopique ; les prises 
d'eau sont très rapprochées, de manière à réduire la longueur du rac- 
cord à quelques mètres. 



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206 GRUES HYDRAULIQUES 

Les cabestans hydrauliques sont avantageusement employés pour dé- 
placer les grues le long des quais ; ils sont montés à chaque extrémité 
de la voie et dans l'axe, ou bien la traction est renvoyée par galets. 



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GROS HYDRAULIQUES 207 

Lorsqu'il s'agit de quais contournant, des bassins, des plateformes sont 
montées à l'intersection des voies parallèles aux divers côtés. 

Ce genre d'outillage, adopté dans la plupart des ports, a été orée par 
ta maison Armstrong, à qui on doit, d'ailleurs, la plupart des types 
successivement adoptés par les divers constructeurs, tout au moins dans 
leurs grandes lignes. 

Les figures 173 et 174 montrent l'installation générale des grues Arm- 
strong sur les quais des anciens bassins à Anvers ; la course du piston 
de levage est de 2",67, elle est multipliée par 6 pour donner au crochet 
une course de 16 mètres, l'arbre peut tourner de 270 degrés ; les bou- 
ches de prise d'eau sout espacées de ll m ,S0. La ligure 175 donne quel- 
ques renseignements sur l'aménagement des quais de l'Escaut, pour les- 
quels on a disposé le bâti des grues de manière à permettre le passage 
d'une voie ferrée. Les cylindres d'orientation trouvent une place tout 
indiquée dans le caisson qui forme le haut du portique auquel la grue 
est adossée. Ces bâtis sont lestés du côté opposé à l'arbre. 

Les figures 176 à 178 (d'après Engg., 1895-2-473) se rapportent à des 
grues du même genre, de la force de 1.800 kilogrammes, construites 
par Fullerton et C ls pour les nouveaux docks de Glasgow ; la levée du 
crochet est de 13 m ,80, le plongeur du mouvement de levage a 203 mil- 
limètres de diamètre (8 pouces), et sa course est multipliée par 6. Les 
cylindres d'orientation sont horizontaux et fixes, les plongeurs ont m ,61 
de course et 165 millimètres de diamètre ; ils font décrire à l'arbre de 
la grue un angle de 270 degrés ; il y a deux cabines de manoeuvre. 
Dans cette installation, la pression à l'accumulateur est de SI atmo- 
sphères (')• 

102. — Sections des plongeurs, vitesses. — Dans le calcul des sections 
des plongeurs, il faut tenir compte du poids du piston et de ses 
poulies, il faut remarquer aussi que le rendement des mécanis- 
mes ne s'élève pas à plus de 73 %, que la pression disponible à la grue 

I. Voir encore Engg. 1 882-1-33 î, grue tournante de quai; 1882-2-130, grues de 
Calcutta; 1681-1-166, grues d'aciéries; 18*5-2-810, transbordeur hydraulique Ne- 
ville à une seule corde pour magasin; 1891-1-89, pont roulant hydraulique; 
1892-1-879, biguea manœuvre hydraulique citée précédemment («• 85); 1894-2-599, 
grue roulants de quai; 1896-1-* A, grue de 3 tonnes à double puissance des docks 
de Barry; 1898-1-581, grueflxe de 25 tonnes pour l'embarquement des charbons; 
1897-3-791, pont roulant de 100 tonnes sur chevalets. Riedlcr (Skizzen, etc.), 
donne quelques exemples de grues hydrauliques et de grues murales destinées 
à desservir les étages des entrepôts . 



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Piston d'orientation 


coom 


diamètre eoDTH 


1-.07 


115 -/'" 0»,57 


1-.075 


182 » 0-.57 


1-06 


150 » 0-.59 


1-06 


Ï20 » 1-J» 



208 GRUES HYDRAULIQUES 

est réduite parles pertes de charge de la canalisation, et qu'enfin, lors- 
que le cylindre est monté très haut, il peut encore y avoir une perte 
d'environ 3/4 d'atmosphère lorsque le piston arrive au sommet de sa 
course ; on arrive en général au résultat en comptant sur la charge nette 
à élever multipliée par le rapport de la course du crochet à celle du cy- 
lindre, mais en supposant que la pression n'est que 60 à 65 96 de celle 
de l'accumulateur. 

Voici, à litre de renseignement, quelques chiffres relevés sur les grues 
de la gare d'Anvers-Bassins, la pression à l'accumulateur est de 47 at- 
mosphères, la rotation s'étend sur 4/3 de tour ; la course du cylindre 
de levage est multipliée 4 fois. 



lOOOkîlog. 188-/" 

1500 » 150 » 

2000 > 170 * 

5000 » 2S0 » 1-.06 120 » 

10000 » 380 » 1-.06 152 » 2-,22 

Les vitesses de levage et d'orientation adoptées par la maison 

Armstrong sont les suivantes : 



lOOOkilog. 
1500 > 
2000 » ' 
5000 » 
1000 > 

Les vitesses d'orientation données dans ce tableau sont celles mesu- 
rées à l'extrémité de la flèche. 

103. — Applications diverses de la pression hydraulique. — L'eau à 
haute pression foulée par les stations centrales trouve naturellement 
son emploi pour une foule d'opérations accessoires telles que la ma- 
nœuvre des ponts mobiles ou des portes d'écluse. On peut aussi actionner 
par cet agent des machines-outils exigeant de grands efforts telles que 
presses à lorger, cisailles, poinçonneuses, riv'euses, etc.; pour ces 
usages, la pression est en général beaucoup plus élevée. Ces applica- 



Vitesse de lange 
par aecondo 


Vileue d'orientation 

par aeconde 


1-.52 


l-,22 


l m ,22 


l-,22 


0™,92 
0-.76 

ra ,46 


0-92 
0"\46 
0",« 



db,Google 



GRUES HÏDIIAUUQIIES ZU'J 

lions ne rentrent pas dans notre cadre ; nous nous bornerons sur ces 
divers sujets aux indications bibliographiques que l'on trouvera en note, 
ainsi qu'aux ouvrages spéciaux, et en particulier à Ernst (Hebezeuge) 
souvent cité précédemment ('). 

1. 1° Manœuvre de» pont», porte» d'éclaté», halage »ur cale, boMCuteurs pour 
rembarquement det charbon», etc. : 

Portefeuille de» Machine», 1889, pi. 18 & 50, appareils de manœuvre des 
portes et vannes de l'écluse de Bouglval. 

Revue technique de l'Exposition de 1889, 3« partie. — Ecluses de Bougival. — 
Ecluse du bassin Freycinet au port de Dunkerque. — Pont roulant du bassin 
à flot de Saint-Malo. 

Annale» de» T. P. de Belgique, t. XL. (1683). — Pont roulant établi sur 
l'Ecluse maritime du Kattendyk & Anvers. 

ZeiUchrift fur Baaweten. — 1895, pont tournant du port de Ruhrort [pi. 69- 
71). — 1896, ponts tournants du grand canal de la Baltique. — 1897, manœuvre 
des portes d'écluses (pi. 47-49). — Même année, pout levis a deux tabliers à 
Kœnlgsberg (pi. 67-68). 

Engineering. — 1886-2-32, Slip hydraulique de Cardin*. — 1839-8-68, transbor- 
deur et plaques tournantes de la gare Saint-Lazare. — 1894-1-2-15, Hydraultc 
Machiner^ of Swing Bridge». — 1896-1-119, portes d'écluses des docks da 
Barry. — 1895-2-334, ponts tournants du grand canal de la Baltique. — 1897-1- 
733, 736, 803, ponts tournants de chemin de Ter. 

1879-2-204, 373. — 1884-M40. — 1885-1-506.— 1896-1-340, 397. - 1897-2-196, 200, bas- 
euleurs de wagons. 

t* Machinet-outil» : 

Engineering. — 1871-2-79. — 1878-3-61, 270. — 1887-1490, rive uses hydr au- . 
linues Tweddell. — 1873-1-286, cisaille pour couper les fortes chaînes 
d'ancre. — 1879-1-67, cisaille Tweddell. — 18804-535, riveuse de Fielding et Platt. 
— 1881-2-138, presse a emboutir. - 1885-2-250, riveuse Higginson. — 1B85-2-5Î3, 
SJ7, outillage employé au pont du Forth. — 1886-ï-so, ail, poinçonneuse et ri- 
veuse. — 1886-2-589, presse pour la fabrication des roues. — 1887-1-130. — 1887- 
Ï-Ï95, foreuse employée a Tonton. — 1887-2-531, riveuse Stejjhens et Clark. — 
1887-2-649, cisaille de 1000 tonnes. — 1890-1-213, 239, outillage employé au pont 
du Forth. — 1890-2-689, machine pour plier les tôles de quille des navires. — 
1396-2-422, riveuse. — 1S97-2-5S7, presse a forger de 8000 tonnes des aciéries 
Vickersà Sheffleld. 

3» Machines diverses : 

Engineering. — 1881-2-236. — 1889-2-32, 332. — 189(1-1-314.— 1896-3-365, appa- 
reils pour la manœuvre des aiguilles et signaux de chemins de fer. — 1888-1- 
165, perforation des roches. —1881-1-335,357. — 1890-1 -488, 492, appareils hydrau- 
liques employés à bord des navires. — I891-l-46ti, appareils pour manœuvrer 
la machinerie du théâtre ■ Lyric > à Londres. 



TRANSMIBS. A UlhTÀÏJCE 



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104. — On désigne sous le nom d'ascenseurs, et quelquefois sous 
celui d'élévateurs, des appareils servant à soulever des charges sur un 
plateau ou dans une cage, guidés dans un puits presque toujours ver- 
tical. Ces machines peuvent être actionnées à bras d'hommes au moyen 
de l'une des nombreuses variétés du treuil ; elles sont dans la plupart 
des cas manœuvrées mécaniquement, et l'on peut alors avoir l'une des 
catégories suivantes : 

1" Ascenseurs .mus par transmissions ou par un moteur spécial, qui 
peut être à vapeur, à gaz, à air comprimé, hydraulique ou élec- 
trique. 

2° Ascenseurs à pression hydraulique directe. 

3° Ascenseurs actionnés par pression hydraulique dans lesquels la 
cage est reliée au piston par un mouSage. 

Les ascenseurs peuvent servir à un usage spécial exclusif de tout 
autre ; tels sont ceux que l'on emploie à élever les wagons entre des 
voies se trouvant à des niveaux différents, ou ceux qui dans certains 
cas remplacent dans les canaux les chaînes d'écluses accolées. Quelques 
ascenseurs d'importance exceptionnelle ont été construits récemment 
pour faire passer d'un bief à un autre des bateaux de tonnage plus ou 
moins fort (*). 

Outre les appareils analysés dans ce chapitre, on emploie pour la 

1. Les plans inclinés ont d'abord été employés pour faire franchir aux ba- 
teaux des différences de niveau plus ou moins grandes; tels sont ceux du canal 
Morris établis vers 18:50 aux Etats-Unis, et ceux plus récents du canal de 
l'Oberland prussien. Un plan incliné a encore été établi il y a peu d'années à 
Meaux, pour relier le canal de l'Ourcq et la Marne (Mémoire» de la Société 
des Ingénieurs Cioils, avril 1SJ2). Consulter sur ce sujet le remarquable mé- 
moire de M. Hirscti (Notice, etc., Paris, Imp. Nationale), dans lequel sont 
écrits et analysés les ascenseurs de bateaux de tous systèmes employés 
avant la construction des grands appareils modernes. 



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ASCENSEURS 211 

manutention de matières divisées ou fragmentées, telles que charbons, 
grains, etc., des élévateurs basés sur d'autres principes et qui opèrent 
directement sur la matière sans qu'elle doive être contenue dans des 
bennes ou des wagons. Ces machines comportent souvent des chaînes 
ou des courroies à godets ; on les trouve sous leur lorme la plus com- 
plète dans les établissements d'entreposage usités depuis longtemps 
aux Etats-Unis sous le nom d'eleoators, et qui sont adoptés dans 
quelques grands ports européens. L'élévation se complique ici de 
pesages automatiques multipliés ainsi que de transports horizontaux 
parfois très étendus et dans des directions diverses, transports qui 
s'effectuent au moyen de larges courroies roulant sur des galets. 
Toutes les machines servant à ces manutentions sont avantageusement 
commandées par une station centrale de force motrice hydraulique où 
autre ; les élévateurs établis à Anvers sont desservis par moteur à 
vapeur et par un fort moteur à gaz pauvre. 

Pour les grains, l'élévation et les transports s'opèrent aussi à l'air 
comprimé, celui-ci agissant parentrainemenl, comme dans les appareils 
à jet. 11 n'entre pas dans noire programme d'étudier des appareils aussi 
spéciaux ('). 

105. --Si l'on excepte les appareils spéciaux, les ascenseurs com- 
portent un certain nombre de dispositions communes en vue d'assurer 
la sécurité, dispositions qui sont réunies au plus haut degré lorsqu'ils 
doivent servir à la circulation des personnes, comme les ascenseurs 
d'hôtels, ceux des buildings à nombreux étages que l'on établit aux 
Etats-Unis, etc. Ainsi, il ne faut pas qu'en cas de fausse manœuvre la 
cage puisse dépasser les limites de sa course ; une trop grande vitesse 
de descente ou même d'ascension donnerait lieu à des chocs dangereux 
aux points d'arrêt et surtout au sommet et au bas de la course ; 
lorsque la cage est suspendue au moyen d'un ou plusieurs câbles, il 
faut prévoir le cas où ils viendraient à se rompre et disposer des 

1. Voir la note en appendice à notre mémoire sur les services réguliers de 

la • Eed Star Une » (Annaiet de* Ingénieur» de Gand, 1883), et divers articles 
d'Engineering, notamment sur les élévateurs à charbon : 1882-2-87 et 1895-ï 
-107, ce dernier décrit l'installation employée a l'usine à gaz de Gl&scow ; des 
élévateurs à grains de divers systèmes sont décrits dans le même recueil ; 
élévateur Dow à Brooklyn (188S-2-363), élévateur amovible Lyster pour le 
déchargement des navires (18S8-1-3J4J, élévateur pour transbordement des 
cargaisons de grains (1886- 2- *îl) , élévateur a grains pneumatique (1893- 



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212 ASCENSEURS A TREUILS 

moyens d'arrêt ou parachutes automatiques du genre de ceux employés 
dans l'exploitation des mines. Pour les ascenseurs de magasins, il est 
très utile aussi d'immobiliser le plateau pendant qu'il est arrêté aux 
différents étages pour le chargement ou le déchargement; on le fait 
alors reposer sur des taquets manœuvres au moyen de leviers ; de cette 
manière, non seulement l'immobilité du plateau est assurée, mais les 
cordes ou les chaînes de suspension sont affranchies des efforts qui 
résultent d'une brusque mise en charge. 

Il faut enfin que dans les ascenseurs destinés aux personnes, on 
prenne la précaution de fermer au moyen des portes amovibles les 
ouvertures qui donnent accès de la cabine aux paliers des étages ou du 
rez-de-chaussée ; il existe des dispositifs pour ouvrir et fermer automa- 
tiquement ces portes . 

Dans presque tous les cas, et cette règle ne souffre jamais d'exception 
pour les ascenseurs de personnes, la manœuvre est sousle contrôle d'un 
homme placé dans la cabine, qui peut produire l'arrêt,, l'ascension ou 
la descente en agissant sur une corde de renvoi ('). 



ASCENSEURS MUS PAR ARBRES 

106. — On équilibre 'le poids mort de la cage au moyeQ d'un contre- 
poids en fonte, plat, de forme rectangulaire, guidé dans un comparti- 
ment du puits (fig. 179) ; le treuil, placé au-dessus de l'étage le plus 
élevé, est actionné par une transmission dépendant d'une ligne 
d'arbres. 

Une disposition simple et ingénieuse de treuil, applicable surtout à de 

1. Voir pour le détail des cages, parachutes, taquets de support, portes des 
paliers d'arrêt etc. 

Haudbuch der Ingenieuwittentchaften, 4» vol., cûap, XIII. p. 85 et auiv. ; ce 
chapitre a été rédigé en 1890 par Lincbe et Gutermuth, on y trouvera un 
exposé succinct de tous les systèmes d'ascenseurs. 

Aux Etats-Unis, on trouve un assez grand nombre d'ascenseurs dont le treuil 
est commandé par un moteur à vapeur spécial a deux cylindres placé sous la 
dépendance de la corde de manœuvre; on trouvera des renseignements sur ces 
appareils ingénieusement disposés dans les articles de M. Gutermuth parus 
dans le Zeittehrift V.D.I., années 1883-94, ainsi que dans la Revue de G. Richard 
{Bulletins de la Société d'Encouragement, 1894). 



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ASCENSEURS A TREUILS 



213 



faibles charges, a été imaginée par WeismuUer (fig. 1 80J ; le pignon p 
qui commande la roue du treuil est calé avec la poulie P sur un arbre 
a dont les deux paliers sont montés sur une fourche F pivotant autour 
de l'arbre du treuil; sur la poulie P passe une courroie qui est tendue 
lorsqu'on relève la fourche en exerçant une traction sur la corde de 
manœuvre c, et qui est détendue lorsque cette corde est abandonnée, 
auquel cas la poulie P repose 
sur un sabot de frein. 




Fig. 179 Fig. 180 

Dans ce système, la force motrice n'est appliquée que lors du levage, 
la descente se fait au frein ; on ne peut donc équilibrer totalement le 
poids mort, puisque les résistances passives doivent être 
vaincues lors de la descente à vide. 

Lorsque la descente se fait au moteur, la trans- 
mission comporte généralement deux poulies folles 
séparées par une poulie fixe oommandée par courroies 
ouverte et croisée (fig. 181), ce qui permet de pro- 
duire l'arrêt ou la marche dans les deux sens ; le dis- 
positif doit être complété par un frein, puisque toute Fig. isi 
action du moteur sur la cage est supprimée lorsque les deux cour- 



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214 ASCENSEURS A TREUILS 

roies sont sur les poulies folles. La corde de manœuvre agit sur la 
tringle qui déplace les fourches des courroies, et celle-ci est reliée à 
un frein à bande maintenu ouvert par un contrepoids, lequel est soulevé 
lorsque la tringle occupe sa position moyenne ('). 

Lorsque la descente s'effectue au moteur, il y a avantage à ce que le 
contrepoids dépasse le poids mort si la descente se fait habituellement 
à vide, afin d'égaliser les travaux dans les deux sens. Dans ce cas, la 
différence des tensions des deux brins ne représente d'ordinaire qu'une 
fraction assez faible de la tension du brin le plus chargé, et l'on peut 
remplacer le treuil à enroulement par une ou plusieurs poulies qui 
entraînent le câble par frottement ; on y trouva l'avantage d'exercer 
une traction bien verticale, qui supprime tout effort latéral sur les 
guides. 

107. — Ascenseur de Becker à double frein automatique. — Cel 
appareil est représenté par la figure 182 (d'après les esquisses de 
Riedler) ; il peut être considéré comme l'un des types les plus parfaits 
d'ascenseurs mus par transmission. 

Le treuil est actionné par pignon et roue dentée au moyen de la 
poulie P ; une roue à rochets, faisant corps avec le pignon, est toujours 
entraînée avec l'arbre a, dont elle possède le sens de rotation. Le cli- 
quet, constamment en prise avec la roue à rochets, est articulé sur la 
poulie du frein b, laquelle est folle sur l'arbre. Le frein est normalement 
serré, et le cliquet permet la rotation du pignon qui produit l'enroule- 
ment, c'est-à-dire le mouvement de levage. Lorsqu'on fait passer la 
courroie sur la poulie folle, la descente n'a lieu que pour autant que le 
levier du frein différentiel soit soulagé. 

La corde de manœuvre agit donc sur la roue r, dont l'arbre commande 
la courroie par l'intermédiaire d'une manivelle et d'une tringle (visi- 
bles à gauche de la figure) ; sur le même arbre se trouve un pignon, 
qui actionne par une crémaillère verticale le levier du frein. 

Les connexions sont établies de manière que la rotation imprimée à 
la roue r produise d'abord le passage de la courroie sur la poulie folle ; 
si l'on continue à agir sur la corde de manœuvre, le frein est desserré.. 
Lorsqu'on tourne la roue r en sens contraire, les mêmes phases se re- 
présentent dans l'ordre inverse. 

Cet ascenseur est complété par un ou deux freins-régulateurs auto- 

:ettc espèce est détaillé dans Erntt (ouv. cité), pi. 11. 



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ASCENSEURS A TREUILS 215 

matiques basés sur l'action de la force centrifuge, freins analogues à 





-d^s 



Fig. 18Î 
celui du treuil Mégy (74). L'un de ces appareils est monté sur l'arbre 



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216 



ASCENSEURS A TREUILS 



du pignon ; il comprend une couronne fixe appliquée contre l'une des 
traverses du bâti et qui présente une jante creuse à l'intérieur de la- 
quelle se meut la partie mobile du régulateur, suffisamment décrite par 
les figures de détail. Les trois masses t sont reliées p|r des bielles à 
un manchon concentrique au moyen du plateau mobile ; ce manchon est 
retenu par un ressort en spirale dont l'objet est de ramener les masses 
vers le centre tant que la vitesse reste en dessous d'une certaine limite. 
Le régulateur n'agit donc qu'à la descente et lorsque cette vitesse est 
dépassée ; il serait d'ailleurs sans effet si la corde venait à se rompre, 
c'est pourquoi un frein semblable b', est disposé sur l'on des côtés de 
la cage ; le frein régulateur b' est commandé par un pignon engagé 
dans une crémaillère appliquée contre la face de l'un des guides. 

Cet ensemble de précautions est encore complété, pour le cas où la 
cage atteindrait le sommet de sa course, par une butée non représentée 
sur les figures, et qui vient actionner la crémaillère dépendant de la 
roue de manœuvre r ('), 
108. — Remarque sur réquilibrage. — 11 pe serait possible d'équili- 
brer rigoureusement le poids mort de 
la cage que si les chaînes ouïes cables 
de suspension de la cage et du contre- 
poids avaient un poids nul, car la lon- 
gueur de ces brins étant variable, 
l'équilibre ne peut exister que pour 
une position : de préférence celle pour 
laquelle la cage est au sommet du 
puits; pour toute autre position, le 
brin de la chaîne de suspension de la 
cage s'allonge tandis que celui qui 
soutient le contrepoids se raccourcit. 
On peut remédier à cet état de 
choses et réaliser un équilibrage par- 
fait en complétant Le circuit de la 
chaîne comme l'indique la figure 183, 




ttg. 183 



Fig. ISS bit 



1. Voir F.rntt (ouv. cité), p. 303 
On trouvera encore quelques 
Portefeuille des machi "'" 



s par transmission dans le 
-pi. 31-32; 1882, —pi. 21-22; 18B4, — pi. 33-3i, 
avec moteurs hydrauliques à basse pression Mégy. Voir dans le même recueil 
le monte-charges de M. Duquesnay à deux plateaux équilibrés permettant de 

desservir plusieurs étages, avec faculté de régler indépendamment les limites 
île la course de chaque plateau (1885, pi. 35-36). 



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ASCENSEURS HYDRAULIQUES 217 

ou en suspendant à la cage une chaîne C dont le poids par mètre cou- 
rant est double de celui du câble c (fig. 183 dis) : celte solution est 
quelquefois employée, elle n'est pas sans inconvénients au point de vue 
du bruit 

Les ascenseurs hydrauliques admettent d'autres modes d'équili- 
.brage(N"H2àli4). 



§ H. 

HYDRAULIQUES A ACTION DIRBCTE (>) 



109. — La cage est supportée par un piston plongeur dont la course 
est égale à la hauteur d'ascension (fig. 184) ; l'eau motrice est prise à 
une conduite de pression par le branchement p ; l'évacuation se fait par 
le tuyau e. La distribution est opérée par un tiroir ou par un robinet à 
deux voies D, manœuvré de la cabine par une corde sans fin. 

11 y a deux cas à considérer, suivant que l'eau est à pression ordi- 
naire comme lorsqu'elle est prélevée aur une conduite de distribution 
urbaine, ou qu'elle est à haute pression, comme dans le cas des distri- 
butions spécialement établies pour fournir la force motrice. 

110. — Ascenseurs ordinaires. — La cage est le plus souvent équili- 
brée, au moins partiellement ; le poids à élever se compose de la charge 
nette P, et des poids morts non équilibrés Q. L'appareil doit satisfaire à 
deux conditions : 1" lors de l'ascension, la cage chargée doit pouvoir 
atteindre sa position la plus élevée, la pression restant encore suffisante 
pour vaincre les frottements ; 2° à la descente, la cage doit pouvoir al-' 
teindre à vide le bas de sa course, le poids Q dépassant la pression sur 
le plongeur d'une quantité égale aux résistances du mouvement. 

La conduite de pression peut être assimilée à un réservoir R placé à 
une hauteur couvenable et de niveau constant M ; la conduite d'écliap- 

t. Nous ne décrivons pas les ascenseurs, en général très simples, employés 
pour le levage des wagons, ils sont à course modérée ; il n'y a pas grand in- 
térêt à leur appliquer les systèmes compensateurs qui sont étudiés dans ce 
paragraphe et dont le but est d'équilibrer la perte do poueséo du piston pendant 
qu'il s'élève. 

Voir Erntt, ouvrage cité, ainsi que le monte-wagons de 15 tonnes de la gare 
Saint-Lazare {Portefeuille des M. 1888, pi. 33 à 38). 



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ASCENSEURS HYDRAULIQUES 



pement évacue à l'air libre au niveau N ; les pressions motrices et ré- 
sistantes sont données par les abscisses des lignes inclinées MM' et NN* 




Fig. 184 

comptées à partir de l'axe 00'. La zone utile du diagramme est com- 
prise entre les deux horizontales passant par les positions extrêmes do 
la base du plongeur. 
Si l'on appelle o> la section du plongeur, et F la somme des résistan- 



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ASCENSEURS HYDRAULIQUES 219 

ces passives de loiis genres qui s'opposent à son mouvement, on devra 
avoir 

0A =Piâ + F m 0A _F=P±S 

Forions : 

AA' = BB' = - 

Menons par B' ta verticale B'ô', il est facile de voir que l'on aura, en 
retenant dans les conditions précédentes le signe d'égalité seulement : 

0'»=9,J.A' = £ 

, Comme F est donné, la seconde condition déterminera », et la pre- 
mière donnera Q, c'est-à-dire la portion du poids mort qui ne pourra 
être équilibrée. 

On voit que le problème est complètement déterminé par la hauteur 
d'élévation, les niveaux des points M et N, la position en profondeur 
du cylindre de l'ascenseur et la charge nette à soulever. 



vrai, on voit que si la charge nette à soulever figure comme seul élé- 
ment variable, le poids mort qui ne peut être équilibré varie propor- 
tionnellement à P. 

La dépense d'eau est proportionnelle à la course et à la section du 
plongeur, c'est-à-dire à P, car b'\' est constant et l'on a 



t'A' 

La course restant constante, on peut imaginer que le cylindre soit 
abaissé plus on moins profondément dans le sol de manière à changer 
les limites du trajet effectué par la base du plongeur ; les deux horizon- 
tales 00' se déplaceront tout en restant à la même distance et il est 
visible que la section du plongeur ne change pas, mais que la partie 
non équilibrée Q du poids mort augmente lorsque le cylindre est établi 
plus bas et diminue dans le cas contraire, sans que cette circonstance 
altère pourtant le rendement (112). 



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220 ASCENSEURS HYDRAULIQUES 

Les renseignements suivants, donnés par M. Grenier, pourront être 
utiles (') : 

Le frottement d'un bourrage en chanvre peut être pris égal en 
moyenne à 7 % de l'effort exercé par le piston ; pour les garnitures en 
cuir embouti, on aurait : 

F _ 4 
ÏT ~ lOd 

F' est le frottement du cuir, E l'effort exercé par l'eau sur le piston, d 
le diamètre du plongeur en centimètres ; d'après cette règle, le frotte- 
ment serait proportionnel à la pression de l'eau par unité de surface et 
au diamètre du plongeur, ce qui parait rationnel pour la garniture en 
cuir embouti. 

Les frottements désignés plus haut par F comprennent encore les ré- 
sistances des guides de la cage, la raideur des cables des contrepoids 
lorsqu'ils existent, le frottement des pivots des poulies de renvoi, etc., 
que l'on pourra évaluer approximativement d'après la perfection du 
montage. 

11 importe aussi d'observer que la sécurité des manœuvres exige 
que la force ascensionnelle ne soit pas annulée au sommet, la cage 
étant en charge, et que le système descendu à vide au bas de sa course 
conserve un excès de poids non équilibré par la poussée. 

En d'autres termes, il faudra établir les calculs en comptant sur des 
frottements plus élevés que ceux qui se produiront en réalité, aussi 
bien à la levée qu'à la descente. Cette circonstance réduit le rende- 
ment déjà assez faible pour ce genre d'ascenseurs (U2). 

Lorsque les ascenseurs hydrauliques dépendent d'une conduite de 
distribution, on se met quelquefois à l'abri des arrêts en établissant à 
un niveau élevé un réservoir alimenté par la conduite. 

On peut aussi remplacer l'eau des conduites par des réservoirs placés 
dans le sous-sol et comprenant une bâche pour l'eau de décharge et 
un réservoir fermé dans lequel l'eau est maintenue sous pression par 
une chambre d'air comprimé. II faut alors un moteur spécial action- 
nant une pompe qui aspire l'eau de la bâche pour la refouler au réser- 
voir fermé. 

On peut même supprimer le moteur si l'on dispose d'une canalisation 



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ASCENSEURS HYDRAULIQUES 



221 



d'air comprimé ; dans ce cas l'eau fait retour au réservoir et sert indé- 
finiment, la corde de manœuvre met en communication le réservoir 
avec la canalisation d'air comprimé ou avec une tubulure d'échappe- 
ment. 



11 1. — Modifications diverses. — Lorsque la pression s'élève, et que 
la charge reste néanmoins modérée, comme dans la plupart des ascen- 
seurs destinés à la circulation des personnes, la section du plongeur 
diminue, et il devient bientôt trop faible pour 
résister comme pièce longue chargée à ses 
extrémités. On a eu recours pour éviter cette 
difficulté à différents moyens. 

Une première solution consiste à réduire la 
pression au moyen d'un cylindre à piston 
différentiel C,' figure 185; la distribution est 
placée au point e et agit sur la capacité annu- 
laire du cylindre. 

On peut aussi employer comme piston de 
levage une tige tabulaire ouverte à sa partie 
inférieure et fermée par le haut au niveau de 
son assemblage avec le plateau supportant la 
cage. Dans ce système, une partie de l'effort 
est appliqué directement au plateau ; le pis- 
ton n'est plus soumis qu'à un effort longitu- 
dinal dépendant de la section du métal. Lors- 
que la pression n'est pas très élevée, il peut Fig.iss 
même arriver que le poids du piston soit supérieur à l'effort qu'il re- 
çoit à sa base, son assemblage avec le plateau est alors sollicité par 
extension, c'est-à-dire que l'excès du poids sur la poussée est suspendu 
à la cage. 

L'installation du cylindre exige le forage d'un puits, ce qui n'est pas 
toujours facile dans une construction déjà existante ; ces puits sont 
tubes, l'intervalle entre le sol et le tube est rempli le cas échéant par 
un béton de ciment. Le cylindre est établi dans le tube avec le jeu né- 
cessaire pour éviter tout contact et tout défaut de direction. 

On a imaginé de construire des ascenseurs sans puits; le cylindre 
est de faible longueur, et muni de pistons emboîtés l'un dans l'autre 
formantun système lélescopique. Le système exige de nombreuses gar- 




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222 ASCENSEURS HYDRAULIQUES 

ratures, il est nécessairement moins robuste que celai à piston sim- 
ple ('). 



US. — Equilibrage. — Le rendement d'un ascenseur disposé comme 
celui de la figure 184 est le rapport du .travail net d'élévation du poids 
P au travail absolu de l'eau dépensée ; il est facile de voir qu'il est donné 
par le rapport des segments ô'A' et A„A ; il peut s'élever par la dimi- 
nution des frottements, mais ne saurait dépasser le rapport des seg- 
ments 6"A et AoA. Ce rendement s'élève encore lorsque le niveau du 
point M est plus haut ; il diffère toujours néanmoins de l'unité même si 
on néglige les frottements, parce que tes lignes NN' et MM' sont incli- 
nées. 

On peut traduire ces conséquences autrement en remarquant que si 
l'on néglige tout frottement, le travail utilement pnduit est repré- 
senté par la surface b" A a" B, le travail total dépensé est représenté 
par le parallélogramme A„ A B, B. Pendant le levage, le travail a" B, A 
est dépensé en pure perte, parce que la poussée au bas de la course est 
en excès sur le poids à soulever; à la descente, le poids n'est pas équi- 
libré par la pression statique de la colonne d'eau si 
ce n'est à la fin.au fur et à mesure que l'immersion 
du plongeur augmente. 

Il est possible de réaliser des systèmes entière- 
ment équilibrés, dans lesquels une compensation 
automatique s'établit, pour toutes les positions, 
entre la poussée variable sur le plongeur et le poids 
total de la charge et des organes mobiles. 

L'équilibrage Edoux (fig. 186) est celui qui se pré- 
sente le plus naturellement à l'esprit; la cage et le 
plongeur sont équilibrés par un contrepoids G, la 
chaîne de renvoi ce est choisie de manière à ce que 
son poids par mètre courant soit la moitié du poids 
de la colonne d'eau de même hauteur et dont la 
section serait celle du plongeur. 

Ce système a cependant des inconvénients pra- 
tiques, les organes d'équilibrage augmentent les 
masses à mettre en mouvement au départ et 




Fig. 166. 



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ASCENSEURS HYWUU1HJIIE3 223 

aggravent les chocs lors de l'arrêt; dans le cas d'une fermeture brusque 
pendant la levée, l'inertie des pièces peut détacher le piston de la co- 
lonne liquide, au moins momentanément, ■ 
et mettre l'assemblage entre le piston et 
le plateau en état de tension ; la rupture de 
cet assemblage ou du piston dans sa ré- 
gion supérieure est très dangereuse, sur- 
tout si cet accident se produit lorsque la 
cage est peu chargée et se trouve assez 
haut, parce que l'équilibrage devient alors 
prépondérant, et que la cage est lancée au 
sommet de sa course ('}. 

113. — Ascenseur Cramer. — L'ascen- 
seur Heurtebise (') présente un mode d'équi. 
librage dans lequel le système compensa- 
teur augmente progressivement la pression 
de l'eau lorsque la cage s'élève; il est 
exempt des dangers signalés au paragra- Fig. îsi. 

plie précédent. L'appareil Cramer est plus 

simple, et réalise les mêmes avantages, il est représenté schémalique- 
ment par la figure 181, où l'on voit qu'il comporte un cylindre auxi- 
liaire muni d'un piston différentiel ayant les sections S et s ; le poids 
de ce piston est réglé de manière qu'il équilibre plus ou moins les poids 
morts, nous supposerons d'abord cet équilibrage complet. Si l'on désigne 
paru la section du plongeur qui soutient la cage, on voit que le dépla- 
cement des pistons différentiels est multiplié pour le plateau dans le 
rapport de S — s à w, il en résulte que si le système auxiliaire descend 
de la hauteur y, la cage s'élève de 

1 . Un grave accident dû à cette cause s'est produit autrefois dans l'un des 
grands hôtels de Paris et a amené une série de dispositifs nouveaux. 

Voir un type très bien étudié d'ascenseur Edoux dans l'ouvrage cité de 
Erntt, pi. 58; cet auteur lui attribue un rendement de 0,11 environ. 

2 P, 1. d'Armengaud, 1881, pi. 17. L'idée d'employer un cylindre auxiliaire 
dans le but d'éviter l'équilibrage par des contrepoids agissant sur d es chaînes 
attachées au sommet de la cabine se trouve pour la première fois dans des 
ascenseurs exposés en 1878 à Paris, par Chatwood de Londres, qui réclamait 
aussi comme avantage très réel de cette disposition que le piston supportant la 
cage peut ainsi avoir une section qui le rend apte à résister comme longue 
pièce comprimée, puisque la pression dans le cylindre de levage est indépen- 
dante de la charge motrice. 



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ASCENSEURS HYDRAULIQUES 



et que la poussée sur la face annulaire du piston différentiel augmente 
du poids de la colonne 

D'autre part, la pression sur la face supérieure S augmente du poids 
de la colonne Sy; la compensation parfaite exige que ces deux quantités 
soient à chaque instant égales, c'est-à-dire que l'on ait : 



(1) 



■=(^y 



On pourra obtenir une deuxième condition entre les sections en fixant 
la course des pistons différentiels de manière à réduire l'encombrement; 

si l'on choisit pour cette course une fraction — de la course de la cage 
on devra avoir : 

m ._!=-• 

Enfin, il faut que la section S soit déterminée en fonction de la hau- 
teur motrice et de la charge nette P a soulever ; si l'on négligeait tout 
frottement, on aurait, en appelant h la hauteur motrice sur le piston S 
lorsqu'il est au sommet de sa course : 

< 8 > s -mr 

Les trois équations déterminent toutes les sections ; ainsi, soient : 
P^fiOOkilog. ; A„ = 20-,00; n=* 

on trouve : 

wsO-'.OI; 8 = 0- ï ,20Q; <=0 n ",160 

Si on donne à la cage une course de 16 mètres, le piston compensa- 
teur aura la course très acceptable de 4 mètres. 

S'il n'y avait pas de frottement, tout le poids mort devrait être équi- 
libré par le poids du piston différentiel, chargé en conséquence, ainsi 
que par l'effet des colonnes d'eau qui jouent entre les pistons, mais la 
cage descendant à vide doit vaincre les frottements de trois garnitures 



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(S') 



ASCENSEURS IIYDHA ULIQl'ES 223 

ainsi que les autres résistances ; on ne peut ainsi l'équilibrer complète- 
ment. Pendant le levage, il faudrait un excès de pression motrice pour 
soulever la partie non équilibrée du poids mort, ainsi que pour vaincre 
les frottements qui se produisent pendant cette période ; si l'on désigne 
par F le frottement du piston de la cage et par F' celui du système com- 
pensateur, on établit facilement que l'équation (3) doit être remplacée 
. par la suivante : 

a »P + 2fnF+F) 

s= rn; 

on pourra par un premier calcul, dans lequel on négligera les frottements, 
déterminer les sections S, s et w.d'où l'on tirera des valeurs approchées 
de F el F' qui permettront de faire une détermination plus exacte et 
ainsi de suite. 

La sécurité de la manœuvre exige qu'il y ait, comme dans les ascen- 
seurs non équilibrés (110) une réserve de force capable de vaincre toute 
résistance accidentelle qui viendrait à se produire ; il faut également 
que le système supposé arrêté en un point quelconque de sa course 
reçoive une poussée suffisante pour partir avec assez de vitesse {'). On 
tiendra compte de ces conditions en donnant à F et F' des valeurs aug- 
mentées dans une mesure convenable ; par un calcul a posteriori on 
s'assurera que la cage prend une vitesse suffisante dans les conditions 
normales. 

Les vitesses moyennes d'ascension admises sont de l m ,73 à 2 mètres 
par seconde d'étage à étage ; aux Etats-Unis, les constructions élevées 
sont desservies pour les étages supérieurs par des ascenseurs sans 
arrêts intermédiaires, pour lesquels la vitesse est portée à2 n ,80; on cite 
même des vitesses de 5 mètres par seconde pendant les essais. 

ii4. — Ascenseurs de Samuel Chalwood, d'Ellington, etc. ('). — Dans 
l'ascenseur Chalwood, figure 188, la pression agit constamment sur le 
piston S ; la face inférieure annulaires — g est mise en relation par l'appa- 
reil distributeur, soit avec la conduite de pression, soit avec l'échappe- 
ment, tandis que le cylindre A, dans lequel pénètre un plongeur de sec- 
tion s, communique toujours avec le cylindre de levage. Lorsque l'on 
admet la pression dans le compartiment annulaire C, la cage descend et 
vice versa. Cet ascenseur n'est équilibré que partiellement, car il n'y a 

1. Toutes ces conditions abaissent le rendement, qui eu définitive ne dépassa 
guère 0,40 {Emit, ouv. cité, p. 777 4 785). 

2. Voir la note du Duméro précédent, ainsi que Engg., l8SÎ-l-li8, 188Î-Ï-107, 
1885-1-607, 188B-1-969, 1883-1-3+, 1891-2-SÏ8. 

TRÀNSMJSS. A BIBTASCB 15 



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ASCENSEURS HYDRAULIQUES 

pas de compensation proprement dite 
pour l'immersion variable des plon- 
geurs. On peut d'ailleurs concevoir 
la face supérieure 8 du pistou moteur 
comme partagée en deux parties, 
dont l'une s contribue à équilibrer 
une partie du poids mort, tandis que 
la partie restante S — s soutient la 
charge nette à soulever; pendant la 
descente il y a équilibre dépression 
sur la partie annulaire, de sorte que 
la cage peut descendre à vide. Le 
poids non équilibré doit être suffi- 
sant pour que la cage puisse des- 
cendre non chargée jusqu'à fond de 
course. 

La figure 189 indique la modifica- 
tion que subissent les cylindres auxi- 
liaires dans le cas où l'eau motrice 
est à haute pression ; pas plus que 
dans la disposition précédente il n'y 
a de compensation pour l'immersion 
variable des plongeurs. La figure 190 
est une autre combinaison à peu près 
équivalente, mais dans laquelle l'équi- 
librage partiel du poids mort est pro- 
duit par un contrepoids P ; un plon- 
geur fixe p, qui sert en même temps 
de conduit alternativement en corn- 
munication avec la canalisation mo- 
trice et l'échappement, pénètre à l'in- 
térieur du plongeur s. Pour produire 
le levage, l'eau est admise dans le 
piston p, et elle exerce un effort cor- 
respondant â sa pression et à la sec- 
tion extérieure de ce piston ('). On 

1. Voir les m on te- chargea de 1.000 kilogrammes da la gare Saint-Lazare 
{Portefeuille des M., 1890, pi, 28-29). 




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ASCENSEURS HYDRAULIQUES 227 

voit encore que la compensation n'existe avec ce système que dans une 
mesure insignifiante, car au fur et à mesure que la cage se soulève et 
que le piston de levage perd de son poids, la hauteur motrice n'aug- 
mente que d'une quantité très faible, et cette augmentation ne porte 



que sur le pislon p, dont le diamètre est petit en comparaison de celui 
du piston supportant la cage. 
Le système Ellington (fig. 191), d'après Engg., 1885-1-507, peut être 



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228 ASCENSEURS HYDRAULIQUES 

considéré comme dérivant de celui qui vient d'èlre décrit ; on voit qu'il 
est formé exactement des mêmes éléments, mais qu'il comprend en plus 
un cylindre extérieur C, en relation d'une manière permanente avec une 
bâche à niveau constant par l'intermédiaire du tuyau B. La pression 
ainsi produite sert à la fois à parfaire l'équilibre des poids morts et à 
/' ~^à compenser les variations de la poussée; 

on peut facilement trouver la relation qui 
doit exister entre les sections du cylin- 
dre C, du plongeur s et du piston de 
levage pour que la compensation soit 
parfaite en n'importe quel point de la 
course^ 

On peut encore rapprocher des sys- 
tèmes qui viennent d'être décrits celui 
de Smith et Stevens (fig. 192, d'après 
Engg., 1885-2-369), qui dérive de celui de 
la figure 190, sauf qu'un système com- 
pensateur à contrepoids P s'y trouve 
ajouté. Par suite des liaisons cinémali- 
ques adoptées, l'action de P est à peu 
près nulle lorsque la cage est au fond 
(position en pointillé); elle augmente 
progressivement au fur et à mesure que 
la cage s'élève et que le système com- 
pensateur descend en s'approchant de 
la position représentée en trait plein. 

Le compensateur de Norman Selfe est 
a peu près identique au précédent, et se 
comprendra aisément à l'examen de la 
figure 193 ('). 
Es= -- — ^ 

Fig, 192. 115. — Ascenseurs pour bateaux (*) 

— Dans ces grands appareils, l'équi- 
librage est principalement obtenu par la conjugaison de deux as- 
censeurs identiques dont les cylindres sont mis en communication ; 

1. Voir encore le compensateur à contrepoids de l'ascenseur. Samain, Porte- 
feuille detM., 1889, pi. 9-10. 

2. Il n'est fait mention de ces appareils que pour les questions de principe qui 



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ASCENSEURS HYDRAULIQUES 229 

toutefois, il n'est parfait que pour une position qui peut être choisie à 
l'avance, celle, par exemple, où les deux plateaux, qui deviennent ici 
des sas en tôle, sont au même niveau. L'immersion plus ou moins 
grande des plongeurs dans les presses produit une modification de 
poussée qui altère l'équilibre, la colonne 
en U de longueur totale constante qui 
s'étend d'un plongeur à l'autre est d'ail- 
leurs assimilable à un câble qui aurait le 
même poids par mètre courant que la co- 
lonne d'eau dont la section est celle du 
plongeur. On peut compléter l'équilibre en 
compensant les variations de la poussée, 
auquel cas on donne à l'appareil son maxi- 
mum d'effet utile, surtout si les deux sas 
sont utilisés en môme temps, l'un pour la 
levée, l'autre pour la descente. On peut 
aussi n'avoir aucun égard à cette compen- 
sation, l'excès de poids du système descen- 
dant doit alors être suffisant pour effectuer 
la manœuvre à la fin de l'opération, c'est- 
à-dire dans la position la plus défavorable. 

116. — Ascetiseur d'Anderton. — L'as- Fig. 193. 

censeur d'Anderton, dû à M. Edwin Clark, 

se compose de deux sas guidés SS' (fig. 194), portés par les pistons 
du même diamètre p p\ dont les presses peuvent communiquer par 

touchent & l'équilibrage. On consultera pour leur description les mémoires et 
les ouvrages suivants : 

Ascenseur d'Anderton, établi en 1875 : Minutes of P. of Civtl Enaineer», 
vol. XLV. 

Ascenseur des Kon tinettes, sur le canal de Neufossé, 

Ascenseurs du canal du Centre, dont le premier, établi à la Louviére est 
seul achevé en 1898 : Note de M. Flamant, dans la Reçue technique de l'Expo- 
tilion de 1889. L'ascenseur de la Louviére a fait. l'objet d'une publication spé- 
ciale, par la Société Cockerill. 

Ascenseur système Prussmann du canal de Dortmund à l'Ems établi à Hein- 
richenburg : cet ouvrage, non achevé à cette date, est encore peu décrit, voir 
le Génie Civil, 1890, 2« sem., pi. 11, et les Annale* dei Ingénieurs de Gand, 
1895-96, p. 183. 

Pour les ascenseurs de ces divers genres, voir surtout l'ouvragede H.Gruion 
et L. Barbet intitulé Etude surles moyens de franchir les chutetdes canaux, 
Paris, 1890. 

Voir aussi : Engg., 1885-2-30, 101; 1888-1-201; 1888-2.358; 1892-2-480. 



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230 ASCENSEURS HYDRAULIQUES 

l'intermédiaire de la valve équilibrée V. A l'amont, les sas s'arrêtent 
en face de l'aqueduc représenté en trait pointillé, qui forme la pro- 
longation du bief du canal ; à l'aval, les sas descendent en s'immer- 
geant dans l'eau du bief inférieur, dont le niveau est d'ailleurs variable 
entre certaines limites. 

Chacune des presses peut être mise isolément en communication par 
les valves v »*, avec un accumulateur hydraulique A, toujours maintenu 
en charge par une pompe à vapeur. 



Fl|. 194 

Enfin, chacune des presses peut être vidée au moyen des valves e «'. 
L'ensemble des cinq valves est manœuvré par des volants disposés 
dans une cabine au sommet de la passerelle fixe qui couronne l'ou- 
vrage. 



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ASCENSKURS HYDRAULIQUES 281 

Le mode de fonctionnement est le suivant : le sas S étant arrêté en 
face de l'aqueduc amont, de manière & faire joint contre le bec de cet 
aqueduc, la valve V est ouverte, toutes les autres sont maintenues fer- 
mées ; S descend en entraînant S', parce que les poids morte sont égaux 
au début de l'opération, mais que les colonnes des presses ne sont pas 
compensées, et que d'autre part, le sas S', en vertu de son immersion, 
reçoit une très forte poussée. Cet étal de choses est modifié à partir du 
moment où S' émerge ; les frottements et le défaut de compensation 
des colonnes obligent à délester S' d'une certaine tranche d'eau, de ma- 
nière à ce que la manœuvre puisse continuer aussi loin que possible. 11 
arrive toutefois un moment où le sas S plongeant à son tour dans le 
bassin d'aval, le mouvement est arrêté, car il suffit d'un très légère im- 
mersion pour détruire l'effet de la surcharge du sas descendant; la valve 
V est alors fermée, « est ouverte à l'échappement, et «' est ouverte à 
l'eau de l'accumulateur. La manœuvre comprend donc deux périodes : 
pendant la première, les presses sont en communication, pendant la se- 
conde, elles sont isolées, et les mouvements des deux pistons n'ont plus 
aucune liaison. 

Comme le sas S' est déchargé, au commencement de son ascension, 
d'une couche d'eau d'une certaine épaisseur e, il faut rétablir le plein 
lorsqu'il est arrivé au sommet de sa course, ce qui se fait au moyen de 
vannes percées à travers les portes de l'aqueduc et du sas. Les choses 
se trouvant dans cet état, il est visible qu'on pourra recommencer la 
manœuvre en sens inverse exactement de la même manière, soit qu'il y 
ait des bateaux engagés dans le sas ou qu'il n'y en ait pas. Les bateaux 
n'amènent dans les sas aueune surcharge, puisqu'on y pénétrant, ils en 
expulsent un poids d'eau égal au leur. 

Le délestage dont il a été question pour le sas montant est obtenu 
par des siphons qui s'amorcent d'eux-mêmes lorsque le mouvement 
d'ascension commence. # 

11 résulte de l'indépendance des pistons pendant la dernière période 
de la manœuvre, que la course du sas descendant n'est pas limitée d'une 
manière invariable, mais qu'elle peut être réglée d'après le plan d'eau 
du bassin. A Anderton, c'est cette considération qui a fait accepter le 
dispositif décrit ci-dessus, qui n'a pas été reproduit pour les grands as- 
censeurs de canaux. 

Voici quelques données sur l'ascenseur d' Anderton ('). 

1. Cette localité est située près de Kortwich, dans le comté de Cnoabîre 



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232 ASCBNBKUHS HYDRAULIQUES 

Chargement des bateaux 60 à 100 tonnes métriques. 

Longueur dea sas 22", 70 

Largeur 4 m .70 

Hauteur d'ean dans le sas descendant . . - 1™,52 
— — montant .... l m ,87 

Diamètre des plongeurs 0",91 

Différence de niveau rachetée lô",S5 

Poids de chaque sas en y comprenant l'ean 248',6 

Pression due à ce poids 87 kil. par centim. carré. 

Diamètre du piston de l'accumulateur . . . 0™,58 
Course — — . . . i-,10 

D'après ces données, la surcharge nécessaire pour vaincre les ré- 
sistances à la manœuvre et pour compenser l'influence de la pression 
variable sur les plongeurs correspond à une couche d'eau de û m ,lS d'é- 
paisseur, soit 16.000 kilogrammes ; le poids nécessaire pour équilibrer 
les colonnes dans la position la plus défavorable est de 9.000 kilogram- 
mes environ, c'est-à-dire que la surcharge nécessaire pour vaincre les 
résistances à la manœuvre est de 7 tonnes, ou environ 3 % du poids 
porté par l'une des presses . < 

117. — Ascenseurs du canal de Neufossé el du canal du Centre. — 
Ces appareils, dont les projets d'ensemble sont dus à MM. L. Clark, 
Standfield et Clark, ont été exécutés à peu près en même temps et pré- 
sentent de nombreux traits communs. Ils diffèrent de l'ascenseur décrit 
au numéro précédent en ce que les sas descendent à sec jusqu'au ni- 
veau d'aval, où ils sont mis en communication avec le bief au moyen de 
portes, comme au niveau d'amont. De cette manière, le sas descendant 
ne subit aucune perte de poids, et la période d'équilibre est prolongée 
jusqu'à la fin de la manœuvre. Pour que le sas descendant puisse sou- 
lever le sas montant jusqu'au sommet de sa course, il est encore néces- 
saire, si l'on ne fait intervenir aucun moyen de compensation, de lui 

l'ascenseur établit une communication entre le canal de Trent et Mersey 
et la rivière Weaver, affluent de la Mersey, il a été inauguré en 1875, et 
a fonctionné sans interruption jusqu'en 1882; la pièce couronnant l'une des 
presses s'est brisée à cette époque sans que l'accident ait eu aucune suite 
grave ; les choses ont été rapidement remises en état, mais cette rupture a 
néanmoins fait concevoir des craintes pour la sécurité des presses beaucoup 
plus grandes projetées pour les ascenseurs des Fontinettes et de La Louvièrc; 
ii en est résulté pour ces presses une nouvelle étude et un mode de construc- 
tion tout différent de celui qui avait d'abord été arrêté. 



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ASCENSEURS HYDRAULIQUES 238 

donner une surcharge suffisante pour vaincre les résistances et pour 
équilibrer entièrement le poids d'une colonne d'eau égale à la course des 
plongeurs et ayant la même section. 

Dans ces grands ascenseurs, les résistances sont évaluées à 1/40 de 
la charge portant sur l'une des presses, soit à 24 tonnes pour l'appareil 
du canal de Neufossé, où le poids de la colonne à compenser est de 41 
tonnes; la surcharge totale devrait donc être de 63 tonnes. Ce poids 
correspond à une tranche d'eau de m ,30 d'épaisseur ; on règle la ma- 
nœuvre de manière à ce que le sas montant s'arréle lorsque son plan 
d'eau se trouve à 0",30 en dessous de celui de l'aqueduc d'amont; à ce 




moment, le sas descendant se trouve au bas de sa course (fig. 195), la- 
quelle est déterminée de manière à ce que la couche supplémentaire 
introduite puisse s'écouler entièrement dans le bief d'aval. La course 
du sas est donc égale à la différence des niveaux à racheter diminuée de 
l'épaisseur de la tranche motrice. 

Par ce dispositif, la force qui produit le mouvement varie de 106 ton- 
nes au début de l'opération jusqu'à 24 tonnes à la fin. Si l'on suppose 
que les résistances au mouvement atteignent à chaque instant ce der- 
nier chiffre, on voit que pendant toute la course agit une force accélé- 
ratrice qui diminue depuis 82 tonnes jusqu'à zéro. Un modérateur auto 1 
matique, consistant en une soupape qui étrangle la communication 
entre les deux presses, et qui est actionnée par le sas descendant, ra- 
lentit progressivement la vitesse acquise. 

Dans l'ascenseur des Ponlinettes, les auteurs du projet avaient prévu 
un système de colonnes compensatrices, qui a été exécuté mais non 
mis en usage: il consiste en deux réservoirs cylindriques en tôle R R', 



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234 



ÀSCSNSIURS HYDRAULIQUES 



(flg. 196) qui devaient toujours être maintenus en communication avec 
les sas par l'intermédiaire de tuyaux télescopiques. La section intérieure 
des réservoirs est la même que celle des plongeurs, et l'on voit que, par 
le fait, le sas descendant augmente de poids au fur et à mesure que son 
plongeur en s'immergeant davantage doit vaincre une poussée plus 
forte; l'inverse se produit pour le sas montant. La compensation ainsi 
obtenue serait parfaite si la section horizontale des sas était infiniment 

!_ 



*t»«. 



i 



n '-hd 



Fig. 196 

grande par rapport à celle des pistons ; pratiquement, il en serait à peu 
près ainsi. 

Mais les conduits à joints télescopiques introduiraient une compli- 
cation et une cause d'insécurité ; la rupture de l'un d'eux pourrait vider 
entièrement le sas correspondant, et amènerait une accélération qui 
pourrait être dangereuse. Ce sont ces raisons (') qui ont fait renoncer à 

1. Il esta peine besoin de remarquer que le fonctionnement des colonnes 
compensatrices aurait pour effet de modifier les niveaux dans les deux cas & la 
fin de la course, et que celle-ci en serait augmentée d'une quantité qu'il eat 



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AB«MSKURfl HYDR&UL1QUBS 235 

l'installation des colonnes compensatrices dans les ascenseurs belges 
et qui ont fait suspendre leur mise en usage aux Fontinettes. 

Voici quelques données sur les deux ascenseurs dont le principe vient 
d'être décrit : 

Foutinettos La LouTière 

Longueur des bateaux tout compris . - 88~-,50 40", 80 

Largeur — . . 5-,00 5",00 

Tirant d'eau en charge 2~,00 2",10 

longueur totale des BU 40-.35 48™ ,00 

Largeur — 6-60 6",*> 

Profondeur d'eao des su 8-.10 2-.40 

Charge sur chaque presse y compris la 

surcharge 793 tonnes- 1048 tonnes. 

Diamètre des pistons 2'",00 2-,00 

Pression 26*,6 p. cm' Sfi kil. p. cm a 

Différence de niveau à racheter. . . . ÎS-.IS 15", 40 

Poida de la tranche motrice 66 tonnes. 74 tonnes. 

Poids de la colonne à compenser . . . 41 tonnes. 47 l ,6 
Poids disponible pour vaincre les frotte- 
ments à la fin de l'opération .... 24 tonnes. 26,5 
Rapport de ce poids à la charge anr une 
presse .- 1/33 1/40 

Dans les deux ascenseurs en question, on a prévu le cas où l'une des 
moitiés de l'appareil serait immobilisée accidentellement, et on a ins- 
tallé des pompes foulantes manœuvrées par des turbines utilisant la 
chute entre les deux biefs; ces pompes maintiennent un accumulateur 
toujours en charge, qui sert d'ailleurs à réparer les fuites qui pourraient 
se produire aux presses et à leur tuyauterie, ainsi qu'à fournir l'eau mo- 
triceàune machinerie complexe ayant pour objet d'effectuer la manœuvre 
des portes, le déhalage des bateaux, etc. Les turbines sont réglées au- 
tomatiquement par la marche des accumulateurs. Le tuyautage et les 
valves sont disposés en principe comme dans l'ascenseur d'Anderton. 

Les joints entre les sas et les aqueducs avec lesquels ils viennent suc- 
cessivement en contact sont établis aux Fontinettes par une poche 
creuse en caoutchouc, qui s'interpose entre les parties fixe et mobile, 
et qui est gonflée à l'air comprimé. A La Louvière, une pièce en forme de 
coin, ayant le contour des surfaces à joindre, et garnie sur ses deux fa- 

Tacite de calculer si l'on se donne l'épaisseur de la tranche supplémentaire des- 
tinée, dans cette nouvelle hypothèse, a vaincre les frottements et les pertes du 
charge seulement. 



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236 ASCENSEURS HYDRAULIQUES 

' ces de bourrelets en gutta percha, est forcée au moyen de cylindres 
hydrauliques après que les sas sont amenés à leur niveau. 

La construction des presses a donné lieu à beaucoup de recherches 
et a fait l'objet de discussions approfondies. Les presses de l'ascenseur 
des Fontinettes sont formées d'anneaux jointifs en acier laminé, analo- 
gues à des bandages de roues de locomotives ; l'intérieur du cylindre 
ainsi formé est garni d'un revêtement en tôle de cuivre rouge de 2 mil- 
limètres et demi dont les soudures ont été faites sur place ('). Les pres- 
ses de La Louvière sont formées de manchons en fonte tournés exté- 
rieurement et garnis de frettes en acier jointives sur toute leur étendue. 
La vitesse moyenne de levage est de ff",10 par seconde dans l'ascen- 
seur belge ; la communication entre les presses y est beaucoup plus 
directe que dans l'appareil des Fontinettes. 



ASCENSEURS HYDRAULIQUES A ACTION INDIRECTE 

' 118. — Dans ce système d'ascenseurs, la course du piston hydrau- 
lique est multipliée par des moufles renversés et quelquefois par un 
treuil interposés dans la commande; la cage est donc suspendue, et l'on 
se met à l'abri des conséquences d'une rupture en multipliant les câbles 
de suspension ('). 

La figure 197 (d'après Engg., 1883-2-369) représente le moteur em- 
ployé par Slevens et Hajor, dans lequel une chaîne, mounée sur la 
tète du piston, s'enroule sur un treuil dont le tambour est creusé, d'une 
gorge en hélice ; ce treuil porte un tambour plus grand, qui reçoit la 
corde soutenant la cage. La corde de manoeuvre actionne la distribution 
comme dans les appareils à action directe ; elle porte des nœuds sur 

1. Voir le détail de l'essai de résistance d'un tronçon de ces presses dans le 
Portefeuille des M., 1884, col. 197. 

Le mode de construction indiqué rappelle entièrement un dispositif em- 
ployé autrefois par Donny pour son appareil à liquéfier l'acide carbonique, 

le récipient était constitué par une série d'anneaux en fer forgé compris entre 
deux couvercles réunis par de longs boulons; la chemise intérieure était en 
plomb. 

2. Les premiers ascenseurs hydrauliques construits en 1848 par Armslrong 
pour les docks de Liverpoot appartenaient à ce système (Engg., isbo-2-757.. 



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ÀSCINSIURS HYDBAULIQUBS 



237 



lesquels la cage vient agir aux extrémités de sa course de manière à 
produire l'arrêt automatique. 

Le cylindre moteur peut aussi être disposé verticalement ; lorsque 
l'eau est à haute pression, la variation relative de poussée par suite du 
changement de niveau du plongeur est trop peu importante pour exiger 




Fig. 197 



une compensation, mais l'équilibre est surtout modifié par la longueur 
variable des câbles de suspension. Stevens et Major réalisent l'équili- 
brage par un moyen très simple, qui consiste à donner une certaine 
conicité au tambour sur lequel agit 
la chaîne motrice; le diamètre 
d'enroulement est plus fort au com- 
mencement de la levée et diminue 
graduellement au fur et à mesure 
que la cage s'élève. 

119.— Dans beaucoup d'ascen- 
seurs à haute pression, on sup- 
prime cependant tout système 
d'équilibrage des câbles ou des 
chaînes, et l'on arrive ainsi à des 
appareils d'une grande simplicité. 
On peut citer comme exemples du 
genre les très importants ascen- 




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A9CBN8BURS HYDRAULIQUES 




seurs établis pour !e trafic des 
voyageurs dans les stations 
du chemin de fer souterrain 
City and South London. 

Dans chaque station se 
trouvent deux ascenseurs 
complètement indépendants 
l'un de l'autre, installés dans 
un puits circulaire (fig. 198) ; 
chacune des cages couvre à 
peu près la moitié de la sec- 
tion disponible en tenant 
compte des enclaves occu- 
pées par les guides et par 
les cylindres. Dans la figure 
199, la cage est représentée 
au sommet de sa course; on 
voit qu'elle est saisie par six 
câbles en acier, divisés en 
deux groupes, marqués res- 
pectivement 1, SE, 3 et I, II, 
111; chacun de ces 'groupes 
est renvoyé vers le bas par 
les poulies p, p disposées au 
sommet de la charpente fixe 
qui couronne et entretoise 
les guides. Les câbles 3 et III 
soutiennent le contrepoids G, 
tandis que les brins 1, 2 et 
I, Il passent en sens inverse 
sur les quatre poulies M, mon- 
tées sur la tète du piston, 
lequel est représenté au bas 
de sa course, puis sur les 
quatre poulies fixes F, pour 
venir enfin s'attacher à la 
crossette mobile qui sert à 
guider la tète du piston sur 



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ASCENSEURS HYDRAULIQUES 239 

les tiges t,t; celles-ci sont au 
nombre de quatre, rattachées 
d'une part au cylindre et, 
d'autre part, à un socle fondé 
au bas du puits. Par ce sys- 
tème, la course des pistons 
est multipliée par trois. 

Le cylindre est représenté 
«n c, le presse-étoupes est 
en bas; le piston, complète- 
ment sorti, est marqué en 
trait fort. La conduite mo- 
trice a, a aboutit à la boite 
de distribution, reliée au cy- 
lindre par un tuyau qui sert 
successivement à l'admission 
et à l'échappement ; la con- 
duite de décharge d d redes- 
cend au fond du puits pour 
retourner à la bâche de la 
station centrale (')• 

Les éléments de sécurité 
sont fournis par la multipli- 
cation des câbles et par des 
parachutes à griffes s'ap- 
puyant sur les quatre guides 
«n cas de rupture. g 

120. — ascenseur Otit. — 
L'ascenseur à basse pression 
Olis, très répandu aux Etats- 
Unis, est représenté dans sa 
forme la plus simple par la 
figure 200. L'eau motrice est 
fournie par une bâche à ni- Pig. joo. 

1. II y a six stations réparties sur une longueur d'environ 5 kilomètres, la 
course varie de 13 à 20 mètres. Les six ascenseurs doubles sont desservis par 
uneaenle usine centrale fournissant l'eau à 70 atmosphères. Voir pour une 
description plus complète : En gg., 1890-2-756. 



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240 A SC EN SE TU S HYDRAULIQUES 

veau constant placée au sommet de la 'construction, ou par une conduite 
de distribution à basse pression; elle communique constamment par une 
tubulure avec le compartiment supérieur du cylindre C ; une valve 
cylindrique équilibrée, manœuvrée par une corde qui traverse la cage, 
permet l'admission de l'eau motrice sur la face inférieure du piston, ou 
l'échappement par le tuyau de décharge D, de l'eau qui se trouve dans 
le compartiment inférieur du cylindre. Les deux positions de la valve 
correspondant à la descente et à la levée de la cage sont représentées 
dans les figures partielles; dans la position de la figure principale, la 
valve isole complètement les deux compartiments du cylindre, ce qui 
produit l'arrêt. Le piston est relié par une double tige à une chape 
portant quatre poulies sur lesquelles passent autant de cordes indé- 
pendantes rattachées à un point fixe du côté marqué P, et soutenant la 
cage par quatre poulies fixes de renvoi montées au sommet du puits. 

Les poids morts sont partiellement équilibrés, de manière à ce que 
la cage vide ait une tendance à descendre ; il n'est donc pas nécessaire 
de fournir de la force motrice pour la levée du piston, dont les deux 
faces sont alors en équilibre de pression (position A de la valve) ; pour 
cette course, l'eau est simplement transvasée d'une face à l'autre du 
piston, la dépense est nulle, et la vitesse de descente est modérée par 
l'étranglement' de la valve. 

Pour la levée de la cage, l'eau motrice continue à exercer sa pression 
sur la face supérieure du piston, mais la face inférieure est soumise à 
la pression de l'échappement. La force transmise aux tiges correspond 
à la différence des deux pressions, qui est constante en tous points de 
la course à la condition que la colonne reste continue du côté de 
l'échappement. Cette dernière condition est toujours réalisée lorsque 
l'orifice du tuyau de décharge est situé en dessous de la face inférieure 
du piston d'une quantité inférieure à la colonne atmosphérique, le 
piston étant pris dans sa position la plus élevée. Le système est donc 
compensé en ce qui concerne les colonnes d'eau ('). 

L'ascenseur Otis est caractérisé par plusieurs dispositions de détail 
très ingénieuses destinées à compléter la sécurité ; ainsi, l'attache des 
cordes avec la cage est conçue de manière à ce que l'allongement de 
l'une d'elles produise le serrage du parachute ; la vitesse de descente 
est limitée par un régulateur à force centrifuge, dont le manchon en 

1. Il est équivalent a celui de la pompe désignée par la notation A* (7* fa.se, 
m H). 



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ASCENSEURS HYDRAULIQUES 241 

montant pince une corde sans fin qui serre également le parachute. 
Lorsque la cage arrive au sommet de sa course, le piston ferme l'orifice 
d'échappement, et est ramené à l'arrêt, même dans le cas où la valve 
de manœuvre serait en défaut ('). 

Les ascenseurs hydrauliques à action indirecte sont employés aux 
Etals-Unis de préférence aux autres ; ils ont l'avantage de ne pas exiger 
de puits. On leur a appliqué récemment divers perfectionnements pour 
lesquels on consultera l'ouvrage de Ernst, et l'article de M. G. Richard 
(Bulletin de la Société rf Encouragement, 1894). 

1. Un bel exemple d'ascenseur Otis établi a Hoboken (New-Jersey), est décrit 
dans Engg., 91-1-610, sa course est de 14 mètres environ, chacune des cages 
peut contenir 130 personnes, la vitesse de levage est de 1 métré par seconde. 

Voir aussi le Génie civil, 1893-M, 1" a em., p. 187. 

Les deux ascenseurs Otis de la tour Eiffel desservent chacun la première et 
la seconde plateforme en partant du niveau du sol ; ils sont établis dans les 
piliers de la tour, dont l'inclinaison est variable; la grande course de la cabine 
(128™, 10), obtenue au moyen d'une course de piston de 10",70, a exigé un mou- 
flage & 12 poulies, dont 6 fixes et 6 mobiles. La position spéciale de l'appareil 
autant que ses grandes dimensions en (ont un type particulier, qui se rattache 
cependant par son principe a celui qui est décrit dans le texte. On trouvera 
une description générale des ascenseurs Otis, et en particulier de ceux 
établis & la tour Eiffel, dans la Revue technique de l'Exposition de 1889, 
7" partie, pp. 189 à 206. Une description plus sommaire est donnée dans Engg., 
1889-2-76. 

On peut aussi considérer comme un ascenseur hydraulique a action indi- 
recte celui du système Roux, Combaluzier et Lepape, installé dans deux des 
piliers de la tour .pour conduire du sol au premier étage; leur caractéristique 
consiste dans l'emploi d'une chaîne à longs maillons articulés et guidés dans 
une gaine, qui transmet lemouvementà la cabine en agissant par compression, 
(Revue technique, etc., mêrr.e vol., pp. 9 à Si). L'ascenseur qui sert à communi- 
quer entre la deuxième plateforme et le sommet est du système Edoux (n» llï), 
il comprend deux cabines qui s'équilibrent et dont chacune parcourt la moitié 
delà hauteur d'élévation, soit 80°>,90. L'une des cabines seulement est soutenue 
par les pistons hydrauliques, l'autre est actionnée comme le serait le contre. 
poids de l'ascenseur Edoux ordinaire (Revue technique, etc., même vol., 
pp. 180 A 189, et Engg.. 1689-2-W). 



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TABLE DES MATIÈRES 



PREMIÈRE PARTIE 

Transmission et distribution du travail a distance 



Nature du problème. 



CHAPITRE PBBMJHB . 

Transmissions télédynamiques. 

Notice historique • . . 2 

Nature des câbles 3 

Condition d'adhérence 4 

Vitesse pour laquelle la puissance transmise est maximum 6 

Remarques sur la tension d'incurvation 6 

Forme des brins 1 

Longueur des brins 8 

Tension dans le cable en mouvement 9 

Formules de M. Léauté 10 

Application 11 

Cas d'une transmission inclinée 12 

Observations diverses 18 

Disposition du câble et des poulies ' 14 

Rendement des transmissions par câbles 15 

OHAPITBB H 

Transmission hydraulique. 

Historique 16-17 

Rendement global ■ ■ 18 



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244 TABLC DES MATIKRBB 

Si 

Canaluatiou 

Rendement de la canalisation , . . . 19 

Détails pratiques sur les canalisations M 

Précautions contre la congélation 21 

SU 

Vlinn entrait*. 

Pompes .,.:.., 2î 

Commande des pompes 23 

Dispositifs de réglage et de remise en train des moteurs *4 

Commande par moteurs à gaz 25 

Réglage par plusieurs accumulateurs 28 

Accumulateurs ST 

Accumulateurs pour pressions très élevées 28 

Accumulateurs & contrepoids de vapeur ou d'air comprimé 39 

Données sur quelques stations centrales ■ . 30 

s m 

Machin»! réceptrice*. 



OHÀPITBE in 

Transmission par l'air comprimé. 

Notice historique 38 

Si 
Comprtueur*. 

Théorie des compresseurs 34 

Influence de l'espace nuisible 35 

Moyens do refroidissement employés 36 

Phénomènes accompagnant la compression de l'air humide 37 

Pertes dues aux soupapes 36 

Soupapes commandées 39 

Compresseurs a tiroirs 10 

Remarques pratiques et résultats obtenus 41 

Compression étagée. 43 

Théorie des compresseurs étages 43 

Compresseurs compound de Riedler et à trois étages du Creuaot ... '44 

Remarques sur les pompes a vide ■ 4S 

Liaison du compresseur avec le moteur 46 



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TABLE DES MATIERES 

su 

CanalUaUoM 

Pertes de charge dans les conduites d'air 

Calcul de la perte de pression dans une conduite cylindrique 

Influence du diamètre 

Influence de l'altitude 

Influence des pertes de charge de la canalisation sur le rendement glo- 
bal ■ 

Etablis sèment des canalisations 

Purgeurs, soupapes d'arrêt 

S m 
Machinet réceptrice!. 

Théorie des aéro-moteurs 

Injection d'eau pendant la détente 

Fonctionnement par chauffage initial de l'air 

Chauffage par la vapeur - 

Effet du détendeur 

Observations sur l'effet économique du système . ■ 

Coup d'oeil sur les récepteurs employés et les rendements obtenus ■ ■ 
Air raréfié 



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TABLB DBS MATIÈRES 

DEUXIÈME PARTIE 



Appareils de levage 



pb£l:hinaibsb 



Opérations de levage isolées, érection de l'obélisque de Luxor 
Levage du pont de Menai 

Caractère» des machines de levage proprement diles. . 



CHAPITRE FHEHIBB 

Machines servant aux opérations élémentaires. 

Si 
Criet et vMm. 

Cric & crémaillère .' W 

Cric a via, cric Robinson et Norton, vérin a vis d'avancement 66 

Vérins hydrauliques, crochets hydrauliques 67 



Paiant 



Palan ordinaire, cables employés 

Palans a chaînes, poulie différentiel le de Weston . 
Palans à frein de Beoker et autres ..... 



Treuil*. 

Treuils ordinaires 71 

Chaînes .... : 12 

Diverses modifications du treuil ra 

Treuil Mégy 74 

Frein Weston 73 

Treuils & chaîne Galle ■' 76 

S IV 

Cabestan» et gtûftdeaux. 

Caractères et principaux usages de ces appareils 77 

Cabestans hydrauliques J 6 



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TABL1 DES MATtÈRIB 
CHAPITRE II 

Grues, blgues et ponts roulants. 

Caractères do ces divers engins 

SI 
Gruee tournante!. 

Crues a point da retenue supérieur, divers types de grues d'entrepôts et 
d'ateliers 

Grues a arbre tournant; grue Fairbairn; grue du Creusot 

Grues sur pivot fixe ; grue de 1S2 tonnes du port de Glasgow; grue à 
chariot pour rembarquement des charbons 

Grues sur pivot fixe roulantes; grue roulante à vapeur; grue à chariot 
pour la construction des jetées en maçonnerie v 

Derricks; derrick a treuils conjugués de Woehlert 

S" 

BiguM. 

Bigue simple; blgue de 130 tonnes & vis horizontale i bigue de 80 tonnes 

à vis inclinée mobile de George Russell ; bigue [à vis inclinée à bâti 

fixe; bigue de 80 tonnes du port d'Amsterdam; appareil de matage de 

50 tonnes du bassin Castigneau a Toulon . 

S III 

Pimtt roulants 

Disposition générale ._ 

Appareils mus par chaînes pendantes ' 

Ponts manœuvres d'en haut avec mouvement a bras; pont roulant de 
40 tonnes à chaîne Galle, de Neustadt 

Ponts commandés par transmissions; commande par arbres et par cor- 
des ; pont Stuckenholz de 26 tonnes à treuil fixe; transmission par cor- 
des de George Russell et O 

Ponts roulants automobiles; pont à vapeur de Bootn 

Ponts roulants sur chevalets 



CHAPITEE III 

Appareils dépendant d'une station centrale. 

ContidiraUoni gênérulei. 

Caractères de la commande hydraulique 

Considérations sur le rendement ; puissance des grues 



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248 TABLE DIB MATliltlS 

Commande par l'air comprimé ... 91 

Commande par l'électricité 9fi 

S U 
Bruêt kydrauUquet. 

Mode d'application do la pression hydraulique 97 

Type de grue hydraulique 98 

Grues à deux puissances a piston différentiel '..... 99 

Grue a deux plongeurs concentriques 100 

Modifications diverses 101 

Sections des plongeurs, vitesses .101 

Applications diverses de la pression hydraulique 103 



CRiPmtB IV 



Divers genres d'ascenseurs et d'élévateurs 104 

Mesures de sécurité 106 

SI 
Atcttutvrt mut par arbros 

Dispositions générales, ascenseur a treuil de Welamnller 106 

Ascenseur de Becker à double frein et régulateur automatique. ... 107 

Remarque sur l'équilibrage 108 



Aicnuwt kydrmtUgvei à action direcit. 

Dispositions générales. . . • 109 

Ascenseurs ordinaires, conditions d'équilibre 110 

Modifications diverses <. lil 

Equilibrage par contrepoids, système Edoux 112 

Ascenseur équilibré sans contrepoids, système Cramer 118 

Ascenseurs équilibrés de Chatwood, Ellington, Smith et Stevens, Norman 

Selfe • Il* 

Ascenseurs pour bateaux lis 

Ascenseur d'Anderton . . . .' 116 

Ascenseurs du canal de Neufossé et du canal du Centre 117 



Aicmuurt hydravliquu à action indirecte. 

Ascenseur à cylindre horizontal de Stevens et Major 118 

Ascenseurs 4 haute pression de la maison Armstrong 119 

Ascenseurs Otis, ascenseurs de la tour Eiffel 1*0 



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INDEX ALPHABÉTIQUE 

des matières contenues dans les huit fascicules formant 
l'ouvrage complet. 



JV. S. — Les chiffres de la première colonne se rapportent aux volumes, 
ceux de la seconde eolonnt renvoient aux numéros des paragraphes. 



Abaque pour les transfor- 
mations des gaz . . 

Abraham g, compteur d'air 

Accouplement des roues 
de locomotives. . . . • 

Accouplement des ventila- 
teurs rotatifs 

Accouplement des ventila- 
teurs centrifuges ... 

Accumulateur d'Ane 
trong 

Accumulateur d'Arir 

. trong 

Accumulateur deTweddell 

Accumulateur à contre- 
poids de vapeur . . 

Acide sulfureux (v. 
peurs). 

Acier remploi de I') dans 
les chaudières de loco- 
motives . 

Action des parois (v. 
rois) . 

Action du mécanisme mo- 
teur des locomotives. . 

Adams, soupape de sûreté. 
— tuyère d'échappe- 
ment. . . - - 

Adams et Pettigrew. 
si s tance des trains . . 

A dam son, joint des tubes 
foyers 

Adhérence des roue: 
les rails .... 



Adiabatique des gaz. . . : 

— construction 

de Brauer. 
Adiabatique de la vapeur 

d'eau : 

Aéro-moteurs t 

Aéro-moteur Popp . . . i 

— Petit et Bou- 

denoot. . i 

Agrafe Piat pour cables 
métalliques : 

Agudio, traction funicu- 
laire i 

Ailes des moulins à vent, 
leur forme : 

Air chaud (moteurs à). . 

Air comprimé pour la com- 
mande des grues . . . i 

Air comprimé (v. trans- 
missions). 

Air comprimé (locomotion 
a) 

Air comprimé, système 
Mékarski i 

Air raréfié 

Air (volume d') pour la 
ventilation 

Alimentateurs automati- 
ques 

Alimentateurs automati- 
ques Beileville. ... 

Alimentation des chau- 
dières & foyers intérieur s 

Alimentation (point d'en- 
trée de l'eau d'). . , . 

Alimentation (v. épura- 
tion). 

Alimentation des locomo- 
tives 



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II 



INDEX ALPHABÉTIQUE 



Allan (v. Trick). 

Allegheny, (machines de 
la distribution a'eau d*). 7 82 

Allumage des moteurs a 
gaz. S 113 

Allure des taux dans les 
chaudières * !t> 

Altération des houilles k 
l'air * 8 

Amirauté (chaudières de 
I') 8 1H 

Ammoniaque (v. vapeurs) 

Amontons (v. frottement). 

Amorçage des pompes cen- 
trifuges i i3,>aiM 

Analyse des produits de 
la combustion .... 4 JO 

Anémomètres (degré de 
précision des) .... 1 I5<s 

Anderton (v. ascenseurs). 

Angstroem, coefficient de 
conductibilité du fer. i 48 

Anspach, sur l'action des 
parois 3 118 à 160 

Anthracite 4 1 

Anthracite (emploi de 1') 
dans les locomotives. . 6 65 

Appareils de sûreté des 
chaudière 4 lWàl« 

Appold, frein dynamomé- 
trique 1 163 

Appold, pompe centri- 
fuge .7 186 

A pp ro xi m ati on o b te nue par 
l'indicateur 1 156 

Arc-boa te m eut des excen- 
triques 1 so 

Archlmède(visd') ... 7 S410 

Arlberg (compresseurs de 
I - ). ... .8 36 

Arraatur-fabrik (purgeur 
del'j 4 us 

Armington-Sims, régula- 
teur 6 114 

Armstrong, moteur hy- 
draulique S 108 

Armstrong, pomfie de 
pression 7 17 

Armstrong, pompe de 
pression . . ... 8 2Î 

Armstrong, canalisations 
hydrauliques 8 20 

Armstrong, cabestans hy- 
drauliques. 8 78 

Armstrong, grue de 160 
tonnes. ...... 8 83 

Armstrong (v. accumula- 
teur, ascenseurs, grues) 

Armstrong, bigue hydrau- 
lique des docks de 
Malle 8 86 

Arson, pertes de charge 
dans les conduites de 



gaz . . 
Ascenseur à treuil 



106 



Ascenseur Weismuller. . I 
Ascenseur Beeker à double 

Ascenseur hydraulique k 
action directe . . . • i 

Ascenseur hydraulique- à 
haute pression. . . . I 

A s ce n seu r hy d r auli que Sa- 
main. .... . . f 

Ascenseur Edoux com- 
pensé ' 

Ascenseur Cramer com- 
pensé * 

Ascenseur hydraulique 
Chatwood I 

Ascenseurs compensés El- 
lington. Smith et Ste- 
vens, Norman Selfe . £ 

Ascenseur Prussman pour 
bateaux f 

Ascenseur d'An der ton . . t 

AscenseursdeaFon tinettes 
et de La Louvière. . . I 

Ascenseur hydraulique à 
action indirecte de Ste- 
vens et Major . . . . ! 

Ascenseur Armstrong. . i 
— Otis . . . . t 

Aspirateur Koertir, g. . . '• 

Assemblage des tubes de 
chaudières J 

Atkinson. moteur a gaz. i! 

Atkinson, allumage par 
tube incandescent. . . 3 

Attelage entre machine et 
ten der c 

Augsbourg ( pompes ac- 
tionnées par turbines 
axiales a) ' 

Austruweel (polder d') 
pompe centrifuge en si- 
phon ' 

Autel des foyers de chau- 
dières i 

Autels à, admission d'air, i 

Autoclaves (portes) des 
chaudières . . . . . 4 

Automobiles (note biblio- 
graphique sur les) . . t 

Avances de la distribution f 

Avant-Foyers >,.'.. 4 

Avertisseur Black pour ni- 
veau d'eau i 

Ayris, consommation d'eau 
horaire dans les villes. 7 

Ayrton et Perry, dia- 
grammes thermiques des 
échanges de chaleur. . ! 



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INDEX ALPHABÉTIQUE 



Bach, recherches sur les 
soupapes de pompes. • 7 M 

Baker, ventilateur rotatif 7 169 

Balance hydraulique . . 2 10 

Balander(machine Corliss 
a) s s 

Balancier (machines pour 
l'élévation des eaux à) . 7 (S7à8l 

Baldwin (ateliers) . . . 6 4 

Baldwin (locomotives des 
ateliers) 6 105eti08 

Bandages de locomotives 
(fixation des). .... 6 M 

Barbier , résistance des 
trains 6 s» 

Bar rus, procédé pour me- 
surer l'eau entraînée 
par la vapeur .... 4 184 

B&ti des machines à va- 
peur 5 30 et 31 

Bazin, extracteur a cou- 
rant d'eau. ..... 7 141 

Beale, ventilateur rotatif. 7 169 

Beaucliamp-Tower,, expé- 
riences sur le frotte- 
ment 1 28 

Beau de Rochas, oycle & 
quatre temps .... 8 96 

Becker, palan a frein . . 8 70 

Becker, treuil à double 
force. . 8 71 

Becker, ascenseur & frein 
automatique 8 107 

Bede, déclic de distribu- 
tion 5 109 

Béer (v. régulateurs). 

— (régulateur de). . • 1 181 

— sifflet d'alarme. . . i 141 
Béer, pistons élastiques 

remplaçant les réser- 
voirs d'air des pompes. 7 63 
Béer, pompe & réaction . 7 12* 

— ventilateurs de mi- 

nes 7 176 

Behrens, pompe rotative. 7 117 

Bélier hydraulique ... 7 145 

Bélier hydraulique com- 
presseur d'air .... 8 83 

Bell et Co lem an, m ach ines 
frigorifiques a air. . . 3 179 

Bellegarde (transmission 
par cables 4) 8 2 

Belleville, chaudière a tu- 
bes d'eau 4 83 

Belleville, chaudières ma- 
rines 6 160 

Bel paire, chaudières de 
locomotives (v. Etat 
belge). 

Beipaire, levier de chan- 
gement de marche à vis 6 91 

Bénier, machine a air 
chaud 3 93 

Bôrendorf, tubes démonta- 
bles 4 79 



Bertheiot, bombe calori- 
métrique 4 

Bertin, tirage forcé par 
jets d'air 6 

Betts Brown, accumula- 
teurs à contrepoids de 
vapeur. ....... f 

Bielle et manivelle, frotte- 
ment dans le méca- 
nisme 1 

Bielle (force vive d'une), . i 

Bielle, forces d'inertie dé- 
veloppées par (e mouve- 

Bielle en retour (machines 
a) ! 

Bielles d'accouplement des 
locomotives I 

Biguea & trépied et autres < 

Bisschopp (de), moteurs a 
gaz i 

Bissel (Lévi), avant-train, i 
— — [disposition 
du) . . ( 

Black, avertisseur pour 
chaudières • 

Blackett et Hedley, his- 
toire de la locomotive, i 

Blackman, ventilateur hô- 
licolde 

Blanchodt (ou Slurgeon), 
compresseur d'air. . . i 

Blenkinsop, histoire de la 
locomotive i 

Blundell (pompe). . . . '. 

Board ofTrade, règle pour 
la section des soupapes 
de sûreté • 

Boohkottz, régénérateur 
detorce ' 

Bodmer, soupape de sû- 
reté < 

Bogie (effet du) sur la ré- 
sistance. t 

Bogie (effet du) sur lemou 
vement du lacet. - . . t 

Bogie (disposition du) . ( 

Boire (cercles de) . . . I 

Boite 4 fumée des locomo- 
tives américaines. . . f 

Boite à tumée en général. < 

Boites a graisse des es- 
sieux demcomotlves. . ' 

Boites radiales . , . . t 

Bollinckx, cylindre des 
machines à vapeur. . i 

Bolton (Sir Francis), va- 
riation mensuelle de la 
consommation d'eau. , ' 

Bonjour, distribution ciné- 
matique 

Bonjour, déclic hydrau- 
lique 

Bonnefoud, distribution ii 
déclics pour locomotives. 



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INDEX ALPHABÉTIQUE 



Bootti, ponts roulants a 
vapeur 

Borodlne, cylindres do lo- 
comotives a enveloppes 
de vapeur 

Borodine. expériences sur 
les locomotives Com- 
pound i 

Bosses au coup de feu. . 

Boty, tuyère d'échappe- 
ment à section variable. 

Bouchon fusible .... 

Bouchon fusible dos loco- 
motives . . . . . ' 

Bouillotte Mékarski. . . 

Bourdon, manomètre . . 

Bourgougnon, ireiu pour 
treuils > 

Bowling, Joint des tubes- 
foyers . 

Bramah) presse hydrauli- 
que 

Bramwell. mémoire sur 
l'économie des machines 
Compound ....-' 

Brauer, frein d.ynamome- 
trique '■ 

Brauer, construction de 
l'adlabadque . . . . • 

Bremme, distribution ra- 
diale i 

Breslau (ex péri en ce s fait es 
a) sur la précision des 
anémomètres ' 

Brock, machines marines 
à quadruple expansion, i 

Bronze (composition du) 
pour coussinets de looo- 

Brooks, type de locomotive 
express 6 

Brotherhood, machine a 
vapeur à grande vuesse £ 

Brotherhood, frein dyna- 
mométrique enregis- 
treur. 1 

Brown, servo-motour . . J 
— — . . e 

Brown (A. et F.), moteur 
a air chaud S 

Brown (Ch.), distribution 
à soupapes S 

Brown (Ch.), distributions 
radiales : 

Brown (Ch.), chaudières 
de locomotives pour 
tramways f 

Brown (Co,), tuyère d'é- 
chappement annulaire. S 

Brown (Ch.), cylindres de 
locomotives 6 

Brunton, histoire de la lo- 

Burckhardt et Weiss, com- 
presseurs a tiroirs. . . f 



| Burdin, (turbine de). . . 

Hurg (de), expériences sur 
les soupapes de sûreté. 

Buss, régulateur Cosinus. 
I — (v. taohymètre). 

Butée (palier de) frotte- 



Cabestan. .,..,.( 

Cabestan hydraulique. . t 

C&blesdelevageencnanvre I 
— métalliques s 

Câbles tèlédynamiques. , i 

Cadlat (v turbines). 

Cagnardelle. ..... î 

Cau, déclic de distribution, i 

Calcul des cylindres des 
machines & vapeur mo- 
nocylindriques . . . . t 

Calcul des machines com- 
pound 6 

Calcul des machines & tri- 
ple expansion ... 5 

Caledonlan, cylindres de 
locomotives coulés d'une 
pièce 6 

Caledonlan , locomotives 
express 6 

Cales sèches (épuisement 
des) 7 

Caligny (de), bélier aspi- 
rateur . . .... 7 

Calorifuges (effet de divers 
enduits) i 

Calorimètre de Thompson 
pour essai rapide des 
houilles 4 

Calorique spécifique (v. 
chaleur). 

Canal de la Marne au Rhin, 
u si nés hy dr auliq ues d'al i - 
mentation 7 

Canalisations d'air com- 
primé 8 

Canalisations d'air com- 
primé à Paris. ... 8 

Can ali sati o n s hy draullques 
a haute pression. . . 8 

Canaux (ascenseurspour). 8 
— (résistance des ba- 
teaux dans les). . . . G 

Canaux de distribution des 
machines à vapeur. . . 5 

Carn eaux (section des). . * 

Carnot (v. cycle, principe). 

Carré, machine a glace à 
affinité 3 

Castel, débit d'un déversoir 2 

Cataracte des machines de 
Cornouailles 7 

Cavô, roue à tympan . . 7 



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INDEX ALPHABÉTIQUE 



Cazin, représentation gra- 
phique delà chaleur four- 
nie 3 

Cendres dea houilles . . 4 
Cendrier dea locomotives. 6 
Centrifuge (v. turbines, 

pompes, ventilateurs). 
Cnaillot (machines élôva- 

Chaines (frottement des). 1 

Chaînes des appareils de 
levage 8 

Chaînes de Galle. . . 8 

Chaleur d'échauffement du 
liquide 3 

Chaleur fournie aux gaz 
(représentations graphi- 
ques de la) ..... 3 

Chaleur de vaporisation . S 
— dégagée par les 
c om bus ttbl es gaze ux . . 3 

Chaleur dégagée par les 
gaz pauvres 3 

Chaleur dégagée par la 
houille 4 

Chaleur dégagée par le 
pétrole. ...... S 

Chaleur latente des vapeurs 3 

Chaleur spécifique des gaz 3 

Chaleur spécifique des gaz 
d'après Mallard et Le 
Châtelier 3 

Changement de marche 
des m. a vapeur ... 5 

Charge sur les essieux de 
locomotives ..... 6 

Chargeurs mécaniques 
pour foyers 4 

Chariots (effort de traction) 1 

Charles et Babillot, chau- 
dière i 

Châssis des locomotives. 6 

Châteaux d'eau et réser- 
voirs 7 

Chatwood (v. ascenseurs). 

Chaudières cylindriques 

Chaudières a tubes bouil- 
leurs 4 

Chaudières Parker a bouil- 
leurs 4 

Chaudières à tubes ré- 
chauffeurs . . ■ . . 4 

Chaudières à foyer Ton 
Biink 4 

Chaudières Cornouallles et 
Laooashire 4 

Chaudières verticales . . 4 

— Merryweather 4 

— & tubes de fu- 
mée 1 

Chaudières à tubes d'eau 
Belleville, Babcock et 
Wllcox, De Naeyer, Han- 
rez, Piedbœuf ... : 4 



92 à 100 
S * 15 



Chaudières des locomoti- 
ves (v. vaporisation). . f 
Chaudières locoraotives- 



Chaudieres marines. . ■ < 
— — résul- 
tats d'essais • 

C h auff âge de l'eau d'al i m en- 

tatfon des locomotives ■ t 
Chauffage des chaudières 

de locomotives au pétrole ( 
Chauffage initial de l'air 

dans les aéro-moteurs. ! 
Cheminées (section des). < 
Cheminées des locomotives > 
Cheminées (v. tirage). 
Cheminée évasée de Guibal ' 
Cheval alimentaire • . . - 
Cheval nominal . . . . < 
Cheval-vapeur. . . . . : 
— deSmeaton. ( 

Chlorures (leur action dans 

les chaudières}. , . . - 
Chobrzinski (grille). . • ■ 
Choc(travalJabsorbéparle) : 

— d'une veine fluide. . : 
Chocs des soupapes dans 

les pompes '. 

Chômage (tes chaudières, 
précautions , , . . . i 

Chutes d'eau ("création des) S 

Ciel du foyer des locomo- 
tives ( 

Circulation dans les chau- 
dières à tubes d'eau . • 

Circulation dans les chau- 
dières é tubes d'ean . . I 

Claeys, correction de l'obli- 
quité des bielles. . , . i 

Claeys, distribution de va- 
peur. ( 

Clapet de retenue des chau- 
dières i 

Clapet de sûreté des chau- 
dières i 

Clapets de pompes. . . ' 
— de ventilateurs. . ' 

Clapeyron(équationde). . ! 

Clark, rèsistancedes trains t 

— admission d'air dans 
les foyers de locomoti- 
ves <ï 

Clausius(v. postulatum). 

Cockerill, pompes d'accu- 
mulateurs ; 

Cockerill , compresseurs 
d'air , i 

Cockerill, bigue de 120 ton- 
nes a Anvers i 

CocKerill, appareils de le- 
vage mus par l'air com- 
primé 8 

Codron, soupape de sûreté 4 



eiàso 

143 
139B 152 



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INDEX ALPHABÉTIQUE 



des courroies et des cor 

des 

Coefficient d'élasticité des 



Coefficient de régularité 
des régulateurs. , . . 1 

Coefficient de régularité 
des volants 1 

Coefficient de traction (v. 
traction). 

Coffln, planlmétre spécial 
pour diagrammes. . , 1 

Colladon , compresseurs 
d'air. 8 

Collmann, moteur vertical 
compound équilibré. . S 

Collmann, distribution à 
soupapes a chute accom- 
pagnée. 5 

Colonne d'etu (machines à). 

— à simple effet a 
action directe • . • . i 

Colonne de Reichenbach. ! 

— de Huelgoat. , ; 

— (distribution des 
machines A) ; 

Colonne, étude hydrodyna- 
mique : 

Colonne, réservoirs d'air. : 

— moteur oscillant 
de Sehmid .....', 

Colonne moteur Mégy. '. 

— — Armsirong i 

— — Hastie. . : 

— — Hoppe. . 

— — Coqueàad- 
rni>sion d'air : 

Colonne moteur M&yer. , : 

— piézom étriqué. . ■ 
Combustibles solides : . 

— liquides dans 

les locomotives. . . . 

Combustion (chaleur déga- 
géeparlal. 

Combustion (volume d'air 
nécessaire a la) . . , 

Combustion (allure de la). 

Comète (pompe rotative). 

Commande des pompes 
d'après la nature de l'ef- 
fort moteur .... 

Commande des pompes 
d'après l'espèce du mo- 

Compensation des tiroirs, 
Compensateur Denis . . 
Compound (machines). 

— théorie therml- 



Compound, théorie dvrin- 



151, 165 
36 à 48 



Compound, partage du tra- 
vail entre les cylindres, ï 

Compound, calcul des cy- 
lindres. ! 

Compound, effet de l'espace 
nuisible ! 

Compound (v. locomotives, 
machines marines, com- 
presseurs) . 

Compresseurs d'air . . . f 

— (béliers) . f 

— Sommeiller t 
Compresseurs d'air (théo- 
rie des) f 

Compresseurs d'air, effet 
de l'espace nuisible . . t 

Compresseurs d'air i co- 
lonnes de l'Arlberg . . t 

Compresseurs d'air Dubois 
et François t 

Compresseurs d'air Saut- 
ter. Lemonnier et O*. . * 

Compresseurs d'air, pertes 
dues aux soupapes . . f 

Compresseurs a 'air Blan- 
chodt f 

Compresseurs d'air Inger- 
soll-Sergeant . . . . I 

Compresseurs d'air à ti- 
roir du Phénix. ... 8 

Compresseurs d'air Burck- 
hardtetWeiss. . , . t 

Compresseurs d'air étages h 
— com- 

pound de Riedler . . . f 

Croropresseurs d'air à. 
trois étages du Creusot. t 

Compresseurs d'air, leur 
liaison avec les machi- 
nes motrices . . . . f 

Compression de l'air hu- 
mide ; 

Compression dans les mo- 
teurs A gaz. . . . . i 

Compression de la vapeur 
dans l'espace nuisible . 

Compression de la vapeur, 
son effet sur le fonction- 
nement des machines . i 

Compression dans les ma- 
chines Compound. . . i 

Compteurs d'eau d'alimen- 
tation ' 

Compteurs d'eau sous 
pression ! 

Compteurs d'air com- 
primé ' 

Condensation delà vapeur, 
chaleur à soustraire. . : 

Condensation dans les 
conduites de vapeur. . 

Condensation de la vapeur 
d'échappement des loco- 
motives 



lui, 103 
121, 154 



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IKDBX ALPHABBTIQDK 



Condenseur par mélange. 5 

— par surface . 5 

— à air ... 5 

— (poids d'eau 

a injecter) s 

Condenseur (température 
do) ........ 5 

Condenseur, précautions 
contre l'engorgement . 5 

Condenseur barométrique 5 

Condenseur-éjecteur . . 5 

Conductibilité des parois 
en métal 3 

Conductibilité des parois 
en métal 4 

Conduites de Tapeur (per- 
tes de charge) .... 3 

Conduites de vapeur (per- 
tes de charge) .... 4 

Conduites de vapeur (éta- 
blissement des) ... 4 

Congélation des canalisa- 
tions hydrauliques . . 8 

Connexions entre machine 
et tender 6 

Consolidation des chau- 
dières de locomotives . 6 

Consolidation (type de lo- 
comotive) 6 

Consommation des mo- 
teurs & gaz à charge 
réduite 3 

Consommation des machi- 
nes marines dans lea 
ttois dernières décades S 

Consommation d'eau (va- 
riation d'après l'heure). 7 

Contraction produite par 
la combustion .... 3 

Contraction produite par 
l'explosion des mélanges 
gazeux 3 

Contrepoids des mani- 
velles dans les machines 
fixes 6 

Contrepoids des roues de 
locomotives • 

Contre-vapeur (marche ô) 5 

— (frein à). - 6 
Coque, moteur à colonne 

d'eau avec admission 
d'air 2 

Corcoran fv. éclipse). 

Cordages (v. câbles). 

Cordes (raideur des) . . 1 
— (transmissions par) 1 

Corlias, valves de distri- 
bution 5 

Corliss. distribution A dé- 
clenchement. . ... fi 

Corliss, soupapes de pom- 
pes 7 

Corliss, machine pour la 



42 4 46 

06, 

103, 107 



distribution forcée de 

.Providence .... 7 
Cornet, injection d'eau 

dans les aéro-moteurs . 8 

Cornouallles(v. chaudières). 

— anciennes 

machines à, simple effet 7 
Cornut, formule pour le 

Ko u voir calorifique des 
ouiiles * 

Corrosion des tubes ré- 
chauffeurs 1 

Corrosion en sillon. . . * 

— par pustules 1 
Corrosions intérieures et 

extérieures diverses. . * 
Cosinus (v. Buss). 
Coste et Maniquet, épure 

de distribution. ... 5 
Cotterill, construction de 

la courbe de détente de 

la vapeur 3 

Coulisse de Stephenson . 5 

— de Geoch . . . 5 

— " d'Allan .... 6 

— de Walschaerts. 6 

— de Finit. ... 5 
Coulomb, travail de 

l'homme 2 

Coulomb, expériences sur 
les moulins à vent . . 2 

Coulomb (v. frottement et 
roulement) - 

Couple moteur des machi- 
nes a vapeur .... 5 

Coups de bélier des pom- 
pes, leurs causes. . . 7 

Coups de bélier des pom- 
pes commandées par 
moteurs A vapeur. ■ . 7 

Coups de bélier des pom- 

Ees actionnées par mo- 
îurs hydrauliques . . 7 

Coups de bélier dus au 
fonctionnement des sou- 
papes 1 

Coups de feu ... 4 

Courbes (résistance due 
aux) 6 

Courbes caractéristiques 
des ventilateurs ... 7 

Coursier en développante 
des roues hyd. ... 2 

Coût comparatif du cheval- 
heure produit par divers 
moteurs thermiques- . S 

Cowan, Sheldon et C-, 
grues tournantes. . . 8 

Cramer (v. ascenseurs). 

Crampton, locomotive des 
chemins de fer de l'Est. 6 

Creusot (compresseurs 
d'air du) 8 

Creusot (grue de forge du) 8 

Cric a crémaillère. . , 8 



26 
19 à. «1 

Ï6M8 

&8àGl 

96 à SB 
147 



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IBDKX ALPHABÉTIQUE 



Cric* Vis 8 66 

— Robinson et Norton. 8 66 
Crohn, distribution de va- 
peur ,4 86 

Crosby, indicateur. . . 1 453 

Cugnot (fardier à vapeur 

de) 6 1 

Cuivre des boites a feu de 

locomotives, conditions 

d'épreuve • 6 65 

Cuxhaven (vitesse du vent 

à) 2 126 

Cycle fermé 3 4 à 25 

— de Carnot .... 3 20-21 
Cycles de rendement ma- 
ximum 3 89 4 41 

Cycles des moteurs à air 

chaud 3 81 & 02 

Cycles des moteurs s gaz 3 100&102 

— des machines a va- 
peur ....... 3 HOàlso 

Cycles des mach. à glace . 3 Iï3ài8ï 

Cylindres A vapeur (prin- 
cipes de leur tracé) . . S . 

Cylindres des machines 
locomotives fi .81 

Cylindres des machines 
locomotives compound. 6 9." 

Cylindres (v. calcul des). 



D'Allest, chaudière mari- 
ne a tubes d'eau. . . 8 151 

Danaide. ...... 2 38 

Darcet, règle pour les che- 
minées 1 26 

Dasymétre 4 20 

D'Aubuisson, pertes de 
charge dans les condui- 
tes (Tair 7 157 

D'Aubuisson, pertes de 
charge dans les condui- 
tes d'air 8 47 

Davey, dispositifs a bras 
de levier variable pour 
commander des pompes 7 7S-76 

Davey, machines de Woolf 
actionnant des pompes. 7 7(1 

Davey, pompes conjuguées 7 18 

Davey, moteur & vapeur a 
basse pression pour la 

Setite industrie. . . . s 17 

bit de vapeur par un 

orifice 3 77 

Dôbourbeurs 4 89 

Décapo de (locomotive dite) <i 107 

Déclenchement (machines 

à vapeur a) 5 lOlàill 

Déclics Parcot, Lecouleux, 
Stoppani, Wheelock, 

Cs.il. mgliss 5 108 

Décile hydraulique. . . S 1UM 



Décrets français sur les 
chaudières a vapeur. . i 5, il, 
95, 110, 129, 136, 152, 163 

Défauts habituels des chau- 
dières seroi-tubul sires , 4 78 

Défauts habituelsdes chau- 
dières verticales ... 4 76 

Déflecteurs des foyers de 
locomotives ..... 6 71 

Delafond, expériences sur 
le degré d'introduction 
le plus économique . . 8 166 

Delville, distribution déri- 
vée du système wai- 
sehaerts 5 96 

De Naeyer, chaudière a 
tubes d'eau 4 83 

Denis, compensateur de 
régulateur ..... S 118 

Denis-Farcot(v. dynamo- 
mètre). 

Denisard et de la Dueille, 
ancienne machine i co- 
lonne d'eau 2 Xt 

Dépenses de réparation et 
d'entretien des locomo- 
tives 99 

Dépôts des chaudières. . 4 84 

Derricks 8 84 

Dervaux (énurateur) . . 4 30 

Desdouits (dynamomètre) ■ 148 

Desrumaux (épurateur) . 4 90 

Détendeurs d'air. ... 3 73 
— de vapeur (ef- 
fet des) 4 118 

Détendeur Mèkarski . . 8 58 

— Popp. ... 8 59 

Détente des gaz .... 3 14 & 20 
— — en pré- 

sence d'un corps con- 
ducteur ...... 3 23 

Détente adiabatique d'un 
mélange de vapeur et 
de liquide 3 48 et 49 

Détente adiabatique d'un 
mélange de vapeur et 
de liquide 3 59 

Détente quelconque d'un 
mélange de vapeur et 
de liquide 3 54 

Détente incomplète dans 
les moteurs a gaz. . . 3 101 

Détente (Loi de) dans les 
moteurs à gaz ... 3 103 

Détente incomplète dans 
les moteurs à vapeur . 3 I2î 

Détente de la vapeur avec 
addition de chaleur . . 3 136 

Détente de fa vapeur avec 
soustraction de chaleur 3 127 

Détente (limite de la) en 
tenant compte de l'effet 

des parois I I6fi 

Détente (loi de la) dans 
les moteurs à vapeur . '• 53 



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IKDBX ALPHABÉTIQUE 



Déversoir (débit d'un) . . 

Déversoir (vannage en) 
des roues de cèle - . . 

Devitlez perte de charge 
dans les conduites d'air 

Diagrammes en tropiques 
(V. en tropiques) . . . 

^Diagrammes d'indicateur 
(calcul des) 

Diagrammes de pompes . 

— totalisés de 

machines compound, . 

Diagrammes de machines 
à triple expansion . 

Diagrammes de locomo- 
tives compound. . 

Diagrammes de locoi___ 
tives articulées système 
Mollet . 

Diagramme des machines 
marines a triple expan- 
sion du MtUor .... 

Diagramme polaire (v. 
Epure et Zeuner) . . 

Dianomégraphe de PI 
rhault 

Diffusoir des pompes cen- 
trifuges 



Dilatation des conduites 
de vapeur 

Dilatation des foyers de 
chaudières 

Dilatation (différence de) 
entre châssis et chau- 
dières dans les I oco mo- 



do uce des chaudières 

marines 

Distributeurs (v. Obtura- 
Distribution des machines 

& vapeur 

Distributions a change- 
ment démarche . . . 
Distributions radiales. . 
— par déolen- 



Distribution des locomo- 
tives 

Distribution des locomo- 
tives compound . . 

Distribution des locomo- 
tives Webb a trois cy- 
lindres 

Distribution des machines 
marines 

Distribution des machines 

a pression d'eau . . . 

99, ior, : 



2 


1G 


2 


16 


7 


157 


1 


un 
iii 


5 


-47 


5 


50 


6 


96 et m 


G 
fi 


108 
155 


5 


76 


7 


134 


7 


1776181 
111 1er. 


4 


111 


4 


fia 


6 


■ 


6 


141 


5 


58 à 11! 


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KîàlOO 
984100 


5 


11)1 il H2 





Mit 


6 


96 


6 


97 


6 


151 


08 


89-90 
111, 118 



Distribution des moteurs 
* gaz 

Distribution du travail a 
distance (v. transmission) 

Dôme des chaudières fixes 

Dème des locomotives. . 

Douat-Bûnki (v. dynamo- 
mètre). 

Donkfn (coefficient de) . 
— révélateur de l'ac- 
tion des parois , • , 

Donkfn, expériences sur le 
foyer Perret .... 

Donkln, courbes caracté- 
ristiques de divers ven- 
tilateurs .*.... 

Donkin et Kennedy, résul- 
tats d'essais de 17 types 
de chaudières 

Donneley (foyer fumivore) 

Donny (état de surchauffe 
de l'eau observé par) . 

Double ended (chaudières 
marines) 

Dowson (gazogène). . . 

Dreyer, Rosenkranz et 
Droop, compteur d'eau 
d'alimentation .... 

Dubois et François, com- 
presseur d'air .... 

Dubost, correction de l'o- 
bliquité des bielles ■ . ■ 

Ducommun (ateliers), mo- 
teur a grande vitesse . 

Dugald Clerk, pressions 
d'explosion des mélanges 
détonants 

Dulac (soupape de sûreté) 

Dulong, détermination du 
pouvoir calorifique des 

Dunalastair (locomotive) ■ 

Dupuit, résistance au 
roulement 

Durant et Lencauchez, dis- 
tributions à 4 obtura- 
teurs pour locomotives. 

Du Temple , chaudière 
marine a tubes d'eau . 

Du Trembley, machine à 
vapeurs combinées . . 

Duvergier (tiroir) . . . 

Dynamomètre (v. frein). 

— de traction 

de Morin 

Dyuamomotre d'inertie 
de Desdouits . . . 

Dynamomètre de trans- 
mission de Morin. . . 

Dynamomètre de trans- 
mission de Rieter . 

Dynamomètre de trans- 
mission de Sellers . . 

Dynamomètre de trans- 
mission de White. . . 



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INDEX ALPHABÉTIQUE 



Dynamomètre de trans- 
mission de Denis-Farcot 1 

Dynamomètre do trans- 
mission de Siemens . . 1 



à enlever au con- 
denseur . . . : 

— Action des parois 
des cylindres à 
vapeur. . . . : 

— Diagrammes d'é- 
change . . . i 

Dwelshauvers • Dery et 
Béer, théorie des régu- 



lateurs 



Eastbourne (machine de 
distribution d'eau a) ' 

Easton et Andersen, ma- 
chines a grande vitesse ! 

Eau d'alimentation (v. 
épuration). 

Eau entraînée par la va- 
peur (mesure de 11 - . < 

Eau entraînée, procédé 
calorimétrique. ... 4 

Eau entraînée, procédé 
chimique < 

Eau entraînée, procédé 
Max Genre 4 

Eau entraînée, procédé 
Barrus i 

Echangeur de Siemens . ! 

Echappement des locomo- 
tives (v. tuyère et tirage) 

Echappement des locomo- 
tives (condensation de l'J ■ 

Echappement ( rèch au r - 
feurs à vapeur d') . . I 

Echauffe me m dû au frotte- 

Ecllpse ( régulateur du 

moulin à vent). . . 
Economiser (v. fireen). 
Ecoulement des gaz . 

— des vapeurs S 

— del'eaud'une 
chaudière 

Ecope 

Edlund (expériences d') 
Edoux (v. ascenseur) , 
Ehlers, séparateur d'eai 

entraînée. . . . 
Eiffel (ascenseurs de li 

Ejecte tir à jet d'eau. . 
— à vapeur pour 
""" — "'on de l'eau . . 
a vapeur pour 
»ge des pompes 



m* m 

lïOetl'i 



vietllO 
1034106 



Ej; 



Elder (John), sa part dans 

les machines compound 6 
Electricité pour actionner 

les grues S 

Elévateurs à grains . . 8 

Elévateurs (v. ascenseurs) 

Ellington , canalisations 

hydrauliques & haute 

Ellington, données sur les 
stations centrales hy- 
drauliques 8 

Ellington (v. ascenseurs). 

Ellis, tirage forcé avec ré- 
chauffeur d'air.. ... 6 

Embarquement des char- 
bons (grue pour V) . . 8 

Emulseur Laurent et Zam- 
beatix 7 

Encombrement des ma- 
chines à cycle de Carnot 3 

Energie intérieure des 

Energie intérieure des gaz S 
— — des va- 

peurs saturées. ... 3 
Energie intérieure des va- 
peurs surchauffées . . 3 
Engerth (locomotives 

fortes-rampes). . . . 6 
English (major), distribu- 
Engrenages (frottement 

des). 1 

Engrenages ( frottement 

dis). .1 

E n ri co (déclic hydraulique) 5 
Entrainement d'eau des 

chaudières 4 

Entrainement d'eau ( v. 

eau entraînée). 
Entretoises de s chaudières 

de locomotives . . . 6 
Entropie. .... 3 
En tropique (diagramme), 

principe S 

Enlropique (d.) pour les 
gaz. 



Entropique(d.)desvapeurs ! 

— (rt.) liaison avecle 

diagramme dynamique. : 

Entropique(d.) des cycles 
de mo'«urs &gaz. . . ■ 

En tropique (d.) d'un essai 
de moteur à gaz . . . i 

Entropique (d.) de la ma- 
chine à vapeur. . . . I 

E]itropique(d.)delamach. 
a vapeur surchauffée . £ 

Entropique (d.) de la ma- 
chine compound ... 9 

Entropique (d.) des turbo- 



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1NRBX ALPHABETIQUE 



Entropique (d.) des ma- 
chines frigorifiques . . s 175 
177, 185, 187 

Entropique (d.) d'une ma- 
de Newoomen .... s ï 

Entropique (d . ) des locomo- 
tives a eau surchauffée. 6 111 

Entropique (d.) des aéro- 
moteurs à, air réchauffé S r>6 

Enveloppes de vapeur 
(effet théorique des). . 3 160 

Enveloppes des cylindres 
et couvercles .... 5 57 

Enveloppes des cylindres 
de locomotives. ... 6 88 

Epissures des cables télé* 
dynamiques. .... 8 13 

Epreuves des chaudières . 4 163 

Epuisement des formes de 
radoub par pompes cen- 
trifuges 7 140 

Epuration des eaux d'ali- 
mentation 4 88 à 91 

Epure circulaire de distri- 
bution 5 60à«3 

Epures (proportionnalité 
des) G OS 

Epure elliptique a ... fi 73 

Epure sinusoïdale . . . 5 73 

Epure polaire de Zeuner. 5 74 

Epure de Thalmeyer . . S 15 

Epures des machines Cor- 
liss 5 104 

Equation du mouvement 
des machines .... 1 fàiu 

Equation fonda mentale des 
gaz 3 3 

Equilibrage des forces d'i- 
nertie dsns les machines 
Axes ;> 32 

Equilibrage des forces d'i- 
nertie dans les locomo- 
tives 6 48 451 

Equilibrage des forces d'i- 
nertie dans les machines 
marines 6 156 

Equilibrage des ascen- 
seurs 8 103 

Equivalence(prinoipeder) 3 5 

Ericsson (machine à air 
chaud d 1 ) 3 81 

Espace nuisible des ma- 
chines & vapeur ... S 123 

Espace nuisible des com- 
presseurs 8 35 

Espace nuisible des pompes 
tvide 8 45 

Espace nuisible des pompes 7 15 

Essais de chaudières et 
résultats. ..... 4 53 à 55 

Essais de machines à, va- 
peur 3 173 

Essais des machines a 
triple expansion du Me- 
teor 6 155 



EsBaisdo machines élôva- 
toires 7 

Esscher-Wyss, reguiate ur 
pour turbines .... 2 

Esscher-Wyss, machines 
A vapeur de naphte . . 3 

Esscher-Wyss, transmis- 
sion télédy nautique à 
Gokak 8 

Essieux des locomotives 
(charge sur les) ... S 

Est (Cie de 1'), foyer a 
voûte a grille longue . 

Est (Cie de I'), expériences 
sur la résistance des 
trains S 

Est (Cie de 1'), attelage 
entre machine et tender 6 

Est (Cie de i'>, machines 
Crampton S 

Etat belge, expériences de 
vaporisation sur les lo- 
comotives types 25 et 20 6 

Etal belge, description des 
chaudières des types 6, 
12, 25 et 29 6 

Etat belge, porte de foyer 

— assemblage 

des tubes 6 

Etat belge, bottes radiales. G 

Etat belge, cylindres de 
locomotives ..... 

Etat belge, distributions 
Walschaerts des types 
6, 11, 12 et 25 . . . . G 

Etat belge, essieu coudé et 
roues du type 13 . . .6 

Etat belge, types des lea- 
ders ....... 8 

Etat belge, types d'express. 6 

Etat belge, types a voya- 
geurs fortes rampes. . 

Etat belge, types a mar- 
chandises 6 

Etat belge, type pour plans 
inclinés 

Etat belge, machines de 
manoeuvres 6 

Etat prussien (formule 
pour la résistance des 
trains V. Finit). 

Etat sphéioidal .... 4 

Ether, particularités de sa 
détente 3 

Euler, données sur l'action 
des moteurs animés. . 2 

Evrard,, résistance des 
wagon eu 1 

Excentriques (frottement 
des) 1 

Excentriques des locomo- 
tives 6 

Explosions de chaudières 4 
— de compres- 
seurs 8 



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INDEX ALPHABÉTIQUE 



Express (v. locomotives). 

bytelwein, formule expri- 
mant le rendement du 
bélier ....... 7 



Fabry, ventilateur rotatif 

Fafeur, pompe 

Fairbairn (v. grue). 

Fairlie (locomotive a train 
articulé) 

Faisceau tubulaire, résis- 
tance au tirage 

Faisceau tubnfai 
locomotives. . 

Farcot, régulateur a bras 
croisés 

Faroot, cylindre des ma- 
chines a vapeur . . . 

Faroot, distribution a ti- 
roirs superposés 

Farcot, déclic . . 

Farcot, pompe 

Farcot. soupapes de pom- 
pes s grande vitesse. . 

Farcot , pompes centri- 
fuges de Klmlatbeh 

Fann :i - 



F e 1 1 , locomotives pour 
lignes de montagne 

Fentes transversales 
bouilleurs. .... 

Fernlbough, contrepoids 
des rouesde locomotives 

Fielding, machine & va 

Filtre & éponges de Nor 

Fink (coulisse de) . . 
— résistance des train: 

rives-Lille (Cie de) bigue: 

Fleming et l-'erguson, ma 
[■lunes conjuguées su 
une seule manivelle. . 

Fleteher, expériences sur 
l'ulimentution d'une 
chaudière cliauffée au 
roirge ..:.... 

Flotteur indicateur de ni- 



veau 



Fo ii tinettes (as ceu seur des) 



Forces d'inertie (v. inertie) 
Formes de radoub (v. 

épuisement). 
Foucault (régulateur de) 
r'ouché, condenseur à 

air : 

Fox (v. foyers). 

Foyers des chaudières à 



Foyers intérieurs (joints 
des) 

Foyers intérieurs ondulés 
Fox 

Foyers intérieurs à ner- 
vures Purves . . . . i 

Foyer de locomotives . - ■ 
64, 65. 

Francis (v. turbines cen- 
tripètes). 

Frein abande flexible pour 
treuils 

Frein différentiel. . . ■ 

— de Prony .... 

— — , ses pro- 
portions 

Frein de Prony (diverses 

modifications du) . . . 
Frein de Prony, tensions 

des boulons 

Frein dynamométrique 

équilibre 

Frein dynamo métrique 

Appold 

Frein dynamométrique 

Marcel Deprez. . . 
Frein dynamo m étriqué 

Frel n dynamométrique 

funiculaire . . . 7 . 
Frein dynamotnôtrique 

Raffard 

Frein dynamométrique 

enregistreur .... 
Frein dynamo m étriqué 

hydraulique 

Frein Mégy pour appareils 

de levage 

Frein Becker pour ascen- 

Frein à lames de Wéston ■ 

Kribourg (transmission 
par cables du) . . . ■ l 

FriedenBhutte (explosion 
de chaudières a) . , . 

Fries, distribution . . . I 

Frikart, obturateura qua- 
druple entrée . . . . 

Frikart. distribution à dé- 
clenchement 

Froid (v. machines frigori- 
fiques). 

1 au départ . . 

(coefficients de) 
(lois du). . . 

— a sec ... . 

— desliquidessur 
les solides ' 

Frottement d'un lien sur 

un tambour lixe . . . ' 
Frottement des tiroirs. . i 

— des pistons de 
pompes ...... 

Frottement des pistons 



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INDKX ALPHABETIQUE 



Froude. frottement des li- 
quides sur les solides . 1 
Fronde, frein hydraulique 1 
Fuites des canalisations 

d'air 8 

Fuites des canalisations 

d'eau A baute pression. 8 
Fullertnn et Cle, grue hy- 
draulique a portique . 8 

Fumée 4 

Fumivorité 4 

Funiculaires (chemins de 

fer) 6 

Fusion (points de) de di- 
vers métaux .... 1 



Gaillet, épurateur d't 

Galets (colliers de) . 
— (résistance au mou- 
vement des). . . , 

Galle (chaînes de) . - 

Gailoway, régulateur. 

Galloway, tubes coniques 

Galop (mouvement de) des 
locomotives 

Gand (machinede ladistri- 
bution d'eau de) . . . 

Gand (machine d'épuise- 
ment des cales de) . . 

Gsnz et Cie, vannes cy- 
lindriques pour turbines 

Gay-Lussac (loi de) pour 

Gaz (v. transformations) 

Gaz d'éclairage (combus- 
tion et explosion du). . 

Gaz détonants dans les 
carneaux des chaudières 

Gaz pauvres (production 



Gazogènes pour le chauf- 
fage des chaudières. 

Gazogènes (v.Dowsoni 

Geissier, distribution . 

Gelée (effet de la) sur 
chaudières .... 

Gelée (v. congélation). 

Geneste-Herscher, venti- 
lateur bélicoide . ■ ■ 

Gerstner, travail des mo- 
teurs animés .... 

GHfard, garniture pour 
pistons de compres- 
seurs ...... 

Glffard (v. injecteurs). 

Girard, pivot hydraulique 
— chemin de fer glis- 
sant 

Girard, pompes à doublo 

filongeur 
rara (v. turbines). 



Glissement permanent des 
courroies 1 

Glissières de guidage 
(frottement des) ... 1 

Glycérine (emploi de la) 
pour éviter la congéla- 
tion > ■ 8 

Godillot, foyer ut grille 
pour combustibles très 
divisés 4 

Gonzenb&cli, distribution 5 

Gooch , résistance des 

Goooh (coulisse de). . . 5 
Goodmann, influence du 

grsisssgc sur le frotte- 
Gorge (frottement d'une 

corde dans une) ... 1 
Goudron de nouille, son 

emploi dans les locorao- 

Goudronnegedes tôles de 

chaudières 4 

Gouin et Le Châle lier, ré- 
sistance des trains . . I 

Graissage 1 

Graissage du boudin des 

roues de locomotives. . 6 
Graissage des tiroirs . . 6 
Graisses lelTet des) dans 

les chaudières .... 4 
Grashof, mouvement de la 

chaleur dans les parois. 8 
Grester Britain (locomo- 
tive compound. ... 6 
Great Eastern .... 6 
Great Northern (locomo- 
tives express du) . . . 6 
Great Western (boite à feu 

du). G 

Great Western (locomo- 

motives express du). . 6 
Green (économiser de). . -4 
Greindl, pompe rotative . 1 
Gresham (Iniecteur) . . 4 
GreshametCraven, sabliè- 
res A vapeur .... G 
G ri U es pour l s cb mbustion 

de la nouille 4 

Grilles des locomotives . ts 
Grues à point de rete- 
nue supérieur .... 3 
Grues Fairbalrn de 50 

Grues sur pivot fixe rou- 
lantes a. bras et A va- 
Grues sur pivot fixe . . 8 
GruedelSO tonnes du port 

de Glasgow 8 

Grue pour la construction 

des jetées S 

Grues hydrauliques en 
général , .S 



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INDKX ILPlIiJjÉTUlDK 



Grues commandées par 
l'air comprimé. . . . i 

Grues éleotriques . . . I 
— hydrauliques A rras- 
trong & simple et double 
puissance ' 

Grues hydrauliques de 
quais E 

Guibal (ventilateur de) . ■ 
— (v. tempérament). 

Guides de crossette des 
locomotives 

Gutermuih et Riedler, 
expériences sur la cana- 
lisation d'air de Paria . ' 

Gutermuth et Riedler, 
consommation d'air des 
aéro-moteurs . . . . < 

Guyenet, injecteur . . . 



Haacke (v. farine fossile) 

H ac k wor th (distribution 
radiale) 5 

Haerens, formules pour la 
vapeur d'eau surchauf- 
fée 3 

Haerens, calcul de l'action 
des parois s 

Hall, manivelles de loco- 
motives 6 

Hall (pulsomètre de). . . "i 

Halot, machine frigorifique 
à acide carbonique - . 3 

Hanarte, compresseur 
d'air. ....... 8 

Hanel, aubes creuses pour 
turbines ...... 8 

Hanel, vannages de turbi- 
nes 2 

Hanrez, chaudières à tu- 
bes d'eau 4 

Hardiug, résistance des 
trains 1 

Hartmann, soupape de 
sûreté * 

Hastle, moteur hydrauli- 
que réglable 2 

Haswell, locomotive équi- 
librée 6 

Haton de la Goupilliëre, 
problèmes sur Pécoule- 
ment des fluides. ... 3 

Haton de la Goupilliëre, 
problèmes sur les ex- 
plosions par manque 
d'eau * 

Hauts-fourneaux (chauf- 
fage des chaudières par 
les gaz des) 4 

Havrez, expérience sur la 
transmission de la cha- 
leur aux chaudières. . 4 



Hélice propulsive . . . I 

Henry (expériences de) 
sur les chaudières de 
locomotives au P.-L.-M. < 

Henschel (v. turbines). 

Hermann, diagrammes 
thermiques de l'utilisa- 
tion de la chaleur dans 
les chaudières et ma- 
chines a vapeur . . . 

Hermann, théorie graphi- 
que des régulateurs . . 

Hertay. abaque pour le 
calcul des cylindres. . i 

Hertay, distribution. . . ! 
— frottement des ti- 
roirs . . . . i 

ileurtebise (v. ascenseur 
Cramer). 

Heusinger von Waldegg 
[v. Waldchaerts). 

Highland (chemin de fer 
du), locomotive express. ( 

Hitler et Adams, bouchon 
fusible ' 

Hindson (W.l et C», type 
de grue hydraulique. . i 

Hirn (Alexandre), trans- 
mission tôlédynamique. ! 

Hirn (G. -A.), lois du frot- 
tement des surfaces lu- 
brifiées 

Hirn (G. -A.), indicateur 
pour machines & va- 

Hirn (G.À.j, pandynamo- 
mètres 

Hirn (G. -A.), équivalent 
mécanique 

H i rn (G . - A .), meth ode d'ex- 
pènmentation et analyse 
de l'aotion des parois. , ■ 

Hirn (G. -A. ), procédé pour 
mesurer l'eau entraînée. 

Hirscb, expériences sur 
les coups de feu . . . ■ 

Hirsch et Deblze, tables 
graphiques des proprié- 
tés de la vapeur ... 

Historique des turbines. . 

Historique de la machine 
à vapeur 

Historique des locomotives < 

Historique de la naviga- 
tion & vapeur , . . . i 

Historique de la pompe 
centrifuge. ..... 

Historique delà transmis- 
sion par cables. . . . 

Historique de la transmis- 
sion hydraulique ... 

Historique de la transmis- 
sion à air comprimé. . 

H oh encollera (ateliers de), 



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INDES ALPHABÉTIQUE 



formule pour la résis- 
tance des trains et des 
locomotives 

Hohenzollern, diagramme 
des charges remorquées 

a différentes ~" 

sur diverses rampes. 

Holborow, distribution. 

Hollandaise (roue éléva- 
toire) 

Honigmann, chaudière 
soude 



Hoppe, machines à pres- 
sion d'eau 

Hoppe, machine d'épuise- 
ment a Claustha) . . 

H oni, condenseur . . 

Hornblower (machine 
vapeur de) • . . . . 

Hornblower (soupapes de 
distribution de). . . . 

Houille (combustion de 
la) . . 

Houilles (classification et 
composition des) 

Houilles, poids 3| ' 



H owden (spirales retarda- 
trices dei 

H owden , tirage farce 
avec rechauffeur d'air 

Hoyois, obturateurs d'é- 
chappement à grilles. 

Hoyois, distribution a 
obturateurs pour loco- 
motives 

Hueigoatfv. colonned'eau) 

Huile minérale (effet de 1') 
sur les coups de feu. . 

Huile minérale dans les 
chaudières marines 

Huiles (v. lubrifiants). 

Hydraulique (main 
vrage) des ponts, portes 
d'écluse, etc.) .... 

Hydraulique (v. transmis- 
sion, cabestans, grues). 

Hydrokinètre de weir. 



Inertie (forces d') dans le 
mécanisme des moteurs 
a cylindre oscillant. . 2 104 

Inertie du mécanisme 
des moteurs à vapeur . 5. M à 82 

Inertie (forces d') dans les 
machines Compound. . 5 48 

Inertie (compensateur d') 
des tiroirs 5 116 

Inertie du mécanisme des 
locomotives 6 .40 

Inertie (effet des forces d*) 
sur une locomotive sus- 
pendue 8 *1 

Inertie (effet des forces d') 
sur l'attelage d'un train. 6 42 

Inertie (v. équilibrage). 

lngersoll-Sergeant, com- 
presseur d'air .... 8 88 

Ingliss, déclic 5 108 

lnjeoteur Giflard (théorie 

. de I') 3 79-80 

injecteur, précautions pour 
éviter les ratés. ... 4 100 

In lecteurs Guyenet, Gres- 
ham, Koerting .... 4 100 

Injecteur (dimensions de 
Jj . . 4 101 

Injecteur a vapeur d'é- 
chappement . .... 4 102 

Injecteur Webb pour loco- 
motives 6 TB 

Injecteur pour la combus- 
tion du pétrole. ... 4 89 

Injection d'eau dans tes 
aéro-moteurs .... 8 55 

Injection d'eau (v. com- 
presseurs). 

Ireland (machines oscil- 
lantes de 1") s 6 

6 134 et 160 

Isoohronisme des régula- 
teurs 1 1« 

Isodiaba tiques (lignes). . 3 41 

Isothermique (transforma- 
tion) des gaz 3 11 



Inclinaison des cylindres 
dans leslocomotives. . < 

Incurvation des câbles mé- 
talliques sur les poulies. > 

Indicateurs de niveau des 
chaudières 

Indicateurs de Watt, etc. 

Inertie (indicateur d'). . 



Jette-feu des locomotives. S 

Jeu des boites à graisse 
des locomotives , . . 6 

Jonval (v. turbines). 

Jordan, machines à' co- 
lonne d'eau 2 

Joule (loi de) pour les gaz 
parfaits .... . • 8 

Joule (v. équivalence). 

Joy (assistant cylinder de) S 

Joy, changement de mar- 
che hydraulique ... 5 

Joy, distribution radiale . 5 



dbyGoogle 









ttûini^ir *.it 



L*-«: .r..-;-^rrî«r;; :^ 






^igilizedbv GOOgle 



INDEX ALPHABÉTIQUE 



lias . 



Lin de, machines frigorifl. 
ques & ammoniaque. . 

Lisgignol, revêtement iso- 
lant descylindres. . . : 

Looher (crémaillère) du 
chemin de Ter du Pllate. < 

Loco mobiles (machines a 
vapeur) , . 

Locomotives Compound . i 

Locomotives (types de) 
d'après les services . . < 

London- Brighton , type 
d'express i 

London-Chatham, fixation 
des bandages . . ■ . < 

London et N. Western, 
types d'express. . . . f 

Longerons des locomotives 
(v. châssis). 

Longralre (de), formules 
pour la raideur des 
cordes 

Longridge, coefficients de 
transmission dans les 
chaudières Lan cash ire 
& différentes allures. . - 

Lorenz, coefficients de 
conductibilité des mé- 
taux : 

Louvlêre (La) (v. ascen- 
seurs). 

Lubrifiants '. 



Macallan et Adam s, tuyère 
d'échappement a sec- 
tion variable G 

Mae Dougtill, chargeur 
mécanique 4 

Mac Dougall, purgeur au- 
tomatique. ..... 4 

Maofarlane Gray, formule 
de rendement des chau- 
dières 4 

Mâchefer 4 

Machines a air chaud (v. 
air chaud). 

Machines a balancier ac- 
tionnant des pompes. . 1 

Machines a colonne d'eau 
(v. colonne d'eau). 

Machines à gaz (v. mo- 
teurs). 

Machines a vapeur. 

— théorie thermi- 

3ue (v. cycles, vapeurs, 
iagramme entropique, 
parois, vapeurs combi- 
nées, turbo-mo leurs) . . 3 : 

INDEX 



Machines à vapeur (his- 
toire des) 5 S 

Machine & vapeur théorie 
dynamique 5 I8àfi6 

Machines a vapeur(v. Com- 
pound, distribution, con- 
denseur; ■ 

Machines frigorifiques. 

Machines frigorifiques à 
air de Kirk 8 174 

Machines frigorifiques a 
cycle fermé 3 175-176 

Machines frigorifiques a 
èchangeur a 177 

Machines frigorifiques a 
vapeur et a compres- 

». aio u" ■ ^ • ,» • • • s leoaiw 

Machines frigorifiques de 
Pictet a acide sulfureux 3 187 

Machines frigorifiques de 
Linde à ammoniaque. - 3 18B 

Machines frigorifiques a 
affinité 3 189 

Machines frigorifiques (en- 
combrement des) .i.S 184 

Machines marines Com- 
pound s iB3 

Machines marines a triple 
expansion 6 15* 

Machines marines à qua- 
druple expansion. . . 6 158 

Machines marines à hé-. 
lice s 153a 159 

Machines marines A roues 6 I60àl61 

Mac-Naught (indicateur de) 1 118 

Madamet, distributions ra- 
diales 5 99 

Mafféi (ateliers) & Munich 6 4 

Mafféi. articulation pour 
les locomotives Mallet 
du Saint-Gothard . . 6 108 

Maginot, pompe centri- 
fuge. ....... 7 m 

Mahler (obus calorimé- 
trique de) 3 96 

Id. i 18 

Manier (formule de) pour 
la puissance calorifique 
des houilles 4 17 

Mallard et Le Cb&lelier, 
chaleur spécifique des 
gaz 3 98 

Mallet, locomolives Com- 
pound 6 4 et 94-95 

Mallet, tuyère & section 
variable 6 74 

Mallet, locomotives Com- 
pound articul ces a quatre 
cylindres ...... 6 108 

id. 6 137 

Malte (pompes centrifuges 
des docks de) .... 7 140 

Manèges pour recueillir 
l'action des moteurs 
animés ... .2 1-8 



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IXDIX ALPHABÉTIQUE 



M anivelle(effort de l'homme 
sur une) S 

Manomètre pour les faibles 
pressions d'air. ... 7 

Manomètres à vapeur. . 4 

Manque d'eau - dans les 
chaudières 4 

Marcel Doprez, frein, dy- 
na m ora étriqué . . . . 1 

Marié, liaison entre la ré- 
gularité et la sensibilité 
des régulateurs . . . 1 

Marly (anciennes machi- 
nes de). 7 

Marshall, distribution de 
vapeur 5 

Marshall, distribution ra- 
diale 5 

Marshall, régulateur . . 5 

Marshall, progrés des ma- 
chines marines de 1871 



M&rtens, résistance des 
tôles chauffées. ... 4 

M ascheck, règle pour l'em- 
ploi du cheval . . . . ï 

Massau (méthode de) pour 
i trouver la résultante 
des forces d'inertie des 
bielles 6 

Massau, correction des 
obliquités 5 

Maudslay (machine à va- 
peur de) 5 

Maus, plans inclinés àa 
Liège G 

Maus, projet pour le per- 
cement du Mont-Cenis. 8 

Max Gehre, mesurage de 
l'eau entraînée. ... 4 

Max Gehre, surchaufieur. 4 

Mayer (v. équivalence). 

Mayer, moteur hydrauli- 
que a admission d'air . S 

Mégy, moteur hydrauli- 
que oscillant 2 

Megy, treuil de sûreté et 
frein 8 

Mékarski, locomotives à 
air comprimé .... 6 

Mékarski, bouillotte et 
détendeur : 

Menai (levage des poutres 
du pont de) : 

Merrywealher, chaudière 
de pompe a incendie. . 4 

Mesurage des forces . ■ 1 

Mesurage de la vitesse . 1 

Mesurage du travail exer- 
cé parle fluide ... 1 

Mesurage de la pres- 
sion et de la vitesse de 



l'air dans les problèmes 

de ventilation .... 7 156 

Heteor (machines a triple 
expansion du) . . . 6 154 

Meuse (Sté la), ventilateur 
& piston 7 162 

Meyer, distribution par 
tiroirs 5 84 

Meyer, locomotive à train 
articulé ...,..« 108 

Midi (locomotives com- 
pound du) 6 105A106 

Midland (portes de foyer 
du) 6 71 

Midland, cylindres Inté- 
rieurs de locomotives . 6 88 

Midland (locomotives ex- 
press du). 6 105 

Mignon et Rouart, régula- 
teurs de descente des 
appareils de levage . . 8 74 

Missiessy (bassins) à Tou- 
lon, pompes centrifuges 
d'épuisement .... 7 140 

Modèles (résistance des 
navires au moyen de) 6 125 

Modérateur des locomo- 
tives 6 79 

Mogul (locomotives amé- 
ricaines) 6 108 

Moll (formules de) pour 
les hélices .... 6 163 

Mollerupt (graisseur a 
pompe) B 90 

Morin (voir frottement, 
traction). 

Morin, dynamomètre de 

traction ... 1 144 

- dynamomètre de 
transmission . 1 172 

- (formules de) pour 
les rouesliy- 
drauliques . . S ai 

- expériences suri es 

Kmpes centri- 
ges . . . 7 126 

- pertes de charge 
de l'air dans des 
conduites en po- 
terie ... 7 157 

M or ton, condenseur-éjec- 
teur 5 131 

Mosarop, indicateur de vi- 
tesse 1 143 

Moteurs animés ("règles et 
données numériques 
pour l'emploi des) . . 2 l&s 

Moteurs a gaz (voir cycles 
gaz, distribution) . . . S 95àil6 

Moteurs a. gaz Lenoir. . 3 95 

— de Bisscbop. 3 104 

— Langen et 
Otto. , . 3 10S 

— Otto ... 3 106 

— Atkinson. . 3 111 



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TSDSX. ALPHABETIQUE 



Moteurs a gaz pauvres . S 
— à pétrole ... 3 

Motte (vis pneumatique de) 7 

Moulina & vents (voir ré- 
cepteurs pneumatiques. 

Moulin à vent américain 
Halladay 2 

Mouvement uniforme . . 1 
— périodique . 1 

Mouvement varié des co- 
lonnes liquides. ... 2 

Mouvement varié des co- 
lonnes liquides. ... 7 

Mouvements 1 perturba- 
teurs. des locomotives . 6 

Mouvements perturba- 
teurs des locomotives . 6 

Murdoch (tiroir en D de) . 5 

Murgue, raideur des ca- 
bles métalliques ... 1 

Murgue (orifice équiva- 
lent de) ...... 7 

Murray (tiroir a coquille 



de) . 



N 



Navier (voir raideur des 
cordes). 

Navires (influence des di- 
mensions des) 

Nettoyage des chaudières 

• de locomotives • . . 

Neustadt, appareils de le- 
vage a chaîne de Galle. ■ 

Neustadt, pont roulant de 
io tonnes 

Newcomen (machine à va- 
peur de) • 

Newton (théorème de) sur 
la similitude en mécani- 
que 

Nézeraux, pompe a air 
centrifuge 

Nixon [composition de la 
nouille de ce nom) . . 

Nixon, pouvoir calorifique ■ 

Nœud, unité de vitesse des 
navires < 

Nolet, distribution à sou- 
papes ! 

Nord (Cie du), grille a 
flammèches . . . ( 
— locomotives com- 
pound i 

Nona ' 

Normand, tubes rétrécis 
des chaudières 
de torpilleurs. • 

— sa part dans le 

développement 

oompound . , f 

— filtre à éponges i 



North-British (type > 
preas du). .... 

North-Eastern (type d'ex- 
press du) I 

lîozo et Geoffroy, expé- 
riences sur les jets souf- 
flants 



Ôberursel (transmission 

far câbles d") . . . . 
liquité des bielles (cor- 
rections dues al')- ■ ■ 
Obturateurs divers de ma- 
chines a vapeur . 
Obus de Mailler .... 
Oerlikon (ateliers d'), mo- 
teur a vapeur vertical 
corapound a grande v ; 

OHenbacb, ', canalisation 
d'air a 

Omnibus (O des), coeffi- 
cients de traction su - ■" 
verses chaussées. 

Orifice équivalent d'u 
cal & ventiler . . 

Orléans (foyer Ten Brink 
de O ' 

O ri éan s, locom oti v e à ma r- 
ehandises 

Orsat-Salieron, appareil 
d'analyse des gaz de la 
combustion .* . . 

Orvis. fumivore . . 

Otts (v. ascenseurs). 

Otto (v. moteurs a gaz). 

Ouest (C" de I'), bogie des 
locomotives. ... 

Ouest (O de i'), cylindit 
des locomotives . . . 

Ouest (O de!'), attelage 
des tenders système Roy 

Ouest (Ci* de 1'), locomo- 
tives express . . - - 

Ouest (Ci* de I'), loc 
tives de rampes pour 
trains omnibus. . . . < 

Ouverture d'un local à 
ventiler .... 



70 à 73 
C3à69 



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OTDBI ALPHABÉTIQUE 



Palan ordinaire . . . . f 
Palans & chaînes . . . ( 
Palan 4 frein Becker . . ê 
Paliers basculants pour 

ponts roulants. . • - ' 
Pambour (de), résistance 

des trains . • ■ ■ • ] 
PandynamomêtresdeHirn 1 
Papillon ivalve 4) action- 

née par régulateurs . ■ - 
Papin, invention de la 

machine & vapeur. . . s 
Pare-étincelles des loco- 
motives ' 

Paris-L.-M., locomotives 

compound * 

Paris-L.-M., chaudière 4 

long faisceau tubulaire 

du ...-■■■• f 

Paris-L.-M., (bogie du) . < 

Park, entietoises sans rl- 

vures pour boites à leu . * 

Parker, chaudière . . - * 

Parker (W.j.dôiormations 

longitudinales deB foyers 

ondulés * 

Parois (action des) dans 

les cylindres à vapeur . S 
Parois (action des) d une 

plaque conductrice . , 3 
Parois (action des) déter- 
minée expérimentale- _ 
ment par Hirn . . . • 
Parois (action des), (dia- 
grammes d'échange dus 
a V) lv. Dwelshauvers- 
Dery) 
Parois (action des) (dia- 
grammes entropinues 

de r> . ■•■.-,■ 

Parois (mouvement de la 
chaleur dans les] . . 

Parois(influencedurayon- 
nement et des envelop- 
pes sur l'acuon des). . I 

Parois (influence de la vc- 
tesse sur l'action des) . . 

Parois (influence des pro- 
portions des cylindres 
sur l'acuon des) . . ■ ■ 

Parois (action des) dans 
les machines de Woolf. I 

Parois (action des) dans t 
les moteurs 4 gaz. . < 

Parry, bouchon fusible • * 

Par s o ns( v. turbo- m o teur s) . 

Paxman, distribution de 
vapeur ' 

Pearsall (bélier compres- 
seur de) * 

Pelton (roue) pour hautes 
pressions ' 

Perret, grille pour com- 
bustibles pulvérulents. ■ 



144 à 167 
1464117 



1534155 

1364167 



Pertes de charge dans les 
conduites des pompes . 

Pertes dans les canalisa- 
tions d'eau 4 haute près- 



Pertes dans les conduites 
d'air. .....-- 

Pertes dans les canalisa- 
tions d'air comprimé 

Pertes dans les canalisa- 
tions de vapeur. . . ■ 

Pertes dues aux étrangle- 
ments de la vapeur . . 

Perte triangulaire des ma- 
chines compound . . . 

Petit et Boudeuoot, trans- 
mission par l'air raréfié 

Petroff, lois du frottement 
des surfaces séparées 
par un lubrifiant. ■ • 

Pétrole (v. moteurs 4) 

— (pouvoir calorifi- 
que du) 

Pétrole, son emploi pour 
le chauffage des chau- 
dières • 

Pétrole (brûleurs 4). . . 

— pour le chauffage 
des locomotives . . ■ 

Phénix, machines vertica- 
les compound . . . - 

Phénix, machines horizon- 
talescompound 4 grande 
vitesse ■ • 

Phénix, machines semi- 
fixes 

Phénix, cylindre 4 vapeur 
— usine é lé v attire 
de Schellingwourie . - 

Phénix, installations de 
pompes centrituttes . . 

Phénix, compresseur d'air 
et pompe 4 vide 4 tiroir 

Phénix, poulies p .mi-trans- 
missions tèlôdynami- 
ques 

Piat (agrafe de) pour c4- 
bles métalliques . . ■ 

Pichault (dianoraôgraphe 
de) . . ■ • ■ ■ • ■ ■ 

Pictet, machine frigorifi- 
que 4 acide sulfureux . 

Pièces 4 mouvement alter- 
natif des machines 4 
vapeur, leur poids . . 

Piedbœuf, chaudières. - 

— ' porte autoclave 

pour chaudières 4 tubes 

d'eau , • 

Pilon (machines verticales 

Pilons mus par un arbre 
4 cames, perte d'effet . 

Pistons des machines lo- 
comotives 



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\ 



IHDBX ÀLPHABBTIQOB 



Pistons de pompes ... 7 90 
— d'ascenseurs (frot- 
tement des) . . . . 8 110 
Pistons de compresseurs. S 41 
Picot (tube de) pour mesu- 
rer la- vitesse de l'air .. 7 156 
Pivot des turbines (réac- 
tion sur le) 9 39 

Pivot des turbines à arbre 

vertical 2 81 

Pivots (frottement des) . 1 48 
Planche, indicateur de ni- 
veau i 1» 

Planincl.nèhydro-moteur 2 10 
Plans inclinés pour ba- 
teaux 8 101 

Poids des chaudières ma- 
rines 6 14»et159 

Poids des machines ma- 
rines 6 159 

Points d'équilibre dans la 
détente d'une vapeur 

humide 3 5' 

Points morts des bielles 

eu égard au frottement. 1 59 

Poirée et Bochet, lois du 
frottement des bandages 
et des sabots de freins. 1 28 

Poisson (loi de) pour la dé- 
tente dus gaz .... 3 15 
Poionceau, attelage. . . 8 101 
Pompes alimentaires des 

chaudières 4 83 

Pompes alimentaires des 
locomotives du London 

Brighîon 6 78 

Pompes à mouvement al- 
ternatif ( classification 
des). ....... 7 138.17 

Pompes commandées par 

action directe. . , . 7 Î2à87 
Pompes commandées par 
un mouvement de rota- 
tion uniforme .... 7 32à57 

Pompes commandées par 
un couple moteur cons- 
tant : 1 68à61 

Pompes (exemples de) en 

liaison avec leurmoteur 7 b7a8u 
Pompes oscillantes. . . 7 113 

— rotatives à capa- 
cité variable. . . .7 114àl20 
Pompes axiales et centri- 
fuges a réaction ... 7 J21àl4l 
Pompes centrifuges, théo- _..., 

rie, proportions et tracé 7 12041J1 
Pompes centrifugesconju- 

guees . 7 U2-13J 

Pompes centrifuges à dif- 

rusoir 7 134 

Pompes centrifuges(emploi 

des). 7 13a 

Pompes centrifuges éta- 
blies en siphon. ... 7 137 



Pompes centrifuges pour 
l'épuisement des cales . 1 

Pompes centrifuges pour 
le dragage des sables et 
des vases molles . . . ■ 

Pompes a vide. . . . i 

Pompe à air des conden- 
seurs ' 

Pompe à air (diagr. de) . 1 

Pompe à air centrifuge 
Nézeraux '• 

Poncelet (Unité de puis- 
sance) 

Poncelet (v. roue). 

Ponts a peser les locomo- 
tives . ' 

Pont de Menai (levagedu) i 

Ponts roulants & chaînes 
pendantes 

Ponts roulants manœu- 
vres à bras . . • ■ • ■ 

Ponts roulants comman- 
dés par transmissions . 

Ponts roulants automobi- 
les de Booth 

Ponts roulants surcheva- 



Popp, poêle en fonte pour 
enauflage de l'air coro- 

Popp, détendeur d'air. . 
— moteur rotatif ik sir 
comprimé pour petites 
forces 

Popp-Conti, système de lo- 
comotion à air comprimé 

Ports (force des cabestans 
et des grues dans les) 

Porter (régulateur de). 

Porter-Allen (tiroirs de) 

— (machine 

vapeur de) . - ■ 

Portes de foyers de loco- 



Portes de boites a fumée. 
— autoclaves pour 
chaudières 

Portes de foyers de chau' 
diêres fixes . . 

Postulatum de Clausiui 

Poulies simples et leurs 
combinaisons ... 

Poulies i gorges pour 
transmissionsparcordes 

Poulies pour transmis- 
sions par câbles métal- 
liques 

Pouvoir calorifique (' 
chaleur dégagée). 

Prtgue (pompes action- 
nées par une '" 

^ t ,«,, 1...,,^ A I* 



db,Google 



ixir 

Pression absolue et pres- 
sion effective .... 4 

Priestman, moteur & pé- 
trole 3 

Principe de Carnot ... 8 

Prise île vapeur des chau- 
dières. . . . . 4 

Prise de vapeur des loco- 
motives ... 8 

Prix de revient de l'eau a 
haute pression. ... 8 

Pris de revient des cana- 
lisations d'air comprima 
a Paris 8 

Proell, régulateur .... 1 

Proett et Seelhod', accu- 
mulateur a charge d'air 
comprimé 8 

Prony (v. frein). 

Propulseur des navires 
(action du) 6 

Propulseur a réaction. ■ 6 

— & roues. . . 6 

— A béliee. . . 6 
Providence (machine delà 

distribution forcée de) . 7 
Prunier (pompe). . . • 7 
Prussman, indicateur dif- 
férentiel 1 

Prussman (v, ascenseur) . 
— cheminée de lo- 
comotives 6 

Puissance absolue d'une 

chute d'eau 8 

Puissance du tirage . . 4 
Pulsomètre a vapeur . . 7 
Purges (eau des), son uti- 
lisation 4 

Purgeurs automatiques 

d'eau condensée ... 4 
Purves (v. foyers). 
Pyrites, leur effet dans les 

houitles 4 

Pyromètres i 

R 

Racher.systémededétente 5 

Radoub (v. cales sèches). 
Raftard, frein dynamoraé- 

Raideur des cordes. • . 1 

Kamsbottom, soupapes de 
sûreté des locomotives. 6 

Ramsbottom, bielles d'ac- 
couplement 6 

Ramsbottom, remplissage 
en marche des tenders. 6 

Rampes (influence des) 
sur l'effort de traction . 6 

Rankin et Blackmore, ma- 
chine & quadruple ex- 
pansion 6 

Rankine, formule de ren- 
dement des chaudières . 4 



IHDEX ÀLPHÀBÉTIQUK 



Rankine, résistance en 
courbe 6 

Rankinisation des dia- 
grammes 5 

Ransomes, Sims et Jeffe- 
ries, distribution ... 5 

Râteau, ouverture d'un lo- 
cal a ventiler .... 7 

Râteau, ventilateur. . . 7 
— courbes caracté- 
ristiques des ventilateurs 1 

Rayonnement des cylin- 
dres a vapeur .... S 

Rayonnement ( chaleur 
transmise par). ... 4 

Rayonnement (chaleurper- 
due par) 4 

Réactions sur les touril- 
lons des martinets . , 1 

Réaction Je l'eau sur une 
aube de turbine ... 2 

Récepteurs pneumatiques 
(moulins a. vent) ... 2 

RèchaulTeurs des chau- 
dières (théorie). ... 4 

Réchauffeurs Green . . 4 

— & vapeur 

d'échappement. . . . '4 

Réchauffeurs (v. chau- 
dières) . 

RèchaulTeurs Weir des 
machines marines . . S 

Réch&ufTeurs Weir des 
machines marines . . 6 

Recul des propulseurs. . 6 
— dans les paquebots 
à roues & grande vitesse 6 

Recul négatif des hélices 6 

Reecb (constatation de 
l'effet des parois en 1850, 
par) S 

Reech. théorie de la simi- 
litude de Newton ... 6 
Réfrigérants d'eau d'injec- 
tion 5 

Refroidissement doscom- 

Sresseurs 8 
générateurs des ma- 
chines a air chaud . . S 
Registre (effet du) sur le 

tirage * 

Réglage des machines & 

vapeur 5 

Réglage par étrangle- 
Réglage des machines à. 

tiroir équilibré. ... G 
Réglage des moteurs a 

gaz 3 

Réglage du tiroir , . . 5 
Réglage des turbines . . 2 
Règlement sur les chau- 
dières ...... 4 

96, HO, «9, 



10S 

39 et 42 

U5âîï6 

17Ù50 
51 

1036.105 



^igilizedby GOOgle 



DTDK ÀLPHÀBiTIQUK 



Régularité (coefficient de) 
du volant 

Régal ai- i té des régula- 

Régulateurs américains. 

Régulateurs a contre- 
poids (théorie). . . . 

Régulateurs (oscillations 
des). . . . . . . 

Régulateurs (proportion- 
nalité des) 

Régulateurs des machines 
& distribution Meyer. . 

Régulateurs des moulins 
a vent , 

Régulateurs à pendul< 
des moteurs a gaz . . 

Régulateurs des turbines 

Régulateur suppl* 

taire de Knowies. . 

Régulateur servo-moteur 

Régulateur électrique. 

Regray, -* 



Reichenbach. machines 
colonne d'eau- . . 

Rendement de l'injecteur 
Ginard 

Rendement organique des 
moteurs à gaz. ■ ■ . 

Rendement en travail de 
la chaleur du loyer des 
chaudières 

Rendement théorique des 
chaudières 

Rendement des chaudiè- 
res, formule de Ran- 

Re ri dément des chaudiè- 
res, formule do, Mac- 
farlane Gray .... 

Rendement organique des 
machines & vapeur . . 

Rendement des propul- 
seurs , 

Rendement de traction 
des locomotives . . . 

Rendement mécanique dea 
pompes 

Rendement volura étriqué 
des pompes 

Rendement des pompes 
rotatives 

Rendement des pompes 
centrifuges .... 

Rendement des ventila- 
Rendement des transmis- 
sions par cables . ■ - 

Rendement des transmis- 
sions hydrauliques 

Rendement des transmis- 
sions par l'air comprimé 

Reniflard des cylindres 
de locomotives 



Reniflard des chaudières 
a basse pression. . . 4 

Renflaid des pompes a 
air 5 

Rennie (v. coefficient de 
frottement). 

Renversement de marche 
(v. changement). 

Réservoir des machines 
Compound G 

Réservoir d'air des pom- 
pes 7 

Réservoir d'air des pom- 
pes (remplissage du) , 7 

Réservoirs (v. châteaux 
d'eau). 

Résistance des tôles à 
haute température . . 4 

Résistances passives des 
machines a vapeur . . 5 

Résistance au démarrage 6 

Résistance en courbe. . 6 

Résistance des trains. . 1 
C 

Résistance des machines 
et tenders. 6 

Résistance des navires a 
la propulsion .... 6 

Résistance des bateaux 
dans les canaux ... 6 

Résistance des chaudiè- 
res , . . 4 

Ressorts en hélice (for- 
mule des) 1 

Ressorts des locomotives 
(leurs fonctions) ... 6 

Ressorts, position et flexi- 
bilité 6 

Ressorts, flèche par tonne 
décharge 6 

Ressorts de rappel des 
bogies 6 

Re s s o r ts d 'i i i d i ca '. e u r ( 1 e u r 
vérification) 1 

Reldenbacuer, rendement 
des roues de coté. . . 2 

Retdenbactier, calcul des 
réchauffeurs .... 4 

Réversibilité des cycles. 3 

Richards (indicateur de). 1 

Rider (moteur â air chaud 
de) 3 

Rider, distribution de va- 
peur . 6 

Ried 1er, soupapes de pom- 
pes à chute commandée 7 

Riedler , recherches & 
l'indicateur sur des pom- 
pes 7 

Riedler, soupapes com- 
mandées pour compres- 
seurs d'air . .... 8 

Ri e d I e r ,co m p re sseur s éta- 
Rôs 8 

Riedler (v. Gutermuth), 



41-M 

49*53 



dbyGoogle 



IKDBX ALPHABÉTIQUE 



Rieter (v. dynamomètre 
de). 

Rieter, régulateur pour 
turbines ï 

Rieter, transmissions te- 
lédynamiques . . . . I 

Rlegenbach, chemins de 
fera crémaillère . . . c 

Ri ttinger, pompe. . . . ' 

Ri v lires des chaudières 
(résistances admises par 
le règlement belge) . . « 

Robinets de jauge des chau- 
dières '. 

Robinson et Norton, cric a 
vis ........ f 

Roentgen, inventeur de la 
machine compound . . f 

Romilly (de), procédé d'é- 
lévation des liquides. . ', 

Roliason, ventilateur rota- 
tif . . '. 

Rondelet, expériences sur 
la dilatation des boites 
a feu i 

Rongy, changement de 
marche servo-moteur . < 

Roots, ventilateur rotatif. î 

Roser, chaudière à tubes 
d'eau i 

Roue hollandaise pour éle- 
ver les eaux '. 

Roues a aubes (v. propul- 
seur). 

Roues hydrauliques à ac- 
tion de poids (théorie des) I 

Roue de cote ï 

— avec vannage à tête 
d'eau '. 

Roue avec vannage & Per- 
siennes 

Roue Sagebien , . . . 

— Zuppinger . . , . ' 

— à augets ! 

— Poncelet a aubes 
courbes . ....'. 

Roue en dessous à aubes 
planes 

Roues immergées dans 
un courant 

Roues de locomotives . . < 

Roue a tympan .... 

— hydraulique action- 
nant des pompes , . . 

Roulement (résistance au) : 
— (résistance des 

wagons) 

Roulis des locomotives . i 
Roy (Edmond), attelage 

des chemins de Ter de 

l'Ouest ( 

Russell.bigue de HO tonnes l 
— disposition spéciale 

de câble pour actionner 



24 

27 à 3! 

32 à M 

35-36 

37 



les ponts roulants . . 
Ruston Proctor, distribu- 
tion. ...... 



St-Gothard (ventilateur a 
cloches au) 

St-Maur, pompes action- 
nées par turbines. . 

Sara ai n, ascenseur. . 

— compensateur 

pour ascenseur . . 

Saulnier, distribution ps 
tiroirs 

Sautter, Lemonnier et C 1 
compresseur . , . 

Sauvage, effet du réchauf- 
feur sur le torpilleur 



Sauvage, données sur .. 
construction des chau- 
dières locomotives 

SchaefTer et Budenberg, 
clapet de sûreté . . . 

Schaeffer et Budenberg, 
manomètre 

Schaefter et Budenberg, 
pulsomètre 

Schaffouse (transmission 
tôlôdynamique de) . . 

SoheLlingwouue (usine élô- 
vatoire de) 

Scheurer-Keslner.pouvoir 
calorifique de la houille 

Schicbau, locomotive com- 
pound .... 

Schmid (v. colonne d'eau) 

Schmldt, vannage de tur- 
bine a admission à'i" ~ 

Schmidt (W.), motet 
vapeur surchauffée 

Schroeter, essai d'une 
chine a triple expansion l 

Schroeter, essais de ma- 
chines a glace. ... 3 

Schwahn. construction de 
l'aile des moulins a 
vent ■ 

Schwoerer, surchauffeur. 

Sciure de bois, son emploi 
comme combustible . . 

Seaton et Cameron, sou- 
pape de sûreté. . . . ■ 

Sécheur de vapeur (v. sé- 
parateur). 

Section des soupapes de 



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UTDKZ ALPHABÉTIQUE 



fegner {roua de). . . . 

Seflers (v. vis tangente, 
dynamomètre). 

Serai-tubulaires (v. chau- 
dières). 

Scrai-flxes (machines a 
vapeur) 

Sensibilité des rêgu I ateurs 

Spparste u r d'eau e ntram ée 

Ser, chaleur transmise 
par rayonnement. . . 

Ser, formule pour doter* 
miner la vitesse de l'air 
par le tube do Pitot . . 

Sor, ventilateur .... 

Serpollet (chaudière) . . 

Serve (tube) 

— tube dans les loco- 
motives 

Servo-moteurs .... 

Servo-moteurs pour loco- 
motives , , . 

Servo-moteurs (t. régula- 
Sharp et Stewurl. Injecteur 
a vapeur d'échappement 

Sickeis, inventeur des dis- 
tributions par décleo 
chôment .... 

Sickeis, servo-moteur . . 

Siemens {v. dynamomètre) 

Sifflet d'alarme des chau 

Similitude (théorème delà) 
(v Newton). 

Sinclair, cheminée des lo- 
comotives (v.Prussman) 

Sinclair (Augus), résis- 
tance des trains. . , 

Siphon (turbines en). . . 
— (pompes centrifu- 
gea en) 

Slaby, recherches sur les 
moteurs à gaz .... 

Smith, valve spéciale pour 
la marche deslocomoti 
vos & modérateur fermé 

Smith et Stevens. (v. as- 
censeur). 

Société alsacienne, fixa- 
tion des bandages. . . 

Sole des foyers .... 

Soligoac prix des condui- 
tes d'air à Paris ... . 

Sommeiller, compresseur 
d'air 

Soperga (la) (funiculaire 
Apudloa) 

Souffleur (tuyau) des Joco- 



Soufre dans les houilles . 
Soupape atmosphérique 

(v. roniflard). 
Soupapes de distribution 

de vapeur 



Soupapes(distributionpar) 5 

Soupapes (étanchéité des) g 

— à double voie 

pour condenseurs. . . 5 

Soupapes de prise du va- 
peur 4 

Soupapes de sûreté des 
chaudières * 

Soupapes de sûreté ordi- 
naires i 

SoupapesdesùreteAdams, 
Hartmann, Codron, Du- 
lac, Lethuillier-Pinel, 
Wllson * 

Soupapes de sûreté des 
locomotives 6 

Soupapes de sûreté des 
chaudières marines. . 6 

Soupapes de pompes . 7 
— commandées (v. 
Riedler). 

Soupapes de compresseurs 8 

Soutes des m anilines- ten- 
der 8 

South-Eastern (servo-mo- 
teur des locomotives du) 6 

South -Western, locomoti- 
ves express 6 

Spirale (pompe à) ... 7 

Spirales retardatrices (v. 
Howden). 

Springuel, purgeur d'eau 
condensée 4 

Stephenson, premières lo- 
comotives 6 

Stephenson (coulisse de) . 5 

Stévart, indicateur pour 
faibles pressions ... 1 

Stévart, distribution sans 
excentriques .... 6 

Stévart, distribution a dé- 
tente S 

stévart, distribution des 
locomotives des plans 
inclinés de Liège. . . 6 

Stevens (v. Walschaerts). 

Stevens et Major (v. as- 
censeurs). 

Stirling (machine à air 
chaud de) 8 

Stiriing (James), servo-mo- 
teur de locomotive . . 6 

Stockalper.pertesdeeharge 
dans les conduites d'air 
comprimé 8 

Stock port, ancien type de 
moteur a gaz .... s 

Stooe, pompe a deux pie- 

Stothert and Pi'tt, grue 

Eour l'immersion des 
lacs 8 

Stradal, barre d'attelage. 6 



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IX7I 



DJDKX ALPHÀBÉTIQTJ* 



Straight-line (machine à 
vapeur). 

Straight-lir.e, arbre. . . 5 

— régulateur, s 
Strong (tiroir) 6 

— chaudière de loco- 
motive 6 

Strong, distribution à 4 ob- 
turateurs pour locomo- 
tives 6 

Stroudley, cylindres de lo- 
comotives 6 

Stuckenholz, blgue de 80 
tonnes 8 

Stuckenholz, pont roulant 
a corde 8 

Sturgeon (v. Blanchodt). 

Sulzer, machine a soupa- 
pes 5 

Surchauffe spontanée dans 
l'écoulement des vapeurs 3 

Surchauffe (effet de la) sur 
le cycle des machines a 
vapeur 3 

Surchauffe de l'eau signa- 
lée par Donny et Dufour 4 

Surchauffée (vapeur) voir 
vapeurs. 

Surchauffeurs 4 

Suresnes (machine de dis- 
tribution d'eau à). . . 7 

Surface condensante des 
condenseurs a surface . 6 

Surface de chauffe directe 
et indirecte 4 

T 

Tables des propriétés de 
la vapeur d'eau , . . 3 

Tachymètres de fiuss et 
de Moscrop 1 

Tandem (machines com- 
pound) 5 

Tangye, vérin hydraulique 8 

Tannett Walkcr, cabestan 
hydraulique 8 

Télôdynamique (v. trans- 
mission). 

Tempérament des locaux 
à ventiler 7 

Température 8 

— absolue . . a 

— des gaz dans 
la détente adiabatique . 3 

Température d'explosion 
des mélanges détonants 3 

Température des parois 
des cylindres .... S 

Température de combus- 

Température (influence de 
la) sur la résistance des 
tôles 4 



Température des tôles au- 
dessus du foyer ... 4 

Température des gaz par- 
courant les carneaux . 4 

Température extérieure, 
son influence sur le ren- 
dement des chaudières. 4 

Ten-Brink (foyer) ... 4 

Ten-Brink (foyer) & l'Or- 
léans 6 

Ten-Brink, comparaison 
faite auNord etau P.-L.-M. 
avec le foyer a voûte. . G 

Tender, dispositions géné- 
rales a 

Tender (capacité du) . . 6 

— (attelage du) avec 

la machine 6 

Tender (remplissage en 
marche du) 6 

Tensions d'un lien glissant 
sur un tambour . . . 1 

Tensions des brins d'une 
courroie 1 

Tensions, influence de la 
force centrifuge sur les 
tensions des courroies . 1 

Tensions dans les cables 
télédynamiques ... 8 

Teutonic (locomotive), ses 
dimensions .6 

Thalmeyer, diagramme de 
distribution 5 

Thermomètre a air. . . 3 

Thompson (indicateur de). 1 
— régulateur amé- 
ricain 5 

Thompson ( Lewis) (v. calo- 
rimètre) - 

Thornycroft, tirage forcé. 6 

Thurston, frottement des 
tourillons 1 

Thurston, machine pour 
essayer les huiles. . . 1 

Thurston, résistances pas- 
sives des moteurs a va- 
peur 5 

Thurston, essais de chau- 
dières a î'Araerioan Ins- 

■ titute .4 

Timbre des chaudières . i 

Tirage des cheminées, , 4 

— artificiel .... 4 

— forcé des chaudiè- ' 
res marines 6 

Tirage des locomotives 

(théorie du) 6 

Tiroir à coquille. ... S 

— — (tracé du) 6 

— divisé 5 

— Trîok ou Allan, ti- 
roir a double orifice d'ad- 

i et d'échappé m eut 



55 et n 9 

4 

21429 



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INDEX ALPHABÉTIQUE 



Tiroirs cylindriques équi- 
librés t 

Tiroirs (graissage des) . ' 

— compensés . t 

— des locomotives de 
l'Etat belge ..... I 

Tiroirs dos machines ma- 
rines ( 

Tiroirs plans et tiroirs cy- 
lindriques comparés au 
point de vue de l'usure, f 

Titre de la vapeur dans la 
détente . - î 

Toc (excentrique à). . . i 

Touage t 

Toulon (appareil de ma tage 
de GO tonnes à). . . . f 

Tourbillon libre de Ran- 
klne ' 

Tourillons (frottement des) : 

Tourniquet hydraulique. . : 

Tower, machine i vapeur 
rotative dite sphèrique. I 

Traction (coefficient de) 
sur routes 

Traction des véhicules. . 

Tramways (résistance a la 
traction) 

Tramways (locomotives 
pour) i 

Tramways (traction des) 
par câbles < 

Transatlantiques ( pre- 
miers) t 

Transformations des gai 

Transformations non ré- 
versibles ! 

Transformations d'un gaz 
saturé de vapeur d'eau. ; 

Transmissions par cour- 
roies et par cordes . ■ 1 

Transmissions (comparai- 
son des) par courroies, 
par cordes et par engre- 
nages 1 

Transmission de la cha- 
leur aux chaudières au 
point de vue du rende- 
ment des cycles. ... 3 

Transmission (coefficient 
de) de la chaleur aux 
chaudières i 

Transmission (coefficient 
de) aux réuhauffeurs. i 

Transmission de la cha- 
leur aux surfaces do 
chauffe t 

Transmission télèdynami- 

Transmission hydraulique S 
Transmission par l'air 

comprimé ou riréfiô. . 8 
Transport aérien sur ca- 
bles 6 



9à24 

42 à 4* 



ltjâSl 
33*61 



Travail de l'homme envi- 
sagé comme moteur. . : 

Travail d'un régulateur. . ) 

Travail de détente des 
gaz (v. détente). 

Travail recueilli sur l'aile 
d'un moulin à veut . . '■ 

Travail do la vapeur sur 
un piston (v. indica- 
teurs). 

Treuil (équilibre du). . . : 

Treuil Mëgy '■ 

Treuil à simple et à double 
puissance. ..... I 

Trevithick ("locomotive de) 
en 1803 t 

Trick (tiroir de) ... . 

Tripier, excentrique sphé- 

Triple expansion (machi- 
nes a) 

Triple expansion (v. ma- 
chines marines). 
Trous d'homme (v. auto- 
claves). 
Tubes de fumée, . . . 
Tubes Serve (v Serve). . 
Tubes Galloway .... 
Tubes des locomotives. . ' 
Tubes (section des) dans 

les chaudières. . . . ■ 
Tunnels (ventilation des) . ' 
Turbines d'action et à ré- 
Turbines, équations géne- 

Turbines, relation fonda- 
mentale ' 

Turbines axiales d'action 
ou s faible réaction . . ' 

Turbines, tracé des aubes 
par le procédé Vallet. ■ 

Turbines Jonval ou Hens- 
chel 

Turbines a libre déviation 
de Girard 5 

Turbines hydro- pneuma- 
tiques • 

Turbines axiales à réaction '. 

Turbines radiales centri- 
fuges ï 

Turbines radiales centri- 
fuges a réaction . . . S 

Turbines centripètes . . 2 

Turbines (expériences de 
Lehmauu sur les). • . S 

Turbines Cadiat sans di- 
rectrices i 

Turbine écossaise . ■ . S! 

Turbines de Segner eu 
tourniquet 2 

Turbines (proportionnalité 
des) ! 

Turbines partielles et à 
plusieurs couronnes. . 3 



49 et 56 

50 et 61 



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INDEX ALPHABÉTIQOB 



Turbines (vannage des) . 2 

Turbines (régulateurs au- 
tomatiques des) ... 2 

Turbines en siphon ... 2 

Turbines, données néces- 
saires et établissement. i 

Turbines actionnant des 
pompes ...... 7 

Turbines hydrauliques à 
haute pression .... 8 

Turbines a vapeur (v. 
turbo-moteurs). 

Turbinia, torpilleur à mo- 
teur Parsons 6 

Turbo - moteur Parsons , 
théorie. 3 

Turbo-moteur de Laval . 5 

Turnbuil, soupapes de 
sûretâ ...... . . i 

Tuyautage d'alimentation 
des chaudières. .... 4 

Tuyautage (v. conduites), 

Tuyères d'échappement 
dés locomotives. ... 6 

Tuyères d'échappement, 
proportions de 8 types. 6 

Tweddell, accumulateur 
hydraulique à très haute 
pression 8 

Tyler, distribution ... 5 

Tympan (v. roue à). 



Ulrich, distribution. . . t 

Unwin (W.-C), frottement 
des liquides sur les so- 
lides. ......,] 

Unwin (W.-C.), essais de 
pompes Worthington. . ', 

Unwin (W.-C.), sur les 
pompes centrifuges . . 7 

Unwin (W.-C). rormulo 
pour déterminer les 

Fortes de charge de 
air dans les conduites. ) 

Urquhart, chauffage des 
locomotives au pétrole. ( 

Utilisation (coefficient d'j 
pour déterminer la vi- 
tesse des navires . . . i 

Utilisation de la chaleur 
du foyer par le cycle des 
machines â vapeur . . ; 



Valve isolante des loco- 
motives Compound . . 

Valves équilibrées com- 
mandées par régula- 
teurs 

Valves de distribution (v. 
Corllss). 



Vandenkerchove, machine 
Corliss verticale ... G 5 

Vandenkerchove, machine 
de distribution d'eau a 
Gand 7 84 

Vannage (v. déversoir). 

Vannage des roues a nu - 
gets .2 38 

Vannage des turbines. . 2 73475 

Van Rysselberghe (F.), 
turbines a très haute 
pression 8 32 

Vapeurs saturées. ... 3 45 à 60 

Vapeurs saturées (forma- 
tion des) 3 45 

Vapeurs saturées (chaleur 
des) ...... 3 46-47 

Vapeurs saturées (volume 
des). . ... a 47 

Vapeurs saturées, tables 
et constantes .... 3 47 

Vapeur d'eau surchauffée 3 51 

6L46I 

Vapeursurchaufféed'aclde 
sulfureux et d'ammo- 
niaque ....... 3 65-66 

Vapeur, chaleur spécifique 3 62 

Vapeurs combinées (ma- 
chine a) S 138 

Vapeur de pétrole (mo- 
teurs À) 3 142 

Vapeur (v. machines, dé- 
tente, titre, etc.). 

Vaporisation (théorie de 
lu) dans les locomoti- 
ves 6 61 a63 

Vauclain, locomotives 
Compound & 4 cylin- 
drts i 98 et 108 

Véhicules à deux roues, 
effort de traction. . . 1 19-40 

Véhicules à quatre roues, 
effort de traction. . . 1 81 

Vent, pression sur une 
surface fixe 2 116 

Vent, pression sur une 
surface mobile. ... 2 117 

Vent (vitesse dui. ... 2 126 

Ventilateurs (travail utile 
des) 7 156 

Ventilateurs à piston . . 7 161 

Ventilateurs a cloches. . 7 J65 

Ventilateurs rotatifs àc&p- 
sulismes 7 I66àl72 

Ventilateurs centrifuges 
et a réaction .... 7 I73al86 

Ventilateurs conjugués . 7 183 

Ventilateurs a diffusoira 
(théorie) ....... 7 184 ter 

Ventilateurs h ôlicoldes. . 7 186 

Vérin a vis 8 etf 

Vérin hydraulique ... 8 67 

Vertongen (v. cordages et 
câbles). 



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vaax. alphabAtiqus 



Vertongen, câbles télédy- 
namiques 8 14 

Vibrations des ressorts 
d'indicateur 1 156 

Vidange (danger de) a 
chaud des générateurs, i 118 

Vidiefv. Bourdon). 

Vienne (machine de dis- 
tribution d'eau a) . . 7 84 

vinçotte, thermomètre 
pour les hautes tempé- 
ratures ...... 4 30 

Vinçotte, séparateur d'eau 
entraînée - 4 111 

Vinçotte, essais de vapo- 
risation sur les tvpes !5 
et 29 des locomotives de 
l'Etat belge <i Blet 62 

Vis (frottement des). . . 1 62 

Vis, rendement .... 1 ■ 63 

Vis, conditions de réversi- 
bilité. .......I 61 

Vis tangente (frottement 
de la) 1 72 

Vis tangente, rendement. 1 73 

Vis tangente, expériences 
de Sellera sur le rende- 
ment ....... 1 74 

Vis d'Archimôde ... 7 9-10 

Vitesse d'écoulement des 

?az et des vapeurs (v. 
cou le ment). 

Vitesse des courroies et 
cordes de transmis- 
sion 1 102-103 

Vitesse de piston des ma- 
chines & vapeur. . . 5 21,21-28 

Vitesse du piston des lo- 
comotives 6 105 

Vitesse des trains ex- 
press 6 105 

Vitesse de piston des ma- 
chines marines. ... 6 153 et 156 

Vitesse de piston des 
pompes 7 110 

Voitures automobiles (v, 
automobiles). 

Voitures à vapeur sur 
voies Terrées .... 6 110 

Volant (calcul du) ... 1 1124116 

Volant des machines A 
mouvement non pério- 
dique 1 117 

Volant des compresseurs, 8 46 

Volume d'air nécessaire 
pour brûler ta houille . 4 15 

Von Borries, valve iflo- 
lante des locomotives 
Compound ..... 6 95 

Von Relche, coefficient 
de transmission des ré- 
chauffeurs 4 10 

Voûte en briques des 
loyers 4 30 

Voûte en briques dans les 



locomotives 

Vuillemin, Guebhard et 
Diaudonné, résistance 
des trains 

Vuillemin, Guebhard et 
Dieudonné, résistance 
des machines et ten- 



Wap on dynamométrique. 

Walker, vanne spéciale 
pour ventilateurs sys- 
tème Guibal 

Waischaerts, distribution 
a changement de e 



che . 

"Waischaerts. distributions 
de locomotives. . . . 

Waischaerts, distributions 
de machines marines . . 

Walther-Meunier, expé- 
riences sur les calori- 
fug( 



Watt (inventions de) . 
Webb, boites à feu en 

acier 

Webb, soupapes de sûreté 



co 



Webb, boites raciales. 

Webb, essieux coudés . 

Webb, locomotives Com- 
pound & trois cylindres. 

Weir (effet théorique du 
réchaufleur). . . . 

Weir(v. hydrokinètre). 



Weisbach, travail des mo- 
teurs animés 

Weisbach, vitesse d'écou- 
lement des gaz. . . . : 

Weiss, condenseur baro- 
métrique 

Weiss (v. Burckhardt). 

Wellner, compresseur. 

Wells, moteur a vapeur 
équilibré 

Westinghouse et Douglas 
Gai ton, frottement des 
freins et des bandages, 

Westinghouse, machine a 
vapeur & grande vitesse. ■ 

Westinghouse, régulateur. • 



^igiiizedby GOOgle 



XXX 



INDEX ALPHABÉTIQUE 



Weston. poulie différen- 
tielle. 1 

8 

Weston, treuil avec frein 
à. lames 8 

Weyber et Riohemond, 
frein de Prony . . . . i 

Wheelock, obturateurs & 
grilles. 6 

Wheelock, déclic. . . 5 

White (v. dynamomètre). 

Willans, machines à va- 
peur 5 15,4 

willans (loi de) sur les 
résistances passives des 
machines à Tapeur . . 6 

Willans, valve de réglage 5 

Williams, distribution de 
vapeur 6 

Williams (Wye) (a utelB per- 
cés de) . i 

Wilson, soupapes de sû- 
reté. ....... 4 

Wilson-Hartneil, régula- 
teur à ressort .... 1 

Wilson-Hartneil, régula- 
teur d'arbre 5 

Windhausen, machines fri- 
gorifiques a air. ... 3 

Windhausen, machines à 
affinité . 3 

Witz, température d'explo- 
sion des mélanges dé- 
tonants s 

Witz, cycles des moteurs 
à gaz 3 

Witz, vitesse de détente 
dans les moteurs à gaz. 3 

Witz, essai d'un moteur à 
gaz pauvre ..... 3 

Woelileri, derrick a bras. 8 

Woodbury, expériences sur 
le frottement .... 1 

Woolf (machine de), par- 
tage du travail entre 
les cylindres 6 3 

Woolf (machines de), ac- 
tionnant des pompes. ^ 

Wootten, chaudière de lo- 
comotive pour brûler 
l'anthracite 6 

Worsdell (W. Thomas), ar- 



matures en acier coulé 
pour ciels de foyers. . ■ 

Worsdell (W. Thomas), cy- 
lindres de locomotives 
avec tiroirs cylindriques ■ 

Worsdell et von Borries, 
valve isolante des loco- 
motives Compound . . < 

Wortbington, pompes a 
vapeur a action directe. 

Worthington (essais des 
pompes) 



Yarrow, moteurs a va- 
peur de pétrole. . . . 

Yarrow, chaudières ma- 
rines a tubes d'eau . . 



d'eau saturée 3 

Zeuner, détente des va- 
peurs 3 

Zeuner, équations de lava- 
peur d'eau surchauffée 3 

Zeuner, vapeur surchauf- 
fée d'ammoniaque. . 3 

Zeuner, discussion sur la 
théorie de Hîrn. ... 3 

Zeuner, cycle idéal de la 
machine a vapeur don- 
nant l'utilisation maxi- 
mum de la chaleur du 
foyer 3 

Zeuner, données sur les 
vapeurs employées dans 
les machines a glace. . 3 

Zeuner, épure polaire , . b 

Ziegl e r, perfectionnera e n ta 
aux transmissions télé- 
dynamiques 8 

Ziegler, rendement de la* 
transmission d'Oberursel 8 

Zimmerraan-Hanrez, dis- 
tribution par soupapes. 5 

Zinc (emploi du) dans les 
chaudières 4 

Zuppinger (v. roue). 



dbyGoogle 



CODKBETOIE 
IMPRIMERIE K. BERNARD ET C™ 



3i,iii ZS db, Google 



db,Google 



6-, /. ■ 
Iv, 



COURS 



MÉCANIQUE APPLIQUÉE AUX MACHINES 



A L'ÉCOLE SPÉCIALE DU GÉNIE CIVIL DE GAND 

PAR 

J. BOOLTIN 

inu&niecr honoraire des ponts kt chaussées 

ancien élève db l'école d'application du qénib kabitime db francs 

ingenieur des constructions maritimes de l'état belge 



APPAREILS DE LEVAGE 

TRANSMISSION DU TRAVAIL A DISTANCE 

avec 200 figures dans le texte 

et un Index alphabétique des matières des 8 fascicules 

formant l'ouvrage complet 



PARIS 
BERNARD ET O, IMPRIMEURS-ÉDITEURS 

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E. BERNARD ET Cie, — PARIS 
VIBIWT DE PARA1THS . 



COURS D'ÉLECTRICITÉ 

THÉORIE ET PRATIQUE 

par C. BARAZIN, a(jréoé dhb sciences physiques 

PROFESSEUR A L'ÉCOLE NATIONALE D'ARTS ET MÉTJERS D'ANGERS 

CHARGÉ IIC COURH DE PHYSIQUE A L'ÉCOLR DE MEDECINE BT DH PHARMACIE 



RÉSUMÉ DE LA TABLE DES MATIÈRES 

INTRODUCTION. — Mesuras en général. — Systems ibioln. 

[. — Electrostatique. — Notions générales st succinctes. — Actions mat nuits* de 
deux corps électrisés. — Définition du potentiel. — St râleur. — Force électro- 
motrice. — Machinai Électrostatiques. — Condensation de l'électricité. — Elec- 
tricité atmosphérique. 

il. — Magnétisme. — Corps magné tique*. — Aimants. — Actions mutuelle des ai- 
mants. — Aimantation. — Magnétisme. — Magnétisme terrestre. 

EI1. — Courant électrique. — Production. — Intensité de courant. — Loi d'Ohm. 
Résistance des conducteurs. — Puissance «l'un courant. — Lois des courant* dé- 
liré* — Pile* bidro et thermo-électriques. — Accumulateur» électrique». 

IV. — Eleotro-magnétiame et 61 eotro- dynamique). — Phénomènes généraux. 

— Lois élémentaires. — Elude du champ magnétique. — Assimilation des cou- 
rants et des aimanta. — Aimantation par les courants, ter, fonte, acier. 

V. — Courants d'induction. — Induction dans les conducteurs linéaires. — Self- 

induclion. — Lois de l'induction, de Lent, de Maxwell, de Faraday — Loi géné- 
rale. — Application de cette loi. — Bobino de HuLintorff. — Courants de riante 

VI. — Mesures électriques, — Unités employées. — Meure des intensités. — 

Galvanomètre*, — Ampèremètres. — Electro-dynamomètres. — Voltamètres. — 

Compteurs. — Mesures dus différences de potentiel. — Mesures des résistances 

Substitution. — Mesnre des capacités. — Mesura de l'énergie et de la puissance. 
Vil. — Dynamos. — Généralités. — Type de dynamo. — Description. — Etude spé- 
ciale des conducteurs et de l'excitation. — Ktude de l'induit. — Dirers systèmes 

— Elude générale de la dynamo ; force éleclro motrice, puissance, rendement, ca- 
ractéristique, etc. — Description de diierses dynamos : Browa, Deamiian, SnV 
son, Ganz, Gramme, Hsnrion, Labour, CErlikon, Piener, Siemens, Thurj. — Al- 
ternateurs. — Description des direr* alternateurs : Braira, Gant, Mo nier- Victoria, 
CErlikon, Patin, Siemens, Thurr. — Alternateurs polyphasée. 

VIII. — Distribution de l'électricité. — Lignes. — Isolement. — Régulation 

des dynamos. — Distribution directe, en série, en dériration, par fceders. — Dis- 
tributions à trois et à cinq fils. — Transformateurs. — Stations centrales. — 
Différents systèmes. 

IX. — Eclairage électrique. — Are, constantes de l'arc. — Régulateur*. — Quel- 

ques systèmes : Serrin, Gramme, Rardon, Pilsen. — Eclairage par incandescence. 

— Alimentation ne* lampes. — Installation de l'éclairage électrique. — Divers 
mode* de montage. — Calcul des conducteurs. 

X. — Transport de l'énergie par l'électricité. — Moteurs à conrant continu. 

Moteurs k courant* alternatifs synchrone* et asynchrones. — Moteurs polyphasés 
a champ bornant. — Comparaison des dirers moteurs. — Transmission à dis- 
tance d'une certaine quantité d'énargio. — Rendement. — Distribution de l'énor. 
aie. — Traction électrique. — Différente systèmes de traction, 

SI. — Télégraphie. — Source* d'électricité. — Lignes. — Appareils. — Systèmes 
Morse, Hughes, Wbeatstone. — Télégraphie multiple et télégraphie dnpfex. — 
Télégraphie sous-marine. - Télégraphie sans fils, 

XII. — Téléphonie. — Téléphones magnétiques. — Téléphone* A piles — Miero- 

Sinei. — Postes. — Réseaux téléphonique*. 
ectro-chlmie. — Constante* du conrant nécessaire au décomposition*. 

— Calranoplastio. - Dépote métallique*. — Trarail électrique des métaux. 

Un volume in-8 a jesus de 032 page» et 592 Hgwu Prix : 1 *3 f rames. 



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VIENT DE PARAITRE: 
PROCÉDÉS 

FORGEAGE DANS L'INDUSTRIE 

Par C. CODRONo, Ingénieur civil 

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'Application du Génie maritime de France 
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Appareil de vaporisation. — Châssis et suspension sur le train de roues. — 
Mécanisme moteur. — Tender et approvisionnements. — Divers tjpea de locomo- 
tives. — Lignes de montagne, funiculaires, chemina do fer aériens. 

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Ïwt direct. — Pompes a piston. — Pompes rotatives à capaeiU variable. — 
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Machines servant à déplacer l'air. — Machines opérant par trans- 

Ïort direct. — Machines A capacité variable. — Ventilateurs à réaction et centri- 
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